Pour la troisième année consécutive, les naissains subissent d'importantes pertes. Des professionnels accusent les écloseries.
Le pont de l'Alma n'avait jamais vu ça: des coquilles d'huîtres! Mercredi, environ 300 producteurs, en majorité bretons, en ont déversé des dizaines de kilos. Ils entendaient alerter les autorités et l'opinion sur la surmortalité qui touche les élevages d'huîtres. Il est vrai qu'en 2009, les pertes avaient atteint 80 à 100% de certains naissains (ou larves) d'huîtres creuses, selon l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Signalons qu'il faut trois ans pour obtenir une huître commercialisable.
Avec l'arrivée du printemps et donc avec le réchauffement de l'eau de mer, les parcs ostréicoles français de la Méditerranée subissent une nouvelle vague de surmortalité. C'est à partir de 16-17°C que le virus responsable de l'épidémie commence à faire des dégâts. L'«herpès virus» OsHV-1, souvent combiné à une bactérie (Vibrio splendidus), s'attaque à l'huître et détruit ses cellules quand le mollusque est en période de reproduction.
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