Forum Islam vit grâce à la publicité. Merci de le soutenir.  
  Forum Islam vit grâce à la publicité. Merci de le soutenir.
Voir le flux RSS

ameen

Pour un féminisme musulman

Noter ce billet
L’évolution d’une société est étroitement liée à l’« évolution » de la femme et réciproquement. La nature particulière de ce lien méritait bien une étude systématique.
Il y a plus de cinquante ans, Gordan Rattray Taylor, l’auteur du livre intitulé « sex in history » ne semble pas poser directement le problème de la femme, mais plutôt celui de ses conséquences sociales. Il semble ouvrir ainsi en sociologie une perspective freudienne, en partant des « deux possibilités » que la psychanalyse découvre dans l’homme : « Il y a Eros qui est amour et création, mais aussi débauche, et Thanatos qui est haine et destruction, mais aussi puissance de contrôle et d’organisation… »1.
Selon que c’est le premier ou le second principe qui domine, on a une société « matriste » -portant la marque de la femme- ou une société « patriste » qui porte la marque du génie masculin. Ces caractères peuvent naturellement se concrétiser dans l’organisation même de la vie familiale selon qu’elle est soumise au matriarcat ou au patriarcat
Mais d’une manière générale, ils déterminent deux types ou deux stades de civilisation nettement caractérisés
On peut comprendre ces types à partir des traits de la femme et de l’homme.
Le principe féminin est fécondité (création), changements (mode, progrès), esthétique, poésie.
Le principe masculin est puissance continuité, éthique, mystique.
Au terme d’un cycle, la société du type féminin, où la femme est devenue une Amazone2 et l’homme une Sybarite3, finit dans la débauche, la décomposition, la liquéfaction.
La société du type masculin finit dans l’aridité, la stérilité, la pétrification.
La société djahilienne, était uniquement dominée par Thanatos (haine et destruction, mais aussi puissance de contrôle et d’organisation) xdont la fureur destructive était telle qu’un père n’éprouvait aucune pitié à enterrer vivante sa petite fille dont il voulait se débarrasser avant le mariage.
L’islam ne laissa au principe masculin, que sa puissance de contrôle et d’organisation, créant une société où la femme jouit de beaucoup de droits en regard d’un minimum de devoirs. En effet, le droit musulman ne l’astreignait qu’au devoir conjugal, nullement aux besognes domestiques : elle pouvait ne pas faire la lessive, la cuisine du ménage, se soustraire même à l’allaitement de son bébé, laissant au père le soin de chercher et de payer une nourrice.
On conçoit que ses facilités théoriques n’aient pas eu tout à fais cours dans les usages de la société musulmane, mais leur caractère excessif même souligne l’autre excès que représente la condition qui est devenue progressivement –plutôt d’une manière régressive – celle de la femme musulmane actuelle.
Il semble en effet que la société musulmane ait dans la mesure où elle avait perdu sa fécondité et sa puissance d’organisation, repris peu à peu le caractère aride et brutal de la société djahilienne.
On enterre plus les filles, parce qu’il y a une loi morale et un code pénal, mais on les enterre dans l’ignorance. Mais les siècles de civilisation musulmane ont laissé une belle tradition féministe et de grands noms qui peuvent dans une certaine mesure, constituer les jalons du nouveau féminisme musulman.
Dans les lettres, les arts, la mystique et la philanthropie, les grandes dames de l’islam avaient en effet rivalisé de zèle et légué à la postérité de grands exemples.
Il faut noter, par ailleurs, que c’est la société musulmane qui propagea dans l’Europe médiévale le culte de la dame, inséparable de la tradition chevaleresque.
Mais l’Europe est entrain, peu à peu, de faire naître l’Amazone dans la dame et par voie de conséquence le Sybarite dans l’homme.
Par conséquent, le problème se pose assez clairement, il s’agit de restituer à la femme la dignité que lui avait conféré l’islam en l’arrachant aux coutumes barbares de la djahilia, mais pour en faire non pas l’Amazone qui aspire à dominer l’homme, mais la dame qui l’inspire.


COLONISABILITE -Malek BENNABI-













1 Sex in history : par G.R.Taylor
2 A le sens de la femme virile, en mythologie grecque, les amazones étaient une tribu de femme guerrières.

3 Homme mou et efféminé, tir son nom de Sybaris ville italienne où sa grande richesse –due principalement au commerce – à produit ce type d’hommes.

Envoyer le billet « Pour un féminisme musulman » dans le blog Digg Envoyer le billet « Pour un féminisme musulman » dans le blog del.icio.us Envoyer le billet « Pour un féminisme musulman » dans le blog StumbleUpon Envoyer le billet « Pour un féminisme musulman » dans le blog Google

Mis à jour 15/01/2011 à 22h29 par ameen

Tags: femme Ajouter / Modifier les tags
Catégories
Sans catégorie

Commentaires

Forum Islam - Apprenez la prière, trouver un ami musulman, suivre l'honorable prophète Muhammad, faire le Pélerinage islamique, devenir Musulman, se convertir à l'islam, tourisme islamique, les règles de l'islam, paix en islam, groupe musulmans, style islamique, la religion de l'islam, chat islam, questions, réponses.