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Voir la version complète : Définition des quatres principales sources du Droit Musulman ou jurisprudence (Fiqh)



1 sœur
18/03/2012, 20h57
Salam Aleykoum Wa Rahmatoulah

Définition des quatres principales sources
du Droit Musulman ou jurisprudence (Fiqh)
Cheikh 'Abd Al Wahhab Khallaf




Le Coran


Le Coran est la Parole divine transmise par l'archange Gabriel (Jibril) au Messager de Dieu Mohammed Ibn Abdallah (Que la paix et les bénédictions soient sur lui), exprimée en langue arabe et contenant la Vérité. Il est à la fois une preuve de la prophétie de Mohammed (Que la paix et les bénédictions soient sur lui), une table de lois destinée à guider les hommes et une prière dont la récitation est un acte d'adoration de Dieu. Son texte écrit, le Moushaf commence par la sourate al Fatiha et se finit par la sourate an-Nas. Il nous a été transmis de génération sans interruption, par écrit et oralement. Dieu le preserve de toute altération ou de modification, comme nous l'affirme ce verset:


" En vérité, c'est Nous qui avons fait descendre le Rappel et, certes, c'est Nous qui en sommes gardien. " (sourate 15, verset 9)



La Sunna


Selon la terminologie religieuse, le terme Sunna désigne toutes les paroles que le Prophète (Que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dites, tous les actes qu'il a accomplis, ainsi que tous les actes et dires d'autrui qu'il a acceptés ou approuvés.
Les paroles du Prophète (Que la paix et les bénédictions soient sur lui), ou sunna qawliya, portent le nom de hadith (http://www.soufisme-fr.com/lexique/tag/hadith/) . En effet, à maintes reprises, le Prophète a prononcé des paroles ou un discours, à propos d'un événement ou à l'occasion d'une cérémonie, par exemple.
Les faits et gestes du Prophète (Que la paix et les bénédictions soient sur lui), ou sunna fi'liya, comprennent, entre autres, la manière dont il accomplissait les rites cultuels tels que les prières obligatoires et le pèlerinage; et la manière dont il rendait les jugements comme se satisfaire d'un seul témoin ou déférer le serment au plaignant.
Quant aux actes et dires d'autrui agrées par le Prophète (Que la paix et les bénédictions soient sur lui), ou sunna taqririya, ils consistent en tout ce qui a été dit ou fait par des Compagnons, du vivant du Prophète, en sa présence et qu'il a approuvé. Son approbation se manifestait de plusieurs manières: soit il gardait le silence et n'exprimait pas de déssacord avec ce qui avait été dit ou fait; soit il l'acceptait en montrant sa satisfaction. Dans les deux cas, on considère l'acte ou la parole du compagnon comme agrée par le Prophète.



Le Consensus ('Ijma)


Le terme arabe ijma' (http://www.soufisme-fr.com/lexique/tag/ijma%27/) signifie le consensus sur un cas juridique de tous les moujtahid d'une meme époque postérieur à celle du Prophète (Que la paix et les bénédictions soient sur lui).
Lorsqu'un cas juridique se présente à une époque donnée, et que tous les moujtahid s'accordent pour prononcer un meme avis le concernant, leur accord est appelé ijma' (consensus). le jugement résultant de ce consensus acquiert le statut de loi religieuse.
Dans la définition, il est bien précisé que l'on ne parle de consensus (ijma') qu'aprés la mort du Prophète. En effet, de son vivant, c'est à lui que revenait la tache de prononcer des avis juridiques qui ne donnaient alors lieu à des conflits d'opinion. Sans conflit à son époque, on ne peut donc utiliser le terme concensus.



Le raisonnement analogique (Qiyas)


Selon la terminologie des ousouli (spécialistes des fondements du droit musulman), le qiyas (raisonnement analogique) désigne la procédure consistant à juger un cas juridique non mentionné dans les textes, en le comparant à un autre semblable, pour lequel une prescription existe dans un texte.
Lorsqu'une prescription est définie par un texte à propos d'un cas précis, et que la raison d'etre en est connue grace à l'un des moyens permettant de connaitre la raison d'etre des prescriptions, si un cas nouveau se presente et que l'on y retrouve la raison d'etre de la premiere prescription, on lui applique alors la prescription du premier cas, vu que c'est la raison d'etre qui détermine la prescription.
[...] Le jugement d'un cas mentionné dans un texte juridique est appliqué à un cas semblable non mentionné dans les Textes. Ces analogies sont fondées sur une commune raison d'etre du jugement (al-'illa). Le Qiyas, c'est donc le raisonnement analogique qui permet de comparer les cas juridiques et d'appliquer les jugements des uns aux autres.



En plus de ces sources juridiques, viennent se rajouter d'autres sources qui ne font pas l'unanimité entres les savants des différentes écoles juridiques (Malikite, Shafi'ite, Hanafite et Hanbalite) comme al Istihsan, al istishab, la pratique des médinois spécifique au madhhab malikite, al 'ourf (l'usage), avis d'un Compagnon du Prophète ....

1 sœur
12/05/2012, 09h46
UP...............................

AbdalWadud
12/05/2012, 10h04
Salamu'aleykoum wa ra7matoullahi wa barakatouhou :-)

As tu déjà mit les sources de fiqh malikite?

1 sœur
12/05/2012, 10h57
oui : il me semble mais je trouve plus ...