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Discussion: Les écoliers font toujours plus de fautes.

  1. #1
    Avatar de joseph1
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    Par défaut Les écoliers font toujours plus de fautes.



    « Le soir tombé. Papa et maman inquiés, se demendé pourquoi leur quatre garson n’été pas rentré.
    — Les gamin se sont sértément perdu, dit maman. S’il non pas encore retrouvé leur chemain, nous les véront arivé tres fatigué a la maison.
    — Pourquoi ne pas téléfoné a martine ? Elle lésa petèdre vu ! »

    Cette copie pourrait vous sembler caricaturale, écrite par un enfant en très grande difficulté scolaire. Mais ce n’est pas du tout le cas : cette dictée d'un enfant de CM2 est malheureusement dans la moyenne.

    CM2... c'est juste avant l'entrée au collège... après plus de 4 ans passés à apprendre le français ! Pas étonnant de retrouver des fautes énormes jusque dans les panneaux publicitaires qui s'affichent dans nos rues, ou dans les courriers et rapports provenant de personnes pourtant instruites !

    Ce constat grave sur le niveau des élèves d'école primaire ressort directement d’une étude que le ministère de l’Éducation nationale aurait bien voulu garder sous le tapis.

    La Depp, l’organisme d’évaluation du ministère, vient en effet de révéler qu’actuellement, les élèves font 17,8 fautes à cette dictée… en moyenne !

    Soit près de cinq fautes par ligne. 17,8 fautes, c’est 25% d’erreurs de plus qu’en 2007. C’est surtout 68% de plus qu’en 1987, où l’on avait commencé à tester les élèves de CM2 avec cette même dictée. À peine croyable, et pourtant c'est vrai !

    Ces enfants n’auront jamais la possibilité de récupérer leur retard. Cela les pénalisera toute leur vie, autant personnelle que professionnelle.

    Et, encore une fois, ce n’est qu’une moyenne !

    Imaginez ce que peuvent écrire les enfants de certaines classes difficiles. Comme un jeune professeur de collège en Zone d’Éducation Prioritaire me le confiait récemment : pour lui, tout se passe désormais comme si ses élèves de 6e n'avaient jamais été scolarisés…



    Chère Madame, cher Monsieur,

    Je m’appelle Claire Polin et je suis présidente de l’association d’intérêt général SOS Éducation.

    Je me permets de vous écrire aujourd’hui car si vous êtes comme les 60 000 membres de notre association, vous avez pu constater jusqu’où sont tombées les écoles de notre pays :

    ... très bas.

    Deux ans de retard général

    En effet, de nombreuses études scientifiques et évaluations internationales mesurent régulièrement la baisse du niveau dramatique de la maîtrise de la langue : aujourd’hui les élèves de 5e ont le niveau qu’on avait en CM2 il y a vingt ans.

    Ils ont deux ans de retard scolaire !

    Évidemment, ce n’est qu’une moyenne, car dans certains établissements, c’est bien pire. Et pas besoin d’aller dans les banlieues sensibles... Tous les types d’établissements sont touchés. Toutes les catégories sociales aussi, à des degrés certes très divers.

    Quand l'école boit la tasse, c'est l'ensemble de la société qui coule. C'est aussi pour cela que l’ascenseur social est bloqué au rez-de-chaussée !

    À votre avis, comment font-ils en cours, tous ces élèves qui ne savent même pas déchiffrer une consigne ?

    Au début, ils devinent comme ils peuvent de quoi ça parle. Ils repèrent des mots qu’ils ont “photographiés” et reproduisent la solution qu’ils ont retenue dans ce genre d’exercice.

    Ce bidouillage marche plus ou moins les premières années, mais rapidement, ça leur devient impossible de suivre.

    Mettez-vous un instant à leur place.

    Imaginez leur niveau de stress :
    Lire deux lignes leur demande une énergie folle et ils s’épuisent avant même de comprendre la question.
    Ils ne peuvent suivre les cours, ils s’ennuient.
    Ils vont à l’école ou au collège la boule au ventre, avec la peur que les professeurs ou les copains se rendent compte de leur faible niveau.
    Ils en font des cauchemars.
    Ils deviennent violents.
    Ils décrochent…
    Alors que faire ?

    Mais évidemment, quand vous êtes parent ou grand-parent, que pouvez-vous faire ?

    On ne peut décemment pas s’en prendre aux professeurs : ce serait profondément injuste et ça ne ferait qu’empirer la situation. Au contraire, il faut les soutenir, car ils sont, avec les élèves, les premiers à pâtir de la situation.

    Les cours particuliers ? C’est une bonne chose, quand on en a les moyens. Au moins, votre enfant pourra raccrocher les wagons, si le professeur particulier sait diagnostiquer les carences.

    Quand les parents ne peuvent pas (pas le temps ou faute de moyens), les grands-parents, une tante ou même un voisin peuvent être aussi d’un grand secours : il faut parfois accompagner l’élève en reprenant des exercices de base...

    Beaucoup d’enfants sont pris en charge par des orthophonistes... alors qu’ils n’ont aucune pathologie : les cabinets des orthophonistes ne désemplissent pas, car ils font le travail des professeurs des écoles.

    Mais tout cela n’est que sparadraps et rustines.

    Est-il normal, selon vous, que l’Éducation nationale obtienne de tels résultats, alors que son budget a plus que doublé depuis les années 80, en euros constants ? Et surtout, peut-on laisser tous les autres jeunes couler, sans rien faire?





    Comment en est-on arrivé là ?


    C’est très simple :
    1. Paradoxalement, les professeurs des écoles ne sont plus formés sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture ;
    2. Des courants idéologiques puissants parmi les cadres de l’Éducation nationale COMBATTENT l’utilisation des méthodes explicites et progressives, sous prétexte que l’apprentissage par cœur « n’éveille pas l’esprit critique », ou que le déchiffrage « n’est pas vraiment de la lecture ». Ils préféreraient que l’enfant accède d’abord au sens. Certaines personnes influentes vont même jusqu’à considérer les méthodes traditionnelles comme un « privilège bourgeois » à déconstruire ! Pourtant, dans l'apprentissage de la lecture par exemple, on sait que les méthodes syllabiques réussissent particulièrement bien dans les zones défavorisées.
    Dernière modification par joseph1 ; 21/11/2016 à 14h18.

  2. #2
    Avatar de joseph1
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    Le message ci-dessus constitue la deuxième partie d 'un ensemble dont le début est :

    La diminution des performances en orthographe est un phénomène général ; elle concerne l’ensemble des élèves, quel que soit leur sexe, leur âge ou leur environnement social. Elle touche aussi tous les secteurs de scolarisation (public, privé et éducation prioritaire). Toutefois, en éducation prioritaire, l’augmentation du nombre d’erreurs sur la dernière période est moins importante que dans les autres secteurs. ( source : http://www.education.gouv.fr/cid2343...2007-2015.html ) A une dictée de 10 lignes passé en 2015 on compte plus de 17 fautes par élèves.
    Le texte de la dictée
    « Le soir tombait. Papa et maman, inquiets, se demandaient pourquoi leurs quatre garçons n’étaient pas rentrés.
    - Les gamins se sont certainement perdus, dit maman. S’ils n’ont pas encore retrouvé leur chemin, nous les verrons arriver très fatigués à la maison.
    - Pourquoi ne pas téléphoner à Martine ? Elle les a peut-être vus !
    Aussitôt dit, aussitôt fait ! À ce moment, le chien se mit à aboyer. »
    ( source : http://www.education.gouv.fr/cid2343...2007-2015.html )

    Par e.mail "sos éducation " m 'a transmis un texte donnant une opinion , qui me semble pertinente , sur les causes de cette catastrophe .
    Ce sont des extraits de ce texte que j' ai mis ( par erreur ) sur le premier post ci-dessus.

  3. #3
    Avatar de joseph1
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    Je complète par un article intéressant :

    http://www.liberation.fr/france/2016...te-ans_1527585

  4. #4
    Avatar de mohamed romain
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    Salam aleykoum


    Il semblerait qu'en maths et en sciences ça ne soit pas beaucoup plus glorieux:

    L'enquête internationale Timss a rendu son verdict ce mardi 29 novembre sur les résultats d'élèves en mathématiques et en sciences... et il n'est pas glorieux concernant les écoliers de l'Hexagone. "Timss", pour "Trends in mathematics and science study" (étude sur les tendances en mathématiques et en science), scrute tous les quatre ans la performance du système scolaire de pays du monde entier, et ce depuis 20 ans. Moins connus en France que l'enquête Pisa, ses tests de niveau reconnus à l'échelle internationale ont décelé de sérieuses difficultés chez les CM1, et des Terminales S en régression. Une association internationale de chercheurs, l'IEA, organise ces tests. Les 4 870 élèves testés au sein de l'échantillon français ont obtenu le score moyen de 488 points pour les maths et 487 points pour les sciences. Soit un résultat inférieur aux moyennes internationale (500) et européenne (525). "Les résultats sont mauvais ; les élèves français sont en grand nombre peu performants", reconnaît-on au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem. Et pour cause : même les score des écoliers français les plus doués figurent bas dans le classement.

    Vous pourrez le reste de l'article sur: http://www.linternaute.com/actualite...est-de-l-ocde/

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