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Discussion: Jérusalem n'est pas la capitale de la Palestine selon Trump

  1. #1
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    Par défaut Jérusalem n'est pas la capitale de la Palestine selon Trump

    salam 3alaykoum,

    Jérusalem capitale d'Israel selon Trump. Il est fou ! mais il est pas seul dans cette histoire, la position de l'Arabie Saoudite sur la question de territoire n'y est pas pour rien, j'en suis sure que Trump n'aurait pas osé sans l'aval de l'Arabie Saoudite
    Dernière modification par Ice tea ; 07/12/2017 à 12h44.

  2. #2
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    Après cette annonce le Hamas appelle a une 3ème Intifada

  3. #3
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    salam 3alaykoum,

    Jérusalem capitale d'Israel selon Trump. Il est fou ! mais il est pas seul dans cette histoire, la position de l'Arabie Saoudite sur la question de territoire n'y est pas pour rien, j'en suis sure que Trump n'aurait pas osé sans l'aval de l'Arabie Saoudite
    Wa 'alaykum as-salam wa rahmatullahi wa barakatuh

    Non, il est logique, il n'a fait que réaliser une promesse qu'il a faite lors de la campagne pour l'élection présidentielle américaine.

  4. #4
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    En 2000 ...



    A Abou Dis, faubourg de Jérusalem et future capitale palestinienne: «On ne veut pas de mur de Berlin».
    Par Christophe BOLTANSKI — 18 mai 2000 à 01:07


    A Abou Dis, faubourg de Jérusalem et future capitale palestinienne: «On ne veut pas de mur de Berlin».


    Abou Dis, envoyé spécial.


    «La municipalité? Quelle municipalité? Il n'y en a pas!» La question fait sourire le passant croisé au détour d'une rue poussiéreuse. A défaut d'hôtel de ville, il révèle l'existence d'un «conseil local». Un chemin de terre mène à la maison de son «président», Saleh Abou-Hilal, personnage débonnaire qui exerce ses fonctions depuis trois ans. Avant lui, il n'y avait aucune autorité. Tout juste un moukhtar, un chef coutumier. A entendre certains dirigeants israéliens, il règne sur la future capitale de l'Etat de Palestine. Une perspective plutôt flatteuse pour un faubourg dénué d'industrie et traversé de routes défoncées. Elle ne suscite chez lui qu'une réaction de colère: «Abou Dis n'est rien d'autre qu'une banlieue. Nous espérons seulement être rattachés à Jérusalem le jour où elle deviendra notre capitale.»
    Une brèche dans les Lieux saints.

    Très bientôt, Abou Dis, qui est déjà en partie autonome, passera sous le contrôle total de l'Autorité palestinienne. La décision a été adoptée lundi par le cabinet israélien, pendant que la bande de Gaza et la Cisjordanie s'embrasaient. «Les Palestiniens auront Abou Dis, et nous aurons Jérusalem», a expliqué Ehud Barak à ses détracteurs du Likoud qui l'accusent de préparer un partage de la «capitale éternelle du peuple juif». Pour la première fois, en effet, une brèche est ouverte en direction des Lieux saints. Yasser Arafat, lorsqu'il aura pris ses nouveaux quartiers, pourra enfin apercevoir à l'oeil nu l'esplanade des Mosquées et son dôme éclatant. A vol d'oiseau, moins d'un kilomètre le séparera des remparts de la vieille ville. Un raccourci trompeur qui néglige les multiples obstacles, politiques et militaires. La population d'Abou Dis oscille entre la joie de voir l'armée israélienne partir et la crainte de se retrouver du mauvais côté de la future frontière. «On ne veut pas de mur de Berlin, s'écrie Saleh Abou-Hilal. Nous avons toujours été étroitement liés à Jérusalem. Comment allons-nous vivre? A part une petite fabrique de ciment, nous n'avons rien.» La plupart de ses administrés travaillent en Israël, avec ou sans permis. Pour l'instant, il leur suffit d'emprunter des routes secondaires pour contourner les barrages de Tsahal. Beaucoup de gens sont nés dans la Ville sainte et ont été chassés vers la périphérie par une politique municipale qui, dans les quartiers arabes, délivre les autorisations de construire au compte-gouttes. Eux non plus ne savent pas sur quel pied danser. Abdel Rahman, 68 ans, parle de vendre sa boucherie. Il possède la carte de résident que les autorités israéliennes délivrent aux Palestiniens de Jérusalem. «Si je reste ici, je vais devoir la rendre.» Renoncer à sa pièce d'identité, c'est perdre sa couverture sociale et sa pension. «Je préfère retourner dans la vieille ville.»

    Futur Parlement. Abou Dis n'a peut-être pas de mairie mais abrite un embryon d'université et jouira bientôt d'un Parlement. A l'entrée du bourg se dresse un immense bâtiment en construction rehaussé d'une coupole. L'hémicycle, encombré d'échafaudages, est presque achevé. Les ouvriers affirment que le chantier sera achevé dans un an. Le conseil législatif, qui campe depuis son élection dans des locaux minuscules à Gaza ou à Ramallah, disposera enfin d'un cadre approprié. Mais, là encore, les responsables palestiniens n'aiment pas évoquer le sujet, de peur qu'on les accuse de renoncer à Jérusalem. «Avez-vous un panneau qui indique un Parlement?» lance Saleh Abou-Hilal comme s'il pouvait s'agir d'une salle de spectacle.

    Tête de pont. A l'université Al Qods, bâtie à l'écart sur une colline, les élèves sont convaincus que leurs dirigeants ne disent pas la vérité. «Ils ont passé un accord secret avec Israël et sacrifié Jérusalem pour Abou Dis», martèle le représentant du Hamas au sein du conseil étudiant. Et de citer le projet établi il y a cinq ans entre Abou Mazen, le numéro deux de l'OLP, et l'actuel garde des Sceaux israélien, Yossi Beilin. Le document, qui à l'époque avait été rejeté par Yasser Arafat et Shimon Pérès, prévoyait d'installer le gouvernement et le Parlement palestiniens à Abou Dis, et de relier par un couloir la ville aux Lieux saints de Jérusalem. Yasser Arafat envisage plutôt d'en faire sa tête de pont, mais risque de se retrouver de facto bloqué ici, à moins d'un kilomètre de son but.

    Christophe BOLTANSKI

  5. #5
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    Et de citer le projet établi il y a cinq ans (1995) entre Abou Mazen, le numéro deux de l'OLP, et l'actuel garde des Sceaux israélien, Yossi Beilin. Le document, qui à l'époque avait été rejeté par Yasser Arafat et Shimon Pérès, prévoyait d'installer le gouvernement et le Parlement palestiniens à Abou Dis, et de relier par un couloir la ville aux Lieux saints de Jérusalem. Yasser Arafat envisage plutôt d'en faire sa tête de pont, mais risque de se retrouver de facto bloqué ici, à moins d'un kilomètre de son but

    Le document de 1995 des accords Beilin - "Abu Mazen" en question en anglais :

    -> http://content.ecf.org.il/files/M001...lishText_0.pdf
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 07/12/2017 à 14h25.

  6. #6
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    Citation Envoyé par Ice tea Voir le message
    Après cette annonce le Hamas appelle a une 3ème Intifada
    L'Intifada çà m'a toujours dérangé, car le dirigeant appel les gens à sortir avec des pierres contre une armée bien préparé çà n'a aucun sens, et cela est contraire à ce que nous enseigne notre Dine. Soit les palestiniens ont les moyens de repousser un oppresseur, un tyran, soit ils n'ont pas les moyens, et dans ce cas ils ne sont pas meilleures que Moussa 'alayhi salam qui disait à son peuple :

    127. Et les notables du peuple de Pharaon dirent: «Laisseras-tu Moïse et son peuple commettre du désordre sur la terre, et lui-même te délaisser, toi et tes divinités?» Il dit: «Nous allons massacrer leurs fils et laisser vivre leurs femmes. Nous aurons le dessus sur eux et les dominerons.»

    128. Moïse dit à son peuple: «Demandez aide auprès d’Allah et soyez patients, car la terre appartient à Allah. Il en fait héritier qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et la fin (heureuse) sera aux pieux». (sourate 7)

    Nous voyons qu'al Hamdoulilah, la situation n'a pas encore atteint ces proportions, mais le fait de provoquer l'oppresseur va lui donner un argument pour agir et commettre du désordre. Je pense que les appels à mettre un terme au relation diplomatique, de boycotter les colons est plus sage que de mettre des jeunes devant le danger...

  7. #7
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    Trump sait qu' accepter que Jérusalem soit la capitale d ' Israël peut mettre le feu aux poudres au proche-orient. Il a probablement des intérêts à agir de la sorte. Par exemple agir conformément à la théorie du chaos : j'allume un feu et je fournis ensuite toute la logistique nécessaire pour l'éteindre et imposer ma loi.
    Cette explication est plausible si l 'on regarde ce qu 'ont fait les Américains et/ou l ' OTAN , dirigée par les Américains , depuis une quinzaine d 'année : guerre en Irak, guerre en Libye , intervention peu claire en Syrie, en tous les cas , partout le chaos; comme si l 'on voulait détruire des état arabes , existants ou en devenir, considérés comme dangereux.
    Devant la dernière attaque concernant Jérusalem , les 3 monothéismes ne doivent pas rester les bras croisés.

  8. #8
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    L'influence des évangélistes sur la reconnaissance de Jérusalem par Trump


    Reuters le 07/12/2017 à 05:35

    par James Oliphant et John Whitesides


    WASHINGTON, 7 décembre (Reuters) -

    Une campagne intense et


    nourrie menée par des chrétiens évangélistes américains a joué
    un rôle de premier plan dans la décision annoncée mercredi par
    Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

    Le président républicain avait promis durant sa campagne
    victorieuse, l'année dernière, de reconnaître Jérusalem comme
    "capitale indivisible" de l'Etat hébreu. Il s'y était notamment
    engagé en recevant le Premier ministre israélien Benjamin
    Netanyahu fin septembre 2016 à la Trump Tower de New York.

    Mais depuis son investiture, le 20 janvier dernier, des
    conseillers chrétiens conservateurs ont régulièrement soulevé la
    question lors de réunions à la Maison blanche.

    "Je n'ai aucun doute sur le fait que des évangélistes ont
    joué un rôle significatif dans cette décision. Je ne pense pas
    que cela se serait produit sans eux", déclare Johnnie Moore, un
    pasteur californien qui fait office de porte-parole d'un conseil
    d'évangélistes qui conseille la Maison blanche joint par
    Reuters.

    Aucune réaction n'a pu être obtenue auprès de la présidence
    américaine.

    De nombreux évangélistes américains affichent une forte
    solidarité avec les conservateurs en Israël au nom des racines
    bibliques d'un Etat juif. Dès la campagne électorale de l'année
    dernière, ils ont trouvé en Donald Trump et en Mike Pence, son
    vice-président, un auditoire attentif à leurs arguments et à
    l'électorat qu'ils représentent.

    Parmi eux figure notamment le groupe My Faith Votes que
    préside Mike Huckabee, ancien candidat à la primaire
    républicaine et père de Sarah Huckabee Sanders, la secrétaire de
    presse de la Maison blanche. Le groupe a incité ses
    sympathisants à envoyer des messages à la présidence via son
    site internet.

    Un autre groupe évangélique, American Christian Leaders for
    Israel, a adressé une lettre à Trump le prévenant que le temps
    pressait de transférer l'ambassade américaine de Tel Aviv à
    Jérusalem.




    LA LOI DE 1995

    En 1995, le Congrès des Etats-Unis a adopté une loi, le
    Jerusalem Embassy Act, appelant à ce transfert avant la fin mai
    1999 au plus tard. Dans ses observations préalables, cette loi
    fait notamment remarquer que "la ville de Jérusalem est le siège
    de la présidence, du Parlement et de la Cour suprême d'Israël et
    le site de nombreux ministères gouvernementaux et d'institutions
    sociales et culturelles".

    "Les Etats-Unis maintiennent leurs ambassades dans les
    capitales fonctionnelles de tous les pays sauf dans le cas de
    notre ami démocratique et allié stratégique, l'Etat d'Israël",
    poursuit-elle.

    Elle ajoute que "les Etats-Unis tiennent des réunions
    officielles et d'autres activités dans la ville de Jérusalem en
    reconnaissance de facto de son statut de capitale d'Israël".

    Mais le Jerusalem Embassy Act comporte aussi une clause
    autorisant le président des Etats-Unis, en fonction de la
    situation géopolitique et "afin protéger les intérêts de
    sécurité nationale des Etats-Unis", à surseoir à son application
    de six mois en six mois.

    En juin dernier, un mois après sa visite en Israël et en
    Cisjordanie, Donald Trump, comme l'avaient fait avant lui ses
    prédécesseurs Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama, a
    signé une exemption présidentielle de six mois. Mais alors que
    l'échéance de ce nouveau sursis se rapprochait, les groupes
    pro-israéliens de la droite évangélique ont vu une "fenêtre de
    tir" se profiler.

    Le pasteur californien Johnnie Moore affirme que
    pratiquement pas un jour ne s'est écoulé sans qu'un représentant
    influent des chrétiens conservateurs ne se trouve à la Maison
    blanche. Le point de contact privilégié était l'Office of Public
    Liaison et sa directrice adjointe, Jennifer Korn, dont le mandat
    inclut les groupes religieux.

    "J'ai participé à de nombreuses réunions avec des
    évangéliques à la Maison blanche depuis l'entrée en fonctions de
    cette administration, et je peux vous dire que cette question
    est revenue sans cesse", ajoute-t-il.

    Le pasteur Robert Jeffress, qui officie à la First Baptist
    Church de Dallas et sert de conseiller évangélique à Trump,
    confirme cette campagne en cours "depuis des mois sur la
    nécessité de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël".

    "Mais le fait est que nous n'avons pas eu fort à faire pour
    convaincre cette administration: c'était une promesse de
    campagne que le président Trump a été heureux de tenir parce
    qu'il en est convaincu", a-t-il dit.

    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ ^^^^^^^^^^

    Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël

    Concert de critiques après l'annonce de Trump

    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ ^^^^^^^^^>

    (Henri-Pierre André pour le service français)

  9. #9
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    &eacute;&eacute;&eacute;&eacute;&eacute;&eacute;&e acute;&eacute;&eacute;&eacute;&eacute;&eacute;&eac ute;&eacute;&eacute;&eacute;&eacute;&eacute;&eacut e;

  10. #10
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    La Bible antichrétienne du sionisme

    La Bible de C.I Scofield

    Maidhc Ó Cathail *






    « Toute nation qui commettrait le péché d’antisémitisme attirerait sur elle la damnation divine ».
    The New Scofield Study Bible




    La campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) devrait élargir son champ afin de cibler des entreprises non-israéliennes qui contribuent de manière indéniable à l’oppression des Palestiniens. Dans le cadre de cette stratégie élargie, une priorité devrait être donnée à l’une de ces entreprises parmi les plus coupables, la prestigieuse maison d’édition britannique Oxford University Press. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, la plus importante maison d’édition universitaire au monde est responsable de l’un des pires obstacles entravant la justice qui doit être rendue aux Palestiniens, j’ai nommé la Bible Scofield.

    Depuis sa première édition de 1909, la Scofield Reference Bible a fait de dizaines de millions d’Américains des sionistes fanatiques. Lorsque John Hagee, le fondateur de l’association pro-sioniste Christians United for Israel a déclaré que « Cinquante millions de chrétiens évangélistes croyant à la Bible sont unis avec cinq millions de juifs américains dans leur soutien à Israël », c’était, de fait, à cette Bible Scofield qu’il faisait allusion.



    Bien que la Bible de Référence Scofield renferme le texte de la version canonique de la bible du Roi Jacques [King James Authorized Version], ce n’est pas la Bible protestante traditionnelle qui pose problème, mais bien, en revanche, les commentaires qui y ont été ajoutés par Cyrus I. Scofield en notes de bas de page. Plus que tout autre facteur, ce sont les notes de Scofield qui ont induit des générations d’évangéliques américains à croire que Dieu exige qu’ils soutiennent perinde ac cadaver l’Etat moderne d’Israël.







    Bénédiction d’Israël



    Central, pour l’idéologie sioniste, nous relevons ce commentaire de Scofield sur Genèse 12:3 (pour plus de clarté, les notes de Scofield ont été mises en italiques, dans l’extrait ci-après) :

    « ‘Je bénirai ceux qui te béniront’. Accomplissement étroitement lié à la proposition suivante, ‘et je maudirai ceux qui te maudiront’. Magnifiquement accompli dans l’histoire de la dispersion [des juifs, ndt]. Les peuples qui ont persécuté les juifs ont tous très mal fini – et ceux qui les ont protégés ont prospéré. Le futur apportera la preuve de ce principe d’une manière encore bien plus remarquable ».



    Excipant de l’interprétation spéculative de Scofield, John Hagee affirme : « Tout homme ou toute nation qui élèverait [ne serait-ce que] la voix ou [pire] la main sur Israël attirerait sur lui la colère de Dieu ».

    Toutefois, comme le fait observer Stephen Sizer, dans sa critique sans appel intitulée « Christian Zionism : Road-map to Armageddon ? » [Le sionisme chrétien : une feuille de route pour l’Apocalypse ?] : « La promesse, en référence aux descendants d’Abraham [tous…, ndt] évoque Dieu, qui les bénit [tous, ndt], et non pas des nations entières « bénissant » la nation hébraïque, et encore moins l’Etat contemporain et séculier d’Israël ».



    Ignorant manifestement cette lecture plus orthodoxe, la New Scofield Study Bible publiée par Oxford University Press en 1984 a encore renforcé l’interprétation scofieldienne, en ajoutant : « Pour une nation, le fait de commettre le péché d’antisémitisme attire sur elle le jugement [divin] inévitable ». A la lecture de commentaires aussi tendancieux, un chrétien croyant en la Bible [sic…, ndt] pourrait aisément présumer, par exemple, que Dieu va punir les cent-quatorze pays qui ont avalisé le Rapport Goldstone…



    « Soutenu par une exégèse douteuse de textes bibliques dûment sélectionnés », conclut Stephen Sizer, « la lecture particulière de l’histoire et des événements contemporains que fait le sionisme chrétien… place Israël et le peuple juif [sic, ndt] à part des autres peuples du Moyen-Orient… Cela justifie le racisme endémique inhérent au sionisme, cela exacerbe les tensions entre juifs et Palestiniens et cela sape toutes les tentatives pour trouver une solution pacifique au conflit israélo-palestinien, le tout, parce que la Bible ‘leur dit qu’il en va ainsi’ ».





    Cet incroyable Scofield…



    Dans son ouvrage publié en 2008 The Rise of Israel : A History of a Revolutionary State [Naissance d’Israël : Histoire d’un pays révolutionnaire], Jonathan R. Adelman qualifie le soutien crucial qu’Israël reçoit de la part de chrétiens fondamentalistes de « totalement fortuit ». Mais l’incroyable carrière de celui qui a écrit la « Bible du Fondamentalisme » jette un doute considérable sur cette assertion.



    Deux ans après la conversion alléguée de Scofield au christianisme, en 1879, le journal Atchison Patriot n’était absolument pas impressionné. Qualifiant celui qui avait été un de ses employés de « dernier des avocaillons, des politicards et des hommes d’affaires véreux de manière générale », un article de l’Atchison Patriot a en effet raconté quelques-uns des « nombreux comportements malveillants » de Scofield. Parmi ceux-ci, une série de faux, dans la ville de St Louis, pour lesquels Scofield fut condamné à six mois de prison.



    Le fait d’être un prédicateur « né deux fois » n’empêcha toutefois pas Scofield de devenir membre du très sélect New York men’s club, en 1901. Dans sa biographie dévastatrice intitulée The Incredible Scofield and His Book (Cet Incroyable M. Scofield et son bouquin), Joseph M. Canfield commente : « l’admission de Scofield au sein du Club Lotos, dont il est tout à fait invraisemblable que Scofield l’ait ambitionnée de lui-même, renforce le soupçon (qui s’était fait jour bien auparavant) que quelqu’un dirigeait en sous-main la carrière de C. I. Scofield ».



    Ce ‘quelqu’un’, soupçonne Canfield, était associé à l’un des membres du conseil d’administration du club, l’avocat de Wall Street Samuel Untermeyer. Comme le suggère Canfield, la théologie scofieldienne a considérablement « contribué à inciter les chrétiens fondamentalistes à soutenir l’intérêt international pour un des projets fétiches d’Untermeyer : le mouvement sioniste ».



    D’autres auteurs, toutefois, ont été plus explicites au sujet de la nature des services rendus par Scofield à l’agenda sioniste. Dans son ouvrage Unjust War Theory : Christian Zionism and the Road to Jerusalem [La Théorie de la guerre injuste : le sionisme chrétien et la route vers Jérusalem], le Professeur David W. Lutz affirme ceci : « Untermeyer s’est servi de Scofield, un simple avocat de Kansas City sans aucune formation particulière en théologie, pour injecter les idées du sionisme dans le protestantisme américain. Untermeyer et d’autres sionistes fortunés et influents, qu’il a présentés à Scofield, ont promu et financé la carrière de celui-ci, notamment en lui offrant des voyages en Europe. »



    En l’absence d’un tel entregent, il est extrêmement difficile d’imaginer que « ce petit merdeux bon à rien » eût pu obtenir un contrat avec Oxford University Press [OUP] pour la publication de « sa » bible… Néanmoins, la raison pour laquelle la prestigieuse OUP a décidé d’avaliser un ouvrage aussi sectaire demeure un mystère…





    Demande de pardon



    Si la Bible Scofield n’avait pas existé, des présidents américains influencés par le sionisme chrétiens, tels que Truman, Johnson, Reagan et George W. Bush, auraient vraisemblablement eu moins de sympathie pour les exigences israéliennes et ils auraient, par conséquent, été plus attentifs aux (réels) intérêts nationaux des Etats-Unis. De plus, le peuple américain se serait vu épargner les ragots pro-israéliens bien publicisés d’un John Hagee, d’un Pat Robertson ou du non regretté Jerry Falwell, sans parler de la « prophétie » de la lucrative série des End Times vendue par les colporteurs marchands de soupe Hal Lindsey et Tim LaHaye.

    Mais ce sont les peuples du Moyen-Orient qui ont le plus souffert du fait d’un Israël expansionniste ragaillardi par l’allégeance inflexible des chrétiens sionistes d’Amérique, qui furent amenés (par la tromperie) à croire que les slogans (sionistes) de Scofield étaient la volonté de Dieu.



    Bien qu’énormément de souffrances inutiles aient d’ores et déjà été causées par la Bible Scofield, il n’est peut-être pas trop tard pour que les éditions Oxford University Press désavouent leur bouquin vénéneux. Parmi ses innombrables victimes figurent trois millions et demi de réfugiés palestiniens, dont le droit à retourner chez eux est contré avec ferveur par les sionistes chrétiens, qui croient que la terre de la Palestine appartient exclusivement « au peuple choisi par Dieu ». La moindre des choses, ce serait que les éditions OUP fassent montre de remords pour leur rôle dans la promotion de l’épuration ethnique en dédommageant ces réfugiés palestiniens avec les profits considérables qu’elles ont amassés tout au long du vingtième siècle en vendant leur bible sioniste.





    [*Maidhc Ó Cathail, qui réside au Japon, rédige une chronique mensuelle pour le magazine Kansai Time Out. Il contribue également à un magazine en langue irlandaise sur Internet].



    Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier



    Source et traduction : Marcel Charbonnier

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