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Discussion: Les termes (présents dans le Coran et la Sunna) présentant des Qualifications de Dieu (صفات الله), qu'est-ce que l'on n'en connaît pas et qu'on remet à Dieu (ت

  1. #1

    Question Les termes (présents dans le Coran et la Sunna) présentant des Qualifications de Dieu (صفات الله), qu'est-ce que l'on n'en connaît pas et qu'on remet à Dieu (ت

    As-salamou alaykoum wa rahmatoulahi wa barakatouhou,

    Voici un post qui permet d'apporter quelques éclaircissements entre ce qui est souvent présenté comme une divergence (voire une division) entre le tafwidh al ma'na et le tafwidh el kayf. Encore une fois la plupart des incompréhensions résultent de ce que l'on entend derrière certains mots...

    Tout d'abord quelques rappels sur la méthodologie de compréhension des attributs d'Allah :
    => https://forumislam.com/f/showthread....3%B9-est-Allah
    => https://forumislam.com/f/showthread....nsion-saine%29

    Ensuite voici l'article extrait de : http://www.maison-islam.com/articles/?p=690

    Question :
    Salam aleikoum.
    Je suis dans la confusion par rapport au "taf'widh" des versets traitant de Qualificatifs de Dieu [le "taf'widh" de quelque chose, ici, c'est que l'on "confie" sa connaissance à Dieu, parce qu'on ne peut pas le connaître] : s'agit-il de faire taf'widh du "comment" seulement, ou bien du "sens" même ?
    Expliquez moi.
    -
    Réponse :


    Wa 'alaykum us-salâm wa rahmatullâh.


    Ce qui est certain à propos de par exemple "يدا الله", c'est qu'on ne connaît pas la réalité ("kun'h" / "haqîqa khârija") que ces termes désignent à propos de Dieu.
    Mais connaît-on le sens (ma'nâ) que ces termes et les autres termes et formules du même genre ont lorsqu'ils sont employés à propos de Dieu ?
    En d'autres termes : de quoi, par rapport à ces termes, fait-on la taf'wîdh à Dieu ?
    - fait-on la taf'wîdh ul-ma'nâ ? c'est-à-dire dit-on qu'on ne connaît pas le sens (ma'nâ) que ces termes ont lorsqu'ils sont employés à propos de Dieu ?
    - ou bien fait-on taf'wîdh ul-kayf ? c'est-à-dire dit-on qu'on connaît bien le sens que ces termes ont, fussent-ils employés à propos de Dieu, et que c'est uniquement la haqîqa (que ces termes désignent lorsque employés à propos de Dieu) qu'on ne connaît pas ?
    -
    Cheikh Ashraf 'Alî Thânwî relate, à propos de savoir ce qui fait l'objet de taf'wîdh de la part des Salafs, qu'on trouve justement les deux postures suivantes chez les ulémas se réclamant du sunnisme :


    (A) l'une est que l'on connaît le sens de ces termes : il s'agit de leur sens propre ; c'est la réalité (kun'h / haqîqa) que ces termes désignent dont on fait la taf'wîdh(تفويض نفسِ معنى مين نهين، بلكه صرف كنه مين هي) : c'est, relate Cheikh Thânwî, la posture de ulémas, parmi lesquels : "Ibn Taymiyya" ; Cheikh Thânwî dit aussi que "c'est apparemment ce que signifie le texte de Shar'h ul-Fiqh il-akbar" de Mullâ 'Alî al-Qârî (Bawâdir un-nawâdir, p. 756) ;


    (B) l'autre est que c'est leur sens même dont on fait la taf'wîdh à Dieu (Bawâdir un-nawâdir, p. 756).
    -
    Quelle différence y a-t-il entre ces deux postures ? En d'autres termes : quelle différence y a-t-il entre le fait de dire qu'on doit faire le taf'wîdh ul-ma'nâ, et celui de dire qu'on doit faire le taf'wîdh ul-kayf et pas le taf'wîdh ul-manâ ?
    Répondre à cette question demande que l'on sache ce que signifie "faire le taf'wîdh ul-ma'nâ" d'un terme...
    -
    I) Une première interprétation de ce que signifie "taf'wîdh ul-ma'nâ" :


    Cheikh Thânwî écrit que les ulémas qui disent qu'il s'agit de faire taf'wîdh ul-ma'nâ (B), ces ulémas veulent dire que le sens qui est signifié par ce terme lorsque employé au sujet de Dieu, est-ce le sens propre ou est-ce le sens figuré, cela n'est pas déterminé : il est possible d'appréhender ce terme en son sens propre, comme il est possible de l'appréhender en un sens figuré (يهي متعين نهين كه معنى حقيقي مراد هين يا مجازي مراد هين: دونون محتمل هين، بشرطيكه ان مين كوئي تنزيه كى منافي نه هو) (Bawâdir un-nawâdir, p. 756).


    Si on retient cette interprétation (I) de ce que signifie "faire taf'wîdh ul-ma'nâ" (B), il en résulte une vraie divergence (ikhtilâf haqîqî) entre ce taf'wîdh ul-ma'nâ (B) et le taf'wîdh ul-kayf (A). En effet, car, comme nous l'avons vu plus haut, le taf'wîdh ul-kayf (A) signifie quant à lui que si la réalité (kun'h) à laquelle ce terme renvoie, on ne la connaît pas, en revanche, ce terme est à appréhender en son sens propre, cela est certain.
    Quelle différence reste-t-il alors entre le taf'wîdh ul-ma'nâ (B) (compris d'après cette interprétation I) et le ta'wîl que les Jahmites ont fait de "Yad ullâh", eux qui ont dit que cela signifie : "Qu'drat ullâh" (ou parfois : "Quwwat ullâh") ?

    La différence entre ces deux postures, relate Cheikh Thânwî d'un autre 'âlim, est que :
    - les Jahmites ont pour leur part affirmé qu'il est certain que "Qud'rat ullâh" est la signification des termes "Yad ullâh" ;
    - tandis que, pour les partisans de taf'wîdh ul-ma'nâ (compris d'après cette interprétation I), on ne peut pas dire que "Qud'rat ullâh" (ou toute autre ta'wîl du même genre) est le sens certain de "Yad ullâh" ; cette dernière formule peut effectivement avoir un tel sens, figuré, mais le terme "Yad" y étant présent peut également posséder son sens propre, la formule signifiant alors que Dieu a Deux Yad au sens habituel de ce terme (Bawâdir un-nawâdir, p. 760).


    D'après cette première interprétation (I), il y a donc :

    - (A) d'une part les Sunnites qui sont adeptes de taf'wîdh ul-kayf, qui affirment que dans la formule "Yadullâh", le terme "Yad" a le sens littéral que l'on connaît, mais la réalité à laquelle ce terme renvoie, nous ne la connaissons pas ; c'est l'avis de Ibn Taymiyya ;
    - (C) à l'autre extrême les Jahmites, qui affirment qu'il est certain que "Qud'rat ullâh" (ou "Quwwat ullâh", ou tout autre sens figuré) est le sens des termes "Yad ullâh" : il est certain que le terme "Yad", dans cette formule, n'est pas à appréhender en son sens propre, lequel ne convient pas à Dieu ;
    - (B) et, entre les deux, des Sunnites adeptes de taf'wîdh ul-ma'nâ, qui disent qu'on ne sait pas quel est le sens de "Yad" dans la formule "Yad ullâh" : il peut en être le sens propre, comme il peut en être un des sens figurés, pourvu que cela soit compatible avec la croyance (par exemple "Qud'ra") : les deux possibilités existent.


    Contrairement à ce que certains prétendent, Cheikh Thânwî n'a pas écrit que la posture A serait de l'égarement, ni même qu'elle serait "complètement erronée". Il a seulement écrit qu'à un moment de sa vie il considérait cette posture A comme étant "pertinente" (راجح), mais que par la suite, après davantage de réflexion encore, a considéré la posture B comme étant "pertinente" (راجح) (Bawâdir un-nawâdir, pp. 756-757). La différence a donc, pour lui, seulement relevé de la tarjîh.

    -
    Si on retient cette première interprétation (I) de ce que signifie
    "taf'wîdh ul-ma'nâ" (B), on peut dire que ces deux postures différentes - taf'wîdh ul-kayf (A) et taf'wîdh ul-ma'nâ (B) - découlent de deux interprétations différentes du célèbre propos de Mâlik ibn Anas : lorsque quelqu'un lui a demandé : "Comment (Dieu) S'est-Il istawâ ?", il a fait cette réponse devenue célèbre : "L'istiwâ' n'est pas inconnu. Le kayf n'est pas compris par la raison. Y apporter foi est obligatoire. Questionner à son sujet constitue de l'innovation " (الاستواء غير مجهول، والكيف غير معقول، والإيمان به واجب، والسؤال عنه بدعة) (des propos voisins sont relatés d'autres personnages) (voir Fat'h ul-bârî, Ibn Hajar, 13/497-498).

    En effet :

    D'après les ulémas qui soutiennent le taf'wîdh ul-ma'nâ (B) selon cette première interprétation (I), ce que Mâlik voulait dire est : "L'emploi, dans le Coran, du terme istiwâ' à propos de Dieu n'est pas inconnu. Par contre, le sens que ce terme istiwâ possède lorsque employé à propos de Dieu, cela n'est pas connu de nous, c'est-à-dire qu'il peut s'agir du sens propre ou du sens figuré. On ne doit donc pas demander quel est ce sens".


    D'après Ibn Taymiyya (A), quand Mâlik ibn Anas a dit la parole suscitée, il a voulu dire : "Le sens du terme istiwâ n'est pas inconnu. Par contre, comment ce fait de Dieu a été, cela n'est pas accessible à notre raison. On ne doit donc pas demander comment cela a été" (d'après MF 13/309-310). Ainsi que l'a relaté de lui Cheikh Thânwî, Ibn Taymiyya soutient donc fermement que, de ces termes que Dieu, ou bien Son Messager, a employés à propos de Dieu, on en connaît le sens (ma'nâ) (voir MF 13/294-295 ; 308-310) ; c'est seulement la réalité (haqîqa) qu'ils désignent qu'on ne connaît pas (MF 3/167, 13/312) ; en d'autres termes : "comment" ("kayf") est cela.


    Ibn Taymiyya affirme qu'il existe trois choses :
    - d'un côté il y a le terme (lafz) que le locuteur emploie ;
    - à l'autre extrême il y a la réalité (haqîqa khârija) que ce terme cherche à désigner ;
    - entre les deux se trouve le sens (ma'nâ) que ce terme (lafz) évoque dans l'esprit de la cible du locuteur.


    Dès lors :
    – La Dalâla haqîqiyya est le fait qu'un terme (lafz) désigne le sens (ma'nâ) pour lequel il a été forgé (wudhi'a lahû).
    – Quant à la Dalâla majâziyya, c'est le fait qu'un terme (lafz) désigne un sens (ma'nâ) autre que celui pour lequel il a été forgé, mais qui a malgré tout un rapport avec ce sens là.
    Dans le cas d'une Dalâla de ce second type (Dalâla majâziyya), il existe, dans la réalité (al-haqîqa al-khârija), deux choses :
    – l'une est ce à quoi le sens originel de ce terme (lafz) correspond : il s'agit du sens pour lequel il a été forgé (al-ma'na-l-haqîqî) ;
    – l'autre est ce à quoi correspond le sens (ma'nâ) que le locuteur, en employant ce terme (lafz), veut pour sa part signifier (al-ma'na-l-murâd li-l-mutakallim, wa huwa-l-ma'na-l-majâzî).


    Ibn Taymiyya écrit de ceux qui appréhendent la formule "Mains de Dieu" au sens figuré : "La réalité de leur propos est qu'[ils croient que les termes] par quoi Dieu S'est qualifié, n'en est compris (yu'qalu) [à propos de Dieu] que ce qui en est compris à propos des quelques créatures que nous voyons, comme les corps des hommes. Or ceci est une extrême ignorance. Car parmi les créatures [mêmes] il en est que nous n'avons pas vues, comme les anges, les djinns, et même nos âmes" (MF 6/433-434). En effet, Dieu a dit au sujet des anges : "alors que les anges tendent leurs mains [ou : bras]" (Coran 6/93). On appréhende ici le terme "main" dans son sens propre, en se disant qu'on n'en connaît pas la réalité. La même chose peut être faite par rapport à Dieu. En fait la posture de l'orthodoxie sunnite (celle des Salafs) implique une capacité de la raison humaine à une certaine largesse de vue, cette raison humaine acceptant de croire en une chose, d'employer tel terme pour la décrire et de reconnaître le sens que ce terme possède, tout en ne ramenant pas la réalité de cette chose à celle qu'ont les créatures qu'elle observe autour d'elle. Donc de pouvoir élargir sa conception et de s'élever par rapport au monde matériel.

    -

    Laquelle de ces deux postures - (A) et (B) - est correcte
    ?

    Si on lit l'explication que at-Tirmidhî a donnée de la formule "مَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ", il est difficile de ne pas en déduire que le sens du terme "yad" quand il est employé au sujet de Dieu, ce sens est bel et bien connu, ainsi que Ibn Taymiyya l'a dit. Il s'agit donc de retenir la posture A : le taf'wîdh concerne seulement le kayf.
    At-Tirmidhî écrit dans son Jâmi' Sunan :

    "وقد قال غير واحد من أهل العلم فى هذا الحديث وما يشبه هذا من الروايات من الصفات ونزول الرب تبارك وتعالى كل ليلة إلى السماء الدنيا قالوا: قد تثبت الروايات فى هذا ويؤمن بها ولا يتوهم ولا يقال كيف. هكذا روى عن مالك وسفيان بن عيينة وعبد الله بن المبارك، أنهم قالوا فى هذه الأحاديث: أمِرُّوها بلا كيف. وهكذا قول أهل العلم من أهل السنة والجماعة. وأما الجهمية فأنكرت هذه الروايات وقالوا هذا تشبيه.
    وقد ذكر الله عز وجل فى غير موضع من كتابه اليد والسمع والبصر؛ فتأولت الجهمية هذه الآيات ففسَّروها على غير ما فسَّر أهل العلم، وقالوا: إن الله لم يخلق آدم بيده. وقالوا: إن معنى اليد ها هنا القوة.
    وقال إسحاق بن إبراهيم: "إنما يكون التشبيه إذا قال يد كيد أو مثل يد أو سمع كسمع أو مثل سمع. فإذا قال سمع كسمع أو مثل سمع فهذا التشبيه. وأما إذا قال كما قال الله تعالى يد وسمع وبصر ولا يقول كيف ولا يقول مثل سمع ولا كسمع، فهذا لا يكون تشبيها؛ وهو كما قال الله تعالى فى كتابه: "ليس كمثله شىء وهو السميع البصير."


    "Dieu a mentionné en plus d'un endroit de Son Livre : la Main, l'Entendement et la Vue. Les Jahmites ont alors fait une interprétation de ces versets, et les ont commentés d'une autre façon que les gens de science les ont commentés. Ils ont dit : "Dieu n'a pas créé Adam par Sa Main" ; et ils ont dit : "Le sens de "al-Yad" ici est : "la Force""
    (Jâmi' ut-Tirmidhî, commentaire du hadîth n° 662).


    Bien évidemment, quand les Jahmites ont dit : "إن الله لم يخلق آدم بيده ؛ إن معنى اليد ها هنا القوة": "Dieu n'a pas créé Adam par Sa Yad ; le sens de "Yad", ici, est : "Force"", ils n'ont pas voulu dire qu'il s'agirait de ne plus réciter : "مَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ", ou de remplacer le terme "بِيَدَيَّ" présent dans ce verset 38/75 par le terme "بقُوَّتِيْ". Ce que les Jahmites ont voulu dire, c'est que, de la formulation "مَا خَلَقْتُ بِيَدَيّ" présente dans ce verset 38/75, on ne peut pas extraire la phrase suivante : "إن الله خلق آدم بيده" ; et qu'on peut seulement en extraire la phrase suivante : "إن الله خلق آدم بقوته".

    Or, quand ils ont dit : "إن الله لم يخلق آدم بيده ؛ إن معنى اليد ها هنا القوة" ; "Dieu n'a pas créé Adam par Sa Yad ; le sens de "Yad", ici, est : "Force"", cela n'a de sens que si on emploie le terme "yad" ici avec son sens littéral, habituel et connu. Ce qu'ils voulaient donc dire est ce qui suit : "إن الله لم يخلق آدم بيده (بمعنى هذا اللفظ اللغوي المعروف) ؛ فإن معنى اليد ها هنا القوة (فخلق الله آدم بقوته" : "Dieu n'a pas créé Adam par Sa Yad [au sens littéral, habituel et connu de ce terme] ; le sens de "Yad", ici, est : "Force"".

    On en déduit que at-Tirmidhî voulait bien dire que, à la différence des Jahmites, les Sunnites emploient ce terme à propos de Dieu tout en connaissant bien le sens qu'il a : il s'agit du sens littéral et connu qui est habituel.
    -
    Comment comprendre alors le propos que Ibn Qudâma relate de Ahmad ibn Hanbal ?

    Ibn Qudâma a écrit ainsi que la posture de Ahmad ibn Hanbal est que, de ces termes, on ne connaît ni le "comment", ni le "sens" de ces termes. Ibn Qudâma écrit : "قال الإمام أبو عبد الله أحمد بن محمد بن حنبل رضي الله عنه في قول النبي صلى الله عليه وسلم "إن الله ينزل إلى سماء الدنيا|، أو "إن الله يرى في القيامة"، وما أشبه هذه الأحاديث: نؤمن بها، ونصدق بها بلا كيف ولا معنى، ولا نرد شيئا منها، ونعلم أن ما جاء به الرسول حق، ولا نرد على رسول الله صلى الله عليه وسلم، ولا نصف الله بأكثر مما وصف به نفسه بلا حد ولا غاية {لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ} [الشورى: 11] ونقول كما قال، ونصفه بما وصف به نفسه، لا نتعدى ذلك، ولا يبلغه وصف الواصفين، نؤمن بالقرآن كله محكمه ومتشابهه، ولا نزيل عنه صفة من صفاته لشناعة شنعت، ولا نتعدى القرآن والحديث، ولا نعلم كيف كنه ذلك إلا بتصديق الرسول صلى الله عليه وسلم، وتثبيت القرآن" (Lum'at ul-i'tiqâd).

    Ailleurs il écrit ceci : "ومذهب السلف رحمة الله عليهم: الإيمان بصفات الله تعالى وأسمائه التي وصف بها نفسه في آياته وتنزيله أو على لسان رسوله، من غير زيادة عليها ولا نقص منها ولا تجاوز لها ولا تفسير ولا تأويل لها بما يخالف ظاهرها ولا تشبيه بصفات المخلوقين ولا سمات المحدثين؛ بل أمَرُّوها كما جاءت ورَدُّوا علمها إلى قائلها ومعناها إلى المتكلم بها.
    وقال بعضهم ويروى ذلك عن الشافعي رحمة الله عليه: آمنت بما جاء عن الله على مراد الله وبما جاء عن رسول الله على مراد رسول الله صلى الله عليه وسلم.
    وعلموا أن المتكلم بها صادق لا شك في صدقه فصدقوه ولم يعلموا حقيقة معناها فسكتوا عما لم يعلموه وأخذ ذلك الآخر والأول ووصى بعضهم بعضا بحسن الإتباع والوقوف حيث وقف أولهم وحذروا من التجاوز لهم والعدول عن طريقهم وبينوا لهم سبيلهم ومذهبهم.
    ونرجوا أن يجعلنا الله تعالى ممن اقتدى بهم في بيان ما بينوه وسلوك الطريق الذي سلكوه" (Dhamm ut-ta'wîl).

    On voit ici qu'il dit clairement "confier à Dieu le "ma'nâ" de ces termes"...

    -

    II) Répondre à cela nous amène à une seconde interprétation du concept de "taf'wîdh ul-ma'nâ"... Car tout dépend de ce qu'on veut dire par : "ne pas connaître le sens d'un terme"
    :


    - Si on veut dire par là (ainsi que Cheikh Ashraf 'Alî Thânwî l'a relaté dans l'interprétation I), qu'on peut appréhender ce terme aussi bien en son sens premier et littéral, qu'en son sens figuré, aucun des deux n'étant déterminé, les deux étant possibles (يهي متعين نهين كه معنى حقيقي مراد هين يا مجازي مراد هين: دونون محتمل هين، بشرطيكه ان مين كوئي تنزيه كى منافي نه هو ) (Bawâdir un-nawâdir, p. 756), alors cela ne semble pas être pertinent, comme nous l'avons vu.


    - Mais qu'en est-il si on veut dire par là qu'on ne connaît pas le sens complet du terme ?
    Car, selon cette autre interprétation (II), dire que l'on connaît le sens complet d'un terme, cela demande qu'on ait une représentation mentale de la réalité (haqîqa) de la chose que ce terme désigne. Or on ne connaît pas la réalité de l'Etre ni des Attributs de Dieu ; et on ne connaît pas la réalité de la Main de Dieu.

    Dès lors, celui qui, par "ne pas connaître le sens d'un terme", veut dire seulement "ne pas pouvoir connaître le sens complet d'un terme, vu qu'en connaître le sens complet demande qu'on ait également une représentation mentale de la réalité de ce que ce terme désigne", celui-là n'a pas tort.

    Ibn Qudâma est l'auteur d'un ouvrage du nom de Dhamm ut-ta'wîl (Blâme du fait de faire la ta'wîl [des versets et hadîths de Sifât]). Etant donné qu'il y exprime qu'il n'est absolument pas d'accord avec le fait d'appréhender les termes "Yad ullâh" en leur sens figuré, il ne peut pas être de l'avis (comme l'a relaté Cheikh Thânwî de ceux qui font taf'wîdh ul-ma'nâ) que ces termes "Yad ullâh" peuvent signifier leur sens figuré, comme ils peuvent signifier leur sens propre.
    Taf'wîdh ul-ma'nâ ne peut donc avoir chez Ibn Qudâma qu'une autre signification que celle que nous avons vue d'autres ulémas, ainsi que relaté plus haut, en I.

    Peut-être est-ce celle de cette seconde interprétation, la II ?


    Si c'est le cas, la différence entre ce que Ibn Qudâma écrit et ce que Ibn Taymiyya écrit est une divergence de pure apparence (ikhtilâf lafzî), résultant d'une divergence de istilâh quant au sens que possède le terme "ma'nâ".


    Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
    L'Imam Malik Ibn Anas a dit : "Il n'existe personne après le Prophète sans que ses opinions puissent être acceptées ou rejetées, sauf le Prophète "

  2. #2
    Editeur - ex-IbnAbuH Avatar de Abu Idris
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    -




    Si on retient cette interprétation (I) de ce que signifie "faire taf'wîdh ul-ma'nâ" (B), il en résulte une vraie divergence (ikhtilâf haqîqî) entre ce taf'wîdh ul-ma'nâ (B) et le taf'wîdh ul-kayf (A). En effet, car, comme nous l'avons vu plus haut, le taf'wîdh ul-kayf (A) signifie quant à lui que si la réalité (kun'h) à laquelle ce terme renvoie, on ne la connaît pas, en revanche, ce terme est à appréhender en son sens propre, cela est certain.
    Quelle différence reste-t-il alors entre le taf'wîdh ul-ma'nâ (B) (compris d'après cette interprétation I) et le ta'wîl que les Jahmites ont fait de "Yad ullâh", eux qui ont dit que cela signifie : "Qu'drat ullâh" (ou parfois : "Quwwat ullâh") ?
    Salam alaykum,

    Pour les soeurs et les frères qui lisent ce post.

    Attention à ce post qui est un copier-coller wahabite qui prône l'anthropomorphisme.


    Concernant le Taw'il de "Yadulah" : Les compagnons et saalafs suivant la liste n'est pas exhaustive ont fait le Ta'wil de Yad par : "Quwat Allah" : La force.

    Sayidina Abdallah Ibn 'Abbas (ra), Qatadah, L'imam Al Thawri

    Ne sont pas des Jahmites !! Ce sont les gens du Salaf.

  3. #3

    Par défaut

    Salam alaykoum,

    à ceux qui disent qu'ils connaissent le sens des versets ambigues, quel est ce sens que vous dites connaitre lorsqu'on désigne la main ?

    main féminin

    1. (Anatomie) Partie du corpshumain située au bout du bras, qui s’étend du poignet jusqu’au bout des doigts, qui sert à la préhension et au toucher.
      • Et quand je m’approchai du fauteuil de grand’mère pour lui baiser la main, elle se détourna et cacha sa main sous son mantelet. — (Léon Tolstoï, Souvenirs, 1851-1857, traduction de Ardève Barine, éd.1922)
      • […] ; Joseph offre un bouquet de roses à son amoureuse, qui étend la main pour le prendre. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
      • Le paysan avait croisé les bras, et ses mains étaient à plat sous ses aisselles. — (Octave Mirbeau, La Bonne, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
      • D’une main, l’assassin avait dû saisir la vieille femme à la gorge et, de l’autre main, la bâillonner pour l’empêcher d’appeler au secours. — (Francis Carco, L’Homme de Minuit, 1938)
      • […], il fouilla de sa main gauche dans sa poche intérieure et en déversa le contenu sur la table. — (Henry Miller, L’ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
      • Malgré moi, les doigts de mes deux mains s’agitèrent follement. — (Henri Alleg, La Question, 1957)


    2. (Par extension)Habiletémanuelle.
      • On doit, sans perdre un instant, extirper la tumeur : opération qui exige la main d'un anatomiste, et qui. n'est pas sans danger pour celui qui la pratique, l'inoculation de l’ichor gangreneux pouvant causer la mort. — (Mémoires d'agriculture, d’économie rurale et domestique, 1831, p.423)

    3. (Par extension)(Zoologie) Partie correspondante chez les animaux dont l’extrémité du membre postérieur est douée de préhension avec un pouce opposé aux autres doigts.
      • La main du bonobo est homologue à celle de l’homme.

    4. (Par extension)(Zoologie)Pied de quelques oiseaux, comme les perroquets et les oiseaux de fauconnerie.
    5. (Par analogie) (Botanique) Filaments en forme de vrille par lesquels les plantessarmenteuses et grimpantes s’attachent aux corpsvoisins.
    6. (Football) (Par métonymie) Fait de toucher un ballon avec la main ou le bras alors que c’est interdit.
      • Cette main a entrainé un coup-franc décisif.

    7. (Figuré)Travailleur.
      • Quelques mains en plus ne feront pas de mal.

    8. (Figuré)Écriture, caractère d’écriture d’une personne.
      • Elle a une bonne main.
      • Je reconnais sa main.

    9. Pelle de tôle, à manche de bois très court, dont on se sert pour prendre et pour porter de la braise, de la cendre, etc.
    10. Ustensile de bois ou de métal, lequel remplace la main humaine pour saisir une quantité de marchandises.
      • Les mains les plus usités sont celles en fer-blanc, que l’on emploie pour la plupart des produits secs. — (Albert Seigneurie, Dictionnaire encyclopédique de l’épicerie et des industries annexes, 1904)

    11. Sorte d’anneau de fer à ressort, qui est au bout de la corde d’un puits, et dans lequel on passe l’anse du seau.
    12. Sorte d’anneau qui est au-devant d’un tiroir et qui sert à le tirer.
    13. (Automobile) Morceau de galonplat attaché au-dedans d’une voiture et qu’on tient à la main pour se soutenir.
    14. (Architecture) Partie d’une rampe d’escalier sur laquelle se pose la main.
    15. Assemblage de vingt-cinqfeuilles de papier → voir main de papier.
      • Une main de papier.
      • Le papier se vend à la feuille, à la main et à la rame.
      • Vingt mains font une rame.

    16. (Technique) Volumemassique du papier.
      • Ce papier a une main très élevée.

    17. (Technique) Façon dont un tissu tombe ou glisse.
      • (Figuré)(Littéraire)Le ciel était taché seulement d’une main nuageuse de fines dentelles amarante qui se tendait comme pour nous souhaiter la bienvenue. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)

    18. (Cartes à jouer) (Poker) Ensemble des cartes tenues par un joueur.
    19. (Figuré)Action, puissance, influence, pression.
      • On sent la main de quelqu’un d’énergique en cette affaire.


  4. #4
    Avatar de abu houdeyfa
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    Comment se comportent les gens de la sunna par rapport aux noms et attributs d’Allah ?
    Les gens de la sunna et du groupe se sont réunis sur le fait de puiser leurs sources dans la sunna du prophète, صلى الله عليه وسلم, et les mettre en pratique de façon apparente et cachée dans leurs paroles, actes et croyances.


    Leur comportement face aux noms et attributs d’Allah est le suivant :

    L’attribution


    Les gens de la sunna et du groupe attribuent tout ce que s’est attribué Allah au sujet de Lui-même dans le coran ou dans la sunna de Son messager, صلى الله عليه وسلم, sans en modifier le sens (At-tahrîf), sans le réfuter (At-ta’tîl), sans se questionner au sujet du comment (At-takyîf) et sans comparaison (At-tamthîl).

    Le rejet


    Ils excluent tout ce qu’Allah a exclu de Lui-même dans le coran ou dans la sunna de Son messager, صلى الله عليه وسلم, en attribuant, avec conviction, à Allah, le Très-Haut, la perfection de ce qui s’oppose à l’attribut exclu.

    Au sujet de ce qui a été ni attribué, ni rejeté, et qui est sujet à divergences comme le corps, le lieu [1], la direction et d’autres choses

    Ils s’abstiennent de se prononcer à ce sujet en ce sens qu’ils ne l’attribuent pas, ni ne le rejettent en raison de l’absence de textes pouvant permettre cela.
    Quant à sa signification, ils demandent des précisions à ce sujet et rejettent ces dernières si elles ont pour but d’attribuer à Allah le faux qui ne peut pas Lui être attribué et les acceptent si elles ont pour but d’attribuer à Allah une vérité qui peut lui être attribuée.
    Cette méthodologie est la voie obligatoire à suivre car elle est la parole du juste milieu entre les adeptes de la réfutation et ceux de la comparaison.
    Son caractère obligatoire a pour source la raison et les textes :
    quant à la raison :


    son argumentation : tous les éclaircissements concernant les paroles liées à ce qui revient à Allah, le Très-Haut, de façon obligatoire, autorisée et interdite ne peuvent être compris que par le biais des textes.


    Il est donc obligatoire de les suivre dans cela en attribuant ce qu’ils ont attribué à Allah, en excluant d’Allah ce qu’Il s’est exclu de Lui-même et en s’abstenant de parler sur quoi Il s’est tu.

    quant aux textes :


    parmi ses preuves, les paroles d’Allah, le Très-Haut (traductions rapprochées) :

    « c’est à Allah qu’appartiennent les noms les plus parfaits. Invoquez-Le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms, ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait » [2] ;


    « Rien ne lui est comparable, et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant » [3] ;


    « Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance » [4].


    Le premier verset nous indique l’obligation d’attribuer à Allah ce qu’Il s’est attribué sans modifier le sens et sans le réfuter car ceci fait partie de la mécréance.


    Le second verset nous montre le caractère obligatoire de la réfutation de la comparaison.


    Le dernier verset nous informe sur l’obligation de la réfutation du questionnement sur le comment et l’obligation de s’abstenir d’attribuer ou de rejeter quoi que ce soit en l’absence de textes.

    Il faut savoir que tous les attributs qui ont été attribués à Allah sont tous des attributs de perfection par lesquels Il mérite d’être loué et vanté.


    Ces attributs ne sont, en aucun cas, sujets à imperfection.


    Par conséquent, tous les attributs parfaits attribués à Allah, le Très-Haut, doivent Lui être attribués de la manière la plus parfaite.

    Notes
    [1] correction du traducteur : lieu délimité
    [2] Sourate 7 : AL-ARAF, verset 180
    [3] Sourate 42 : ACHOURA (LA CONSULTATION), verset 11
    [4] Sourate 17 : AL-ISRA (LE VOYAGE NOCTURNE), verset 36



    Source : "Fathu rabi-l-bariyah bi talkhîsi-l-hamawiyah"
    Traduction :Abou Abdillah / Abou Soulaymane


    copié de sounna.com


    Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
    Que celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu' il ne dise que du bien ou qu'il se taise.

  5. #5

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    Citation Envoyé par abu houdeyfa Voir le message
    Au sujet de ce qui a été ni attribué, ni rejeté, et qui est sujet à divergences comme le corps, le lieu [1], la direction et d’autres choses


    Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
    Salam alaykoum,

    le corps sujet à divergences ? (je parle même pas du reste) ya Latif !

    Al Imâm Ahmad Ibn Hanbal (qu'Allâh l'agrée) a dit aussi : « Il est interdit de qualifier Allâh de corps (jism), et celui qui croit qu'Allâh est un corps parmi les corps, et qui lui donne les caractéristiques propre au corps, comme la hauteur ou le déplacement, est un mécréant (kâfir). »


    [Rapporté par Al Qâdî Ibn Abî Ya'lâ dans son Tabaqât Ul Hanâbilah]

    Et l'Imâm Ahmad (qu'Allâh l'agrée) a dit également : « Une personne a mécru (kafara) si elle dit qu'Allâh est un corps, même si elle dit : « Allâh est un corps mais pas comme les autres corps. ». »

    [Rapporté par Al Imâm Badr Ud Dîn Az Zarkashî dans son Tashnîf Ul Masâmi']

  6. #6
    Avatar de abu houdeyfa
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    Citation Envoyé par juwayni Voir le message
    Salam alaykoum,

    le corps sujet à divergences ? (je parle même pas du reste) ya Latif !

    Al Imâm Ahmad Ibn Hanbal (qu'Allâh l'agrée) a dit aussi : « Il est interdit de qualifier Allâh de corps (jism), et celui qui croit qu'Allâh est un corps parmi les corps, et qui lui donne les caractéristiques propre au corps, comme la hauteur ou le déplacement, est un mécréant (kâfir). »


    [Rapporté par Al Qâdî Ibn Abî Ya'lâ dans son Tabaqât Ul Hanâbilah]

    Et l'Imâm Ahmad (qu'Allâh l'agrée) a dit également : « Une personne a mécru (kafara) si elle dit qu'Allâh est un corps, même si elle dit : « Allâh est un corps mais pas comme les autres corps. ». »

    [Rapporté par Al Imâm Badr Ud Dîn Az Zarkashî dans son Tashnîf Ul Masâmi']
    alikoum salam ton ya latif tu peux te le garder ! ET YA ECRIT DIVERGENCE
    Que celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu' il ne dise que du bien ou qu'il se taise.

  7. #7
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    Citation Envoyé par juwayni Voir le message
    Salam alaykoum,




      • Malgré moi, les doigts de mes deux mains s’agitèrent follement. — (Henri Alleg, La Question, 1957)

    1. (Par extension)Habiletémanuelle.
      • On doit, sans perdre un instant, extirper la tumeur : opération qui exige la main d'un anatomiste, et qui. n'est pas sans danger pour celui qui la pratique, l'inoculation de l’ichor gangreneux pouvant causer la mort. — (Mémoires d'agriculture, d’économie rurale et domestique, 1831, p.423)

    2. (Par extension)(Zoologie) Partie correspondante chez les animaux dont l’extrémité du membre postérieur est douée de préhension avec un pouce opposé aux autres doigts.
      • La main du bonobo est homologue à celle de l’homme.

    3. (Par extension)(Zoologie)Pied de quelques oiseaux, comme les perroquets et les oiseaux de fauconnerie.
    4. (Par analogie) (Botanique) Filaments en forme de vrille par lesquels les plantessarmenteuses et grimpantes s’attachent aux corpsvoisins.
    5. (Football) (Par métonymie) Fait de toucher un ballon avec la main ou le bras alors que c’est interdit.
      • Cette main a entrainé un coup-franc décisif.

    6. (Figuré)Travailleur.
      • Quelques mains en plus ne feront pas de mal.

    7. (Figuré)Écriture, caractère d’écriture d’une personne.
      • Elle a une bonne main.
      • Je reconnais sa main.

    8. Pelle de tôle, à manche de bois très court, dont on se sert pour prendre et pour porter de la braise, de la cendre, etc.
    9. Ustensile de bois ou de métal, lequel remplace la main humaine pour saisir une quantité de marchandises.
      • Les mains les plus usités sont celles en fer-blanc, que l’on emploie pour la plupart des produits secs. — (Albert Seigneurie, Dictionnaire encyclopédique de l’épicerie et des industries annexes, 1904)

    10. Sorte d’anneau de fer à ressort, qui est au bout de la corde d’un puits, et dans lequel on passe l’anse du seau.
    11. Sorte d’anneau qui est au-devant d’un tiroir et qui sert à le tirer.
    12. (Automobile) Morceau de galonplat attaché au-dedans d’une voiture et qu’on tient à la main pour se soutenir.
    13. (Architecture) Partie d’une rampe d’escalier sur laquelle se pose la main.
    14. Assemblage de vingt-cinqfeuilles de papier → voir main de papier.
      • Une main de papier.
      • Le papier se vend à la feuille, à la main et à la rame.
      • Vingt mains font une rame.

    15. (Technique) Volumemassique du papier.
      • Ce papier a une main très élevée.

    16. (Technique) Façon dont un tissu tombe ou glisse.
      • (Figuré)(Littéraire)Le ciel était taché seulement d’une main nuageuse de fines dentelles amarante qui se tendait comme pour nous souhaiter la bienvenue. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)

    17. (Cartes à jouer) (Poker) Ensemble des cartes tenues par un joueur.
    18. (Figuré)Action, puissance, influence, pression.
      • On sent la main de quelqu’un d’énergique en cette affaire.
    " Le jour de la résurrection, ALLAH enroulera les cieux puis les placeras dans sa main droite et dira : Je suis le souverain. Ou sont les tyrans ? Ou son les orgueilleux ? Puis il enroulera les 7 sept cieux dans sa main gauche et dira " je suis le souverain. Ou sont les tyrans ? Ou son les orgueilleux ? "


    [ Mouslim N°2788 ]
    Que celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu' il ne dise que du bien ou qu'il se taise.

  8. #8
    Editeur - ex-IbnAbuH Avatar de Abu Idris
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    Ibn Baz ou Al 'Uthamymine ?

    Il faudrait savoir car en matière de 'aqida c'est pas la même chose :


    Ibn Baz (Majmou' al Fatawa volume 28 page 402 - Question sur le hadith : Les 7 personnes qui seront sous l'Ombre de Dieu)
    "Il s'agit bien ici de l'Ombre de Dieu Exalté Soit Il, qui a bien une Ombre dont le comment est inconnu".

    Al 'Uthaymeen (Sharh Riyad As Salihine page 347 - Sur le commentaire du même Hadith)
    "Il ne s'agit pas ici de L'Ombre de Dieu, car comment Dieu Lumière des cieux et de la terre, pourrait faire avoir une Ombre ? Celui qui a cette compréhension est plus stupide qu'un âne"

    Je ne sais pas quel est l'âne des deux...Mais il y en a forcement un des deux !

  9. #9
    Avatar de abu houdeyfa
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    La croyance des premiers ash’arites dans le domaine des Attributs textuels


    Ibn Kathîr connu pour sa vaste culture, parlent des étapes par lesquelles, le père fondateur de la secte est passé. Ce dernier nous apprend à ce sujet : « Ils mentionnent que SheïkhAbû el Hasan el Ash’arî a connu trois phases dans sa vie :


    La première : est celle de l’i’tizâlqu’il abandonna de façon incontestable. Lors de sa deuxième phase : il reconnait les sept Attributs rationnels (e-Sifât el ‘aqliya)qui sont la Vie, le Savoir, la Puissance, la Volonté, l’Écoute, la Parole et la Vue. Il interprète les Attributs textuels (e-Sifât el khabariya) comme le Visage, les Mains, le Pied, le Sâq (la Jambe, le Tibia, ou la Mi-jambe ndt.), etc. lors de sa troisième phase : il adhère à tous les Attributs sans les décrire (takyîf) ni les faire ressembler à la création (tashbîh)à la manière des anciens. Cette tendance est celle qu’il reprend dans el ibânaécrit à la fin de sa vie. »[1]


    Lors de sa troisième étape, Abû el Hasan enregistra les tendances des traditionalistes. Dans Ikhtilâf el musallîn wa maqâlât el islâmiyîn, il explique : « Voici la tendance des traditionalistes et leur credo en gros : Ils reconnaissent Allah (U), Ses anges, Ses Livres, Ses messagers ; toutes les informations venant de Lui, et celles rapportées par des savants crédibles selon le Messager d’Allah (r)sans ne rien démentir. (…)et qu’Allah est sur Son Trône comme Il le révèle : [Le Miséricordieux, est sur Son Trône établi][2] ; qu’Il a deux Mains sans qu’on puisse les décrire comme Il le révèle : [Que j’ai créé de Mes deux Mains].[3]Ils reconnaissent le savoir à Allah, comme Il le révèle : [Il l’a révélé par Son Savoir].[4] [Rien de ce qu’une femelle porte en son sein ou qu’elle ne mette au monde n’échappe à Son Savoir].[5] Ils reconnaissent à Allah des Attributs comme l’Écoute, la Vue, sans les renier à la manière des mu’tazilites…


    Ils donnent foi aux hadîthqui viennent du Messager d’Allah (r), par exemple : « Allah descend au premier ciel et demande : Y a-t-il quelqu’un qui implore Mon pardon afin que Je le lui accorde ? »comme nous l’apprend lehadîth… Ils reconnaissent qu’Allah viendra le Jour de la Résurrection, comme Il le révèle : [et Ton Seigneur viendra avec les anges qui seront en rangs][6] ; et qu’Il se rapproche de Ses créatures de la façon dont Il le veut, comme Il le révèle : [Nous sommes plus proches de lui qui sa veine jugulaire].[7] » Après avoir évoqué bon nombre d’éléments, il a fait la conclusion suivante : « Voici en gros ce qu’ils prônent, ce qu’ils voient et mettent en pratique. Nous adhérons à tout ce que nous avons évoqué et nous en faisons notre tendance. »[8]


    Notre hérésiographe déclare également concernant l’istiwâ : « Pour les traditionalistes, Allah n’est pas un corps,[9]Il ne ressemble pas aux choses existantes et Il est sur Son Trône comme Il le révèle : [Le Miséricordieux, est sur Son Trône établi].[10]Nous ne nous avançons pas devant la parole d’Allah et de Son Messager, nous reconnaissons plutôt l’istiwâsans chercher à le décrire… Nous disons également qu’Il a deux Mains sans chercher non plus à les décrire comme Il le révèle : [que j’ai créé de Mes deux Mains][11]… et qu’Il descend au premier ciel comme le formule le hadîth. » Il a dit ensuite : « Quant aux mu’tazilites, ils prétendent que l’istiwâ(s’établir) sur le Trône a le sens d’istawlâ (de s’accaparer du Trône). »[12]


    Sous la section : la divergence sur l’œil, le visage, la main, etc. il explique : « Les traditionnistes (ashâb el hadîth) ont dit : nous nous contentons de dire comme Allah le Tout-Puissant, ou les paroles rapportées par le Messager d’Allah (r). Nous disons donc qu’Il a un Visage sans faire de description (bi lâ kaïf), deux Mains et deux Yeux sans faire de description. »[13]


    Il souligne notamment que les mu’tazilites s’éloignent des traditionalistes en disant : «Certains d’entre eux reprochent de dire qu’Allah a deux Mains et reprochent de dire qu’Il a deux Yeux. »[14]


    Plus d’un adepte d’el Ash’arî recense ces paroles, comme ibn Fawrk et el Hâfizh ibn ‘Asâkir dans son livre tabyîn kadhib el muftarî fî mâ nisiba ilâ sheïkh Abî el Hasan el Ash’arî. Il y évoque le credo qu’Abû el Hasan revendique au début d’el ibânaet dont voici un extrait : « Si quelqu’un demande : c’est bien de critiquer la tendance des mu’tazilites, qadarites, jahmites, harûrites, rafidhîtes, murjites, mais alors faites-nous connaître la tendance ou l’opinion à laquelle vous adhérer.


    Nous répondons : L’opinion à laquelle nous adhérons et la religion à laquelle nous croyons est celle qui consiste à s’accrocher au Livre d’Allah (I), à la Tradition de Son Prophète (r), et aux annales rapportées des Compagnons, de leurs Successeurs (tâbi’în), et des grandes références du hadîth. Nous nous retranchons derrière ces enseignements. L’opinion d’Abû ‘Abd Allah Ahmed ibn Hanbal – qu’Allah illumine son visage, l’élève en degré, et le comble de la meilleure récompense – est la nôtre, et celle de ses adversaires s’oppose à la nôtre. Il est le noble Imam, le chef parfait, par lequel Allah dévoila la vérité, dissipa les ténèbres, montra la voie, et brisa l’innovation des hérétiques, l’égarement des égarés, et le doute des sceptiques. Qu’Allah comble de Sa Miséricorde cet Imam devancier, illustre, encensé, et magnifié, et tous les Imams des musulmans…


    Voici notre opinion en un mot : nous reconnaissons Allah, Ses anges, Ses Livres et Ses messagers ; nous reconnaissons toutes les enseignements qui viennent d’Allah et ceux que les savants crédibles nous rapportent du Messager d’Allah(r) »[15] Il enchaîna ensuite sur les points que nous avons évoqués plus haut et sur beaucoup d’autres, comme nous l’avons signalé à d’autres endroits.


    E-Dhahabî y fait allusion dans e-siar en disant : « L’auteur à dit : j’ai eu sous la main quatre ouvrages d’Abû el Hasan écrits sur la croyance (el usûl). Il y cite la tendance des anciens sur les Attributs au sujet desquels il explique : il faut les prendre comme ils sont venus. Puis, il confie : cette tendance est la mienne, j’y adhère sans faire d’interprétation (ta-wîl) »[16]


    Ainsi, le père fondateur de la secte et ses premiers adeptes comme Abû el Hasan e-Tabarî, Abû ‘Abd Allah ibn Mujâhid el Bâhilî, et el Qâdhî Abû Bakr el Baqallânî, s’accordent à reconnaitre les Attributs textuels cités dans le Coran, comme l’istiwâ, le Visage, et la Main. Ils dénonçaient toute interprétation de ces Attributs (ta-wîl).[17] Ils n’avaient pas deux opinions sur la question contrairement à leurs héritiers qui jonglent entre le ta-wîl et le tafwîdh. Abû el Ma’âlî el Juwaïnî est le premier (sic) parmi les savants les plus connus à s’insurger contre les textes avec l’arme du ta-wîl, comme le souligne ibn Taïmiya.[18] D’autres savants des nouvelles générations adhèrent formellement au ta-wîl. Juste avant el Juwaïnî, Il y a eu ‘Abd el Qâhir el Baghdâdî, et plus tardivement Abû Hâmid el Ghazâlî, el Fakhr e-Râzî, el Âmudî, etc.[19] Selon ces derniers, reconnaitre le sens littéral des Attributs textuels, c’est sombrer dans l’anthropomorphisme haïssable.[20]


    Pourtant, de grandes références, dont notamment des mentors du kalâm, établissent sans détour que le ta-wîl, une vulgaire innovation, n’entre pas dans le vocabulaire des anciens.[21]


    Sheïkh el Islâmibn Taïmiya qui devait rendre des comptes sur sa ‘aqîda el wâsitiya, lança ce défit historique : « Je n’ai fait que retranscrire la croyance de tous les pieux prédécesseurs… qui est la croyance de Mohammed (r).J’ai pourtant lancé l’appel à plusieurs reprises à mes détracteurs. Je leur ai laissé un délai de trois ans : si l’un d’entre eux me donne une seule parole parmi les trois premières générations au sujet desquelles le Prophète (r) a fait les éloges… alors, je reviendrais sur ma croyance… »[22]


    « Personne ne sera jamais capable de rapporter une seule parole des anciens qui ne prouvent ni explicitement ni implicitement que ces derniers avaient pour conviction qu’Allah n’était pas sur Son Trône, qu’Il n’avait ni l’ouïe ni la vue, ni une Main réelle… »[23]


    « Allah sait qu’après avoir fait une recherche complète, après avoir feuilleté ce que j’ai pu avoir sous les yeux des paroles des anciens, je n’ai jamais trouvé qu’aucun d’entre eux, ne disait explicitement ou implicitement, voir indirectement qu’il fallait renier les Attributs textuels… Leurs condamnations portaient uniquement sur le tashbî’(anthropomorphisme ndt.). »[24]


    Le crédo des néo-ash’arites dans le domaine des Attributs textuels


    Dans son commentaire à jawrat e-tawhîd,El Baïjûrî affirme : « si des textes du Coran et de la sunnafont allusion à la direction, un « corps », une forme, des membres, les adeptes de la vérité et d’autres tendances à l’exception des anthropomorphistes (el mushabbiha et el mujassima) s’accordent à dire qu’il faut les interpréter… Il donna ensuite des exemples dont : [Le Miséricordieux, est sur Son Trône istawâ (établi)].[25]Les salafs(les anciens), poursuit-il,disent nous ne connaissons pas l’istiwâ, et les khalafs(nouvelles générations)disent qu’il a le sens d’istîlâ et de royauté. »[26]


    Il suffit de parcourir e-nazhzhâmiyapour se familiariser avec le crédo ash’arite. Par exemple, el Juwaïnî défend qu’on puisse attribuer au Très-Haut, une direction, un endroit, un haïz, des lettres, des sons, et le sens littéral des textes ambigus… Il en est de même pour el Ghazâlî dans son livre iljâm el ‘awâm. Ce principe est celui des grandes références ash’aritesqui consiste à épargner Allah (tanzîh) des particularités propres aux accidents (hawâdîth), comme la direction, l’endroit, les lettres, les sons, et le sens littéral que dénotent les textes ambigus.[27]


    Les ash’arites ont connu plusieurs étapes et plusieurs phases dans leur développement. Au début, ils ont cultivé la pensée du Kalâm (d’ibn Kullâb), ils ont ensuite fortement glissée vers l’i’tizâl, pour en fin de parcourt faire un mélange entre leur crédo et la philosophie. Les néo-ash’arites ont un penchant de plus en plus prononcé pour le jahmismeet la philosophie. En cela, ils se distinguent de la pensée de leur fondateur et des grandes références parmi ses partisans.[28] L’ash’arisme primitif reconnaissait dans l’ensemble les « Attributs textuels», comme en témoigne ses grandes références en commençant par leur père fondateur ; en voici une liste : Abû el Hasan el Ash’arî, Abû ‘Abd Allah ibn Mujâhid, Abû el Hasan el Bâhilî, el Qâdhî Abû Bakr el Bâqallânî, Abû Ishâq el Asfarâînî, Abû Bakr ibn Fawrk, Abû Mohammed ibn e-Lubân, Abû ‘Ali ibn Shâdhân, Abû el Qâsim el Qushaïrî, Abû Bakr el Baïhaqî, etc.[29]


    En revanche, les nouveaux partisans d’Abû el Hasan comme Abû el Ma’âlî el Juwaïnî, et tant d’autres, ne reconnaissent que les « Attributs rationnels ». Certains d’entre eux renient carrément les « Attributs textuels» bien que d’autres à l’exemple d’el Râzî et d’el Âmudî ne se prononcent pas à leur sujet. Ceux qui renient les « Attributs textuels» ont deux comportements à leur encontre ; les uns ont recourt au ta-wîl (interprétation des Textes), les autres ont recourt au tafwîdh (l’incompréhension des Textes en disant que Seul Dieu en pénètre le sens ndt.). Quant à el Ash’arî et ses premiers adeptes, ils établissaient que toute interprétation entraînant implicitement de renier les Attributs, était considéré comme fausse. Ils ne se contentaient pas de dire qu’ils n’avaient pas accès à la compréhension des Textes, ils allèrent jusqu’à condamner les interprétations des « négateurs ».[30]


    Pour les néo-ash’arites, le Visage d’Allah n’est pas à prendre au sens propre. Pour les uns, Il correspond à Son Essence et les autres préfèrent avoir recours au tafwîdh (en laissant sa signification à Allah ndt.).


    Dans usûl e-dîn, ‘Abd el Qâhir el Baghdâdî affirme : « Pour nous, le vrai sens qu’il faut donner à el wajh, c’est Son Essence, et aux Yeux, Sa vision des choses. »[31] Pour sa part, Abû el Ma’âlî el Juwaïnî soutient : « Pour nous, il faut donner aux Mains le sens de puissance, aux Yeux le sens de vision, et au Visage le sens d’existence. »[32]


    Pour certains contemporains, la Main d’Allah sous-entend un anthropomorphisme latent et Elle ne compte par parmi les Attributs de Son Essence. Ils se tournent alors soit vers le tafwîdh en précisant tout de même qu’il ne soit pas question de Main au sens propre, soit vers le ta-wîl en interprétant la Main par la Grâce d’Allah ou Sa Puissance. Ils affirment à ce sujet : « Nous en trouvons un exemple [du tafwîdh] dans le Verset : [Ses deux Mains sont plutôt étendues].[33] La main de manière générale prend le sens de générosité et prodigalité… Quant aux Mains affiliées au Très-Haut dans ce Verset, après avoir évacué de l’esprit leur sens littéral… Celles-ci supportent plusieurs définitions au sens figuré du terme. La plupart des anciens ne se prononcent pas quand il s’agit de trancher entre elles et d’en choisir une. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre qu’ils n’en connaissaient pas le sens. »[34]


    Wa Allah a’lam !


    [1]Tabaqât el fuqahâ e-shâfi’iyîn (1/210) ; dans ittihâf e-sâda el muttaqîn (2/4),el murtadhâ e-Zubaïdî reprend ce passage sans le faire suivre par aucun commentaire.


    [2]Tâ-Hâ ; 5


    [3]Sâd ; 75


    [4]Les femmes ; 166


    [5]Le Façonneur ; 11


    [6]L’aurore ; 22


    [7]Qâf ; 16


    [8]El maqâlât (1/345-350).


    [9]El Ash’arî est vraisemblablement resté sous l’influence kullâbite lors de sa troisième phase après être revenu à la voie des anciens qui n’utilisent pas dans ce domaine ce genre d’expressions dont le sens est vague et ambigu. C'est pourquoi ils se contentent de se conformer au vocabulaire du Coran et de lasunna pour définir leur dogme. [ Voir : Majmû’ el fatâwa (6/37-38) et (6/663-665)] Quoique certains chercheurs universitaires pensent qu’el Ash’arî n’a jamais quitté le kullâbisme, bien qu’il fut, à la fin de sa vie, attiré par la tendance d’Ahmed. C’est d’ailleurs certainement la raison qui a poussé bon nombre de savants à classifier son cheminement en trois phases. [Voir : el usûl e-latî banâ ‘alaïhâ el mubtadi’a madhhabuhum fî e-Sifât qui est une thèse es doctorat du D. ‘Abd el Qâdir ibn Mohammed ‘atâ Sûfî.]


    [10]Tâ-Hâ ; 5


    [11]Sâd ; 75


    [12]El Maqâlât (1/285).


    [13]maqâlât el islâmiyîn (1/290).


    [14]maqâlât el islâmiyîn (1/271).


    [15] El ibâna (p. 43)


    [16]Siar a’lâm e-nubalâ (15/86).


    [17]Voir notamment : el ibâna (p. 53-58), risâlat ilâ ahl e-thaghr (p. 225, 232-234), maqâlât el islâmiyîn (p. 290-297) tous d’Abû el Hasan el Ash’arî ; e-tamhîd de Baqallânî (p. 295-299).


    [18]Dur ta’ârudh el ‘aql wa e-naql (1/17-18). El Baïhaqî suit également ce principe dans el Asmâ wa e-sifât (2/25-53).


    [19]Voir pour el Juwaïnî, el irshâd (p. 155-163), e-shâmil (p. 543-570) ; pour ‘Abd el Qâhir el Baghdâdî, usûl e-dîn (p. 109-112) et el ghuniya fî usûl e-dîn (p. 113-116) ; pour el Ghasâlî, qawâ’id el ‘aqâid (p. 167) et iljâm el ‘awâm (p. 75-76) ; pour e-Râzî, asâs e-taqdîs (p. 99 et les pages suivantes) ; et enfin pour el Âmudî, ghâyat el marâm (p. 139-143).


    [20]Voir : asâs e-taqdîs (p. 182) et ghâyat el marâm (p. 138).


    [21]Voir : e-risâla e-nazhzhâmiya de l’imam el Haramaïn (p. 22), el Khutat d’el Maqrîzî (2/356) ; Ibn Hajar lui-même dans fath el Bârî (13/370, 390) ; d’ailleurs el Kawtharî n’a jamais réussi à répondre à ce fâcheux dilemme ; sharh el fiqh el akbar d’el Qârî (p. 59), et j’en passe...


    [22]Majmû’ el fatâwâ (3/161).


    [23]Majmû’ el fatâwâ (5/109).


    [24]Majmû’ el fatâwâ (5/109).


    [25]Tâ-Hâ ; 5 Il est possible de dire pour l’istiwâ : Il S’est élevé sur/au-dessus de Son Trône (‘Alâ etista’lâ) ou Il S’est établi sur/au-dessus de Son Trône (istaqarra) (N. du T.)


    [26]Sharh jawharat e-tawhîd(p. 157).


    [27]Ahl e-sunna el ashâ’ira(p. 76).


    [28]Idem.


    [29]Majmû’ el fatâwâ (4/147-148).


    [30]Manhâj e-sunna(2/223-224).


    [31]Usûl e-dîn(p. 110).


    [32]El irshâd(p. 155).


    [33]Le repas céleste ; 64


    [34]Ahl e-sunna el ashâ’ira (p. 153).
    Que celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu' il ne dise que du bien ou qu'il se taise.

  10. #10
    Avatar de abu houdeyfa
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    Citation Envoyé par IbnAbuH Voir le message
    Ibn Baz ou Al 'Uthamymine ?

    Il faudrait savoir car en matière de 'aqida c'est pas la même chose :


    Ibn Baz (Majmou' al Fatawa volume 28 page 402 - Question sur le hadith : Les 7 personnes qui seront sous l'Ombre de Dieu)
    "Dieu Exalté Soit Il, a bien une Ombre qui fait partie de ses Attributs".

    Al 'Uthaymeen (Sharh Riyad As Salihine page 347 - Sur le commentaire du même Hadith)
    "Il ne s'agit pas ici de L'Ombre de Dieu, car comment Dieu Lumière des cieux et de la terre, pourrait faire Ombre avec le Soleil ? Celui qui a cette compréhension est plus stupide qu'un âne"

    Je ne sais pas quel est l'âne des deux...Mais il y en a forcement un des deux !
    continu a calomnié !! LA DIVERGENCE TU SAIS PAS CE QUE SES,?????????????????? donc
    Que celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu' il ne dise que du bien ou qu'il se taise.

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