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L'interdictions des chanteurs

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  • L'interdictions des chanteurs

    As-Salamou Aleykoum Wa rahmatullah wa barakathu,

    Je sais que la musique est interdite en Islam. Mais qu'en est-il des chansons en rapport avec l'Islam, qui n'utilisent pas d'instruments illicites et qui parlent d'Allah. Je pense particulièrement au groupe "Le silence des mosquées" ou aux anasheed de mariage qui sont, pour certains, assez rythmés et qui donnent envie de danser. D'autre part il y a aussi le rappeur Médine qui n'utilise pas d'instruments illicites mais qui ne parle pas forcement d'Allah.

    Est-il possible d'écouter ce genre de musique ?


    BarakAllahou fikoum

    Qu'Allah ne cesse d'augmenter notre savoir et renforce notre foi. Amin
    " C'est un peu de savoir qui fait de vous un athée et une exploration plus approfondie de la Science qui fait de vous un croyant "- Saint Francis

  • #2
    Salam alaykoum,


    Si des instruments illicites ne sont pas utilisés et que les paroles ne sont pas impudiques ou inappropriées, il n y'a pas de soucis.
    ALLAHOUMMA, Salli 3ala sayyiduna Muhammadan wa 3ala alihi wa sahbihi ajma3ine
    <3<3 La dunya est la fille d'Al Akhira. Si tu épouses la fille, la mère te devient interdite <3<3

    Commentaire


    • #3
      Salam alaykoum wa Rahamtou Allahi Taala wa Barakatouhou.


      On m’interroge très souvent concernant ma position par rapport à la musique.

      Je résume mes recherches et ma position dans les point suivants :

      • La musique est utilisée plus dans le mal que dans le bien. C’est un moyen qui enrobe les mauvaises paroles, banalise le péché et la vulgarité et incite directement ou subtilement à la transgression.

      • 99 % de la musique qu’écoutent les jeunes musulmans et de la musique qui anime les fêtes de mariage est une musique perverse qui a comme seul objectif d’inciter à l’infidélité, l’impudeur et le haram.

      • Pour certaines personnes la musique, comme le football d’ailleurs, occupent la place de la religion et deviennent des objets d’adoration et des divinités en dehors de Dieu. La musique comme chaque chose de ce bas monde ne doit pas être le souci permanent du musulman.

      • Dans le monde d'aujourd’hui la musique est tellement généralisée que personne ne peut s’empêcher de l’écouter et l’apprécier même malgré lui.

      • La musique est aujourd’hui indéniablement un art et une très grande discipline, un langage qui participe à rapprocher les peuples par l’affichage de leurs diversité.

      • Aujourd’hui, une chanson, une musique peut émouvoir des millions de personnes et les orienter vers le soutien d’une cause juste ou injuste. Une chanson peut faire plus d’effet que 1000 discours, 1000 articles et 1000 déclarations.

      • L’être humain aime naturellement ce qui est beau et déteste naturellement ce qui est laid. Ceci s’applique à ce que l’être humain peut voir, sentir, entendre, lire, … C’est pour cette raison que Dieu nous a demandé de chanter le Coran et de le psalmodier, il pénètre plus facilement les cœurs des croyants.

      • La question du statut de l’utilisation des instruments de musique est une question de divergence entre les savants musulmans. La divergence existe depuis l'époque des compagnons et des premières générations.

      • Je ne suis pas savant mais j’adopte les avis des savants anciens et contemporains qui ont publié des écrits et des livres sur cette question tel que (Ibn-Hazm, Al-Qaradawi, Al-Gazali, Al-Jouda’i, …). Je respecte les avis des autres savants.

      • Prétendre qu’il y ait un consensus des savants concernant l'interdiction des instruments de musique est une erreur.

      • Concernant les arguments juridiques :

      • Aucun verset coranique explicite n’interdit les instruments de musique.

      • Tous les hadiths qui les interdisent formellement et explicitement ne sont pas authentiques. Aucune interdiction ne peut être établie sans des preuves authentiques.

      • Les hadiths authentiques qui interdisent les instruments de musique les interdisent quand s’entremêle musique, alcool et femmes (prostitution). La musique dans ce cas-là véhicule le péché et la débauche.

      • Certains hadiths utilisés par ceux qui interdisent la musique sont des arguments flagrants pour son autorisation. (hadith des 2 servantes qui jouaient de la flûte en la présence du Messager)

      • Le chant comme la poésie, comme le roman comme les instruments de musique ne sont que des outils et des moyens qui suivent le statut de leurs finalités.

      • Un poème peut être utilisé pour valoriser la morale, il est alors autorisé et même récompensé, il peut être utilisé pour valoriser le mal il est alors interdit. La poésie n’est pas interdite pour soi mais pour les conséquences qu’elle provoque ! c’est exactement la même chose pour la musique.

      • Donc il y a une mauvaise musique qui est, selon sa gravité, soit déconseillée soit interdite. Il y a aussi une bonne musique qui est autorisée comme par exemple : la musique qui accompagne les chants incitants les jeunes à se marier, à respecter leurs parents, à aimer le Messager (saw), à valoriser la prière, le jeune et la lecture du Coran, les chants qui défendent les cause justes dans le monde …

      • Que certains ne prennent pas ce que j’ai écrit comme une carte blanche pour continuer à écouter et propager de la mauvaise musique et des mauvaises chansons.

      • Les fêtes de mariages sont aujourd’hui, malheureusement, des occasions pour s’autoriser tous les interdits. Les mauvaises chansons et la musique forte et entraînante jouent un rôle important pour casser la pudeur et inciter les hommes et les femmes à danser ensemble sans aucun respect des règles de la mixité.


      Source : http://imam-abdallah.lien-supprimé/ (que je connais personnellement).




      Nous avons pensé avec un regard, nous avons parlé avec un silence, nous avons entendu avec un amour et nous avons compris avec des larmes.





      Commentaire


      • #4
        Aleykoum Salam,

        En parcourant le forum, j'ai trouvé une réponse assez claire à ma propre question LOL :

        `Â’ishah raconte que Abû Bakr - que Dieu l’agrée - entra chez elle un jour de Fête du Sacrifice (`îd al-ad’hâ) et qu’il trouva deux servantes qui chantaient et jouaient du tambour, alors que le Prophète - paix et bénédiction sur lui - était recouvert d’un drap. Abû Bakr se mit en colère contre elles. Le Prophète - paix et bénédiction sur lui - se découvrit alors le visage et dit : "Laisse-les Abû Bakr ! Ce sont des jours de fête."
        L’Imâm Al-Ghazâli mentionne dans son livre Al-Ihyâ’ les hadiths sur le chant des deux servantes et sur les jeux pratiqués par les Abyssins dans la Mosquée du Prophète - paix et bénédiction sur lui - alors que ce dernier les encourageait par des exclamations : "Bravo, enfants de Arfadah !" Ces hadiths précisent également la demande formulée par le Prophète à l’intention de `Â’ishah pour savoir si elle voulait regarder le déroulement des jeux ou non. Ces mêmes hadiths ajoutent en outre que le Prophète demeura en compagnie de son épouse jusqu’à ce que celle-ci s’ennuyât et voulût partir. On rencontre enfin des hadiths mentionnant que `Â’ishah jouait avec ses amies. Al-Ghazâlî conclut quant à ces hadiths : « Tous ces hadiths sont mentionnés dans les deux Sahîh [1]. Ils constituent de fait un texte explicite prouvant que le chant et les divertissements ne sont pas illicites. On peut par ailleurs en tirer un certain nombre de conclusions concernant diverses permissions :

        • Le divertissement : tout le monde sait que les Abyssins ont leurs danses et leurs jeux.
        • Il est permis de se divertir à l’intérieur même de la mosquée.
        • Le fait que le Prophète dise aux Abyssins : "Bravo, enfants de Arfadah !" montre qu’il leur demande de poursuivre leurs jeux et les encourage à cela. Comment peut-on alors considérer que ces jeux sont illicites ?
        • Le Prophète a empêché Abû Bakr et `Umar - que Dieu les agrée - de blâmer, de refuser ou d’interdire le divertissement. Il leur a expliqué que c’était un jour de fête et un moment de gaieté. Or, le divertissement est source de gaieté.
        • Le Prophète est resté longtemps à regarder les jeux abyssins et à écouter leur musique, après que `Â’ishah - que Dieu l’agrée - a exprimé son accord pour rester également. Cela montre qu’en termes de noblesse de caractère (husn al-khuluq), il est meilleur de faire plaisir aux femmes et aux enfants en assistant avec eux à des divertissements que de vivre dans un ascétisme austère, se priver et priver autrui des plaisirs mondains.
        • Le Prophète a même pris les devants pour demander à `Â’ishah si elle désirait regarder le déroulement des jeux.
        • Le chant est permis, ainsi que le battement du tambour, comme le montre le hadith des deux servantes. » Al-Ghazâlî poursuit tout ceci dans le chapitre de l’écoute.


        On a rapporté au sujet d’un grand nombre de Compagnons et de Successeurs [2] - que Dieu les agrée - qu’ils écoutaient des chansons sans y voir le moindre mal.
        Quant aux hadiths prophétiques qui interdisent le chant, il faut savoir qu’ils sont complètement défaillants, si bien qu’aucun d’eux n’a été épargné de la récusation des juristes et des traditionnistes. Le juge Abû Bakr Ibn Al-`Arabî dit : « Rien d’authentique n’existe quant à l’interdiction du chant. » Ibn Hazm dit : « Tout ce qui a été rapporté sur l’interdiction du chant est faux et controuvé. »
        Néanmoins, le chant et la musique sont souvent allés de pair avec des veillées arrosées et débauchées, ce qui a incité un grand nombre de savants à interdire, tout du moins à déconseiller le chant et la musique. Certains d’entre eux ont dit : « Le chant fait partie des plaisants discours mentionnés dans le verset : « Et, parmi les hommes, il en est qui, dénués de science, achètent de plaisants discours pour égarer hors du chemin de Dieu et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant. » [3] »
        Ibn Hazm répond : « Ce verset mentionne un trait de caractère, qui, s’il est présent chez une personne, fait d’elle automatiquement un mécréant. Il s’agit de celui qui prend le Sentier de Dieu en raillerie. Ainsi, celui qui achète un recueil coranique afin d’égarer les gens du Sentier de Dieu et le prendre en raillerie est très certainement un mécréant. Et c’est ce type de personnes que Dieu - Exalté soit-Il - dénigre dans ce verset. Il ne dénigre nullement celui qui achète des plaisants discours dans le but de se divertir et de détendre son âme, et non dans le but d’égarer les gens du Sentier de Dieu. »
        Ibn Hazm répond également à ceux qui prétendent que le chant, ne faisant pas partie de la vérité divine, fait dès lors partie de l’égarement. Ceux-ci s’appuient sur le verset suivant : « Au delà de la vérité qu’y a-t-il donc sinon l’égarement ? » [4] Ibn Hazm réplique : « Le Messager de Dieu - paix et bénédiction sur lui - dit : « Les actions sont jugées d’après les intentions, et il en sera tenu compte à chaque homme dans la mesure de son intention. » Ainsi, celui qui a l’intention d’écouter des chansons afin de mieux désobéir à Dieu est un débauché - et cela n’est pas spécifique uniquement au chant. Quant à celui qui a l’intention de détendre son âme, pour mieux obéir à Dieu - Exalté soit-Il - et pour retrouver son dynamisme dans l’accomplissement d’œuvres pies, est quelqu’un d’obéissant et de bienfaisant. Et ce qu’il fait relève alors de la vérité divine. Quant à celui qui n’a l’intention ni d’obéir à Dieu ni de Lui désobéir, alors celui-là se livre à des futilités pardonnées par Dieu. Il possède alors le même statut que celui qui sort se promener dans son jardin, ou celui qui s’assoit devant sa porte et regarde les gens passer, ou encore celui qui teint son habit en bleu ou en vert, etc. »
        Il existe cependant certaines limites qu’il est nécessaire d’observer, en ce qui concerne le chant.
        Il est ainsi nécessaire que le sujet de la chanson ne contredise pas la morale et les enseignements islamiques. Une chanson qui glorifierait par exemple l’alcool ou qui inciterait à sa consommation est illicite, aussi bien pour celui qui la chante que pour celui qui l’écoute.
        Toutefois, le sujet de la chanson peut parfois ne pas être contraire aux directives islamiques mais c’est la manière dont le chanteur l’interprète qui déplace la chanson du domaine licite au domaine illicite. Un exemple caractéristique est celui du chanteur qui interprète les paroles de manière lascive et déliquescente, cherchant à éveiller les instincts et à séduire l’auditeur en excitant ses désirs concupiscents.
        Tout comme la religion combat l’outrance et l’excès, quels qu’ils soient, même au niveau du culte, elle combat l’excès dans le divertissement. Elle n’accepte pas que ce dernier occupe tout notre temps, car le temps, c’est la vie !
        Nul doute que l’excès dans les choses licites déborde sur le temps à consacrer aux obligations, religieuses ou autres. Quelqu’un a dit avec justesse : « Je n’ai jamais pas vu un excès sans qu’il n’y ait à côté un devoir négligé. »
        Il demeure néanmoins des choses pour lesquelles l’auditeur est soi-même son meilleur conseiller. Si les chansons, tout du moins un type particulier d’entre elles, excitent ses instincts, le séduisent, ou font dominer son aspect animal sur son aspect spirituel, alors il doit éviter de les écouter, afin de fermer les portes par lesquelles s’engouffrent dans son cœur, dans sa religion et dans son caractère, les tempêtes de la tentation. Ainsi, il se repose lui-même et repose les autres avec lui.
        Il est consensuellement admis que le chant devient illicite s’il est accompagné d’autres interdits comme l’alcool, l’indécence ou la débauche. C’est de cela qu’a prévenu le Messager de Dieu - paix et bénédiction sur lui : « Apparaîtront des gens de ma Communauté qui boiront l’alcool en lui donnant un autre nom. On jouera pour eux des instruments de musique et des chanteuses chanteront pour eux. Dieu les engloutira alors dans la Terre et il fera d’eux des singes et des porcs. »
        Il n’est pas nécessaire que cette transformation en singes et en porcs soit physique. Il suffit d’une transformation de l’âme et de l’esprit. Ils seront ainsi porteurs d’une âme de singe et d’un esprit de porc.
        Et Dieu est le plus Savant.
        " C'est un peu de savoir qui fait de vous un athée et une exploration plus approfondie de la Science qui fait de vous un croyant "- Saint Francis

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        • #5
          As-Salamou Aleykoum Wa rahmatullah wa barakathu,

          la question des instruments de musique est sujet à divergence celon les preuves rapporté dans la video suivante :

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