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Discussion: La prière du retardataire — Ahkâm al-masbûq selon l'école Malikite —

  1. #1
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    Par défaut La prière du retardataire — Ahkâm al-masbûq selon l'école Malikite —

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ ؕ وَالصَّلَوةُ وَ السَّلَامُ عَلَى سَيِـّـدِ المُرسَلِين
    اَمَّا بَعدُ فَاَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ
    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم


    السلام عليكم ورحمة الله تعالى وبركاته

    Asalamu 3alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh







    *






    La prière du retardataire


    — Ahkâm al-masbûq selon l'école Malikite —












    Comment rejoindre l'imam dans la prière ?



    Pour rejoindre l'imam dans la prière, on commence par effectuer obligatoirement takbirat ul-ihram(1) debout pour rentrer dans la prière avec lui. Si l'imam est en roukou'(2) ou en soujoud(3), on effectuera un takbir supplémentaire pour le rejoindre. En revanche, s'il est assis, on s'assiéra directement sans prononcer de takbir.



    Quand est-ce qu'une rak'ah(4)est validée ?


    Une rak'ah est validée si on a effectué le roukou' avec l'imam. Si on arrive après le roukou', alors la rak'ah n'est pas acquise, mais on rejoindra tout de même l'imam dans la prière à ce moment, sans attendre la prochaine rak'ah. Si on rejoint l'imam avant qu'il se relève du roukou’, la rak’ah est valide. Si lorsque je descends pour aller en roukou' l'imam est en train de se relever, la rak'ah sera validée. En revanche s'il est correctement redressé alors la rak'ah ne sera pas validée.



    Comment rattraper la récitation ratée et comment rattraper les rak'at ratées ?

    Lorsque l'on arrive en retard et que l'on a raté une ou plusieurs rak'ah, au moment où l’imam fera le taslim pour sortir de prière, on se lèvera sans faire de taslim(5) pour compléter notre prière.

    • Pour ce qui est de la récitation, on rattrape depuis le début ce que l'on a manqué. On rattrape donc la 1ère rak'ah en lisant la Fatiha et une sourate suivant les modalités qui leurs sont dues. S’il s’agit de la prière du Maghreb, par exemple, on récitera à voix haute, et si c'est la prière de Dhohr on récitera à voix basse. Si on a raté plus d'une rak'ah, on rattrape les autres de la même manière.

    • Concernant les gestes, on construit notre prière par rapport à ce que l'on a déjà effectué avec l'imam. Imaginons que l'on effectue la prière du Dhohr, si on a effectué 2 rak'at avec l'imam en nous relevant, on récitera à voix basse la Fatiha suivie d’une sourate et bien évidemment on ne fera pas de tashahhoud comme nous sommes dans la 3ème rak’ah mais on récitera à voix basse la Fatiha suivie d'une sourate, car pour la récitation on rattrape par rapport à ce que l'on a raté, tandis que pour les gestes on se base sur ce que l'on a déjà effectué avec l'imam.



    Lorsque l'imam fait le taslim, dois-je pronnoncer le takbir en me relevant ou non ?


    On se base sur le nombre de rak'ah validées au moment du taslim pour savoir si on se relève directement sans prononcer de takbir ou si on se relève en le prononçant :


    • si ce nombre est impaire, on ne prononce pas le takbir et on se relève directement après le taslim de l’imam;

    • si ce nombre est pair, alors on prononce le takbir en se relevant.


    Dans le cas où l’on est entré en prière en ayant raté la dernière rak'ah, on prononcera le takbir en se relevant.



    Quelques cas pour bien comprendre

    1) J'arrive dans la troisième rak'ah de la prière du Maghreb, avant que l'imam ne se soit relevé du ruku',

    que dois-je faire ?


    J’effectue le takbirat ul-ihram afin de rentrer en prière ainsi qu'un second takbir pour rejoindre l’imam en ruku'. À la fin de la prière, après que l'imam prononce le taslim (que je ne prononce pas), je me relève sans prononcer de takbir, je récite la Fatiha et une sourate à voix haute, je complète la rak'ah et la termine en effectuant un tashahud avant de me relever pour effectuer la troisième rak'ah. Dans la troisième rak'ah, je récite la Fatiha et une sourate à voix haute, et finis par un tashahud avec salat al ibrahimiyah avant le taslim final.



    2) J'arrive dans la troisième rak'ah du Maghreb et l’imam est assis entre les 2 soujoud,

    que dois-je faire ?



    J’effectue takbirat ul-ihram afin de rentrer en prière et je m'assois pour rejoindre l'imam sans prononcer de takbir. À la fin de la prière, après que l'imam prononce le taslim (que je ne prononce pas), je me relève en prononçant le takbir, je récite la Fatiha et une sourate à voix haute et je complète la rak'ah. J'effectue ensuite une seconde rak'ah en récitant également la Fatiha et une sourate à voix haute et en effectuant pour celle-ci un tashahud avant de me relever pour effectuer la troisième rak'ah. Dans la troisième rak'ah, je récite la Fatiha à voix basse, et finis par un tashahud avec salat al ibrahimiyah avant le taslim final.



    3) J'arrive dans la deuxième rak'ah du Dhuhr avant que l'imam ne se soit relevé du ruku',

    que dois-je faire ?



    Après le taslim de l'imam, je me relève sans prononcer de takbir pour compléter une rak'ah avec la Fatiha et une sourate à voix basse que je conclus par un tashahud avec salat al ibrahimiyah avant le taslim final.



    4) J'arrive dans la deuxième rak'ah du Dhuhr après que l'imam se soit relevé du ruku',

    que dois-je faire ?


    Après le taslim de l'imam, je me relève en prononçant un takbir pour compléter une rak'ah avec la Fatiha et une sourate à voix basse puis je vais en ruku', me relève du ruku', effectue les deux prosternations, puis me relève pour effectuer une seconde rak'ah. Dans cette deuxième rak'ah, je récite la Fatiha et une sourate à voix basse et finis par un tashahud avec salat al ibrahimiyah avant le taslim final.






    (1) Le takbir est le fait de dire "Allahou Akbar". Quant au takbirat ul-ihram, il s'agit du fait de dire en début de prière "Allahou Akbar" pour entrer en état de sacralisation

    (2) Inclinaison


    (3) Prosternation


    (4) Unité de prière


    (5) Salut final de la prière, soit le fait de dire "As-salamou 'alaykoum"





    Article réalisé par Au Service de l'Islam
















  2. #2
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    Par défaut Ahkâm al-masbûq - Doctrine-malikite.fr

    Ahkâm al-masbûq





    Prière du retardataire pour la prière quotidienne en groupe en dehors de celle du vendredi.

    &

    Prière du retardataire pour la prière du vendredi.









    *




    Prière du retardataire pour la prière quotidienne en groupe
    en dehors de celle du vendredi:








    Quand la prière a commencé derrière un Imâm et que l'on en rattrape une partie, que doit on- faire?



    Il faut compléter la prière après le salâm de l’Imâm, en respectant sa construction et en conservant les façons de lecture (à voix haute ou à voix basse selon la prière).


    A noter que si on rejoint l’Imâm en position d’inclinaison (rukû'), la « rak`at » en cours est considérée complètement accomplie (on n’a pas à la rattraper).


    Notez bien :
    pour rejoindre l’Imâm :


    • on commence toujours de suite par la Takbîrat Al-ihrâm (« Allahu Akbar » pour entammer la prière), et ce quelque soit la position de l’Imâm.



    • Ensuite, on fait Allahu Akbar (un deuxième), si et seulement si, l’Imâm est dans la position d’inclinaison (rukû’) ou de prosternation (sujûd).




    C’est ce que précise Ibn ‘Ashir :

    وَأَحْرَمَ الـمَسْبُوقُ فَـوْراً وَدَخَلْ
    مَعَ الإمَامِ كَيْفَمَا كَـانَ الْـعَمَلْ

    مُكَبِّراً إنْ سَاجِـداً أَوْ رَاكِـعاً
    أَلْـفَـاهُ لاَ فِـي جَلْسَةٍ وَتَابَعَا

    إنْ سَـلَّمَ الإمَامُ قَـامَ قَـاضِياً
    أَقْوَالَـهُ وَفِـي الْفِـعَـالِ بَـانِـيَا




    Détaillons les exemples :







    Pour « Salât As-subh » qui est de deux « rak'ât ».



    Supposons qu’on arrive au cours de la dernière « rak`at » (c'est-à-dire qu’on prend la prière en cours de la deuxième « rak`at »).

    On suppose, en plus, qu’on arrive avant que l'Imâm ne se lève de l'inclinaison (rukû') de la deuxième « rak`at ».

    En effet si on rattrape l'Imâm dans la position inclinée, la « rak`at » est comptée pour nous (on n’a pas à la refaire).

    Dans ce cas, après notre Takbîrat al-ihrâm, on fait un deuxième Takbîr et on suit l'Imâm jusqu'à la fin, on fait at-tashahud avec l’Imâm, mais on ne fait pas le salâm final avec lui : on se lève alors pour continuer en faisant une « rak`at »: c’est à dire celle qu'on a ratée, avec la Fâtiha et la sourate à voix haute. Puis on s'assoie, on fait le tashahhud final et le salâm final.





    Si cette fois, il s'agit de la deuxième Salât celle du Zuhr.




    - Si on arrive pendant l’inclinaison de la troisième « rak‘at » par exemple :


    on fait comme pour le Subh: on se lève dès que l'Imâm prononce le Salâm pour faire les deux « rak'ats » manquées avec le tashahhud final et le salâm.





    - Si on rejoint l’Imâm seulement à l’inclinaison de la dernière « rak`at » ou à son début : dans ce cas on a à rattraper trois Rak‘at :


    • après le salâm de l’Imâm, on se lève on fait une « rak`at » (avec la Fâtiha et sourate en secret),


    • puis on s'assoie pour faire le tashahhud du milieu,


    • puis on remonte, on fait une deuxième « rak`at » (avec la Fâtiha et sourate en secret),


    • puis une troisième avec la Fâtiha sans la sourate sans s’asseoir entre les deux,


    • puis à la fin de cette troisième « rak`at » qui est la quatrième si on compte celle faite avec l'Imâm, on s'assoie, on fait le tashahhud final et le salâm.




    Pour résumer, si on prend la prière au cours de la quatrième « rak`at » (avant que l’Imâm ne se lève de l’inclinaison ou au début) on a les trois premières à rattraper :



    • donc il faut faire une « rak`at » avec la « fâtiha+sourate »


    • et « at-tashahud »,


    • une « rak`at » avec « fâtiha+sourate »


    • et une « rak`at » avec la fâtiha sans la sourate.





    - Si on rejoint l’Imâm après l’inclinaison de la dernière « rak`at » ,




    • (on fera bien sûr la Takbîrat Al-ihrâm puis le takbîr si la position où se trouve l’Imâm est le sujûd)


    • puis on fait ce qu’il fait sauf le salut final,


    • quand l’Imâm salut, on remonte pour faire les quatre « rak`ats » manquées,


    • comme si on refaisait toute notre prière….





    Pour la prière de l'asr on fait de même.



    Pour la prière de 'Ishâ (quatre « rak`ats ») on fait de même aussi : simplement la récitation de la Fâtiha et de la Sourate des deux premières « rak`at » (même s'il y a le tashahhud du milieu entre les deux) se fait à haute voix.







    S'il s'agit de la prière du Maghrib (coucher du soleil) (trois « rak`at »).


    - Si on a rejoint l’Imâm après l’inclinaison de la première rak‘at par exemple.



    • On se lève après le salâm de l'Imâm pour faire la première « rak`at » qu'on a raté, avec la Fâtiha et la sourate à voix haute,


    • puis on s'assoie pour faire le tashahhud final et le salâm.







    - Toujours pour la prière du Maghrib : Le cas le plus mal connu c'est lorsqu'on arrive avant que l’Imâm ne se lève de l’inclinaison ou au début de la dernière « rak`at » (on a alors deux « rak`ats » à rattraper) :




    • dans ce cas, après le salut final de l'Imâm, on se lève pour faire notre première « rak`at » à rattraper : avec la Fâtiha et la sourate à haute voix


    • puis on s'assoie,


    • on fait le tashahhud du milieu,puis on remonte ,


    • on fait notre deuxième « rak`at » à rattraper, avec la Fâtiha et sourate à haute voix


    • puis à la fin de cette « rak`at » on s'assoie pour faire le tashahhud final et le salâm.








    *



    Prière du retardataire pour la prière du vendredi:





    Prière du retardataire pour la prière du vendredi (qui est de deux Rak‘at) derrière l’Imam :




    - Si on rattrape la prière en cours de la première Rak‘a après l’inclinaison de celle-ci (par exemple),




    • on fait donc, après notre Takbîrat Al-ihrâm, ce que l’Imam fait sauf le Salam.


    • Quand l’Imam fera le Salam, on remonte sans faire le Salam


    • et on rattrape la Rak‘at qu’on a pas fait avec l’Imam (la prière du vendredi faite par l’Imam à la mosquée est en fait de deux Rak‘at).





    - Par contre, si on rattrape l’Imam, après l’inclinaison (Rukû‘) de la deuxième Rak‘at,




    • on fait toujours comme il fait (après bien sûr notre Takbîrat Al-ihrâm et un deuxième takbîr si on le rattrape au sujûd de cette dernière rak’at par exemple)


    • et quand il fera le Salam, on remontera sans faire le Salam


    • et on accomplira quatre Rak‘at (et non pas deux) comme s’il s’agissait de la prière du Zuhr(avec l’intention du Zuhr dans ce cas).







    Source : Doctrine-malikite.fr





    Dernière modification par talib abdALLAH ; 22/04/2017 à 20h17. Motif: Simplification des explications

  3. #3
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    Par défaut La prière du retardataire [Ibn ‘Âshir/Rissâlah] -- LA PRIÈRE DU RETARDATAIRE (masbŪq)

    La prière du retardataire [Ibn ‘Âshir/Rissâlah]


    LA PRIÈRE DU RETARDATAIRE (masbŪq)




    Extrait de « Habl al-matīn » de Muhammad al-Marākshī qui est un commentaire du poème d’Ibn ‘Āshir :


    « […] Celui qui prie derrière un imām (mā’mūm) doit forcément suivre celui-ci dans la totalité des actes de la prière. Exception faite si l’imām ajoute dans sa prière, d’un ajout que celui qui prie derrière lui (mā’mūm) sait de manière certaine qu’il n’est pas obligatoire. Dans ce cas, il devra délaisser cet acte et ne suivra pas son imām en cela. […]


    Quand le retardataire (al-masbūq) arrive derrière un imām en prière,il fera tout de suite le takbīr de sacralisation (al-ihrām) et rentrera [en prière] avec l’imām comme il le trouve : que ce soit debout, incliné, prosterné ou assis.





    • S’il le trouve incliné ou prosterné, il fera un deuxième takbīr pour l’inclinaison ou la prosternation.






    • S’il le trouve assis ou debout, il fera le takbīr de sacralisation (al-ihrām) uniquement. La parole du compositeur : « Il le suivra » signifie que le retardataire qui prie derrière un imām doit obligatoirement le rejoindre là où il est […].




    Lorsque son imām saluera, le retardataire (al-masbūq) se lèvera pour effectuer ce qu’il a manqué avant qu’il soit entré [en prière] avec l’imām. Il rattrapera alors les paroles et se basera [sur l’imām] pour [récupérer] les gestes. Ce qui est voulu par « les paroles », c’est exclusivement la récitation qui doit être rattrapée en fonction de ce qu’on a manqué d’elle. S’il rejoint l’imām dans la dernière [unité], il rattrapera alors la première et basera ses actes en fonction de ce qu’il a rattrapé avec l’imām, la considérera comme le début de sa prière et effectuera [son rattrapage] jusqu’à la fin.


    Par exemple, si on récupère une [seule] unité du ‘Ishā’ similairement [au cas précédent] et que l’imām salue :





    • On se lève et on entame une unité avec la Mère du Coran [Fātiha] et une sourate à voix haute car on récupère les paroles [récitations] de la première unité qui a été manquée comme cela [i.e. : l‘imām a récité ainsi].






    • Suite à cela [i.e. : cette unité] on [s’assoit et on] effectue le tashahhud car on se base sur les actes : on a déjà effectué une unité [avec l’imām] ainsi celle-ci [récupérée] est la deuxième [et on fait le tashahhud toutes les deux unités].






    • Ensuite, on récupère une deuxième unité avec la Mère du Coran et une sourate à voix haute également car on rattrape les paroles [récitations] et c’est ainsi qu’elle a été manquée [i.e. : l‘imām a récité ainsi].






    • On ne s’assoit pas en se basant sur les gestes car celle-ci [la deuxième unité rattrapée] est la troisième [au total].






    • On fait alors une unité avec exclusivement la [récitation de la] Mère du Coran à voix basse car c’est comme cela que la troisième [unité] a été manquée.






    • [Après la seconde prosternation on se mettra assis,] fera le tashahhud et saluera. […]




    Lorsque l’imām saluera et que le retardataire souhaitera se lever afin de récupérer ce qu’il a manqué, devra-t-il se lever avec un takbīr ou sans takbīr ? Cela dépend de la situation.





    • Si le retardataire compte deux unités [effectuées] avec l’imām et que ce dernier s’assoit pour saluer et que pour le retardataire [c’est l’assise] de la deuxième [unités], alors il se lèvera avec un takbīr [qu’il prononcera une fois bien droit]. C’est le cas par exemple lorsqu’on le rejoint lors de la troisième unité d’une [prière] de quatre ou lors de la deuxième lors du Maghrib. Pareillement, s’il a effectué moins d’une unité avec l’imām, comme si par exemple il l’avait rejoint au moment où ce dernier relevait sa tête de l’inclinaison de la dernière unité, il se lèvera aussi avec un takbīr car cela ressemble à l’ouverture de la prière.






    • [Si le retardataire] compte au moins une unité ou plus [avec l’imām] mais qu’il ne cumule pas un nombre paire et donc impaire soit trois ou une [unités] comme le fait de rejoindre [l’imām] lors de la deuxième ou quatrième [unité] d’une [prière] de quatre, la troisième d’une [prière] de trois ou la deuxième d’une [prière] de deux. Ainsi, il se lèvera sans takbīr car on s’est assit par conformité avec l’imām lors du takbīr par lequel on se lève.




    Ce que le compositeur a mentionné est l’avis prépondérant (mashhūr) de l’école. Ibn al-Mājishūn a dit : « On fait le takbīr dans toutes [les situations]. » Et c’est sur cela que repose la réponse juridique émise par l’Imām al-Qūrī pour les gens du commun (‘awwām) afin de leur éviter toute confusion.


    Sa parole « il supporte la prosternation de réparation » signifie que l’oubli par le retardataire est supporté par l’imām pour la partie de la prière accomplie avec l’imām. Si le retardataire oublie après le salut de l’imām, alors celui-ci ne supporte pas cela et dans ce cas là il est comme celui qui prie seul. […]


    Lorsque le retardataire accomplit une unité ou plus avec l’imām et que ce dernier doit des prosternations de réparation alors si ce sont ceux d’avant [le salut], il les fera avec lui. Si elles sont après [le salut], il ne se prosternera pas avec l’imām et les fera après son propre salut. Ainsi, il se relève sans attendre que l’imām ait terminé sa prosternation afin de compléter sa prière. Dans le cas où il se prosterne avec l’imām après [le salut] volontairement ou par ignorance, cela annule sa prière. S’il le fait involontairement, il doit les refaire après son propre salut. On ne fait pas la différence entre le fait que l’oubli soit suite à un manque concernant une partie de la prière où le retardataire était présent ou absent.


    Si le retardataire rattrape moins d’une unité [avec l’imām] il ne fera aucune prosternation de réparation que ce soit avant ou après [le salut]. S’il se prosterne avec l’imām avant ou après [le salut dans ce cas] sa prière est invalide. »






    Extrait de la « Rissālah » d’Ibn Abī Zayd et de son commentaire par Al-Azharī. Ce qui est entre () est le texte originel et ce qui est en dehors le commentaire :



    « (Celui qui effectue) avec l’imām dans la prière obligatoire ou une autre prière prescrite en groupe comme les deux [prières] du ‘Īd (une unité ou plus a alors rattrapé la [prière en] groupe.) i.e. : son jugement et son mérite. Dans le Muwattā’ d’après ses (صلى الله عليه وسلم) paroles : « Celui qui effectue une unité de la prière a alors rattraper la prière [entièrement]. [1]» i.e. : Il lui deviendra obligatoire ce qui l’est pour l’imām concernant les prosternations de réparation. Il ne suivra personne d’autre [après le salut de l’imām] et ne refera pas la prière avec un autre groupe. Il prononcera le [deuxième] salut pour l’imām et [le troisième] pour ceux à sa gauche. Il obtiendra une récompense similaire à ceux qui étaient présent au début : vingt-sept (27) degrés [en plus que la prière effectuée seul] dans le cas où il manque [les unités précédentes] par contrainte et non par choix. D’après Abū Hanīfah, il obtient la récompense du groupe [même si c’est volontaire] et c’est le sens apparent des paroles de l’auteur [Ibn Abī Zayd] qui s’accorde avec son explication


    Il a dit : « Ce que nous disons est qu’effectuer une unité dans le temps préférentiel (ikhtiyārī) est comme effectuer la totalité de la prière c’est-à-dire sans avoir de péché et cela même si on la retarde volontairement. Également, personne n’a jamais dit que celui qui manque une partie de la prière avec l’imām devra la répéter pour obtenir le mérite du groupe. C’est ce qui me parait évident. » Fin de citation de ses paroles.


    Rattraper une unité avec l’imām se fait en plaçant les mains sur les genoux, c’est-à-dire s’incliner de telle manière qu’on souhaite placer les mains sur les genoux et qu’on l’effectue effectivement sans que l’imām ne relève sa tête de l’inclinaison avant qu’on ne place les mains sur les genoux. Et si on doute à savoir si l’imām a relevé sa tête de l’inclinaison avant d’avoir placer les mains sur les genoux, on interrompra [l’inclinaison] et on poursuivra [la prière en suivant l’imām].


    Le statut du retardataire (masbūq) qui effectue une unité ou plus avec l’imām est qu’il effectuera ce qu’il a manqué avec l’imām en parole et geste. (On devra rattraper après le salut de l’imām ce qu’on a manqué) avant qu’on ne rentre [en prière] avec l’imām (de la même manière qu’a effectué l’imām dans la récitation) ainsi si l’imām a récité avec l’Ouverture du Coran [Fātiha] et une sourate, on récitera de la même manière qu’a récité l’imām : à voix basse où il a récité à voix basse et à voix haute là où il a récité à voix haute. [On ne saluera pas lorsque l’imām saluera.]


    Si on s’assoit dans un moment où il est permis de s’assoir quand on est seul en rattrapant [par exemple] deux unités, alors on se lèvera avec un takbīr. Mais si on s’assoit dans un moment où il n’est pas permis de s’assoir quand on est seul en effectuant [par exemple] avec lui une ou trois unités, on se lèvera sans takbīr et c’est cela l’avis prépondérant (mashhūr) contrairement à l’avis d’Ibn al-Mājishūn : il voyait que le takbīr était pour passer d’un pilier [de la prière à un autre]. L’auteur d’« al-Tirāz » a mentionné d’après Mālik dans « al-‘Utbiyyah » l’avis que si on s’assoit dans la deuxième [unité] on se lève sans takbīr. Il a dit : « Cela est basé sur le fait qu’on rattrape les deux [unités] précédentes dont la première commence par le takbīr de sacralisation (al-ihrām). »


    (Quant au) deuxième [aspect] qui est basé (sur) les gestes comme (la position debout, l’assise et ce qui est fait) dans cela, (c’est fait similairement à la prière effectuée seul à partir de ce moment) qui est celui qui prit sa prière jusqu’à la fin puis se souvient de ce qui lui a été invalidé par omission. Cela se divise en trois formes car il peut se souvenir d’avoir invalidé une unité, deux ou trois par l’omission de prosternation, d’inclinaison ou la lecture de l’Ouverture du Coran ou autre chose qui invalide la prière. » Fin de citation.





    [1]
    Bukhārī (580) et Muslim (607/162)






    Source : Ecolemalikite.com







    Dernière modification par talib abdALLAH ; 22/04/2017 à 20h08.

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    Tableau récapitulatif en pratique









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    Par défaut Video explicative avec la prière de 'Icha recouvrant tout les cas possibles -- Ustadh Cheikh Lahssen Id Sa'id



    Video explicative avec la prière de 'Icha recouvrant tout les cas possibles

    Ustadh Cheikh Lahssen Id Sa'id









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