As-Salamou Alaykoum

Je vois qu'un grand nombre de musulmans tombent dans le piège de croire n'importe quoi qu'on leur servit et qu'ils prennent sans réfléchir comme faits les arguments de ceux qui disent qu'un grand nombre de versets du Coran est en fait abrogé. Je vous apporte un bon article sur l'abrogation afin que les choses soient plus claires:


"L'intégralité du texte coranique a été révélée au Prophète sur une étendue de 23 années. Cette révélation graduelle du texte a permis la promulgation graduelle des règles (obligations et interdictions). Elle a permis également un fait particulier au Coran : l'abrogation de certaines règles et leur remplacement par d'autres.
En fait promulgation graduelle et abrogation relèvent du même principe : la prise en compte de l'état de la communauté musulmane pendant la révélation. Nous musulmans savons que Dieu savait déjà qu'après la révélation d'une règle liée à un moment donné, l'état de la société changerait et qu'Il révèlerait alors une autre règle.

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Trois versets qui parlent de l'abrogation :

Dans le Coran, Dieu parle de l'abrogation de certaines règles ou de la récitation de certains versets.

I) "Quand Nous remplaçons un verset par un autre verset - et Dieu sait ce qu'Il fait descendre -, ils disent : "Tu n'est qu'un inventeur". En fait la plupart d'entre eux ne savent pas" (Coran 16/101).

II) "Nous te ferons réciter, de sorte tu n'oublies pas, sauf ce que Dieu voudra" (Coran 87/6-7). Ces mots "Sauf ce que Dieu voudra (que tu oublies)" font allusion au cas que nous expliciterons plus bas sous le n° 5 : l'abrogation de la règle ainsi que de la récitation d'un verset ("naskh ul-hukm wa-t-tilâwa").

III) "Chaque fois que Nous abrogeons un verset ("nansakh") ou que Nous le retardons ("nansa'hâ"), Nous en apportons un meilleur ou un semblable…" ; c'était là une première variante de lecture (Coran 2/106).

Selon une seconde variante de lecture : "Chaque fois que Nous abrogeons un verset ("nansakh") ou que Nous le faisons oublier ("nunsihâ"), Nous en apportons un meilleur ou un semblable…" (Coran 2/106).

Dans ce verset III, Dieu a cité 2 possibilités

--- Si on considère ce verset III d'après la première de ces variantes, alors les 2 possibilités que ce verset évoque sont comme suit :

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"que Nous abrogeons un verset ("nansakh")" désigne l'abrogation de la règle d'un verset ("naskh ul-hukm") (commentaire de 'Atâ') : il s'agit de l'abrogation de la règle et de la récitation d'un verset (n° 5 : "naskh ul-hukm wa-t-tilâwa"), ou encore de l'abrogation de la règle d'un verset mais pas de sa récitation (cas cité plus bas sous le n° 4 : "naskh ul-hukm dûn at-tilâwa") ;

----- et "que Nous le retardons ("nansa'hâ")" désigne :

------- soit la non abrogation d'un verset déjà révélé (= "nat'ruk-hâ lâ nubaddil-hâ") (c'est là le commentaire de Ibn 'Abbâs) (il s'agit du cas cité ci-après comme "n° 1") ;

------- soit le fait que l'application de la règle d'un verset auparavant révélé a été renvoyée à la circonstance prévalant lors de sa révélation, et ce à cause de la révélation d'un nouveau verset correspondant à la nouvelle circonstance (= "nurji'u-l-'amala bi hukmihâ ilâ hînihî" ; c'est là le commentaire de as-Suyûtî) (il s'agit de "nas' ul-hukm" : ci-après : "n° 2") ;

------- soit le fait que Dieu n'a pas encore révélé un verset mais qu'Il le fera (= "nu'akhkhir nuzûlahâ" ; c'est là le commentaire de'Atâ') (ce type de verset, que Dieu révèlera, constitue le pendant des versets de types 5 et 4 : la règle d'un verset déjà révélé sera abrogée - cas 5 et cas 4 - par la révélation future d'un verset abrogeant, pas encore révélé pour le moment, mais qui le sera ultérieurement : un nouveau hukm sera donc révélé).

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--- Et si on considère ce verset III d'après la seconde variante suscitée, ces 2 possibilités sont comme suit :

----- "que Nous abrogeons un verset ("nansakh")"
désigne l'abrogation de la récitation mais pas de la règle d'un verset (n° 3 : "naskh ut-tilâwa dûn al-hukm"), ou encore l'abrogation de la règle d'un verset mais pas de sa récitation (cas cité plus bas sous le n° 4 : "naskh ul-hukm dûn at-tilâwa") ;

----- et "que Nous le faisons oublier ("nunsi")" désigne l'abrogation de la règle et de la récitation d'un verset (n° 5 : "naskh ul-hukm wa-t-tilâwa") (commentaire relaté par Ibn Taymiyya, dans un écrit présent dans MF 14/229 et suivantes).

-Par rapport à la question de l'abrogation, il existe donc 5 types de versets :

Type 1) le verset qui a été révélé au Prophète (sur lui soit la paix) et dont la récitation comme la règle n'ont jamais été abrogés : c'est le verset Muhkam (d'après l'un des sens que ce terme possède) ;

Type 2) le verset qui a été révélé au Prophète et dont la règle n'a pas été abrogée mais a été, par la révélation d'un nouveau verset, restreinte à la circonstance qui y correspond ; il s'agit du verset Mansû' ;

Type 3) le verset qui avait été révélé au Prophète et dont la règle est toujours de vigueur mais dont la récitation a, à un moment donné, été définitivement abrogée ; c'est le verset Mansûkh ut-tilâwa dûn al-hukm ;

Type 4) le verset qui a été révélé au Prophète et dont la récitation se fait toujours, mais dont la règle a, à un moment donné, été définitivement abrogée ; il s'agit du verset Mansûkh ul-hukm dûn at-tilâwa ;

Type 5) le verset qui avait été révélé au Prophète mais dont la règle comme la récitation ont ensuite été définitivement abrogées, et ce par la révélation d'un autre verset ; il s'agit du verset Mansûkh ul-hukm wa-t-tilâwa / Munsâ : c'est ce qui a été désigné comme : "être fait oublier" ("nunsi") au Prophète et à ses Compagnons, même si l'un d'eux s'en souvient parfois.
Seuls les 3 derniers types de versets sont des versets abrogés stricto sensu.
Le type 2 ne l'est pas.

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Explications et exemples relatifs aux 5 types de versets venant d'être évoqués :
Cas 1) L'applicabilité permanente de la règle d'un verset :

La majorité des versets sont tels que Dieu n'a jamais communiqué une abrogation ni une modification de la portée de leur règle. Ces règles ne peuvent être déclarées abrogées. Par contre il faut bien sûr prendre en considération le contexte quant à leur application concrète (cliquez ici et ici pour en savoir plus).
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Cas 2) Le renvoi de l'applicabilité d'une règle précédemment révélée, à une circonstance précise (nas' ul-hukm) :

Quand ils étaient à la Mecque, de même que lors de la première période ayant suivi l'émigration du Prophète à Médine, les musulmans n'avaient pas le droit de se défendre militairement face à leurs persécuteurs : Dieu le rappellera plus tard en ces termes : "N'as-tu pas vu ceux à qui ils avaient été dit : "Retenez vos mains, accomplissez la prière et donnez l'aumône"" (Coran 4/77). Quelque temps après leur émigration à Médine est révélée l'autorisation de la défense armée : "Il a été permis à ceux qui ont été combattus (de se défendre), car ils ont été lésés…" (Coran 22/39). Puis il est révélé l'obligation de combattre ceux qui combattent les musulmans (Coran 2/190). Puis de combattre d'autres types de personnes (lire notre article traitant des différents types de figure, il s'agit du cas B5). Puis est révélé le verset intimant aux polythéistes de quitter l'Arabie (Coran 9/1-6) (clire notre article commentant ces versets) (d'après Zâd ul-ma'âd, Ibn ul-Qayyim, 3/70-71).

En fait il n'y a pas eu ici abrogation ("naskh") mais renvoi de l'applicabilité de la règle précédemment révélée à la circonstance prévalant lors de sa révélation ("nas'"). Jusqu'à avant la révélation de Coran 22/39, la règle demandant de ne pas se défendre était seule applicable, puisque jusqu'alors seule règle révélée sur le sujet. Mais après la révélation de Coran 22/39, la première règle auparavant révélée devient désormais restreinte au contexte dans lequel elle avait été révélée : quand les musulmans vivent en minorité dans une société non-musulmane – comme à la Mecque – ou quand les musulmans, même établis dans leur société, sont en état de faiblesse – comme au début de la vie à Médine. Aujourd'hui comme hier, des musulmans se trouvant de nouveau dans la même situation que les musulmans l'étaient à la Mecque ou au début à Médine mettront en pratique la règle rappelée dans le verset 4/77.

As-Suyûtî écrit ainsi : "الثالث: ما أمر به لسبب ثم يزول السبب كالأمر حين الضعف والقلة بالصبر والصفح ثم نسخ بإيجاب القتال. وهذا في الحقيقة ليس نسخا بل هو من قسم المنسإ كما قال تعالى: {أو ننسها} فالمنسأ هو الأمر بالقتال إلى أن يقوى المسلمون، وفي حال الضعف يكون الحكم وجوب الصبر على الأذى. وبهذا يضعف ما لهج به كثيرون من أن الآية في ذلك منسوخة بآية السيف. وليس كذلك بل هي من المنسإ بمعنى أن كل أمر ورد يجب امتثاله في وقت ما لعلة يقتضي ذلك الحكم ثم ينتقل بانتقال تلك العلة إلى حكم آخر وليس بنسخ إنما النسخ الإزالة للحكم حتى لا يجوز امتثاله" :


"Cela ne relève pas de ce qui est abrogé mais de ce qui est reporté ["mansû'"]. L'ordre de combattre a été reporté jusqu'au moment où les musulmans en auraient la capacité. En état de faiblesse, la règle est l'obligation de faire preuve d'abnégation face à la persécution. Ainsi comprenons-nous que ne tient pas ce que beaucoup ont dit, à savoir que ce verset aurait été abrogé par le verset du combat. Ceci ne relève pas du registre de l'"abrogé" mais de celui du "reporté", dans le sens où chacune des règles ainsi dictées doit être pratiquée dans un contexte donné, par le moyen d'un principe motivant ('illa) qui entraîne cette règle ; le changement de ce principe entraîne que c'est l'autre règle qui sera applicable. Ceci n'est pas de l'abrogation, car cette dernière consiste en le fait de mettre fin à une règle précédente de sorte qu'il ne soit plus du tout possible de la pratiquer" (Al-Itqân, 2/703-704).

Ibn Taymiyya a écrit en substance la même chose (cf. As-Sârim, p. 359, p. 239).

La règle de ne répondre à la persécution (lire notre article) que par la patience est donc restreinte à un contexte donné, celui qui est semblable à celui dans lequel les musulmans se trouvaient quand ils étaient à la Mecque ou au début de leur installation à Médine. Quand les musulmans se trouvent dans un contexte semblable à celui pendant lequel, à Médine, le verset légitimant la résistance armée est révélé, alors ils ont l'autorisation et même le devoir de résister ; mais même alors la règle première reste la paix (lire notre article pour en savoir plus).

D'autres exemples sont visibles dans notre article : "Comprendre les différences de situations des musulmans" (il s'agit du cas B).
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Cas 3) L'abrogation de la seule récitation d'un verset, la règle que celui-ci communiquait demeurant toujours en vigueur (naskh ut-tilâwa dûn al-hukm) :

Un exemple qui n'est valable que d'après l'avis de l'école shafi'ite : Aïcha relate que le verset "'Ashru radha'âtin (ma'lûmâtin) yuharrimna" fut abrogé – règle et récitation – par le verset suivant : "Khamsun ma'lûmâtun yuharrimna" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 2062, Muslim, n° 1452). D'après ash-Shâfi'î, ce dernier verset fut ensuite abrogé à son tour pour ce qui est de sa récitation, cependant, sa règle est restée en vigueur : il faut toujours, d'après ce mujtahid, qu'il y ait eu au minimum 5 allaitements pour que l'interdiction de mariage pour cause d'allaitement soit applicable.

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Cas 4) L'abrogation de la règle d'un verset, celui-ci étant cependant toujours récité en tant que partie du texte coranique (naskh ul-hukm dûn at-tilâwa) :

Après l'installation des Emigrants (les musulmans émigrés de la Mecque) à Médine, le Prophète (sur lui la paix) établit des liens de fraternité entre eux et les Auxiliaires (les musulmans originaires de Médine) : à chaque Auxiliaire fut désigné comme frère un Emigrant. D'autres musulmans étaient restés à la Mecque et n'avaient pas émigré à Médine.

Le Coran vint alors dire que les musulmans de Médine n'hériteraient qu'entre eux : en l'absence de proches parents s'étant établis eux aussi à Médine, ce serait entre frères Emigrants et Auxiliaires qu'auraient lieu les liens d'héritage : "Ceux qui ont apporté foi, ont émigré et ont lutté dans la chemin de Dieu [= les Emigrants] et ceux qui leur ont donné refuge et secours [= les Auxiliaires], ceux-là sont héritiers les uns des autres. Et ceux qui ont apporté foi mais n'ont pas émigré, vous n'aurez pas de liens d'héritage avec eux jusqu'à ce qu'ils émigrent…" (Coran 8/72).

Plus tard, après que la Mecque soit elle-même devenue musulmane (en l'an 8 de l'hégire), l'émigration à Médine n'étant plus nécessaire, cette règle fut abrogée par cet autre verset : "Les gens de proche parenté ont, d'après la prescription de Dieu, priorité les uns les autres par rapport aux Croyants [de Médine] et aux Emigrants [de la Mecque]. Sauf si vous (voulez) faire un bien vis-à-vis de vos alliés. Ceci était déjà écrit dans le Livre [= la Table gardée]" (Coran 33/6).

Voici un autre exemple : Ibn uz-Zubayr raconte : "J'ai demandé à Uthman ibn Affân : "Et ceux d'entre vous qui meurent et laissent des épouses, alors (ils devront avoir fait) un testament en faveur de leurs épouses qu'elles bénéficieront d'un entretien pendant une année et qu'on ne les fera pas sortir [de la maison de leur défunt mari]. Si elles sortent (d'elles-mêmes), alors il n'y a pas de mal dans ce qu'elles font à leur propre sujet comme bien. Et Dieu est Puissant, Sage" [Coran 2/240]. Ce verset a été abrogé par l'autre verset. Pourquoi le laisses-tu donc être écrit dans le texte coranique ?" Uthmân m'a répondu : "Mon neveu, je ne peux rien changer de la place qui lui a été désignée" (rapporté par al-Bukhârî, n° 4256). Les deux règles que le verset en question communique ont été abrogées : d'une part il n'y a plus de testament à faire car d'autres versets (4/11-14), révélés après celui-ci, ont défini les parts d'héritage qui reviennent à chacun et chacune ; d'autre part, le délai de viduité a été ramené à quatre mois et dix jours par un autre verset (2/234). Malgré tout, comme Uthman l'a expliqué, la récitation de ce verset n'a quant à elle pas été abrogée, et il ne pouvait enlever du texte coranique un verset auquel le Prophète (sur lui la paix) lui-même avait indiqué la place au milieu de la sourate.
Pourquoi Dieu a-t-Il voulu que certains versets dont la règle a été abrogée demeurent malgré tout à réciter, ce qui a entraîné l'existence de ce cas 4 ? Pourquoi Dieu n'a-t-Il pas voulu que tous les versets dont la règle a été abrogée soient abrogés de récitation également, et relèvent donc tous du cas d'abrogation 5 ?

L'une des explications à cela est que Dieu entend rappeler ainsi qu'Il a voulu faciliter les choses ("takhfîf") (cf. Al-Itqân, 2/ 713).

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Cas 5) L'abrogation de la règle ainsi que de la récitation d'un verset (naskh ul-hukm wa-t-tilâwa) :

--- Aïcha citait ainsi le premier des 2 versets suivants, qui a été abrogé sur indication du Prophète : "عن عائشة، أنها قالت: " كان فيما أنزل من القرآن: "عشر رضعات معلومات يحرمن"؛ ثم نسخن بخمس معلومات؛ فتوفي رسول الله صلى الله عليه وسلم وهن فيما يقرأ من القرآن" (Muslim, n° 1452, Abû Dâoûd, n° 2062, an-Nassâï, n° 3307).

--- Anas cite de même ce verset : "قال أنس: " أنزل الله عز وجل في الذين قتلوا ببئر معونة قرآنا قرأناه حتى نسخ بعد، أن: "بلغوا قومنا أن قد لقينا ربنا فرضي عنا ورضينا عنه" (al-Bukhârî, n° 3862, Muslim, n° 677).

--- Ubayy ibn Kaab se rappelle que ces versets figuraient dans la sourate Al-Bayyina : "عن عاصم، قال: سمعت زر بن حبيش، يحدث عن أبي بن كعب، أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال له: "إن الله أمرني أن أقرأ عليك القرآ"؛ فقرأ عليه {لم يكن الذين كفروا} وقرأ فيها: "إن ذات الدين عند الله الحنيفية المسلمة لا اليهودية ولا النصرانية ولا المجوسية، من يعمل خيرا فلن يكفره." وقرأ عليه: "لو أن لابن آدم واديا من مال لابتغى إليه ثانيا، ولو كان له ثانيا، لابتغى إليه ثالثا، ولا يملأ جوف ابن آدم إلا التراب، ويتوب الله على من تاب" (at-Tirmidhî, n° 3898).

--- Abû Mûssa al-Ash'arî se rappelle lui aussi avoir récité dans une sourate les versets suivants : "بعث أبو موسى الأشعري إلى قراء أهل البصرة، فدخل عليه ثلاثمائة رجل قد قرءوا القرآن، فقال: أنتم خيار أهل البصرة وقراؤهم، فاتلوه! ولا يطولن عليكم الأمد فتقسو قلوبكم، كما قست قلوب من كان قبلكم. وإنا كنا نقرأ سورة، كنا نشبهها في الطول والشدة ببراءة، فأنسيتها، غير أني قد حفظت منها: "لو كان لابن آدم واديان من مال، لابتغى واديا ثالثا، ولا يملأ جوف ابن آدم إلا التراب." وكنا نقرأ سورة، كنا نشبهها بإحدى المسبحات، فأنسيتها، غير أني حفظت منها: "يا أيها الذين آمنوا لم تقولون ما لا تفعلون، فتكتب شهادة في أعناقكم، فتسألون عنها يوم القيامة" (Muslim, n° 1050).

--- Ubayy ibn Ka'b à propos de sourate Al-Ahzâb : "عن زر، قال: قال لي أبي بن كعب: "كأين تقرأ سورة الأحزاب؟ أو كأين تعدها؟" قال: قلت له: ثلاثا وسبعين آية، فقال: "قط، لقد رأيتها وإنها لتعادل سورة البقرة، ولقد قرأنا فيها: "الشيخ والشيخة إذا زنيا فارجموهما البتة نكالا من الله والله عزيز حكيم" (Ahmad, 21206 et 21207 : dha'îfâni).

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux)."

(source: http://www.maison-islam.com/articles/?p=303)