[size=6pt]le chaykh a dit :[/size]



??? ??? ??? ???
je commence par le nom de Allah ar-rahman, ar-rahim



louanges à Allah seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad et qu'il préserve sa communauté de ce que le prophète craint pour elle.

khoutbah :[size=16pt] le commerçant véridique [/size]



mes frères de foi,

la louange est à Allah et que Allah honore et élève davantage le rang du prophète Mouhammad. louanges à Allah l'unique, celui qui n'a besoin de rien, celui qui n'est pas engendré, qui n'engendre pas et qui n'a nul équivalent. je loue Allah, ta^ala, et je l'implore de me guider sur le chemin de droiture. je recherche son pardon et je me repens à lui. je recherche la préservation de Allah contre le mal de nos âmes et de nos mauvais actes. celui que Allah guide est bien-guidé ; et celui qu'il égare, nul ne peut le guider.

que l'honneur et l'élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad le maître des fils de ^adnan, celui que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur d'un châtiment, appelant à la religion agréée par Allah par sa volonté, le prophète qui est tel une lumière éclatante et une lune éclairante. Allah a guidé par lui la communauté. il a dissipé par lui les obscurités. le prophète a transmis le message. il s'est acquitté de ce qui lui a été confié. il a conseillé la communauté. que Allah le rétribue pour nous du meilleur de ce dont il a rétribué un de ses prophètes. je témoigne qu'il n'est de dieu que Allah, lui seul n'a pas d'associé. il a envoyé son messager avec l'enseignement de droiture et la religion de la vérité. je témoigne que notre maître Mouhammad est son esclave et son messager. que Allah l'honore ainsi que tous les messagers qu'il a envoyés.

esclaves de Allah, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allah al-^aliyy al-^adhim. certes, la vie d’ici-bas est semblable à un mirage. elle aura, sans nul doute, une fin. c’est une tombe qui nous étreindra et c’est au jour du jugement que nous serons rassemblés. bonheur donc à celui qui aura préparé dans cette vie-ci ce qui lui profitera le jour de la résurrection.


Allah ta^ala dit dans le qour’an honoré :

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-laha wa l-tandhour nafsoun ma qaddamat lighad ; wa ttaqou l-laha ‘inna l-laha khabiroun bima ta^maloun) ce qui signifie :

« Ô vous qui êtes croyants, accomplissez les devoirs et gardez-vous des interdits. que chacun considère ce qu’il prépare pour l’au-delà. faites preuve de piété à l’égard de Allah. certes Allah sait tout ce que vous faites » [sourat al-hachr / 18].


je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allah et de vous attacher à la voie de vérité tracée par son messager honorable, que Allah l’augmente davantage en degré et préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. craignez Allah, Ô esclaves du tout-puissant, lui qui dit dans sa révélation parfaite :

(thoumma latous’alounna yawma’idhin ^ani n-na^im) ce qui signifie :

« ensuite vous serez interrogés sur les bienfaits que vous avez reçus » [at-takathour / 8].


Ô combien est juste la parole de notre maître ^aliyy, le flambeau du tawhid, que Allah l’agrée lorsqu’il a dit : « ce qui est licite dans ce bas monde fera l’objet d’une demande de comptes et ce qui y est interdit sera source de châtiment ».

l’homme sera interrogé au sujet des biens qu’il aura acquis dans la vie d’ici-bas. s’il les a obtenus d’une manière licite, il sera sauvé. en revanche, s’il les a amassés par des voies illicites, celui-là mérite alors le châtiment, quand même il aurait dépensé ce qu’il aura ainsi amassé dans des voies de bien. celui qui sera sauf, c’est le croyant qui aura fait preuve de piété envers son seigneur ^azza wa jall, et qui aura acquis ses biens de manière licite pour les dépenser dans une voie autorisée.

pour cela, frères de foi, je me réjouis aujourd’hui de faire l’éloge des caractères du commerçant sadouq –véridique–. ainsi, notre bien-aimé Mouhammad a dit :

(at-tajirou s-sadouq youhcharou yawma l-qiyamati ma^a n-nabiyyina wa s-siddiqina wa chchouhada’i wa s-salihina) ce qui signifie :

« le commerçant véridique sera rassemblé au jour du jugement avec les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux ».


il a dit aussi : (talabou l-halali wajiboun ^ala koulli mouslim) ce qui signifie :

« il est obligatoire pour tout musulman qui veut acquérir un bien de le faire par la voie licite ».


ainsi, celui qui veut faire du commerce, vendre et acheter, devra apprendre la voie licite. sinon, il consommera du bien usuraire qu’il le veuille ou non. la voie qui permet d’éviter de consommer le riba et de consommer tout bien interdit, c’est d’apprendre la science de la religion agréée par Allah ta^ala. il a été confirmé de notre maître ^oumar ibnou l-khattab que Allah l’agrée qu’il a dit : « ne prenne pas place dans notre marché celui qui n’a pas appris la science de la religion ».


en effet, il est à craindre que le commerçant qui n’a pas appris les jugements de la loi se rapportant à ses affaires tombe dans le gain usuraire. or le gain usuraire fait partie des plus graves parmi les grands péchés. que le croyant prenne donc bien garde à toutes sortes de gain usuraire. les conséquences du riba sont très graves. de nombreuses manifestations du supplice consécutif au gain usuraire ont été observées auprès des tombes de personnes qui étaient connues pour avoir consommé du gain usuraire.

il y avait un homme qui était connu pour sa pratique du gain usuraire. c’était un homme qui faisait preuve d’orgueil et de tyrannie envers les gens. il est arrivé qu’une fois, alors qu’il montait une mule dans une procession, il aperçût une femme qui lui plut. il s’empara alors de force de cette femme dont le mari était un homme pauvre. cet usurier mourut par la suite. l’on vit alors que de la fumée sortait de sa tombe. les gens de sa famille rassemblèrent pour lui des chaykh dont certains dirent à la famille : « demandez aux gens à qui il prenait de l’argent en recourant à l’usure qu’ils lui pardonnent ».

en leur prêtant de l’argent, il posait pour condition du prêt de tirer un profit. les membres de sa famille firent alors le tour des gens pour leur dire : « veuillez pardonner à untel ! » de nombreuses personnes se mirent à réciter des passages du qour’an sur sa tombe. sept jours plus tard, la fumée s’interrompit.

que chacun sache que ce que Allah ne nous permet pas de voir dépasse de loin ce que nous pouvons apercevoir. seule la plus faible part nous est visible. Allah tabaraka wa ta^ala dissimule la majeure partie des situations qu'endurent ceux qui consomment le gain usuraire, plus particulièrement à notre époque. et
combien nombreux sont ceux-là !


(at-tajirou s-sadouq youhcharou yawma l-qiyamati ma^a n-nabiyyina wa s-siddiqina wa chchouhada’i wa s-salihina) ce qui signifie :

« le commerçant véridique sera rassemblé au jour du jugement avec les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux ». et ce en raison des efforts faits par lui pour contrarier ses propres passions et se contraindre soi-même à toujours exécuter les contrats de la manière légale. sinon, que celui qui dépasse les limites, n’ignore pas ce dont Allah l’a menacé.

dans ce hadith du messager de Allah se trouve l’annonce d’une bonne nouvelle pour celui qui pratique le commerce tout en faisant preuve de piété envers Allah en évitant ce que Allah a interdit comme transactions illicites, trahison, duperie et fraude, et en s’attachant à l’honnêteté dans sa description de la marchandise au client et a tenir ce dernier informé du prix. ce commerçant reçoit ainsi l’annonce de la bonne nouvelle qu’il sera au nombre de ceux qui n’auront pas à être chagrinés ni à être apeurés au jour dernier. le prophète nous a également appris à partir de cela que si le commerçant n’agit pas ainsi, il encourra un châtiment douloureux.

mes frères de foi, le messager de Allah nous a éduqués de la meilleure éducation. il nous a dit :

(‘idha nadhara ‘ahadoukoum ‘ila man houwa ‘afdala minhou fi l-mali wa l-khalqi fal-yandhour ‘ila man houwa ‘asfala minh) ce qui signifie :

« si l’un d’entre vous considère quelqu’un qui a plus de biens et de bienfaits dans ce bas monde que lui, alors, qu’il considère plutôt celui qui a moins que lui ».

beaucoup de gens considèrent ceux qui ont plus d’argent qu’eux. ils prennent en considération
l’embellissement du bas monde, son apparat et ses charmes.
certains ont le coeur chagriné et oeuvrent pour rassembler davantage d’argent sans rien se demander.
ils consomment alors de l’argent interdit sans se poser de questions. ils s’engagent dans des transactions interdites dans la loi sans demander le jugement.

pour cela, cher frère en Islam, prends en considération celui qui a moins que toi, en ce qui concerne les choses de ce bas monde. si tes souliers sont troués, dis-toi que d’autres que toi n’ont pas de pieds !

Ô Allah, accorde-nous de nous satisfaire de ce qui est licite et qui t’appartient et que cela nous détourne de ce qui est interdit et qui t’appartient aussi. fais que nous t’obéissions en toute chose et détourne-nous de toute tentation de désobéir à tes commandements. que les bienfaits dont tu nous fais la grâce nous suffisent, toi le plus miséricordieux des miséricordieux.

voici ce que je tenais à vous transmettre et je demande à ce que Allah me pardonne ainsi qu'à vous.