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Rosepine
22/05/2010, 10h37
Avatar » ... Une allégorie de la Palestine ?



Cette semaine, une projection du film « Avatar » a dégénéré en un chahut dans une petite banlieue américaine lorsque un cinéphile a annoncé avec force que les Palestiniens devraient apprendre de ce film ce qu’il faut faire contre les juifs, suscitant surprise et colère dans le public.

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Le spectateur à l’opinion si marquée est Juliano Mer-Khamis. Né à Nazareth, d’une mère juive et d’un père arabe, il est depuis de nombreuses années un acteur accompli, un cinéaste et un militant politique, qui s’affiche ouvertement contre l’occupation.

Mer-Khamis a confirmé l’incident et a ajouté dans le journal Maariv : « Personne n’ose faire la véritable analogie. ’Avatar’ est l’un des films les plus courageux qui aient été fait. Il décrit l’occupation, mais les gens ne font pas l’analogie. Nombreux sont ceux qui voudraient être comme le peuple bleu, mais ils n’en comprennent pas le sens. C’est pourquoi les gens se sont mis en colère dans la salle de cinéma. Ce n’est un secret pour personne que je pense que les Israéliens sont des occupants et les Palestiniens des occupés. Israël s’est installé par la force sur des terres qui appartiennent à d’autres, et c’est exactement ce dont le film parle. »

Mer-Khamis propose aussi de distribuer le film dans la ville palestinienne de Jénine. Le choix de Jénine parmi toutes les localités palestiniennes n’est probablement pas un hasard : c’est là que se trouve le « Freedom Theater » [Théâtre Libre], qu’il a créé il y a quelques années pour les enfants des camps de réfugiés palestiniens qui s’y trouvent et afin de se servir « la magie et la fantaisie du théâtre pour donner un certain répit » à la population, selon son site Internet.

Le théâtre de Jénine avait été attaqué avec des cocktails Molotov l’an dernier. Mer-Khamis a été menacé, et dénoncé dans des tracts distribués par des militants palestiniens, comme moralement corrompu et agent du sionisme - probablement une première pour cette accusation. Le centre musical de la ville avait aussi été incendié peu après.

Mer-Khamis a reconnu qu’il avait peur, mais il a aussi affirmé qu’il n’était pas du genre à fuir. « Cela les rend dingue qu’une personne qui est à moitié-juive puisse diriger un des projets les plus importants dans le nord de la Cisjordanie, avait-il déclaré aux médias à ce moment-là. Le théâtre de Jénine est un hommage à sa mère, Arna Mer-Khamis, dont les travaux antérieurs dans la ville ont été rapporté dans le film « Les enfants d’Arna ».

De toute façon, « Avatar » était déjà du mauvais côté, celui du ministre des affaires étrangères [israélien] Avigdor Lieberman - parodié sur le site « Eretz Nehederet » ( « C’est un pays merveilleux »).

Rejetant l’affirmation selon laquelle sa politique étrangère avait éloigné Israël de ses d’alliés dans le monde, « le ministre » y présente son nouveau meilleur ami, « un allié hors de ce monde » : le Premier ministre de « Avatar ».

La nouvelle alliance diplomatique ne dure que jusqu’à ce que l’individu bleu ait expliqué que le film raconte l’histoire d’un peuple qui résiste à l’occupation.

Un film de gauche, soupçonne le « ministre », et vite il abat l’être bleu à bout portant.

Désolé, les amis, dit-il. Il n’y aura pas d’ « Avatar n ° 2 »

info-palestine (http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8100)