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Discussion: L'ijtihad et le taqlid

  1. #1
    Avatar de muhibb
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    Par défaut L'ijtihad et le taqlid

    بسم الله الرحمن الرحيم
    الصلاة و السلام على أشرف المرسلين
    و على اله و اصحابه أجمعين


    l’Ijtihad et le taqlid

    Le paradoxe de notre époque est qu’elle est la plus pauvre au niveau scientifique mais qu’elle a vu se multiplier des va-nus-pieds appelant à l’Ijtihad. Cela aurait été moins dramatique, mais certes tout aussi ridicule, si ces gens avaient appelé à l’Ijtihad au sein d’une des écoles juridiques reconnues, en suivant les fondements d’un des imam sur lesquels les musulmans se sont mis d’accord. Mais ces gens à la formation scientifique légère, à la piété douteuse et aux desseins inavoués se réclament, ni plus ni moins, comme des gens de l’Ijtihad absolu qui donc font leur propre effort scientifique par le biais de leurs propres fondements. Pour celui qui en doutait encore, voici le signe ultime de la réalisation de la prédiction du plus véridique des véridiques, qu’Allah augmente la lumière de la terre qui enserre son corps, ‘alayhis salatu was salam :« Viendront aux hommes des années trompeuses où l’on croira le menteur et démentira le véridique. On fera confiance au traître et on se défiera du digne de confiance. Surtout, les Ruwaybidah auront voix au chapitre ». On demanda : « Que sont les Ruwaybidah? ». Il dit : « ce sont des hommes insignifiants qui parleront des affaires publiques » [1].Le schème du mot ruwaybidah est dénommé tasghir en morphologie, à savoir le diminutif. Cela indique déjà que les gens concernés n’ont aucune importance. L’étymologie du mot avilit encore plus les gens concernés. En effet, on peut retenir deux origines à ce mot. La première serait rabid, qui signifie troupeau en arabe. Les rabidah ne seraient donc que des bergers, des gens n’ayant aucune compétence et aucune culture. Le diminutif indique qu’en réalité, ils ne sont même pas capables d’être des bergers pour des animaux, que dire alors de guider des humains? La deuxième origine est du verbe rabada, qui signifie le recroquevillement, le fait de ne pouvoir se lever et d’atteindre quelque chose d’élevé. Lesruwaybidah, en plus de leur incapacité à saisir les sens profonds de l’Islam, sont vils vu l’indication du diminutif. Tout ceci montre les petites capacités des gens de notre époque qui appellent à l’ijtihad. Loin d’être des savants chevronnés, ils sont au contraire des opportunistes à la science bancale n’ayant aucune part à l’ijtihad. En effet, le sens de l’Ijtihad ainsi que ses conditions sont clairement établis chez les gens de science.


    Définition et catégorisation de l’ijtihad

    La légitimité de l’ijtihad est établie par le coran, la sunnah et l’unanimité des musulmans. De sorte, il n’est point besoin de faire référence aux sources sur cette question.L’ijtihad est l’effort que fait le faqih pour arriver, par l’examen des preuves, à savoir ce qu’Allah a établi comme loi sur une chose donnée, que cette science soit présomptive ou certaine.La dénomination de faqih implique donc que le mujtahid ne soit point un muqalid, quelqu’un qui doive suivre un autre dans les fondements ou les branches. De sorte, le titre de mujtahid ainsi donné sans autre précision fait référence au mujathid mutlaq. En effet, il existe différents niveaux d’ijtihad.Le mujtahid mutlaq, absolu, est celui qui ne suit aucun autre imam et tire les règles de la shari’ah directement des textes. Il établit lui-même les principes directeurs par lesquels il parvient à faire son effort scientifique. Cela lui donne donc légitimité pour baser ses preuves directement du coran et de la sunnah. Sont dans cette catégorie certains parmi les compagnons comme sayyiduna Abu Bakr, ‘Umar, sayyiduna ‘Ali, Sayyida Aishah. En font partie aussi l’imam Malik, Abu Hanifah, Sufyan ath Thawriy, Ash Shafi’iy et ceux qui leur ressemblent.Il existe dans cette catégorie des imam qui, même s’ils ont atteint le degré ainsi décrit, se sont limités au suivi des fondements d’un autre imam, du fait qu’ils partagent sa vision. Il s’agit de Abdu Rahman Ibn al Qasim, de Abu Yusuf Ya’qub ibn Ibrahim et Muhammad ibn Hassan ash Shaybaniy.Le degré inférieur à celui-ci est celui de l’ijtihad muqayyad, limité, qui doit se conformer aux fondements d’un mujtahid mutlaq. Le mujtahid de ce degré inspecte les avis de son imam ainsi que les textes de son madhhab, sans pour autant tirer directement les règles des textes révélés. De même, il n’a pas compétence pour examiner les textes d’une autre école, contrairement à l’avis de al Lakhmiy. L’ijtihad muqayyad se divise en deux catégories.La première est celle du mujtahid dans le madhhab. Il est celui qui examine les paroles de l’imam du madhhab pour en établir le sens ou apprécier la parole la plus forte si plusieurs lui sont attribuées. Si un cas nouveau se présente sur lequel l’imam s’est tu, il peut, à partir toujours des réponses de l’imam, établir une analogie avec un cas traité. Dans ce sens, il devra se tenir aux règles de dérivation probante de son imam ainsi qu’à ses conditions. Parmi les mujtahid dans le madhhab, figure l’imam Abul Walid ibn Rushd, al Lakhmiy pour les malikites, al Muzaniy ou le Qadiy Husayn pour les shafi’is ou encore at Tahawiy pour l’école de l’imam Nu’man ibn Thabit.La seconde catégorie de mujtahid muqayyad est le mujtahid de fatwa ou de tarjih. Il s’agit de celui qui a la compétence de donner une préférence entre les avis émis par les mujtahid de rang supérieur sur une question. Bien sûr, sa compétence s’arrête aux mujtahid de son madhhab uniquement. Les représentants de cette catégorie sont par exemple Khalil ibn Ishaq, Ibn al Hajib pour les malikis, an Nawawiy, ar Rifa’iy pour les shafi’is, Ibn Muflih pour les hanabilah ou encore ibn ‘Abidin ash Shamiy pour les hanafis.En deçà, il n’y a plus d’ijtihad à dire vrai. Les autres degrés qui suivent sont ceux des muqalid, des suiveurs, bien que tous les suiveurs n’ont pas le même degré de connaissance du madhhab suivi. Ainsi, le savant ayant retenu les avis du madhhab en entier n’est pas comparable à la personne du commun bien qu’ils soient tous deux des muqallid. Ainsi, celui qui connaît les détails d’une école sans pour autant atteindre le niveau de maîtrise dans ses fondements le faisant rejoindre les trois premiers degrés, reste un muqalid et n’est pas apte à l’ijtihad.


    Les conditions de l’ijtihad

    Le mujtahid est un musulman, homme ou femme, libre ou non, ayant atteint le taklif, pourvu d’une bonne compréhension et d’une bonne mémoire. La ‘adalah [2] est-elle une condition? Les savants ont divergé dessus et l’avis prépondérant est la non-obligation de la ‘adalah pour l’ijtihad.En plus de ces conditions préliminaires, le mujtahid devra avoir la maîtrise d’une palette de sciences.Il devra tout d’abord maîtriser les fondements de la langue arabe : le nahw (grammaire), le Sarf (morphologie), le mantiq (la logique, que ce soit celle de la langue arabe ou des sciences religieuses) ainsi que la balaghah (l’éloquence) avec ses composantes que sont les ma’aniy (l’expression) et le bayan( la formulation). Le mujtahid devra maîtriser ces sciences à la perfection.Il devra aussi connaître les fondements du fiqh qui sont les moyens desquels on extrait les règles des sources textuelles. Cela nécessite donc la connaissance des moyens de dérivation des règles, la maîtrise du qiyas (analogie juridique) ainsi que des sources probantes.Il lui est obligatoire de même de connaître les textes d’où on extrait les règles, à savoir le coran en premier. Selon l’avis le plus répandu, il n’est pas obligatoire pour le mujtahid de mémoriser le coran en entier et il lui suffira de connaître l’emplacement des versets juridiques [3] ainsi que leur contenu.

    Cependant, Ibn Juzay en a fait une obligation en disant:
    Certains parmi les savants des Usul ont dit: “ il n’est pas obligatoire de mémoriser le coran ni les versets juridiques. Il suffit de connaître leur emplacement pour s’y référer en cas de besoin”. Ceci est une erreur pour deux raisons.La première est qu’il se peut que les règles soient extraites d’autre part que des versets connus (comme juridiques). Cela nécessite donc la mémorisation de tout le coran.La deuxième est que celui qui n’a pas mémorisé le coran n’est pas digne d’être un imam dans la religion d’Allah. Comment alors que le messager d’Allah ‘alayhis salatu was salam a dit: « le livre d’Allah est la corde solide, le chemin droit. Dedans se trouvent les informations de ceux qui sont avant vous, les nouvelles de ceux qui vous suivent et les règles de ce qu’il y a entre les deux.Quiconque le délaisse par rébellion, Allah le brisera. Et quiconque cherche une guidance hors de lui sera perdu ». [4]

    En dehors de cela, il devra connaître parfaitement les sciences liées au coran comme les causes de révélation des versets, les versets abrogeants et abrogés, le coran médinois du coran mecquois, les versets muhkam de ceux mutashabih [5], le général et le spécifique, l’absolu et le limité… Il devra avoir une maîtrise de toutes les sciences afférentes au coran en résumé et ceci, à un degré élevé.Le mujtahid devra en outre avoir la maîtrise de la deuxième source des règles juridiques, à savoir la sunnah. Cette maîtrise n’implique pas qu’il mémorise tous les hadiths juridiques. Mais il devra savoir discerner entre le sahih, le hasan et le da’if, connaître les chaînes des hadiths, connaître les transmetteurs et leur degré de fiabilité. Il n’est donc pas demandé au mujtahid d’être un hafiz dans le hadith mais d’avoir toutes les connaissances pour savoir quel hadith utiliser et lequel délaisser. Cependant, il lui est permis de se baser sur les savants du hadith ayant classifié les textes selon leur degré d’authenticité comme al Bukhariy ou Muslim ibn Hajjaj. En effet, le mujtahid ne s’occupe pas forcément du hadith car son rôle est de tirer les compréhensions des textes et non de les collecter. Le fait d’être un savant du hadith est une condition de perfection pour le mujtahid, à l’image de l’imam Malik, de ash Shafi’iy ou de Ahmed ibn Hambal qui sont des imam dans cette science.Il lui sera aussi obligatoire de connaître les avis des compagnons ainsi que des salaf, connaître la prépondérance des avis qu’ils ont émis mais aussi, les sujets sur lesquels il y a consensus entre les savants. Il devra connaître leurs divergences et les raisons de ces divergences.Pour ces quatre domaines cités, la maîtrise du mujtahid devra être complète et d’un grand degré. Pour les autres sciences, il lui suffira d’un degré moyen. Ces sciences sont par exemple les avis des autres savants et il ne lui sera pas reproché de les méconnaître. De même, il n’est pas une condition de l’ijtihad de maîtriser la science du kalam, celle de la métrique (‘urud) et d’autres sciences à cela pareilles.Ces conditionnalités sont celles du mujtahid mutlaq et quiconque n’aura pas atteint ce niveau décrit devra forcément se raccrocher à quelqu’un ayant atteint ce niveau. Sache donc que ce niveau d’ijtihad n’existe plus selon le consensus des musulmans! Effectivement, l’ijtihad est une obligation communautaire à chaque époque, bien qu’il soit possible qu’une époque en soit dépourvue. Pourtant, ce qui est visé par cette obligation, c’est l’ijtihad muqayyad et non l’ijtihad absolu.

    Dans al bahr al muhit, al Zarkashiy dit:Il est possible qu’une époque soit dépourvue de mujtahid selon la majorité et l’auteur d’al Mahsul [6] l’a affirmé. Al Rafi’iy a dit: « les gens sont d’accord qu’il n’y a plus d’ijtihad à nos jours ». Peut-être l’a t-il pris de l’imam ar Raziy. Et al Ghazaliy a dit dans al Wasit: « L’époque est dépourvue de mujtahid indépendant »[7].Il dit a aussi:« La vérité est que l’époque est dépourvue de mujtahid mutlaq et non pas de mujtahid dans le madhhab d’un des quatre imam. Les musulmans se sont mis d’accord sur le fait que la vérité est contenue dans ces écoles. De sorte, il n’est pas permis d’agir conformément à une autre école. Il n’est pas permis d’exercer l’ijtihadhors de ces écoles »

    [8].
    De sorte, il est obligatoire pour le musulman de suivre une des quatre écoles transmises de Malik, Abu Hanifah,Al Shafi’iy et Ahmed. Les gens ont par consensus exclu les écoles des autres mujtahid qui ne nous ont pas été transmises. De sorte, on ne pourrait suivre que l’école de ces quatre imam sur lesquels les musulmans se sont mis d’accord. Même s’il n’est pas rationnellement impossible qu’un mujtahid mutlaq apparaisse après ceux-là, nul ne pourra recueillir l’assentiment et l’unanimité sur sa science, sa piété et sa proximité avec Allah. Et donc, nul ne pourra jamais avoir des élèves véhiculant son enseignement à l’image de la faveur qu’Allah a fait à ces quatre.Sache donc que nul parmi les contemporains n’atteint la taille d’un grain de sable près d’une montagne comparé à l’immensité de l’imam Abdu Rahman as Suyutiy. Ce dernier était un hafiz dans le hadith ayant atteint le degré de amir al mu’minin dans cette science. Sa maîtrise de la langue arabe était unique à son époque et il en a attesté par la rédaction de livres sur ses diverses sciences. Il a assimilé à perfection les sciences du coran sur lesquelles il a écrit un livre qui est devenu une référence dans ce domaine. Bref, cet imam a rédigé plus de huit cents ouvrages qui sont devenus tous des références dans les différentes sciences islamiques. Pourtant, les savants de son époque lui ont refusé la prétention à être un mujtahid dans le madhhab de l’imam ash Shafi’iy. C’est à dire qu’ils estimaient qu’il n’avait point atteint le degré pour se comparer à an Nawawiy, ou al Rifa’iy, que dire alors du Qadiy Husayn ou de al Muzaniy? Or, l’imam as Suyutiy n’appelait pas à l’ijtihad mutlaq, mais juste à l’ijtihad dans son école [9]. Que dire alors des ruwaybidah de notre époque dont la majorité n’a même pas fini l’étude du premier livre nécessaire dans la ‘aqidah?Tu sauras donc qu’il est obligatoire de s’en tenir aux écoles des quatre.


    An Nafrawiy a dit: « Le consensus des musulmans s’est établi qu’il est obligatoire de suivre une des quatre écoles des imam Abu Hanifah, Malik, ash Shafi’iy et Ahmed. Et qu’il n’est pas permis de sortir de leurs écoles » [10].

    Ibn Muflih al hambaliy a dit: « Il est dit dans al Ifsah: le consensus s’est établi sur le suivi des quatre écoles et que la vérité ne sort pas d’elles » [11].

    L’auteur de Maraqiy as su’ud a dit:Ensuite, rappelle l’obligation de se tenir à une école…par sûreté pour qui n’a pas la capacitéLe consensus à ce jour est sur les quatre… Et tous ont interdit le suivi d’une autre [12]Il dit aussi: « c’est à dire que le consensus est établi à ce jour sur l’obligation de suivre les quatre écoles à savoir l’école de Malik, de Abu Hanifah, de Shafi’iy et de Ahmed. Et l’ensemble des savants a interdit le suivi d’une autre école hors d’eux depuis le huitième siècle et la disparition de l’école de Dawud (al Zahiriy) jusqu’à ce douzième siècle et ce jusqu’à jamais, que ce soit le suivi permanent ou simplement le suivi dans certaines questions. Et certes, il y a consensus sur cela. » [13].L’ijtihad limité est quant à lui ouvert avec les conditions connues, c’est à dire le taqlid d’un mujtahid mutlaq.Le taqlid d’un mujtahid

    Les musulmans se sont mis d’accord sur l’obligation pour toute personne n’ayant pas atteint l’ijtihad mutlaq de suivre un mujtahid. De sorte, le taqlid, qui est le fait de suivre quelqu’un sans lui demander sa preuve, s’applique aussi bien aux savants qu’aux gens du commun. Pour certains ayant atteint l’ijtihad limité, ce taqlid ne s’applique que pour les fondements alors que pour tout le reste, il s’agit d’un suivi aussi bien des fondements que des branches, à savoir les questions pratiques.Le Chaykh ‘Abdullah al ‘Alawiy ibn al Hajj Ibrahim a dit:(le taqlid) est obligatoire pour autre que le mujtahid mutlaq…même s’il est muqayyad tant qu’il n’est pas capable (d’ijtihad mutlaq)[14]Ce suivi d’un mujtahid peut se faire dans tous les domaines, en tous temps, ou sur certaines questions seulement en un temps limité. En d’autres termes, il est possible de suivre plusieurs écoles sur des questions différentes et sur des moments différents. Cependant, ce changement d’une école à une autre répond à des conditions. Ibn Juzayy a dit:« On peut suivre une école sur des questions ponctuelles et changer d’école selon trois conditions :
    • qu’on soit convaincu de la science et du mérite de celui qu’on suit
    • qu’on ne cherche pas des dérogations dans les écoles
    • qu’on ne mélange pas entre les écoles de sorte qu’on fasse une action contredisant le consensus comme se marier sans dot ou sans waliy ou sans témoins. Personne en effet n’a accepté ces cas de figure » [15].



    Cependant, certains comme al Ghazaliy et al Maziriy al Malikiy, ont interdit de changer d’école, partant du postulat que chaque école base son ijtihad sur des preuves solides. Changer d’école revient simplement à suivre la passion et les derogations et non accorder sa confiance à un mujtahid en qui on a toute confiance.Il est aussi interdit au musulman de suivre une personne n’ayant pas atteint l’ijtihad.

    Le chaykh ‘Abdullah al ‘Alawiy dit encore :
    Celui qui n’est pas connu par la science et la probité…Ou sur qui on n’a pas certitude, lui demander une fatwa est interdit [16]

    De sorte, celui qui demande une fatwa à quelqu’un qui n’y est pas habilité, il lui sera interdit d’agir selon son avis. Cela ne sera permis que si le muftiy en question donne l’avis de son école. Si par contre il n’existe pas de réponse explicite dans son école sur l’objet de la fatwa, les savants ont diverge sur la position à adopter. La majorité des malikis permet de faire l’analogie avec un cas similaire si le muftiy en question maîtrise les fondements de l’école. Ceci est la position d’al Maziriy. L’autre position stipule qu’il ne sera en aucun cas autorisé pour le muftiy muqalid d’exprimer un quelconque avis. D’autres encore ont dit qu’il lui sera permis de suivre l’école de ash Shafi’iy ou de Abu Hanifah si elles ont abordé la question.Quant à celui qui donne la fatwa, sa qualité de mujtahid n’est pas requise. S’il n’a pas atteint l’ijtihad mutlaq, il lui sera obligatoire de donner la fatwa selon la position connue de l’école, à savoir le mashhur ou le mufta bihi.

    Ibn ‘Arafah a dit: « agir selon l’avis préférable (rajih) est obligatoire et non optionnel. Ce avec quoi on doit donner la fatwa est soit le mashhur, soit le rajih. Il n’est pas permis de donner une fatwa ou un jugement hors du mashhur ou du rajih » [17].

    Il a été rapporté de l’imam al Maziriy qu’il ne donnait pas fatwa hors du mashhur, bien qu’il ait atteint le niveau de l’ijtihad dans le madhhab.Le mujtahid dans l’école pourra t-il pour autant exprimer son avis, hors de ce qui estmashhur? Les gens ont divergé dessus et le plus probant est qu’il pourra agir ainsi en se basant sur les fondements de l’école.Quant au mujtahid de tarjih, il ne pourra déroger au mashhur si celui-ci est établi. Si par contre il y a des avis d’égale force probante, il pourra donner préfèrence, faire le tarjih, d’un avis sur l’autre.
    و صلي الله و سلم علي سيدنا محمد و علي آله








    https://ahlulmadinah.fr/lijtihad-et-le-taqlid

  2. #2
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    Rappel très important à notre époque où tout apprenti-sorcier se croit à même de remettre en cause ce que les vrais savants ont établi clairement par les preuves.

  3. #3
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
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    Rappel très important à notre époque où tout apprenti-sorcier se croit à même de remettre en cause ce que les vrais savants ont établi clairement par les preuves.
    As-salam 'alayku wa rahmatullahi wa barakaruh

    Sidi Muhibb, pour que tu ais connaissance du contexte actuel français tu peux voir ce site qui explique les objectifs et les derniers developpements de la promotion du courant mu'tazilite :

    http://mutazilisme.fr

    Qui sommes-nous ?


    Bonjour à tous et à toutes. Nous vous souhaitons la bienvenue sur ce site ! En février 2017, nous avons créé l’Association pour la renaissance de l’islam mutazilite (ARIM).

    Le mutazilisme désigne une des premières écoles de théologie islamique qui est apparue dès le VIIIe siècle de l’ère chrétienne. Le but était alors d’allier la raison à la foi, c’est-à-dire d’aborder la Révélation à la lumière de la réflexion (fikr) et du discernement (furqân). Les premiers mutazilites s’opposaient au fait de vivre leur foi uniquement par le biais d’une imitation irréfléchie (taqlîd) de pratiques et de dogmes établis à partir d’une approche littéraliste des textes et de l’interprétation des Anciens (dits « pieux prédécesseurs » ou salaf).Cependant, nous ne souhaitons pas développer un rationalisme excessif qui nous ferait tomber dans un positivisme stérile ne laissant plus aucune place à l’intuition dans notre vie spirituelle. Il s’agit de trouver un juste équilibre qui puisse réunir l’intelligence du cœur et l’intelligence de l’esprit.L’ARIM se donne ainsi trois objectifs principaux :


    UN OBJECTIF CULTUREL

    Il s’agit de montrer autant aux musulman(e)s qu’aux non-musulman(e)s qu’il existe en islam cette voie alternative pour mener une vie spirituelle raisonnable. Cependant, cette branche de l’interprétation a été marginalisée au cours du temps. Ainsi, aujourd’hui, peu de gens ont entendu parler du mutazilisme. Il est donc nécessaire pour nous de faire connaître au plus grand nombre ce pan entier de l’histoire de la pensée islamique qui est encore très souvent ignoré voire dénigré. Cette association est donc ouverte à toutes celles et ceux qui désirent en savoir plus sur cette autre manière de concevoir l’islam afin de faire contrepoids aux interprétations irrationnelles et dogmatiques actuelles.


    UN OBJECTIF INTELLECTUEL

    L’ARIM se donne pour seconde mission de produire un contenu intellectuel crédible qui puisse faire office de nouvelle base pour renouveler l’interprétation du corpus islamique. L’exercice de l’ijtihâd (effort d’interprétation) n’est pas selon nous une discipline réservée aux oulémas, les savants de l’islam (imams, théologiens, juristes, etc.). L’interprétation sans cesse renouvelée est au contraire une nécessité pour chaque musulman(e) qui doit pouvoir faire confiance à ses capacités de réflexion et de discernement. Notre objectif est donc d’engager un nouveau travail collectif et individuel d’exégèse des textes de l’islam (Coran, Sunna) à l’aune du XXIe siècle.Pour cela, nous devons utiliser les nouveaux outils que la modernité a fait émerger. Les disciplines traditionnelles de l’exégèse islamique (théologie, étude des hadiths, droit islamique, etc.) ne sont plus suffisantes. Les sciences humaines et sociales (histoire, anthropologie, sociologie, linguistique, philosophie, etc.) ont permis d’ouvrir de nouvelles portes d’entrée pour aborder le corpus islamique. La méthode historico-critique appliquée par Mohammed Arkoun et ses héritiers est pour nous une base solide pour prolonger ce travail de déconstruction. Elle constitue un outil dont nous pouvons nous emparer afin de redéfinir le statut et le rôle du Coran et de la Sunna dans la foi et la pratique.


    UN OBJECTIF SPIRITUEL

    Cependant, il ne s’agit ni de nous arrêter à une étude académique de l’islam ni de nous contenter de déconstruire cet héritage. Il est aujourd’hui nécessaire de reconstruire une nouvelle façon d’être musulman(e) en tirant les conséquences de ce travail critique sur notre pratique spirituelle.L’ARIM offre donc aux musulman(e)s qui se reconnaissent dans cette lecture de l’islam un milieu où chacun(e) peut parler librement de ses expériences et choix spirituels, en dehors de tout jugement ou toute pression communautaire et familiale ; mais aussi loin de tout discours dénigrant ou apologétiquesur l’islam. Le but est ainsi de créer une fraternité spirituelle où chacun et chacune peut chercher ou proposer un soutien sans aucun lien de maître à disciple.Grâce à cet espace d’ouverture, nous aimerions aussi ouvrir un espace de créativité artistique (écriture, arts graphiques, musique, etc.) afin de donner la possibilité à chacun et à chacune de s’exprimer et valoriser cet héritage culturel et spirituel qu’est l’Islam.
    ***
    Le mutazilisme est pour nous un héritage qu’il faut exploiter et renouveler pour atteindre ce but. Néanmoins, il ne s’agit pas de le faire renaître exactement comme il a été conçu au VIIIe siècle et d’entrer dans une logique d’idéalisation d’un âge d’or passé, période qui a elle-même connu des heures sombres et peu glorieuses que nous ne souhaitons ni reproduire ni cacher. Voici la manière dont nous aimerions l’adapter à notre temps.Le mutazilisme n’est pas pour nous un contenu de dogmes prêts-à-penser mais une disposition de l’esprit. Le terme arabe qui a donné mutazilisme signifie le fait de « s’abstenir, se retirer, s’écarter ». Nous choisissons de l’interpréter aujourd’hui de manière philosophique. Le fait de s’abstenir renvoie au concept grec de l’épochè (« arrêt, interruption, cessation ») qui désigne la suspension du jugement et l’exercice du doute. Toutefois, il ne s’agit pas de s’empêcher de décider et d’agir définitivement en s’adonnant à la passivité mais de ne pas se laisser emporter par une admiration sans borne pour un discours. Le sage ne doit pas donner son assentiment à un dogme ou à une pratique de façon précipitée, il doit faire preuve de prudence : c’est justement ce que l’on appelle l’esprit critique. Ce discernement permet d’être capable de s’extraire, de se retirer de ses différents conditionnements sociaux, familiaux et culturels pour prendre du recul sur soi-même.Ainsi, nous sommes attachés à deux principes : aborder les textes, les pratiques et les dogmes de l’islam avec esprit critique et non comme des vérités absolues et inaltérables ; et garantir la liberté de l’individu à décider par lui-même de ce qui est bon ou mauvais pour sa pratique spirituelle.
    ***

    Vous trouverez sur cette page le descriptif de nos activités. Si vous êtes intéressé(e) par ce projet, vous pouvez participer par différents moyens :


    • Adhérer à l’association en remplissant le formulaire suivant.
    • Participer à nos rencontres mensuelles sur Paris.
    • S’inscrire à notre newsletter.
    • Nous suivre sur Facebook sur le groupe Les Nouveaux Mu’tazilites.



    Ensemble, arrimons la raison à la foi pour vivre l’islam autrement !

    Au nom de toute l’équipe de l’ARIM, nous vous remercions pour votre intérêt et votre soutien !



    Compte-rendu du colloque « Les réformistes musulmans et leur rayonnement dans l’espace francophone »

    DE NAZZAM
    LE 1 NOVEMBRE 2017
    DANS COMPTES-RENDUS


    Assister à un colloque d’une envergure internationale et qui porte ambition monumentale est le vœu de n’importe quel musulman éclairé. Rassembler un tel panel de spécialistes est déjà un exploit en soi

    .
    C’est ce que Steven Duarte (direction scientifique, maître de conférences arabe / islamologie à l’Université Paris 13), Omero Marongiu-Perria (chercheur associé à l’Institut pour le pluralisme religieux et l’athéisme – Université de Nantes) et Djuhra Benchir (aumônier militaire du culte musulman (ministère des Armées – Paris École Militaire) ont réussi à faire les 29 et 30 septembre dernier à l’EHESS (cf. ce lien pour plus d’informations).


    Tout d’abord, bien que se prétendant réformistes, les personnalités en présence n’ont ni les mêmes approches, ni les mêmes visions de la réforme. Partant de ce constat, nous aurions pu avoir droit à des débats palpitants. Le but de ce colloque était aussi d’offrir un dialogue entre public et intervenants. S’articulant en une journée et demi, et vu le nombre conséquent d’intervenants, un sentiment de précipitation et d’inachevé ne peut être nié.

    La première journée a débuté avec une brève présentation d’Omero Maroungiu-Perria et de Steven Duarte sur l’historique de l’IISMM (Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman) ainsi que ses missions.

    Mohamed Haddad, disciple de Mohamed Arkoun, ouvre le bal en explicitant les débuts de la réforme (1800 à 1950) et en essayant de la définir dans le contexte islamique. Pour M. Haddad, le besoin de réforme est universel et n’est pas une exception musulmane. Ce mouvement islamique, qui prend ses racines au XIXe siècle, provient de la mondialisation du modernisme, le monde musulman ne pouvait donc pas rester léthargique plus longtemps. S’ensuit alors l’énumération de trois islam modernes :


    • L’islam traditionnel,
    • L’islam fondamentaliste,
    • L’islam réformiste.


    Mohamed Haddad insiste néanmoins sur l’absence de lien causal entre les éléments de cette liste. Bien que se prétendant réformistes, l’intervenant récuse aux frères musulmans et aux wahhabites cette qualification.

    La présentation de Steven Duarte soutient que la réforme (islâh) est apparue suite à la découverte de l’altérité. Cinq critères interdépendants se dégagent :


    • Conscience de la crise profonde (retour aux salaf salih),
    • Normativité de la religion et de la contemporanéité,
    • Position d’ouverture vis-à-vis de l’altérité,
    • Horizon d’attente prioritaire (l’islâh s’adresse principalement aux musulmans),
    • Maitrise certaine du langage du patrimoine classique.



    Mohamed Haddad, Steven Duarte et Dominique Avon se rejoignent dans le rapport à l’islâh. En effet, les mouvements fondamentalistes essaient tant bien que mal de se décréter islâhi, tout en validant le paradigme hégémonique qu’a brillamment décrit Omero Marongiu-Perria dans son ouvrage Rouvrir les portes de l’islam.

    Les questions du public qui suivirent se concentraient principalement autour de la définition de la réforme. Ces questions n’étaient pas dénuées d’intérêt et permettaient de s’attarder sur le concept.Asma Lamrabet a, quant à elle, fait émerger le débat quant au statut de la femme en islam. Pourfendant le fiqh, le médecin de formation commentait les versets coraniques relatifs à l’héritage avec un œil nouveau, sans avoir besoin de la jurisprudence écrite par et pour l’islam du Moyen-âge. S’ensuit l’intervention de Hmida Ennaifer sur le réformisme musulman au Maghreb.

    Hicham Abdel Gawad, ancien professeur de religion islamique en Belgique, est venu éclairer, avec beaucoup d’humour, la situation dramatique de l’islam tel qu’il est perçu par les jeunes en Occident. Il a choisi un extrait particulièrement choquant du fiqh décrétant mécréant toute personne abandonnant la prière. En utilisant son propre parcours, l’argument d’autorité ainsi que le taqlîd (sans forcément le nommer) sont ici critiqués à l’aide de la raison.


    La présentation sur le Coran expliqué exclusivement par le coran de Cyrille Moreno al-Ajami, bien que très technique, ouvre un horizon nouveau sur la compréhension du Coran à l’époque du Prophète, tout en s’éloignant radicalement du tafsîr classique.


    En restant finalement assez neutre vis-à-vis du fiqh actuel, Mohamed Bajrafil et Ousmane Timera se contentaient de souligner la nature humaine des fuqahâ’ (praticiens du fiqh). Face à ce constat, le but était de ne pas jeter tout ce qui provenait de figures telles qu’Ibn Taymiyya ou Nawawi, mais de scruter le bon dans leurs écrits, sachant qu’ils sont à l’origine d’une série d’appels au meurtre plus ou moins assumés. Bien que ce but est en soit louable, un certain relativisme vis-à-vis des textes nous pousse à réfléchir au contenu. Mohammed Bajrafil a très bien fait de citer al-Shâfi’î (fondateur d’une des quatre écoles juridiques du sunnisme) qui assumait son changement d’approche lorsqu’il s’établit en Égypte. S’il faut évoluer d’approche lors d’un changement géographique, pourquoi ne pas faire de même lorsque l’évolution est temporelle ? Poser ne serait-ce que la question engendre une crispation générale, irritante, dérangeante et finalement irraisonnable. La raison est reléguée au placard lorsque l’on évoque les grandes figures du fiqh, ce sont désormais les tenants de la Vérité immuable, sachant que les sources de la jurisprudence peut être une analogie (qiyâs), l’intérêt public (maslaha) ou lorsque l’on se place chez Abû Hanîfa : l’avis personnel (ra’y) ! Le fiqh ne peut plus guider nos vies car les auteurs du Moyen-âge ont fait leurs temps et deviennent anachroniques.


    Faut-il construire un nouveau fiqh ?

    Le recteur de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou, ainsi que Ghaleb Bencheikh ont donné, dans un style radicalement différent, une vision d’une possible réforme en islam. Ce débat a été animé par Ousmane Timera et Michaël Privot, figure emblématique de l’islam réformiste belge.

    Finalement, notre association a pu être présentée par l’un de nos membres, Imaad Hallay. Les missions de l’ARIM ont été mises en exergue ainsi qu’une présentation historique du mutazilisme jusqu’à nos jours. Vous pouvez consulter ici le diaporama qui a été présenté pour cette occasion et lire ou relire notre page d’accueil qui présente les principaux objectifs de notre association.

    Finalement, l’instigation d’un tel colloque ne peut être que positive pour l’avenir de l’islam. Le débat y a été vif, parfois assez technique, bien que très (trop) peu de temps a pu être offert au public. Le mot de la fin a pour moi été une remarque fort judicieuse d’Asma Lamrabet :

    « Arrêtez avec votre métaphysique, les gens veulent du concret ».

    Impossible de ne pas être d’accord, la métaphysique est certes primordiale, mais l’attente des musulmans se veut sur des aspects pratiques. L’historiographie et le fiqh y ont été critiqués, mais peu ou pas du tout du statut de la principale source du fiqh : le hadith.


    As-salam 'alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh


    Sidi Muhibb, je t'avais parlé de l'influence croissante du courant mu'tazilite chez certains prédicateurs et même chouyoukh actuellement, tu as pu constater je pense celà, c'est aussi pour cette raison que je t'ai parlé de ce qui s'est passé au cours des années 60 à Al-Azhar avec l'Imam Shaltut (rahimahullah) et ceux ayant étudié au court de cette période qui par la suite ont enseigné la même vision de l'Islam, et ceux-là ensuite aussi ont enseigné :


    Citation Envoyé par muhibb Voir le message
    Salam,

    Non, c'est totalement faux.
    Timéra est un pervers égaré qui a commis de la mécréance déjà.
    Rashid Rida, un innovateur aussi, sa parole n'a pas besoin d'être prise en copte.
    Al Ghazaliy, duquel parles-tu? L'imam de Ahlus sunnah ou le contemporain? Celui-là aussi a de nombreuses erreurs de 'Aqidah.

    La venue du dajjal relève du mutawatir. C'est une information mutawatirah mais qui est effectivement rapportée par des hadiths ahad. Donc, dire que cette information est rapportée par information ahad ne veut rien dire.

    As-salam 'alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh


    Il y a eu les influences du courant Mu'tazilite parmis ces imams, certains s'en sont repenti comme l'Imam d'Al-Azhar Shaltout (rahimahullah) avant de mourir et ceci d'après Al Imam Al-Bouti (rahimahullah).

    Il aurait fait détruire ses propres livres en faisant tawbah.



    Ce qu'il faut prendre en compte c'est la propagation de ce qu'il professait en tant que mu'tazilite et par son ijtihad :


    - le Prophète `Isa, la paix soit sur lui, était mort et ne reviendrait pas

    - Le châtiment de la tombe n'ést pas établi,

    - Le prêt à intérêt par nécéssité pour lever la difficulté

    - La reconnaissance du chiisme duodécimain en tant qu'école de jurisprudence dite "ja'farite" au même titre que les écoles sunnites.

    - la question du Coran créé

    - à propos de l'apostasie qu '«elle ne comporte pas de châtiment dans cette vie et qu'Allah ne mentionne que la punition dans l'au-delà.»



    L'institution d'Al-Azhar entière a suivi par la suite

    "Le département de recherche islamique de l'Université Al-Azhar a décrété que la peine pour apostasie est nulle et non avenue et que les voies de la repentance sont ouvertes à l'apostat à tout moment de sa vie terrestre."



    Comme la grande majorité des juristes hanafites dans l'Occident musulman du deuxième au septième siècle de l'hégire, Shaikh Shaltut était Mu`tazilah dans sa théologie; mais en disant cela, chaque fois qu'il était débattu et confronté il a changé de position.

    Il faut savoir que plusieurs maraji' ont débattu avec une bonne intention, il était même l'ami de certains et acceptaient à chaque fois les arguments scientifiques qui lui ont été présenté pour au bout s'y ranger totalement avant de mourir.

    Des imams comme As-Subki, Muhammad Sa'id Ramadan Al-Bouti, Muhammad Al-Ahmadi Az-Zawahiri (également un Cheikh ul-Azhar) et d'innombrables autres ont passé leur temps précieux à débattre avec l'Imam Mu`tazilah afin qu'il puisse être guidé .

    Le résultat final a été que, selon un témoignage de l'Imam Muhammad Sa`id Ramadan Al-Bouti, sur son lit de mort, Cheikh Shaltut a ordonné que tous ses livres précédents soient détruits et affirmait la croyance entière de l'Orthodoxie Musulmane. Il est ensuite mort peu de temps après.

    Malgré l'opposition d'autres savants d'Al Azhar ses idées ont été véhiculés à des étudiants qui à leur tour ont transmis ...


    Source : Cheikh Abu Ja'far al Hanbali



    Concernant ach-Cheikh Muhammad al Ghazali (rahimahullah), il est revenu sur certaines positions et quelques temps avant de mourir disait du bien de la Qasida al Burda de l'Imam Al-Busiri (rahimahullah) comme remède et l' a conseillé au Shaykh Khalid Muhammad Khalid (rahimahullah) comme moyen de tawassul.



    Wa Allah 'Alam

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