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Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

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  • Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

    preface

    louanges à dieu, ?, seigneur des mondes; à lui reviennent les biens qu'il nous a donnés et les éloges qui lui sont dus. que dieu honore et élève en degré notre prophète Mouhammad? et que dieu préserve sa communauté de ce qu'il craint pour elle.

    ainsi, dieu, ?, le suprême loue le statut de la connaissance:

    on comprend de la sourate al-moujadalah, verset 11:

    dieu élève en degré ceux d'entre vous qui ont cru et qui ont acquis la connais-sance.

    de plus, dieu, ?, a révélé au prophète mouhammad de louer le statut de la croyance, ceux qui l'enseignent et ceux qui l'apprennent. ibnou-mâjah a rapporté que le prophète a dit, dans le sens:

    o aboù dharr, si tu vas pour apprendre un verset du qour'àn, tu seras plus récompensé que si tu pries cent rak^ah des prières surérogatoires; et si tu vas pour apprendre un chapitre de la connaissance, tu seras plus récompensé que si tu pries mille rak^ah des prières surérogatoires.

    mouslim rapporta aussi que le prophète a dit, dans le sens:

    quand l'homme meurt, ses actes ne lui rapportent plus de récompense, sauf dans trois cas: une aumône en cours, une connaissance qui profite à autrui ou un enfant pieux qui fait des invocations pour lui.

  • #2
    Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

    introduction


    louanges à dieu, seigneur des mondes, le vivant (al hayy), celui qui ne s'anéantit pas (al-qayyoùm), celui qui a prédestiné toutes les créatures.
    ceci est un résumé qui rassemble la plupart des enseignements nécessaires qu'aucune personne moukallaf 1 n'a le droit d'ignorer. ce résumé comprend les connaissances obligatoires traitant de la croyance, certains sujets du fiqh 2 depuis la purification (at-tahàrah) jusqu'au pèlerinage (al hajj), ainsi que certaines lois relatives à l'établissement de contrats, selon l'école (al madhhab) de l'imam ach-chàfi^iyy. ce résumé traite aussi des péchés du coeur, et des parties du corps telles que la langue et d'autres.
    le livre d'origine est l'oeuvre de l'un des faqîh 3 de hadramawt 4, ^abdoullàh ibnou houçayn ibnou tàhir. on y a, par la suite, ajouté beaucoup de questions précieuses, modifié certaines expressions sans toutefois entraî-ner une altération du sujet; et on en a éliminé ce qui avait été cité dans le domaine du soufisme (tasawwouf) 5
    il nous est arrivé de citer ce que certains châfi^ites, spécialistes du fiqh tels que al-boulqîniyy, ont mis en évidence dans le but de montrer ce qui est moins fondé dans le livre d'origine.

    celui qui cherche la science de la religion devrait donc y consacrer une attention particulière pour que ses actes soient agréés.

    nous l'avons intitulé:

    le résumé de ^abdoullàhi l-harariyy
    garantissant la connaissance personnelle obligatoire de la religion 6

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    • #3
      Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

      1- personne pubère, saine d'esprit, qui a reçu l'appel à l'Islam.
      2- science qui concerne les lois d'application de l'islàm.
      3- al-faqîh: savant spécialiste du fiqh, ayant reçu la science par une chaîne de transmission sûre.
      4- al-hadramawt: région montagneuse du yémen.
      5- at-tasawwouf: pratique et science de la purification du coeur et de l'âme.
      6- le nom du livre en arabe se prononce: moukhtasara ^abdillàhi l-harariyy, al kàfila bi ^ilmi d-dîni d-daroùriyy.

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      • #4
        Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

        l'essentiel de la croyance


        1.1 les témoignages

        il est du devoir de la totalité des moukallafs d'entrer dans l'Islam, d'y rester avec constance et à jamais, et d'observer ce qui leur est obligatoire selon ses lois. (c'est-à-dire que toute personne moukallaf doit être musulmane, rester musulmane et suivre les règles de l'Islam.) parmi les choses que l'on doit connaître, croire dans tous les cas et prononcer immédiatement si on est non musulman, ou sinon pendant la prière, il y a les deux témoignages de foi:

        (ach-hadou al-là ilàha illallàh, wa ach-hadou anna Mouhammada r-raçoùloullàh) 7

        la signification de: "'ach-hadou 'al-là 'ilàha 'illal-làh" est: "je sais, je crois fermement et je reconnais que nul autre que dieu ne mérite d'être adoré".

        dieu qui est l'unique (al-wàhid), l'indivisible (al-'ahàd), le premier (al-'awwal), celui qui n'a pas de commencement (al-qadim), le vivant (al-hayy), celui qui ne s'anéantit pas (al-qayyoùm), l'eternel (ad-dà'im), le créateur (al-khàliq), le pourvoyeur (ar-ràziq), l'omniscient (al-^Àlim), le tout-puissant, celui qui réalise tout ce qu'il veut (al-qadîr) - ce que dieu veut sera, et ce qu'il ne veut pas ne sera pas - celui sans la protection duquel personne n'est préservé contre les péchés et sans l'aide duquel personne n'a de force pour lui obéir. celui à qui l'on attribue toute perfection qui est digne de lui, celui qui est exempt de toute imperfection.

        rien ne lui ressemble, et il est celui qui entend et qui voit. il est sans commencement et tout, hormis lui, a un commencement. il est le créateur, et tout autre que lui est créé. donc tout ce qui entre dans la création, que ce soit une substance ou un acte, du grain de poussière au trône (al-^arch), tout mouvement ou tout repos des créatures, les intentions et les idées qui traversent l'esprit, tout cela existe par la création de dieu; nul autre que dieu ne les crée, que ce soit une nature ou une cause. mais leur(s) existence(s) se réalise(nt) par la volonté de dieu et la puissance de dieu, par sa prédestination et selon sa science éternelle, car d'après la parole de dieu le suprême (selon l'interprétation exégétique):

        (sourate al fourqàn, verset 2)
        et il a créé toute chose...

        c'est-à-dire qu'il fait surgir toute chose du néant.

        ainsi, la création dans ce sens-là n'est propre qu'à dieu.
        dieu a également dit (selon l'interprétation exégétique) sourate fatîr, verset 3:

        ... y a-t-il un créateur autre que dieu?!...

        an-nasafiyy a dit: "... et si un homme frappe un verre avec une pierre et le casse, alors le coup, le bris et la cassure existent par la création de dieu." ainsi, la personne n'a que l'acquisition de l'acte (al-kasb), mais la création n'est propre qu'à dieu. dieu a dit: (selon l'interprétation exégétique):
        sourate al-baqarah, verset 286:

        ... elle bénéficiera du bien qu'elle aura acquis, et subira les conséquences du mal qu'elle aura acquis...

        sa parole (al-kalàm 8) n'a pas de commencement, comme tous ses autres attributs, car il est celui qui est exempt d'imperfection. son entité, ses attributs et ses actes sont différents de ceux de ses créatures. il est totale-ment exempt de ce que disent les injustes.

        le sens de ce qui précède se résume par la confirmation et l'affirmation de treize attributs de dieu, souvent répétés dans le qour'àn, soit littéralement, soit à travers leur signification. ces 13 attributs sont: l'existence (al-woujoùd), l'unicité (al-wahdàniyah), le non-commencement, c'est-à-dire l'existence de toute éternité (al-qidam et al-azaliyah), la non-fin (al-baqà'), le non-besoin (al-qiyàmou bi n-nafs), la puissance (al-qoudrah), la volonté (al-'iràdah), la science (al-^ilm), l'ouïe (as-sam^), la vue (al-basar), la vie (al-hayyàt), la parole (al-kalàm), la non-ressemblance aux créatures (at-tanazzouhou ^ani l-mouchàbahati li l-hàdith).
        etant donné que ces attributs ont été mentionnés de nombreuses fois dans le qour'àn et la sounnah, les savants ont dit que c'est un devoir d'ordre individuel (fardou ^ayn) de les connaître.
        puisqu'il a été établi d'après la raison que dieu lui-même n'a pas de commencement, il est nécessaire que ses attributs soient aussi sans commencement; car l'attribut créé implique que celui qui possède cet attribut l'est également.

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        • #5
          Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

          7- sallAllahou ^alayhi wa sallam. invocation en faveur du prophète qui signifie: que dieu l'honore, le glorifie davantage et préserve sa communauté de ce qu'il craint pour elle.
          8- al-kalàm: un des attributs de dieu, qui n'est ni une langue, ni composé de lettres ou de sons; par sa parole dieu, notamment, promet, avertit, ordonne et interdit.

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          • #6
            Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

            1.2 signification des deux témoignages

            la signification de: "ach-hadou anna mouham-mada r-raçoùloullah" est:

            "je sais, je crois fermement et je reconnais que Mouhammad, fils de ^abdoullàh, fils de ^abdou l-mouttalib, fils de hâchim, fils de ^abdou manàf, de la lignée de qouraych, est le sujet de dieu et son messager envoyé aux hommes et aux jinn"

            il faut donc aussi croire qu'il est né à la mecque (makkah), qu'il y a reçu la prophétie, qu'il a émigré à médine (al-madînah), où il a été enterré à sa mort. ce témoignage implique qu'il est véridique dans la totalité de ce qu'il a énoncé et rapporté de dieu. et parmi cela: le supplice et le délice de la tombe, la question posée par les deux anges mounkar et nakîr, la résurrection (al-ba^th), le rassemblement (al-hachr), le jour dernier (al-qiyàmah), le jugement (al-hiçàb), la récompense (ath-thawàb), le châtiment (al-^adhàb), la balance (al-mizàne), le pont (as-siràt), le bassin (al-hawd), l'intercession (ach-chafà^ah), l'enfer (an-nàr), le paradis (al-jannah) et l'éternité du séjour en leur sein, la vision de dieu dans l'au-delà, avec les yeux, sans comment (sans qu'il ait une manière d'être), et sans qu'il soit localisé dans un endroit ou une direction, donc (non) pas comme on voit les créatures. de même qu'il faut croire en ses anges, en ses messagers, en ses livres, en la destinée (al-qadar 9) qu'elle soit du bien ou du mal, et que Mouhammad est le sceau des prophètes et le maître de tous les fils d'adam.
            il faut croire que tous les prophètes de dieu sont nécessairement caractérisés par la véracité, l'honnêteté et l'intelligence. de ce fait, le mensonge, la trahison, la vulgarité, la vilenie 10 et l'idiotie leur sont impossibles. ils sont obligatoirement préservés, avant et après la prophétie, contre la mécréance, les grands péchés, et les petits péchés reflétant la bassesse. par contre, il leur est possible de commettre de petits péchés autres que ceux qui viennent d'être cités, mais ils en sont immédiatement avertis afin qu'ils se repentent, et avant que d'autres ne les prennent comme exemple.
            de ce fait, on sait que la prophétie ne convient pas aux frères du prophète joseph, qui ont perpétré certains actes ignobles, que seul benjamin n'a pas commis. quant aux asbàt qui ont reçu la révélation, ce sont les prophètes d'entre leurs descendants.

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            • #7
              Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

              9- al-qadar: la prédestination, attribut de dieu par lequel il gère les choses selon sa volonté et sa science, pour alors les faire exister au moment où il l'a voulu.
              10- se prononce "vil'nie"

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              • #8
                Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

                je ne sais pas pourquoi il est venu des smileys... mais remplacez-les par un "b"

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                • #9
                  Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

                  1.3 la riddah

                  il est du devoir de tout musulman de conserver son Islam, et de le garder de tout ce qui l'invalide, l'annule et le rompt, c'est-à-dire de la riddah 11, que dieu nous en préserve. an-nawawiyy ainsi que d'autres ont dit: "la riddah est la plus odieuse sorte de mécréance." a notre époque, la négligence dans la parole est un fait si répandu, qu'un certain nombre de gens expriment des propos qui les font sortir de l'Islam et qu'ils ne considèrent même pas comme des péchés, alors que bien pire, ils mènent à la mécréance. ceci est conforme à la parole du prophète qui dit, dans le sens:

                  "certes, il arrive qu'une personne prononce une parole dans laquelle elle ne voit pas de mal, mais qui la fait chuter en enfer jusqu'à une distance de soixante-dix ans"

                  c'est-à-dire la distance nécessaire pour atteindre le fond de l'enfer, qui est réservé aux mécréants.
                  ce hadîth a été rapporté par at-tirmidhiyy, qui lui a donné le degré de haçan 12; et dans le même sens, il existe un autre hadîth rapporté par al-boukhâriyy et mouslim. ce hadîth est une preuve que la chute dans la mécréance ne requiert pas comme condition préalable l'agrément de l'acte, la connaissance de son jugement, ni la croyance en la signification de la parole prononcée, contrairement à ce qui est prétendu dans le livre "fiqhou-s-sounnah".

                  de même, comme an-nawawî l'a signalé, la colère ne peut être invoquée pour excuser la mécréance. il a en effet dit, dans le sens: "si un homme s'emporte contre son fils ou son serviteur, qu'il le frappe violemment et qu'un autre lui dit: "n'es-tu donc pas musulman?"; s'il répond délibérément: "non!", il aura commis de la mécréance". d'autres savants parmi les hanafites et les autres écoles de jurisprudence (al madhàhib) ont abondé dans ce sens.

                  la riddah est de trois sortes, comme l'ont classée an-nawawî et d'autres savants parmi les châfi^ites et les hanafites, ainsi que d'autres encore: croyance, geste et parole. chaque sorte se ramifie en des branches nombreuses:

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                  • #10
                    Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

                    11- riddah: rupture de la foi musulmane par l'une des sortes de mécréance (croyance, parole ou acte).
                    12- le hadîth haçan (sûr) est l'un des deux types de hadîth sur lequel on peut se baser pour en déduire des lois. l'autre type est le hadîth sahîh
                    .

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                    • #11
                      Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

                      1.4 mécréance du coeur

                      dans la première sorte, il y a entre autres: douter au sujet de dieu, de son messager, du qour'àn, du jour dernier, du paradis, de l'enfer, de la récompense, du châtiment, ou d'une autre chose faisant partie de ce qui est connu unanimement parmi les musulmans, qu'ils soient savants ou non; ou croire que le monde existe de toute éternité par son genre et sa composition, ou bien par son genre seulement; ou nier un des attributs de dieu unanimement admis comme lui étant nécessaire, tel l'omniscience; ou attribuer à dieu ce dont il est obligatoirement exempt selon l'unanimité (al îjmà^ 13) comme le corps; ou considérer licite ce qui est interdit selon l'unanimité, connu d'évidence dans la religion et qui ne peut échapper à la personne concernée, comme la fornication, la sodomie, le meurtre, le vol ou l'usurpation. ou également de considérer illicite ce qui est licite de façon manifeste au même titre que ce qui précède, comme la vente et le mariage. ou aussi nier l'obligation d'un devoir connu en tant que tel par l'unanimité des savants et des non savants, comme les cinq prières, une prosternation de ces cinq prières, la zakàt, le jeûne, le hajj ou l'ablution. ou bien encore rendre obligatoire ce qui n'est pas considéré comme tel parmi les musulmans. ou encore réfuter le caractère recommandé de ce qui est ainsi connu entre les musulmans, ou décider de faire une des choses citées ci-dessus dans le futur, ou une autre sorte de mécréance; ou hésiter entre faire de la mécréance ou non, à moins que cela ne traverse l'esprit sans qu'on l'ait voulu. ou dénier à notre maître aboù bakr (que dieu l'agrée) le statut de compagnon du prophète, ou nier le message de l'un des messagers connu parmi les musulmans, ou l'existence d'une lettre du qour'àn qui lui appartient selon l'unanimité des musulmans, ou lui ajouter par entêtement une lettre rejetée par l'unanimité des savants en croyant qu'elle en fait partie. démentir un messager de dieu, le déconsidérer ou utiliser par dénigrement un diminutif pour le nommer. ou considérer comme possible la prophétie de quelqu'un après notre prophète Mouhammad.

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                      • #12
                        Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

                        13- al ijmà^: le consensus des savants jurisconsultes sur tout sujet concernant l'Islam. ce n'est donc pas simplement l'accord unanime de tout groupe de musulmans, qu'il s'agisse de simples musulmans ou même de savants non jurisconsultes. les jurisconsultes sont les savants les plus qualifiés tels que ach-chàfi^iyy, màlik, Ahmad ibnou hanbal, abou hanîfah et leurs pairs. (égaux) pour accéder à ce titre, il faut bien entendu remplir un certain nombre de conditions.

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                        • #13
                          Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

                          1.5 mécréance par les gestes

                          faisant partie de la deuxième sorte de mécréance (les gestes), il y a entre autres: la prosternation pour une idole, un soleil, ou toute autre créature dans le but de l'adorer.

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                          • #14
                            Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

                            1.6 mécréance par la parole

                            quant à la troisième sorte de mécréance, les paroles, elles sont si nombreuses qu'on ne peut les énumérer exhaustivement. parmi elles, il y a le fait de dire à un musulman: "quel juif!", en voulant dire par là que la religion de cette personne est le judaïsme, et non que son comportement est comparable à celui des adeptes de cette religion. il y a aussi le fait de se moquer d'un des noms de dieu, qu'il soit loué, de sa promesse ou de sa menace, alors que l'on sait qu'ils font partie des enseignements de la religion; ou encore de dire: "si dieu m'ordonnait de faire telle chose, je ne la ferais pas"; ou: "si la qiblah était changée vers telle direction, je ne m'orienterais pas vers elle pour prier"; ou: "si dieu me donnait le paradis, je n'y entrerais pas", et tout cela par dédain ou entêtement. ou dire: "si dieu me punissait parce que je ne prie plus, avec la maladie que j'ai, il serait injuste envers moi"; ou dire au sujet d'un acte: "c'est arrivé sans que dieu l'ait prédestiné"; ou: "si tous les prophètes, tous les anges ou tous les musulmans témoi-gnaient devant moi de telle chose, je ne l'accepterais pas d'eux"; ou: "je ne ferai pas ceci, même si c'est recommandé (sounnah)" dans l'intention de se moquer; ou: "si untel était prophète, je ne croirais pas en lui"; ou dire à un sa-vant qui donne une fatwà: "qu'est-ce que c'est que cette loi (char^)?" en voulant dédaigner le jugement de la charte; ou dire: "que dieu maudisse tous les savants", en visant la totalité d'entre eux; ou: "je renie dieu", "les an-ges", "le prophète", "la charte", "l'Islam"; ou: "je ne connais pas tel jugement de la charte" en voulant ironiser sur la loi révélée par dieu. ou dire, après avoir rempli un verre (selon l'interprétation exégétique) sourate an-naba no 78, verset no 34.

                            wa ka'san dihàqà ce qui signifie: et un verre plein (ce verset fait référence aux verres remplis de boisson du paradis). ou dire, lorsqu'on vide une coupe:

                            sourate an-naba, no 78, verset no 20 (selon l'interprétation exégétique)

                            fakànat saràbà ce qui signifie c'était un mirage (ce verset se réfère aux montagnes, qui se désintégreront au jour du jugement comme si elles n'étaient qu'un mirage).

                            ou lorsque l'on pèse, ou que l'on mesure un volume:

                            sourate al-moutaffifîn, no 83, verset no 3. (selon l'interprétation exégétique)

                            wa 'idhà kàloùhoum 'aw wazanoùhoum youkhsiroùn ce qui signifie: et s'ils mesurent un volume ou pèsent pour les autres, ils réduisent (les quantités) ou quand on voit un rassemblement:

                            sourate al-kahf no 18, verset no 47 (selon l'interprétation exégétique)

                            wa hacharnàhoum falam noughàdir minhoum 'a-hadà ce qui signifie: et nous les rassemblerons sans en délaisser aucun (ce verset fait référence au jour du jugement, lorsque les gens seront rassemblés et que nul ne sera oublié).

                            ainsi, quiconque utilise ces versets, ou tout autre verset du qour'àn dans un sens non approprié, et par dédain pour leur signification, celui-là sort de l'Islam. par contre si l'intention n'est pas le dédain, la personne n'aura pas commis de mécréance; mais le chaykh Ahmad ibnou hajar a dit, dans le sens: "il n'y a pas de risque à dire que c'est interdit."

                            de même, celui qui insulte un prophète ou un ange commet une mécréance, au même titre que celui qui dit: "je serais un proxénète si je priais"; ou: "je n'ai rien gagné de bon depuis que je fais la prière"; ou: "la prière, ce n'est pas pour moi" dans l'intention de se moquer; ou celui qui dit à un musulman: "je suis ton ennemi et l'ennemi de ton prophète"; ou bien à un descendant du prophète (charif): "je suis ton ennemi et l'ennemi de ton ancêtre", en désignant le prophète; ou celui encore qui dit des choses du même genre que ces expressions laides et odieuses. de nombreux faqîh, tels que le faqîh hanafiyy badrou r-rachid et le juge ^iyàd le malékite, que dieu leur accorde sa miséricorde, ont énuméré beaucoup de ces exemples qui font tomber dans la mécréance. il convient donc d'en prendre connaissance, car celui qui ne connaît pas le mal finit par le commettre.

                            la règle est que toute croyance, acte ou parole qui relève de la moquerie ou du dédain à l'égard de dieu, de ses livres, de ses messagers, de ses anges, de ses prescriptions, des signes de sa religion, de ses lois, de sa promesse ou de sa menace est une mécréance. alors, que chacun prenne garde à cela, de toutes ses forces, dans n'importe quelle situation.

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                            • #15
                              Al-moukhtasar - Préface - La Croyance

                              1.7 conséquences de la riddah

                              il incombe à la personne qui a commis une riddah (mourtadd) de revenir immédiatement à l'Islam, en prononçant les deux témoignages et en renonçant à la cause de cette mécréance. elle doit regretter ce qu'elle a commis et avoir la ferme intention de ne pas récidiver. si elle ne revient pas à l'Islam en prononçant les deux témoignages, c'est un devoir de requérir d'elle le repentir, c'est-à-dire le retour à l'Islam, tandis qu'aucune autre mesure ne sera acceptée. en cas de refus, la peine capitale sera ordonnée par le calife, après qu'il lui ait encore une fois proposé le retour à l'Islam. le calife s'appuie, pour juger de la riddah de cette personne, sur le témoignage de deux témoins dignes de confiance (^adl), ou bien sur le propre aveu du mour-tadd. et ceci vient du hadîth rapporté par al-boukhâriyy qui dit, dans le sens (en parlant de l'Islam):

                              "celui qui change sa religion, tuez-le."

                              par la riddah, le jeûne d'une personne est rompu, tout comme son tayammoum , et son mariage, avant comme après la consommation, mais si elle retourne à l'Islam pendant la période de viduité (al-^iddah), le contrat de mariage reprend. n'est pas valable non plus le mariage d'un mourtadd, que ce soit avec une musulmane ou non. il est illicite (haràm) de manger ce qu'il égorge. il n'hérite pas et on n'hérite pas de lui. on ne fait pas la prière funéraire pour lui, on ne le lave pas, on ne l'enveloppe pas dans un linceul, on ne l'enterre pas dans un cimetière de musulmans et ses biens seront dépensés dans l'intérêt Islamique (fay').


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