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Un enseignant de Molenbeek suspendu pour avoir montré une caricature de Mahomet (Celle présenté par Samuel Paty) - 30/10/2020

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  • Un enseignant de Molenbeek suspendu pour avoir montré une caricature de Mahomet (Celle présenté par Samuel Paty) - 30/10/2020

    اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ


    Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima





    Asalam 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh



    Un enseignant de Molenbeek suspendu pour avoir montré une caricature de Mahomet

    L’enseignant a montré à des élèves de CM1 et cm2 d’une école de Bruxelles une caricature du prophète Mahomet qui a été jugée « obscène » par la direction de son établissement.








    Dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression, l’instituteur bruxellois avait choisi de montrer un des dessins de ce lot, déjà publié par l’hebdomadaire français Charlie Hebdo. Sortie d’école à Molenbeek (Archives). LP/ARNAUD JOURNOIS





    Par R.T. avec AFP

    Le 30 octobre 2020 à 20h20



    La polémique sur les caricatures de Mahomet et leur usage dans le cadre pédagogique risque de rebondir. Un enseignant a été suspendu cette semaine à Bruxelles pour avoir montré à ses élèves de 10-11 ans une caricature publiée par Charlie Hebdo montrant le prophète Mahomet nu à quatre pattes, qui a été jugée « obscène » par la direction de son établissement.


    L'information, révélée par le quotidien La Libre Belgiqu e, a été confirmée par le porte-parole de la bourgmestre de Molenbeek, la commune bruxelloise où se sont produits les faits.

    Selon ce porte-parole, Rachid Barghouti, « deux ou trois parents » se sont plaints à la direction de cette école primaire qu'un dessin montrant les parties génitales du prophète soit brandi devant « des enfants de 5e et 6e primaire » (CM1 et CM2, ndlr).


    Dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, après l'assassinat ce mois-ci d'un enseignant français ayant montré à ses élèves adolescents plusieurs caricatures de Mahomet, l'instituteur avait choisi de montrer un des dessins de ce lot, déjà publié par l'hebdomadaire français Charlie Hebdo.


    Procédure disciplinaire


    Rapportée au directeur de l'école, son initiative a été dénoncée par ce dernier à l'autorité de tutelle, à savoir les élus de l'exécutif municipal. L'enseignant « a été entendu jeudi par le collège communal (le maire -ou bourgmestre et ses adjoints, ndlr) et écarté », a expliqué M. Barghouti. « Ce n'est pas une sanction, cela à revient à lancer la procédure disciplinaire », a-t-il ajouté.


    Le fait d'avoir montré des caricatures du prophète aux jeunes enfants ne justifie pas la décision de l'exécutif mais le fait de l'avoir fait « sans contextualisation pédagogique claire et, plus grave selon la commune, d'avoir montré une caricature obscène dans laquelle on voit des parties génitales » explique également La Libre Belgique. Une nouvelle audition devant les mêmes élus est programmée jeudi prochain pour décider d'une éventuelle sanction.



    « Notre décision est uniquement basée sur le fait qu'il s'agit d'images obscènes »


    « Notre décision est uniquement basée sur le fait qu'il s'agit d'images obscènes, si ça n'avait pas été le prophète on aurait pris exactement la même décision », a affirmé par ailleurs le porte-parole de Catherine Moureaux, la bourgmestre socialiste qui gère la ville en coalition avec les libéraux francophones.


    Un sujet éminemment épineux à Molenbeek-Saint-Jean, commune populaire d'environ 100 000 habitants, comptant une importante communauté d'origine marocaine, a acquis la réputation d'être un terreau du djihadisme en Europe. Pour mémoire l'enquête franco-belge sur les attentats parisiens du 13 novembre 2015 a mis en évidence que plusieurs assaillants en étaient originaires dont Salah Abdeslam, le seul survivant du commando djihadiste ayant fait 130 morts cette nuit-là.



    « Cela doit se faire dans un cadre un tout petit peu pensé, réfléchi »


    Selon Rachid Barghouti, aborder à l'école la liberté d'expression « est important, il n'y a aucune censure par rapport à ça ». Mais « cela doit se faire dans un cadre un tout petit peu pensé, réfléchi ». « Montrer de manière brute des images obscènes à des enfants aussi jeunes, ça n'est pas très malin sur le plan pédagogique », a-t-il insisté. « Si on a un cours d'histoire qui parle des nus de l'Antiquité, on contextualise, on explique pourquoi on utilisait le nu pendant l'Antiquité », a encore souligné le responsable communal.



    Une information qui devrait trouver un certain écho en France où Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie de 47 ans, a été décapité le 16 octobre, dix jours après avoir montré à ses élèves de 4e des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression. Il avait été la cible des réseaux sociaux et d'une mobilisation en ligne avant son exécution ignoble.


    ==> Pourquoi la caricature montrée par Samuel Paty à ses élèves a été attaquée en justice - 27/10/2020

    ==>
    Caricature, décapitation, sidération, colère, surenchère, sacré pour les uns qui ne l'est pas pour les autres
    Dernière modification par talib abdALLAH, 4 semaines avant.
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