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Discussion: La Théosophie, le Théosophisme et La Société Théosophique

  1. #1
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    Par défaut La Théosophie, le Théosophisme et La Société Théosophique

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ ؕ وَالصَّلَوةُ وَ السَّلَامُ عَلَى سَيِـّـدِ المُرسَلِين
    اَمَّا بَعدُ فَاَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ
    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

    السلام عليكم ورحمة الله تعالى وبركاته

    Asalamu 3alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh







    La Théosophie, le Théosophisme et La Société Théosophique











    Emblème de la société théosophique.





    Les cinq symboles visibles dans le sceau sont l'Étoile de David, l'Ânkh, la Svastika, l'Ouroboros et, au-dessus du sceau, le signe Aum.

    Autour du sceau sont écrits les mots : « Il n'y a pas de religion supérieure à la Vérité ».


    Le terme théosophie fait référence à une doctrine qui soutient que toutes les religions sont des projections et tentatives de l'Homme de connaître « le Divin », et que, par voie de conséquence, chaque religion possède une partie de la Vérité.




    Théosophie antique


    La théosophie (theosophia - en grec : theos, divin et sophia, sagesse) a été fondée par des auteurs de l'Antiquité. L'origine du terme se trouve chez les philosophes d'Alexandrie, les philalèthes (en grec : phil, qui aime et aletheia, la vérité). Le terme en tant que tel date du IIIe siècle de l'ère chrétienne et fait son apparition avec Ammonios Saccas et ses disciples, qui fondèrent le système théosophique éclectique.



    La méthode consiste, d'une part, à raisonner en termes d'analogies (on appelait les disciples d'Ammonios Saccas les « analogistes » en raison de leur habitude d'interpréter les légendes, mythes et contes sacrés selon une logique d'analogie et de correspondance) et d'autre part, à connaître l'expérience du divin par l'extase spirituelle et l'intuition directe.



    Théosophie moderne - Théosophie/Théosophisme


    Le terme « théosophie » correspond également à un système de croyances moderne et a été spécialement utilisé par Helena Blavatsky pour définir thématiquement la doctrine de ses maîtres, les Mahatma. Avec Henry Steel Olcott et William Quan Judge, elle a fondé la Société théosophique en 1875. Cette organisation spiritualiste s'apparente à d'autres mouvements initiatiques du même ordre, avec lesquels elle a entretenu de nombreux liens jusqu'à aujourd'hui (Franc-maçonnerie, Rose-Croix, Martinisme, Nouvelle Acropole).

    Il s'agit d'une renaissance moderne du principe théosophique ancien. Il est fondé sur un syncrétisme à base des traditions de l'hindouisme et du bouddhisme, que les théosophes affirment reposer sur un « Corps de Vérité » commun à toutes les religions : la Tradition Primordiale.



    La théosophie, affirment-ils, représente un aspect moderne du Sanatana Dharma, « la Vérité Éternelle », comme religion en soi.



    Fondements théoriques de la théosophie moderne


    Bien que la construction métaphysique de la théosophie moderne soit constituée d'un assemblage relativement disparate d'éléments d'origines diverses (la démarche est, en effet, syncrétique), on peut identifier quelques grands axes de développement qui constituent des lignes de repère récurrentes dans la doctrine.




    La Conscience est Une et Universelle


    Selon ce postulat, la Nature n'opère pas par la chance et le hasard. Chaque événement, passé ou présent, est la cause de lois qui sont une partie du « Principe Universel ». Les théosophes soutiennent que toute chose, vivante ou pas, est « imprégnée » par la Conscience. Ce Principe a été appelé de façon variée dans les œuvres de la Théosophie : Dieu (non personnel), la Loi, le Grand Architecte, l'Évolution, et le Logos.


    TOUT dans l'univers est énergie et.. "conscience".. est l'aphorisme théosophique de base..




    La Réincarnation est universelle


    A l'image de l'hindouisme dont la plupart des pensées théosophiques s'inspirent, la théosophie exprime l'idée que les êtres se réincarnent à travers de nombreuses vies, sous différentes formes. Dans ce sens, tous les êtres auraient atteint l'état « humain » au travers d'une myriade de réincarnations, passant par les règnes minéral, végétal puis animal, depuis la naissance de la vie sur la Terre. Cependant, la théosophie diffère dans sa conception de la réincarnation : elle réfute la croyance en une possibilité de régression ; ce qui signifie que, dans son corpus, les humains ne peuvent plus se réincarner en animaux ou en plantes. Par ailleurs, les hommes sont considérés uniquement comme une étape de l'évolution de la vie sur la Terre et pas comme l'achèvement de l'évolution, car celle-ci continue au travers de règnes supérieurs, sous la forme d'autres entités telles que les « Dhyani Chohans » (correspondant à des entités spirituelles libérées des contingences matérielles).




    L'individualité immortelle de l'Homme


    Les théosophes croient que tous les êtres humains comportent un principe immortel (la Monade, le Soi, leur individualité) mais que dans leurs personnalités successives (c'est-à-dire leurs incarnations), ils sont inconscients, la plupart du temps, du lien existant avec leur nature divine et meurent à moins de réaliser absolument une union de leurs deux principes (c'est-à-dire de leur individualité transpersonnelle et de leur personnalité d'incarnation).



    Karma


    Similaire à la pensée hindoue sur l'idée du Karma, la conception spécifique des théosophes consiste à prôner, pour les actions humaines, que les actes mauvais doivent être remplacés par des actes de bonté et que ces actes de bonté doivent être reliés au plan du Principe divin. Plus généralement, la Théosophie part du principe que le Bien et le Mal sont le résultat de la différenciation de l'Esprit (divin) et de la Matière dans un cycle d'évolution. Il existerait dans un premier temps une involution naturelle de l'Esprit dans la Matière qui serait suivie par une évolution de la Matière retournant à l'Esprit.



    Évolution


    Le but de l'Univers, manifestation du « Principe universel », serait que l'Esprit (divin) se manifeste à lui-même par sept niveaux de différenciation de Matière de plus en plus opaques afin de réaliser l'apprentissage du « soi-conscience », c'est-à-dire de se différencier suffisamment afin de se comprendre lui-même, au travers d'un retour à lui-même dans le cycle d'évolution. L'Homme, comme étape du cheminement de la Conscience universelle dans la Matière, participerait à cette intention de l'Esprit (divin), au travers de ses actions, de ses incarnations successives et de sa confrontation à la contingence matérielle. La religion, la philosophie, la science, les arts, le commerce, l'humanisme ou la philanthropie, entre autres domaines, seraient soumis aux lois de l'évolution initiées par l'Esprit, en connaissant leurs propres évolutions, mais seraient autant de domaines et d'opportunités pour les hommes de se rapprocher plus près de la conscience de leur lien intrinsèque avec le Divin et de participer pleinement à l'intention de l'Esprit (divin).




    La Fraternité universelle


    Si toute chose de l'Univers est reliée à la source divine unique (le Principe universel), chacune possède une forme et une nature qui est l'expression de son niveau de conscience actuel. Néanmoins, malgré la diversité des formes, l'idée est soutenue que, même si seuls les êtres humains possèdent une âme individualisée, toutes les choses vivantes sont unies dans un principe de Fraternité par le lien commun au Principe universel.





    Les Maîtres de Sagesse


    Selon les écrits théosophiques, il existerait des êtres humains évolués, parvenus à connaître le « Principe Universel » et à s'affranchir de la condition de l'homme ordinaire. Ces individus, appelés Maîtres de Sagesse et supposés résider pour la plupart en Inde, sont considérés comme détenteurs d'une connaissance profonde et secrète de la Tradition primordiale, supposée être la base commune de toutes les religions. Les théosophes affirment que ces êtres sont l'extrémité d'une chaîne continue de tous les individus entre eux, qui permettraient à la connaissance ésotérique d'être dispensée aux disciples prêts à la recevoir (c'est-à-dire à tout individu s'engageant dans une démarche spiritualiste). C'est de ces Maîtres qu'émanerait notamment l'ouvrage de référence de la doctrine de la théosophie moderne : La Doctrine Secrète, ouvrage en 6 tomes, rédigé par Héléna Pétrovna Blavatsky.



    Le Septénaire



    Brève histoire de la Théosophie


    Les théosophes relient l'origine de la théosophie aux efforts d'atteindre la divinité qui existent dans toutes les cultures anciennes. Ils soutiennent qu'on peut trouver la démarche théosophique au travers d'une chaîne ininterrompue de transmission d'enseignements en Inde[1] mais qu'elle a existé dans la Grèce antique dans différents écrits comme ceux de Platon (427-347 av. J.-C.), Plotin (204/5-270) et d'autres néoplatoniciens, jusqu'à Jacob Boehme (1575-1624), ainsi qu'en Iran[2].


    L'ésotérisme de la théosophie moderne commence avec H. P. Blavatsky (1831-1891), plus connue sous l'appellation de Madame Blavatsky. Celle-ci était l'un des fondateurs de la Société théosophique (fondée en 1875, à New York) avec Henry Steel Olcott, qui était juriste et écrivain, et William Quan Judge. Madame Blavatsky était une aventurière qui avait voyagé à travers le monde, et qui s'était installée en Inde où, à nouveau avec Olcott, elle établit le quartier général de la Société théosophique, près de Chennai. Elle revendiquait de nombreux pouvoirs psychiques et médiumniques, qu'elle incorpora dans la doctrine de la Société théosophique, au travers des interprétations ésotériques des religions orientales (hindouisme et bouddhisme). Elle affirmait en effet que la connaissance de certains enseignements ésotériques permettait de développer des pouvoirs latents en l'Homme. Ces composantes devinrent les piliers de base du mouvement théosophique.



    Bien que la Société théosophique existe encore aujourd'hui, la théosophie moderne a connu son âge d'or entre la fin du XIXe siècle et les années 1920 où, à titre d'exemple, la section américaine comptait plus de 7 000 membres. C'est aussi à cette période que la Société théosophique connaît de nombreux schismes et perd progressivement de son influence. Ces ruptures ont donné naissance à des mouvements et groupements divers tels que l'anthroposophie de Rudolf Steiner, une approche se voulant plus chrétienne que la théosophie et centrée sur l'Homme, l'École Arcane d'Alice Bailey qui se veut la continuation directe de la doctrine de Mme Blavatsky en y incorporant par ailleurs une dimension fortement chrétienne, l'Agni Yoga Society d'Helena et Nicholas Roerich ou tout simplement, plus récemment, le mouvement New Age, dont certains de ses acteurs se réclament des enseignements théosophiques. D'autres acteurs plus controversés s'inscrivent également dans cette lignée telle que l'école dite de la Nouvelle Acropole — encore très puissante en Amérique du Sud et considérée comme une secte dans certains pays — ou par exemple, au sein du mouvement New Age, dans les années 1970, le mouvement Share International (en France Partage International), fondé par Benjamin Creme, un Écossais se réclamant des écrits d'Helena Blavatsky et plus particulièrement de ceux d'Alice Bailey.



    Influences et personnalités - opposants à la théosophie moderne




    Les artistes qui ont été inspirés par les doctrines de la théosophie sont nombreux. À titre d'exemple, on peut citer au niveau musical les compositeurs Ruth Crawford-Seeger, Dane Rudhyar, Cyril Scott ou encore, plus célèbre, Alexandre Scriabine. Mais c'est particulièrement dans le domaine des arts picturaux et de la littérature que les théories théosophiques connurent beaucoup de succès, comme par exemple auprès de James Ensor, Wassily Kandinsky, Piet Mondrian, Jackson Pollock, Franz Kafka ou encore William Butler Yeats. Par ailleurs, la théosophie aurait touché dans sa jeunesse londonienne l'exploratrice et tibétologue Alexandra David-Néel et l'aurait incitée à explorer l'Asie. Elle aurait même vécu un certain temps dans une maison au siège international de la Société théosophique à Adyar en Inde, dont elle décrit les adeptes avec une certaine ironie dans un livre posthume, Le sortilège du mystère[3].


    Certains auteurs comme Nicholas Goodrick-Clarke pensent qu'Adolf Hitler aurait été inspiré par le livre Doctrine Secrète de Madame Blavatsky[4], et qu'il en aurait tiré une interprétation erronée du concept de race Aryenne et de sa suprématie [1], notamment à partir du chapitre IV du volume 3, Création des premières races[5]. Or les « vagues de vie » auxquelles elle fait référence dans la Doctrine Secrète s'étendent sur des dizaines de millions d'années[6], et elle condamna fermement, au nom de la théosophie, toute forme de racisme quel qu'il soit[7]. Il faut aussi citer les écrits de deux émules de Blavatsky : Guido von List (1848-1919) et Jörg Lanz von Liebenfels, occultistes autrichiens.




    René Guénon



    Parmi les opposants à la Théosophie moderne, René Guénon est un des plus virulents. Dans la seconde édition de 1928 du livre Le théosophisme : histoire d'une pseudo-religion (1921), il déclare en note additionnelle : « ...voyant dans le théosophisme une erreur des plus dangereuses pour la mentalité contemporaine, nous avons estimé qu'il convenait de dénoncer cette erreur au moment où, par suite du déséquilibre causé par la guerre, elle prenait une extension qu'elle n'avait jamais eue jusque là... »[8].

    Il y établie également une distinction entre « Théosophie » et « Théosophisme ». Dans l'avant-propos, il écrit : « Nous devons avant tout justifier le mot usité qui sert de titre à cette étude : pourquoi "théosophisme" et non "théosophie" ? C'est que, pour nous, ces deux mots désignent deux choses très différentes, et qu'il importe de dissiper, même au prix d'un néologisme ou de ce qui peut paraître tel, la confusion que doit naturellement produire la similitude d'appellation. (...)

    En effet, bien antérieurement à la création de la Société dite Théosophique, le vocable de théosophie servait de dénomination commune à des doctrines assez diverses, mais appartenant cependant toutes à un même type, ou du moins procédant d'un même ensemble de tendances ; il convient donc de lui garder la signification qu'il a historiquement. (...)


    Telles sont par exemple, des doctrines comme celles de Jacob Bœhme, de Gichtel, de Wiliam Law, de Jane Lead, de Swedenborg, de Louis-Claude de Saint-Martin, d'Eckartsausen ; nous ne prétendons pas en donner une liste complète, nous nous bornons à citer quelques noms parmi les plus connus. (...)


    Or, l'organisation qui s'intitule actuellement "Société Théosophique", dont nous entendons nous occuper ici exclusivement, ne relève d'aucune école qui se rattache, même indirectement à quelque doctrine de ce genre ; sa fondatrice, Mme Blavatsky, a pu avoir une connaissance plus ou moins complète des écrits de certains théosophes, notamment de Jacob Bœhme, et y puiser des idées qu'elle incorpora à ses propres ouvrages avec une foule d'autres éléments des provenances les plus diverses, mais c'est tout ce qu'il est possible d'admettre à cet égard (...). »




    Notes et références


    1. Oltramare (Paul), L'histoire des idées théosophiques dans l'Inde, Éditions Ernest Leroux, Paris 1906.


    2. Panoussi (Estiphan), La théosophie iranienne source d'Avicenne ?, in Revue Philosophique de Louvain, Tome 66 (troisième série, numéro 90), pp. 239-266, éditions de l'Institut supérieur de philosophie, Louvain 1978.


    3. David-Néel (Alexandra), Le sortilège du mystère, Faits étranges et gens bizarres rencontrés au long de mes routes d'Orient et d'Occident, Pocket 2196, Paris 1983. (Recueil de notes publié à titre posthume) (ISBN 2266038265)


    4. Goodrick-Clarke (Nicholas), Les racines occultistes du nazisme, les aryosophistes en Autriche et en Allemagne 1890-1935, éditions Pardes, 1998. (ISBN 2867140692)


    5. Blavatsky (Helena Petrovna), La Doctrine Secrète, volume 3, éditions Adyar, 2000. (ISBN 2850002151)


    6. - en tous les cas, après vérification : le mot « racisme » n'est pas écrit une seule fois dans la totalité de la DS (Doctrine Secrète - "les 6 tomes").


    7. Blavatsky (Helena Petrovna), La clef de la théosophie, éditions Adyar, 2000. (ISBN 2850001449)


    8. Guénon (René), Le théosophisme : histoire d'une pseudo-religion, éditions Traditionnelles (reproduction en fac-simile), Paris 1996. (ISBN 2713800609)Voir aussi l'édition de 1978, augmentée de textes et annotations (ASIN : B0014VGYI6).

    Dernière modification par talib abdALLAH ; 06/05/2017 à 20h14.

  2. #2
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    Par défaut Le théosophisme : histoire d'une pseudo-religion - René Guénon

    اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

    Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima





    Asalam 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh



    Le Livre de Réné Guénon, Le théosophisme : histoire d'une pseudo-religion, est disponible en plusieurs formats :


    - Version scannée de l'édition de 1921 : -->Télécharger<--

    - Version électronique à partir de l'édition de 1921 : -->Télécharger<--

    - Version éléctronique à partir de l'édition de 1921 - 2ème édition augmentéé + appendice d'articles : -->Télécharger<--

    - En complément : Doctorat d’histoire de Marie-José Delalande - Université du Maine -Le mouvement théosophique en France - 1876-1921 : -->Téléchager<--






    René Guénon


    Parmi les opposants à la Théosophie moderne, René Guénon est un des plus virulents. Dans la seconde édition de 1928 du livre Le théosophisme : histoire d'une pseudo-religion (1921), il déclare en note additionnelle : « ...voyant dans le théosophisme une erreur des plus dangereuses pour la mentalité contemporaine, nous avons estimé qu'il convenait de dénoncer cette erreur au moment où, par suite du déséquilibre causé par la guerre, elle prenait une extension qu'elle n'avait jamais eue jusque là... »[8].

    Il y établie également une distinction entre « Théosophie » et « Théosophisme ». Dans l'avant-propos, il écrit : « Nous devons avant tout justifier le mot usité qui sert de titre à cette étude : pourquoi "théosophisme" et non "théosophie" ? C'est que, pour nous, ces deux mots désignent deux choses très différentes, et qu'il importe de dissiper, même au prix d'un néologisme ou de ce qui peut paraître tel, la confusion que doit naturellement produire la similitude d'appellation. (...)

    En effet, bien antérieurement à la création de la Société dite Théosophique, le vocable de théosophie servait de dénomination commune à des doctrines assez diverses, mais appartenant cependant toutes à un même type, ou du moins procédant d'un même ensemble de tendances ; il convient donc de lui garder la signification qu'il a historiquement. (...)


    Telles sont par exemple, des doctrines comme celles de Jacob Bœhme, de Gichtel, de Wiliam Law, de Jane Lead, de Swedenborg, de Louis-Claude de Saint-Martin, d'Eckartsausen ; nous ne prétendons pas en donner une liste complète, nous nous bornons à citer quelques noms parmi les plus connus. (...)


    Or, l'organisation qui s'intitule actuellement "Société Théosophique", dont nous entendons nous occuper ici exclusivement, ne relève d'aucune école qui se rattache, même indirectement à quelque doctrine de ce genre ; sa fondatrice, Mme Blavatsky, a pu avoir une connaissance plus ou moins complète des écrits de certains théosophes, notamment de Jacob Bœhme, et y puiser des idées qu'elle incorpora à ses propres ouvrages avec une foule d'autres éléments des provenances les plus diverses, mais c'est tout ce qu'il est possible d'admettre à cet égard (...). »


    8. Guénon (René), Le théosophisme : histoire d'une pseudo-religion, éditions Traditionnelles (reproduction en fac-simile), Paris 1996. (ISBN 2713800609)Voir aussi l'édition de 1978, augmentée de textes et annotations (ASIN : B0014VGYI6).

  3. #3
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    Les Dessous de la Lucis Trust

    Publié le 14 décembre 2016



    La Lucis Trust est une organisation ésotérique à l’origine du mouvement du « New age ». Elle conseille l’ONU, et fait partie des organisations qui promeuvent une religion mondiale. Elle a des sièges à New York, Londres et Genève, ainsi qu’un site web





    « Lucis Trust »,

    référence à Lucifer le porteur de « lumière »




    Ce texte provient du site de la Lucis Trust

    « Des commentaires sur le Web prétendent que le Lucis Trust a été appelé un moment, la Lucifer Trust. Cela n’a jamais été le cas. C’est seulement, pendant une brève période de deux ou trois ans, dans le début des années 1920, quand Alice et Foster Bailey ont commencé à publier des livres sous le nom d’Alice Bailey, qu’ils ont donné à leur société d’édition naissante, le nom de Lucifer Publishing Company. »





    « Les mots Lucifer et Lucis proviennent d’une racine commune, Lucis étant en Latin le cas génératif signifiant de la lumière. Les raisons qui ont présidé au choix, des Bailey, de ce nom à l’origine ne nous sont pas connus, mais nous ne pouvons que supposer, que suivant les hauts enseignements de Madame H.P. Blavatsky, pour laquelle ils avaient énormément de respect, ils cherchaient à susciter la compréhension la plus profonde du sacrifice consenti par Lucifer.







    Alice Bailey






    Madame H.P. Blavatsky



    Alice et Foster Bailey étaient des étudiants et des enseignants remarqués de la Théosophie, une tradition spirituelle voyant Lucifer comme l’un des anges solaires, de ces êtres avancés que la Théosophie dit descendus, il y a des éons, de Vénus sur notre planète (d’où le concept de « la chute »), apportant le principe de conscience à ce qui était alors l’homme-animal. Dans la perspective théosophique, la descente de ces Anges solaires n’était pas une chute dans le péché ou la honte, mais plutôt un acte de grand sacrifice, comme cela est suggéré dans le nom de Lucifer qui signifie porteur de lumière. »




    Source : « La Signification Ésotérique de Lucifer », sur le site de la Lucis Trust

  4. #4
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    Le New Age et le « Nouvel Ordre Mondial »

    sont issus du Théosophisme d’Helena Blavatsky,

    selon Luc-Michel Mazenc






    « Blavatsky et Olcott gravitaient dans les milieux francs-maçons de la haute bourgeoisie et de la noblesse ; ils étaient introduits dans les plus hautes sphères politiques et au plus haut niveau de l’État.

    Fortement imprégnés de messianisme, ils prophétisaient « le Retour du Christ », l’avènement d’un « Nouvel Âge de l’humanité » et d’un « Nouvel Homme ».

    L’objectif politique de la «Religion Mondiale» du Théosophisme visait l’instauration d’un «Nouvel Ordre mondial» et d’un « Gouvernement Mondial » — c’est-à-dire d’un « Directoire Mondial » composé de « sages », sous la direction éclairée des États-Unis.

    Aussi, lorsqu’il fut décidé, en 1878, d’introduire le Théosophisme en Europe et en Asie, le Président des Etats-Unis en personne, Rutherford Hayes, est directement intervenu pour soutenir cette initiative. Par la suite, le Théosophisme pris le nom de (mouvement du) « Nouvel Âge ». »








    Luc-Michel Mazenc, « New Age et mondialisation néo-libérale », 2005.



    Luc-Michel Mazenc a soutenu une thèse de sociologie à l’université Pierre Mendès-France de Grenoble II en 2001, dont le titre complet est : «

    Les nouveaux mouvements religieux (NMR) et les nouveaux mouvements sociaux (NMS) dans le procès de mondialisation.

    Pour une phénoménologie sociologique des mutations de la modernité. (XIX-XXèmes siècles). »



    Source : trianglenoir.info

  5. #5
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    Bonne Volonté Mondiale (Lucis Trust),

    sur la réapparition du Christ et le nouvel ordre mondial

    L’association Bonne Volonté Mondiale soutient l’action des Nations Unies.
    Elle occupe des bureaux dans les locaux officiels de l’ONU, à Genève notamment.









    Photo prise dans les locaux de l’ONU à Genève, en Suisse.


    « Nous vivons une époque de préparation, non seulement pour une civilisation et une culture nouvelles au sein d’un nouvel ordre mondial, mais également pour un nouvel enseignement spirituel.

    L’humanité ne suit pas un cours hasardeux; il existe un Plan divin dans le Cosmos dont nous faisons partie. A la fin d’une ère, les ressources humaines et les institutions établies semblent inaptes à répondre aux besoins et aux problèmes mondiaux.

    Lors d’une telle période, la venue d’un instructeur, d’un chef spirituel ou avatar, est attendue et invoquée par les masses humaines dans toutes les parties du monde.

    De nos jours, le retour de l’Instructeur Mondial – appelé par les Chrétiens le Christ – est attendu par des millions de personnes, non seulement par ceux de foi chrétienne, mais également par ceux de toutes croyances qui attendent l’Avatar sous d’autres noms – le Seigneur Maitreya, Krishna, le Messie, l’Imam Mahdi, le Bodhisattva.

    Le mirage et la déformation entourent ce fait central d’une réponse divine au besoin humain. Cela est inévitable mais sans importance. Ce qui est important, c’est le fait de la transition vers un nouvel âge.

    Le besoin de préparation se fait sentir afin d’introduire de nouvelles valeurs dans la vie quotidienne, de nouveaux modèles de comportement, de nouvelles attitudes de non-séparatisme et de coopération, menant ainsi à de justes relations humaines et à un monde en paix. L’Instructeur Mondial sera essentiellement concerné, non par les conséquences des erreurs et imperfections passées, mais par les exigences da’un nouvel ordre mondial et la réorganisation de la structure sociale mondiale. »

    – « La Réapparition du Christ », Buts & Objectifs, site de la Lucis Trust, web.archive.org, consulté le 24 novembre 2016.

    L’expression « nouvel ordre mondial » a été supprimée dans les versions plus récentes du site officiel de la Lucis Trust, semble-t-il. Mais la Wayback Machine de l’Internet Archive permet de retrouver facilement les anciens textes qui la mentionnent encore. Le texte cité ci-dessus se trouvait sur le site de la Lucis Trust le 5 août 2015. »




    (Source : trianglenoir.info)


  6. #6
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    Jean Vernette et Claire Moncelon,
    sur l’association Bonne Volonté Mondiale (Lucis Trust)




    Dictionnaire-des-groupes-religieux-aujourdhui




    « Bonne Volonté Mondiale est une organisation reconnue par l’ONU, comme le précise son site Internet :


    « Bonne Volonté Mondiale est une organisation non gouvernementale accréditée auprès du Bureau d’Information Publique de l’Organisation des Nations Unies. Elle a le statut consultatif auprès du Conseil Économique et Social de l’ONU et maintient des relations informelles avec un grand nombre d’organisations non gouvernementales, nationales et internationales. »



    ORIGINE ‑ Association diffusant la pensée d’une ex-théosophe de la haute société anglaise, Alice Bailey (1880-1949). Adepte dès sa jeunesse de l’occultisme, elle se déclare en 1919 entrée en contact avec un Maître de la Hiérarchie supérieure Djwal Khul, « le Tibétain », dont elle transmet les messages au long de 24 livres. Elle insiste en particulier sur le proche retour du Christ, l’importance de l’art pour la réalisation personnelle, et l’ensemble des thèmes du mondialisme qui seront repris par le New Age. Elle crée en 1922 le mouvement « Bonne Volonté Mondiale », une des activités de « Lucis Trust », « pour faire grandir la Bonne Volonté Mondiale ».


    DOCTRINE ‑ Ce mouvement a trois objectifs : 1) « mobiliser l’énergie de bonne volonté » ; 2) préparer « le retour de l’Instructeur Mondial » le Christ appelé aussi : Maitreya, Krishna, Messie, Imam Mahdi, Bodhisatva ; 3) éduquer l’opinion publique sur les causes des problèmes mondiaux majeurs et aider à créer une forme-pensée de solution.


    FONCTIONNEMENT ‑ Se présente comme la Nouvelle Religion Mondiale pour le Nouvel-Age qui vient. Organisé en groupes ‑les Unités de Services ‑ et en réseaux des « Triangles » (trois personnes s’unissant en prière chaque jour) récitant « la Grande Invocation » (prière tenue en particulière faveur dans le monde libéral américain et que récitait en particulier Mme Roosvelt épouse du Président). Celle-ci vise à « la circulation de la pensée constructive » et « la transformation du climat spirituel de la planète, grâce à la distribution de l’énergie spirituelle élevant ainsi le niveau de la conscience humaine ». Il est recommandé plus particulièrement de s’y joindre le jeudi.


    L’ « École Arcane » pratique la « méditation occulte » et vise également à implanter une nouvelle religion mondiale en s’essayant à entrer en communication avec les Êtres spirituels, spécialement en période de pleine lune (« Full Moon Méditation Groups »). Trois fêtes : Pâques (Christ Vivant et Ressuscité), Wesak (fête du Bouddha), et la fête de la Bonne Volonté (de l’Esprit de l’humanité qui aspire à Dieu). Centre à Genève ; diffusion mondiale. Cf. Jean Vernette, Le Nouvel Age, Paris, Téqui. »


    – Jean Vernette et Claire Moncelon, Dictionnaire des groupes religieux aujourd’hui, PUF, 1995. »




    Source : trianglenoir.info



  7. #7
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    Michel Lacroix, sur l’utopie messianique
    de la Bonne Volonté Mondiale (Lucis Trust)



    L-ideologie-du-new-age

    « Seul un gouvernement mondial sera à même de piloter ce que la littérature du Nouvel Age se plaît à appeler le « vaisseau spatial Terre » (une belle métaphore techniciste, au demeurant…). Ces idées sont partagées, notons-le, par un grand nombre de leaders de sectes. Leur projet est un directoire mondial des affaires planétaires, qui serait assuré par les personnalités et les sectes parvenues au degré de conscience le plus élevé. On retrouve quelque chose d’identique chez World Goodwill (Bonne Volonté mondiale), qui formule un programme combinant l’idée d’un gouvernement mondial avec l’annonce d’un proche retour du Christ sur la Terre. L’unification politique du globe sous la houlette du messianisme religieux… Pour faire face aux problèmes de notre temps, le Nouvel Age rêve d’une aristocratie spirituelle dans le style de la République de Platon, d’un magistère de sociétés secrètes, d’une synarchie planétaire. »

    Michel Lacroix, L’idéologie du New Age, Flammarion, 1996, pp. 90-91.


    (Source : trianglenoir.info)

    (La lecture de trois chapitres est proposée ici)


  8. #8
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    Alain Lallemand, sur l’utopie messianique
    d’Alice Bailey (Lucis Trust)







    « L’idée de Bailey – défendue également par un ésotériste français, Paul Le Cour, mais seulement à partir de 1937 – est que nous vivons la fin d’une ère zodiacale entamée peu avant la naissance de Jésus-Christ appelée ère du Poisson, et que cette ère a commencé en 1955 une lente mutation qui devrait se terminer en 2025 : à cette date, nous seront entrés dans l’ère du Verseau.

    Comme chacune de ces ères « vibre » selon des énergies particulières, les périodes de transition sont des périodes de conflit, et, comme à chaque fin de cycle, ce serait par ailleurs le moment de rappeler aux hommes qu’ils s’égarent dans une société matérialiste.

    Le « principe divin » devrait donc nous envoyer sous peu un nouvel « instructeur », comme il le fit lors de la venue de Zoroastre, Moïse ou Abraham : ce sera le « retour du Christ ». […]

    Ces divagations seraient amusantes si elles ne visaient aussi à s’inscrire dans le processus politique.

    Ces adeptes du Nouvel Age façon Bailey sont convaincus que seul un « gouvernement mondial » peut gérer la crise actuelle. […]

    Il n’y a donc pas d’autre issue qu’un gouvernement mondial, dont l’incarnation la plus sensible est… l’ONU ! C’est l’utopie dans le sens le plus détestable du terme, un gouvernement idéal et donc irréel régentant par « dieu » sait quel miracle un monde en coupe réglée. »





    – Alain Lallemand, Les sectes en Belgique et au Luxembourg, EPO, 1994, pp. 62-65.




    Alain Lallemand est un journaliste belge. Il est membre de la rédaction du quotidien francophone Le Soir.


    Source : trianglenoir.info

  9. #9
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    Inside LUCIS TRUST

    (Extérieur et intérieur de l'Association des Nation Unies et de la Lucis Trust à Londres)




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    Avec Sous-titres en anglais

    à partir de 1:56







    Dernière modification par talib abdALLAH ; 07/05/2017 à 17h10.

  10. #10
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    verset 10 - sourate 18 ( La Caverne )

    رَبَّنَا آتِنَا مِن لَّدُنكَ رَحْمَةً وَهَيِّئْ لَنَا مِنْ أَمْرِنَا رَشَداً


    Rabbanâ âtinâ min l-ladunka rahmatan w-wa hayyi' lanâ min amrinâ rashadâ

    Seigneur, accorde-nous de Ta part une miséricorde et dispose-nous à la droiture en cette circonstance

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