Salam


Un secteur très important dont on ne parle pas beaucoup est le système de santé dans ce soi-disant état islamique. Dès sa première déclaration publique après la conquête de Mossoul, Al-Baghdadi, calife auto-procalmé a appelé les medecins, parmi d'autres professions intellectuelles, à participer au gouvernement du territoire controlé par l'etat islamique.

La volonté du sommet de l'organigramme se retrouve transcrite dans Dabiq, le magazine de propagande du groupe terroriste , qui propose des rubriques entières sur le bon fonctionnement de l'EI.

L'article, intitulé "Healthcare in the Khilafah" fait partie de cette nouvelle propagande. Il fait suite à une video sortie en avril , annonçant le supposé lancement d'un système de soins de santé de l'État Islamique (ISHS), qui, soit dit en passant, lorgne fort vers le système de santé britannique (NHS).

Dans une tentative de tromper les musulmans vivant dans des pays développés à voyager vers une zone de guerre, l'article met en scène des photos de complexes sanitaires propres, et se vante de l'ouverture d'un collège médical à Raqqa, la capitale auto-proclamée, en Syrie, et d'un collège pour les études médicales à Mosul en Iraq. (je reviendrais sur ce nouveau curriculum des études médicales qui se limitent à 3 ans pour sortir comme docteur)

La réalité sur le terrain: La majorité du personnel chargé des hôpitaux a pu rester en place, mais la réalité du terrain est difficile. La ville de Raqqa, le modèle de l'État islamique, meurt à petit feu. Le nouveau califat impose chaque jour, depuis début juin, des ordres et des interdits au nom de l'application de la charia. On note, pour les médecins, la mise à l'écart de tous les gynécologues hommes dans les maternités et hôpitaux, ou encore "l'obligation de passer un test sur la charia (loi islamique) sous peine de se voir interdire l'exercice de leur profession”

Sous le joug de l'EI, les combattants islamistes avaient effectivement un accès gratuit à la santé, mais que le commun des citoyens n'avait pas ce droit. "Les combattants vivent dans des maisons à l'intérieur de la ville, et ils agissent comme s'ils étaient les maîtres et le peuple de Raqqa, leurs esclaves."

Je reviendrais plus tard sur un sujet qui a attire mon attention. Il s'agit du jihad de daesh qui est devenu un business lucratif ou on paie des milliers de dollars au daeshien recruteur.

Encore une propagande de daesh sur la santé pour montrer que tout va bien. Je me demande combien de docteurs d'infirmiers et infirmières ont pris la fuite pour chercher refuge en Europe et se sont fondus dans la masse de refugees Syrien et iraquiens?

Salam