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Question sur le mariage temporaire

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  • Question sur le mariage temporaire

    Salam aleykoum mes frères et sœurs,

    J'ai 2 questions auquel j'aimerai trouver des réponses, en relation avec le mariage temporaire chez les duodécimain, croyance que je ne dénigre pas, je souhaite juste avoir des réponses à mes questions :

    1/ Quelqu'un peut il m'aider à m'expliquer la signification de "tahdhib al-sunnan" dans le texte suivant ?

    2/ Quelqu'un peut il me donner la source du texte cité ? Où Ibn Abass finis par réfuté l'idée du mariage temporaire.



    Voici le texte :

    Dans Tahdhib al-Sunan, on peut lire : Ibn Abbâs a autorisé un temps le mariage temporaire en cas de besoin et non de manière absolue. Mais lorsqu'il apprit que les musulmans en abusaient, il revint sur ce qu'il avait dit. Ceci étant, Ibn Abbâs a défendu à celui qui n'en éprouve pas la nécessité de contracter un mariage temporaire. À la mort du prophète Ibn Abass était encore jeune (13ans), il n' étaient donc pas forcément au courant des hadith de l'abrogation du mariage temporaire.

    Al-Khattabi rapporte que Said Ibn Jubayr questionna Ibn Abass en ces termes : «As-tu conscience de ce que tu viens de faire et de l'avis juridique que tu viens de donner ? Ton avis est parvenu aux quatre coins du pays et les poètes ne manquent pas d'en faire l'écho ». Ibn Abass demanda : «Et que disent-ils ?» Said Ibn Jubayr répondit : «Ils disent ceci : Je proposai au cheikh, après qu'il soit resté un long moment dans la continence : Oh compère ! Pourquoi ne prends-tu pas l'avis d'Ibn 'Abass ? Pourquoi ne prends-tu pas une compagne pour te détendre, chez qui tu fais halte jusqu'au terme d'usage chez les gens ;»

    À l'écoute de ces vers, Ibn Abass s'écria : «Nous sommes à Dieu, et c'est à Lui que nous retournons ! J'en jure par Dieu, ce n'est pas là l'avis que j'ai donné, ni ce que j'ai voulu ; je n'ai déclaré licite que ce que Dieu a déclaré tel lorsqu’il a permis la consommation des bêtes mortes, du sang et de la viande de porc à celui qui y est acculé. Or, le mariage temporaire ne sort pas de ce cadre ».


    Merci beaucoup d'avance pour vos réponses
    Dernière modification par talib abdALLAH, 1 semaine avant.

  • #2
    Wa 'alaykum as-salam wa rahmatullah wa barakatuh,

    Envoyé par soso44 Voir le message
    1/ Quelqu'un peut il m'aider à m'expliquer la signification de "tahdhib al-sunnan" dans le texte suivant ?
    C'est le titre du livre qui est la source du texte cité (ce qui répond à ta deuxième question). La signification est quelque chose du genre "la discipline par la sunna".

    Envoyé par soso44 Voir le message
    2/ Quelqu'un peut il me donner la source du texte cité ? Où Ibn Abass finis par réfuté l'idée du mariage temporaire.
    La question a déjà été traitée de nombreuses fois par les savants, notamment les salafs qui sont arrivés au consensus (hormis une partie des chiites) que le mariage temporaire a été abrogé. L'imam Ibn Hajar Al-'Asqalani (rahimahullah) a par exemple répondu sur ça dans son livre Fath Al-Bari qui est un commentaire de Sahih Al-Bukhari, livre dans le quel on trouve un des hadiths qui interdit le mariage temporaire.

    Le sujet est analogue à l'alcool, qui fut autorisé provisoirement en dehors de la prière, avant qu'il ne soit interdit totalement quel que soit le contexte. Ces règles exceptionnelles ont servi à éduquer en douceur, petit à petit par étapes, un peuple arabe qui baignait dans la perversité.
    Remettre le débat au goût du jour, c'est clairement chercher cette perversité et non la véritable sunna. Le consensus est clair, s'il ne l'est peut-être pas à l'époque des compagnons (radiAllahu 'anhum) avec quelques exceptions qui n'ont pas connu l'abrogation, il l'est depuis l'époque des salafs, ce qui conclue les avis les plus récents des compagnons.

    La règle aujourd'hui pour le mariage est de chercher au plus vite quelqu'un avec qui se marier, se tester si besoin pendant quelques jours pour voir si la personnalité correspond (sans rien de haram et en ne dépassant pas 40 jours), puis conclure par un mariage valide selon le fiqh que l'on connait bien.
    " Celui qui aime pour Allah, déteste pour Allah, donne par amour pour Allah, et se retient pour Allah, aura complété sa Foi " - Ja'far as-Sâdiq ('alayhi as-salam)

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    • #3
      Envoyé par Ilyes Voir le message
      Wa 'alaykum as-salam wa rahmatullah wa barakatuh,


      C'est le titre du livre qui est la source du texte cité (ce qui répond à ta deuxième question). La signification est quelque chose du genre "la discipline par la sunna".


      La question a déjà été traitée de nombreuses fois par les savants, notamment les salafs qui sont arrivés au consensus (hormis une partie des chiites) que le mariage temporaire a été abrogé. L'imam Ibn Hajar Al-'Asqalani (rahimahullah) a par exemple répondu sur ça dans son livre Fath Al-Bari qui est un commentaire de Sahih Al-Bukhari, livre dans le quel on trouve un des hadiths qui interdit le mariage temporaire.

      Le sujet est analogue à l'alcool, qui fut autorisé provisoirement en dehors de la prière, avant qu'il ne soit interdit totalement quel que soit le contexte. Ces règles exceptionnelles ont servi à éduquer en douceur, petit à petit par étapes, un peuple arabe qui baignait dans la perversité.
      Remettre le débat au goût du jour, c'est clairement chercher cette perversité et non la véritable sunna. Le consensus est clair, s'il ne l'est peut-être pas à l'époque des compagnons (radiAllahu 'anhum) avec quelques exceptions qui n'ont pas connu l'abrogation, il l'est depuis l'époque des salafs, ce qui conclue les avis les plus récents des compagnons.

      La règle aujourd'hui pour le mariage est de chercher au plus vite quelqu'un avec qui se marier, se tester si besoin pendant quelques jours pour voir si la personnalité correspond (sans rien de haram et en ne dépassant pas 40 jours), puis conclure par un mariage valide selon le fiqh que l'on connait bien.
      Salam alekom, c est la première fois que j entends que cette forme de mariage a ete "abolie", du coup ca serait dans le coran ?
      Je ne vois pas la difference entre ce genre de mariage et zina....en gros les hommes font serment devant ALLAH d utiliser la fille pour un temps en s engageant a ne pas s engager....tt le contraire de l esprit du mariage...

      Commentaire


      • #4
        Salam aleykoum wa rahmatou Lah wa barakatou,

        Merci à toi pour ta réponse rapide.

        En effet je ne suis pas la pour lancer un débat qui selon moi n'a pas lieu d'être, ma démarche est d'authentifié les sources afin que toi soit clair dans ma tête.

        En recherchant sur internet, et avant de poster le premier message, je n'ai guère trouver cette ouvrage (tahdhib al-sunan / en ayant effectué mes petites recherches, tahdhib peut aussi dire culture, non ? la culture sunnite ?). Peut tu me donner donc un lien qui m'oriente vers celui ci stp ? Je cherche depuis un moment mais rien.

        Commentaire


        • #5
          اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

          بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

          اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ


          Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima



          Asalam 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh

          Bienvenue, je vous conseille de voir ce qui est dit par les savants chiites zaydites et ce qu'ils rapportent dans leurs transmissions remontant aux ahl-al-bayt

          Ces transmissions sont plus fiables que celle des duodécimains, qui d'ailleurs rapportent eux aussi l'interdiction de l'Imam `Ali (`alayhi as-salam) dans leur patrimoine mais qui ajoutent en commentaire qu'il s'agit d'une parole de taqqiyya cette allégation des savants duodécimains est refusée par les chiites zaydites.

          voir ==> https://forumislam.com/forum_musulma...l=1#post900450

          Il y a aussi une analyse concernant ce sujet içi dans le patrimoine sunnite (recopier le lien) : blog.decouvrirlislam.net/Home/islam/l-islam/sur-la-question-du-mariage-temporaire-et-de-la-pratique-dite-du-muhalal


          Envoyé par soso44 Voir le message
          Salam aleykoum wa rahmatou Lah wa barakatou,

          Merci à toi pour ta réponse rapide.

          En effet je ne suis pas la pour lancer un débat qui selon moi n'a pas lieu d'être, ma démarche est d'authentifié les sources afin que toi soit clair dans ma tête.

          En recherchant sur internet, et avant de poster le premier message, je n'ai guère trouver cette ouvrage (tahdhib al-sunan / en ayant effectué mes petites recherches, tahdhib peut aussi dire culture, non ? la culture sunnite ?). Peut tu me donner donc un lien qui m'oriente vers celui ci stp ? Je cherche depuis un moment mais rien.

          ==> https://waqfeya.com/book.php?bid=4403


          Citation en arabe pour retrouver le texte


          وفي تهذيب السنن: " وأما ابن عباس فإنه سلك هذا المسلك في إباحتها عند الحاجة والضرورة ، ولم يبحها مطلقاً فلما بلغه إكثار الناس منها رجع . وكان يحمل التحريم على من لم يحتج إليها
          .
          قال الخطابي: إن سعيد بن جبير قال : قلت لابن عباس هل تدري ما صنعت ، وبِمَ أفتيت ؟.. قد سارت بفتياك الركبان ، وقالت فيه الشعراء
          .
          قال : وما قالوا ؟

          قد قلت للشيخ لما طال محبسه يا صاح هل لك في فتيا ابن عباس ؟

          هل لك في رَخصة الأطراف آنسة تكون مثواك حتى رجعة الناس ؟

          فقال ابن عباس :

          "إن لله وإنا إليه راجعون ‍" ... والله ما بهذا أفتيت، ولا هذا أردت، ولا أحللت إلاّ مثل ما احل الله الميتة والدم ولحم الخنزير ، وما تحل إلا للمضطر ، وما هي إلا كالميتة والدم ولحم الخنزير.

          Dernière modification par talib abdALLAH, 1 semaine avant.

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          • #6
            Wa 'alaykum as-salam wa rahmatullah wa barakatuh,

            Envoyé par oumma2018 Voir le message
            du coup ca serait dans le coran ?
            Non, pas à ma connaissance.

            Envoyé par oumma2018 Voir le message
            Je ne vois pas la difference entre ce genre de mariage et zina....
            La différence c'est le contexte du mariage, ça veut dire "aucune relation sexuelle possible en dehors du mariage".

            Envoyé par oumma2018 Voir le message
            en gros les hommes font serment devant ALLAH d utiliser la fille pour un temps en s engageant a ne pas s engager....tt le contraire de l esprit du mariage...
            Oui, c'est pour ça que ce n'est pas étonnant qu'il y a ijma' sur l'abolition de cette pratique.
            " Celui qui aime pour Allah, déteste pour Allah, donne par amour pour Allah, et se retient pour Allah, aura complété sa Foi " - Ja'far as-Sâdiq ('alayhi as-salam)

            Commentaire


            • #7
              Envoyé par oumma2018 Voir le message
              Salam alekom, c est la première fois que j entends que cette forme de mariage a ete "abolie", du coup ca serait dans le coran ?
              Wa `alaykum as-salam wa rahmatullahi wa barakatuh

              Les savants chiites duodécimains contrairement aux chiites zaydites, et ismaéliens prétendent se baser sur ce verset (S4:V24)

              فَمَا اسْتَمْتَعْتُمْ بِهِ مِنْهُنَّ إلى أجَلٍ مُسَمَّى

              mais celà est réfutable : blog.decouvrirlislam.net/Home/islam/l-islam/sur-la-question-du-mariage-temporaire-et-de-la-pratique-dite-du-muhalal

              Il faut signaler qu'il existe le mariage dit Nikah Misyar chez les sunnites

              Commentaire


              • #8
                A savoir aussi (sunnisme) : Si un homme veut se marier temporairement avec une intention de divorce et que le mariage le nikah (Misyar compris) se fait sans qu'il soit fait mention explicite de celà au moment où celui-ci est contracté, il est valide même pour celui qui veut le faire avec une intention de se marier pendant la durée de vacances par exemple pour citer un type de cas

                Cela est détesté et illégal mais valable si cela entraîne un préjudice pour la femme.
                Dernière modification par talib abdALLAH, 1 semaine avant.

                Commentaire


                • #9
                  Envoyé par talib abdALLAH
                  une intention de se marier pendant la durée de vacances
                  Salam aleykoum,

                  On appelle ça du concubinage. J'ai un peu de mal avec ça... tu pourras me ramener je ne sais quelle méthodologie scientifique ou preuve, je ne vais pas abandonner mon esprit critique et ma réflexion. Je ne vois pas trop de différences entre la personne qui pratique des relations sexuelles tarifées et une personne qui se marie avec l'intention que ce soit pour une courte durée et donc dans le seul but inavoué d'assouvir ses désirs passionnels. La frontière est très mince...
                  Si tu ne m'avais pas dit que les savants se posaient réellement la question sur ce point, je t'aurais dit que c'est du pur satanisme de mélanger l'institution du mariage avec des mariages de courtes durées.
                  Ô les croyants! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d’aucun blâmeur[...]

                  Commentaire


                  • #10
                    Wa `alaykum as-salam wa rahmatullahi wa barakatuh

                    Il y a un ajout : "Cela est détesté et illégal mais valable si cela entraîne un préjudice pour la femme."

                    Le problème réside dans la dissimulation de l'intention et que l'on ne peut juger que sur l'apparence concernant celui qui vise le divorce après le mariage
                    Dernière modification par talib abdALLAH, 1 semaine avant.

                    Commentaire


                    • #11
                      Le mariage de misyar est-il valable ?

                      Par
                      AHLULMADINAH


                      بسم الله الرحمن الرحيم
                      و الصلاة و السلام على أشرف المرسلين
                      و على آله و أصحابه أجمعين




                      Question


                      Le mariage de misyar est-il permis selon l’école malikite ?

                      Réponse

                      Le mariage de misyar est une notion qui est contemporaine et les fuqaha d’avant n’avaient pas de dénomination précise pour ce type de mariage. D’après la définition que vous nous avez donnée (à savoir le questionnaire), c’est le type de mariage où il est conditionné à une des parties de renoncer à certains de ses droits établis par l’Islam. C’est par exemple que l’homme conditionne le mariage au fait de ne pas pourvoir à la dépense de sa future épouse. Ou encore, que la femme conditionne à l’homme de n’entretenir de relations sexuelles qu’à certaines périodes.


                      Même si la dénomination n’est pas existante chez nos fuqaha, ce type de mariage a bel et bien été analysé par nos devanciers, qui ont établi une catégorisation de conditions qui peuvent, soit être valides, soit vicier le contrat de mariage, soit l’annuler.


                      En général, dans notre école, les conditions posées dans le mariage, hors de de celles inhérentes au mariage, sont détestées.


                      Dans al Muntaqa, l’imam al Bajiy a dit : « Les conditions dans le mariage sont en général détestées. Ibn al Habib a dit : « Les conditions sont détestées et les savants n’approuvent pas qu’on en fasse ou qu’on assiste à leur conclusion ». Al Ashhab a rapporté de Malik, dans le livre de Muhammad (Ibn al Mawwaz) et de al ‘Utbiy : « Je déteste que quelqu’un se marie avec comme condition qu’il ne la sortira pas de son pays ou qu’il n’empêchera pas quelqu’un de la visiter ou qu’il ne l’empêchera pas d’aller au Hajj et à la ‘Umrah. » [1]


                      On peut classifier les conditions donc selon trois catégories, qui indiqueront ainsi leur sentence juridique :



                      • Celles qui sont forcément impliquées par le mariage et n’ont pas besoin d’être mentionnées. C’est à l’exemple du fait que l’homme traite bien sa femme, ou qu’il lui assure sa dépense. Ces conditions font partie des implications du mariage islamique et n’ont donc pas besoin d’être exprimées, si ce n’est à titre superfétatoire. Ces conditions sont donc licites.


                      • Celles qui ne sont pas impliquées par le mariage mais dont le respect ne remet pas en cause sa validité de l’acte matrimonial. Ce genre de conditionnalités est celle que l’imam Malik a évoquée dans al Muwatta’, comme le fait que la femme demande à ce que son mari ne la fasse pas déménager de son pays. Ou encore, que le mari n’épouse pas d’autre femme. Ces conditionnalités sont dans leur essence invalides. Elles ne remettent pas en cause la validité du mariage mais celui à qui cela est conditionné n’est pas tenu de les respecter. Au contraire, cette clause invalide doit être abrogée.


                      • Celles qui remettent en cause un fondement du mariage. Ces conditions quant à elle, en plus d’être invalides, rendent le mariage nul et obligent à le dissoudre. Ce sont celles qui enlèvent au mariage une de ses implications naturelles, comme le fait de conditionner de ne pas le consommer, ou que l’homme ne pourvoie pas à la dépense de son épouse ; ou encore qu’il ne vive avec elle que la nuit. On peut rajouter à cela le fait que la femme demande que ses enfants d’un autre lit soient pris en charge par le mari ou qu’il poruvoie aux dépenses de ses parents.


                      Dans ce troisième cas, le mariage doit être dissout avant sa consommation, en prononçant le divorce. S’il a été consommé, il sera maintenu mais la condition sera abrogée.


                      Dans al Durrar, l’imam Bahram a dit, commentant les propos de l’imam Khalil : « Parmi les mariages qui sont annulés avant leur consommation, il faut compter ceux qui sont viciés par la nature de la dot ou qui ont été conclus avec une condition qui contredit l’implication naturelle du mariage (…). Quant aux conditions dans un mariage, elles peuvent contredire l’implication naturelle du mariage et cela est interdit. Si cela se produit, on le considère comme une atteinte au mariage et ce dernier est annulé avant la consommation.


                      D’autres fois, cette condition est impliquée par le mariage, même si cela n’est pas mentionné comme la condition qu’il assure sa dépense ou dorme près d’elle. Ce type de condition, sa mention et l’absence de sa mention sont égales.


                      D’autres fois, cette condition n’est pas impliquée par le mariage mais elle ne le contredit pas fondamentalement. C’est comme par exemple la condition qu’il n’épouse pas une autre, qu’elle ne voyage pas, qu’il ne la sorte pas de son pays ou de sa maison. Cette condition est détestée mais le mariage n’est pas annulé pour elle dans l’absolu. C’est à cette catégorie que renvoie la parole de l’auteur « elle est annulée… » c’est-à-dire, la condition qui ne contredit pas le contrat de mariage »[2]


                      Cette position des malikites est justifiée par le fait que ces conditions contredisent les bases du mariage tel que le coran et la sunnah les ont définies. Ils se basent sur le hadith qu’a rapporté notre mère ‘Aishah, que le Prophète ﷺ a dit : « Qu’ont les gens à mettre des conditions qui ne sont pas dans le livre d’Allah ? Celui qui met une condition qui n’est pas dans le livre d’Allah n’y aura aucun droit, dusse-t-il mettre cette condition cent fois. » [3]


                      Dans al ‘Utbiyah : « On a interrogé Malik sur un homme qui fait épouser son fils petit et pose comme condition au père d’assurer la dépense de son épouse ». Il dit : « Il n’y a pas de ben en cela ». ‘Isa a dit : « j’ai interrogé Ibn al Qasim sur cette question, au cas où cela se produit. Il dit : « Si cela est su avant la consommation, le mariage est annulé. S’il le consomme, le mariage reste valable et la dépense reviendra au mari »[4]


                      Commentant cette parole, la Qadiy ibn Rushd a dit : « De même, il n’est pas licite de conclure un mariage avec comme condition que le mari assure la dépense d’un enfant né d’un autre lit.Cela n’est pas licite car la dépense n’est pas une dette opposable au mari comme la dot dans le mariage ou le prix dans la vente. Dans ces deux cas, il est licite de conditionner. Au contraire, la dépense est un droit qu’Allah a obligé les maris à donner à leurs épouses. » [5]


                      Il dit de même : « Si on pose comme condition de pourvoir à la dépense d’un enfant né d’un autre lit, le mariage est invalide et devra être annulé avant la consommation. Mais il sera maintenu après la consommation et la condition de de la dépense pour l’enfant ne sera pas observée. » [6]


                      Selon les termes de votre question, le mariage de misyar est celui où il est conditionné, à la conclusion, que le mari ou la femme délaisse certains de ses droits. Parmi les droits susceptibles d’être abandonnés, le fait que l’homme pourvoie à la dépense de son épouse ou le fait qu’il partage équitablement sa résidence.


                      Ces conditions tombent dans la troisième catégorie que nous avons évoquée plus haut, la catégorie des conditions qui contredisent et contrecarrent les effets normaux du mariage. Ces conditions sont donc interdites. Le mariage de misyar prendra donc la qualification de ces conditions et est interdit et Allah demeure le plus savant.


                      Dans tous les cas, ce telles conditions sont invalides et les époux ont l’obligation de ne pas les respecter. Si le mariage a été conclu ainsi sans qu’il y ait consommation, il devra être annulé par la prononciation du divorce. S’il a été conclu, il sera maintenu sans les conditions.


                      وصلّى الله وسلّم على سيّدنا محمد وعلى آله

                      [1] Al Muntaqa fi sharh al Muwatta, volume 5, page 67, éditions Dar al kutub al ‘ilmiyyah
                      [2] Al durrar fi sharh al Mukhtasar, page 904, éditions du ministère des awqaf et des affaires religieuses du Qatar
                      [3] Rapporté par al Bukhariy, Ibn Majah, al Tirmidhiy et d’autres :
                      عَنْ عَائِشَةَ ، قَالَتْ : أَتَتْهَا بَرِيرَةُ تَسْأَلُهَا فِي كِتَابَتِهَا ، فَقَالَتْ : إِنْ شِئْتِ أَعْطَيْتُ أَهْلَكِ وَيَكُونُ الْوَلَاءُ لِي ، وَقَالَ أَهْلُهَا : إِنْ شِئْتِ أَعْطَيْتِهَا مَا بَقِيَ ، وَقَالَ سُفْيَانُ مَرَّةً : إِنْ شِئْتِ أَعْتَقْتِهَا وَيَكُونُ الْوَلَاءُ لَنَا ، فَلَمَّا جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذَكَّرَتْهُ ذَلِكَ ، فَقَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : » ابْتَاعِيهَا فَأَعْتِقِيهَا ، فَإِنَّ الْوَلَاءَ لِمَنْ أَعْتَقَ ، ثُمَّ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى الْمِنْبَرِ ، وَقَالَ سُفْيَانُ مَرَّةً : فَصَعِدَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ عَلَى الْمِنْبَرِ ، فَقَالَ : مَا بَالُ أَقْوَامٍ يَشْتَرِطُونَ شُرُوطًا لَيْسَتْ فِي كِتَابِ اللَّهِ ، مَنِ اشْتَرَطَ شَرْطًا لَيْسَ فِي كِتَابِ اللَّهِ فَلَيْسَ لَهُ وَإِنِ اشْتَرَطَ مِائَةَ مَرَّةٍ »
                      [4] Al ‘Utbiyah avec al Bayan wal tahsil, volume 4, page 278, éditions Dar al kutub al ‘ilmiyyah
                      [5] Al Bayan wat tahsil, volume 4, page 280, éditions Dar al kutub al ‘ilmiyyah
                      [6] Idem

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                      • #12
                        [QUOTE=talib abdALLAH;901028]Wa `alaykum as-salam wa rahmatullahi wa barakatuh

                        Il y a un ajout : "Cela est détesté et illégal mais valable si cela entraîne un préjudice pour la femme."

                        Salam alekom, cette phrase me parait mal traduite. Enfin j espere qu elle l est...

                        Sinon c est une des questions qui font de l exces de fiqh une ouverture a certaines choses immorales....qd le fiqh depasse la morale ca donne l impression qu on est en train de construire une religion intermediaire entre le halal et le haram. Ca me rappelle une fatwa etudiant le cas d un homme qui aurait des rapports sexuels avec un corps mort ,devrait il faire le grand udhu ou non.

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                        • #13
                          Merci pour ta réponse.

                          Lorsque je vais sur ton lien, je tombe sur une page où il y a effectivement les caractéristiques du livre si je le trompe pas mais pas la citation.

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                          • #14
                            J'ai 2 autres questions :

                            1/ Que veux dire "muhsinin" dans la sourate 4 V.24 ? Preuve à l'appui svp

                            2/ Quel est le ou les sens de "ihsan" ? Preuve à l'appui svp

                            Merci d'avance pour vos réponses

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                            • #15
                              As-salam 'alaykum wa rahmatullah wa barakatuh,

                              Envoyé par soso44 Voir le message
                              1/ Que veux dire "muhsinin" dans la sourate 4 V.24 ? Preuve à l'appui svp
                              Le mot désigne ceux qui ont de l'ihsan, ceux qui font ce qui est hasan. La preuve est évidente dans le mot lui-même.

                              Envoyé par soso44 Voir le message
                              2/ Quel est le ou les sens de "ihsan" ? Preuve à l'appui svp
                              On le traduit parfois par "excellence". C'est un concept général pour désigner simplement le "bien". Quand on fait des bonnes actions on dit qu'on a des "hasanats". Quand un hadith est de bonne qualité dans sa transmission on dit qu'il est "hasan".
                              Ce que les gens désignent par l'éthique, la morale, le bien, notre religion le désigne par "ihsan". L'ihsan est la discipline principale de notre religion, elle est structurée par le fiqh (jurisprudence) et fondée sur la 'aqida (croyance). Parfois on dit que la croyance est l'iman, la jurisprudence est l'islam, et l'excellence du comportement est l'ihsan.

                              Comme c'est une notion importante, l'ihsan a beaucoup été développé, traduit parfois par "spiritualité" en français dans l'intention de préciser, et est porté par les 41 tariqa islamiques. Néanmoins le sens simple et général est le "bien", à l'opposé du "mal".
                              " Celui qui aime pour Allah, déteste pour Allah, donne par amour pour Allah, et se retient pour Allah, aura complété sa Foi " - Ja'far as-Sâdiq ('alayhi as-salam)

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