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Discussion: La relation interconfessionnelle en Egypte Husayn Ahmad Amîn

  1. #1
    Avatar de maki
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    Par défaut La relation interconfessionnelle en Egypte Husayn Ahmad Amîn

    Salam aleykoum,

    Je suis tombée sur ce texte qui commence à dater un peu (1992) mais qui me semble intéressant dans le cadre de ce forum.

    Comme il est un peu long, je me suis permis d'en résumer les grandes lignes, mais bien entendu la lecture complète est préférable.

    Pensez-vous que ce texte soit un bon guide pour notre dialogue ?


    Résumé : les clashs entre religions ne sont pas des accidents de parcours. Ils s'expliquent par la nature même des religions qui sont exclusives et défendent leur hiérarchie de valeurs.

    Pour en terminer avec ces clashs, il faut attaquer le problème de fond et pas se contenter de banalités aussi lénifiantes que fausses, du genre : "les enseignements des grandes religions exaltent le principe de la tolérance" ou "toutes les religions ont, dans leur essence même, l'idée de fraternité universelle et un message commun fait de compassion et d'amour".

    Regardons les choses en face : tout ceci est archi-faux

    1/ La tolérance religieuse n'est pas le respect de l'autre. C'est au contraire un mépris de l'autre et de sa religion.
    2/ Les religions ne sont pas toutes d'accord "sur le fond". S'il y a un fond commun, celui-ci est de nature philosophique et non religieuse.
    3/ Les religions ne sont pas tolérantes aux autres religions. Au contraire, par nature, elles se disputent les âmes des hommes.

    La seule façon de discuter en vérité et d'arrêter de se disputer est donc d'assumer les différences et d'accepter de se laisser déranger par la façon de voir des autres religions.
    Cela ne veut pas dire du tout renoncer à sa propre religion.
    "Cela signifie tout simplement pour nous qu'il faut dépasser l'écoute patiente et la discussion polie pour arriver à l'ouverture qui nous permettra de profiter et d'apprendre des autres mieux encore, pour arriver à réviser, au besoin, certaines de nos conceptions et à faire attentivement la distinction entre ce qui est essentiel dans la religion et ce qui ne l'est pas, entre ce qui est symbolique et ce qui ne l'est pas, puis à reformuler les choses essentielles et réinterpréter les symboles".
    C'est "accepter les résultats de la pensée scientifique moderne en matière religieuse et rectifier [sa] manière de penser. "

    Et en conclusion :
    "Aux uns et aux autres de prendre conscience que, chercher à mieux comprendre la religion des autres, c'est mieux comprendre la sienne propre."



    LA RELATION INTERCONFESSIONNELLE EN ÉGYPTE
    par le Dr Husayn Ahmad Amîn
    Source : la Revue Tunisienne des sciences sociale, 29ème année, 1992, n°III p.66-67
    Traduction : M.Th. Hirsch



    Beaucoup de lecteurs – chrétiens et musulmans – (et parmi eux des amis intimes) m'ont reproché d'avoir ainsi signalé des événements historiques qui montre sans l'ombre d'un doute que les conflits interconfessionnels ne sont pas une incidence fortuite dans notre société, et que leurs mobiles ont toujours été, et continue à être un élément constitutif de la rue en Égypte, même si, le plus souvent, ceux-ci ne sautent pas aux yeux et que leurs suites abominables n'apparaissent qu'en période d'effondrement politique, de faiblesse gouvernementale, d'absence de projet de société, quand cet homme a perdu tout espoir de redressement économique et de relèvement du niveau de vie.


    J'ai toutefois répondu à ces critiques en disant : "de même que le malade ne peut s'attendre à un traitement adéquat de la part du médecin tant qu'il cache à ce dernier les caractéristiques essentielles et permanentes de sa maladie, son histoire et ses symptômes, ainsi je suis persuadé qu'il n'y a aucun espoir pour nous de porter remède aux conflits interconfessionnels, ni d'améliorer une situation, et qu'il n'est pas possible d’entreprendre l'abolition des injustices tant que nous continuons indéfiniment à répéter, comme d'habitude, des formules banales et usées, simplement pour tranquilliser les esprits, pour apaiser les consciences et pour semer dans les cerveaux l'illusion que les choses vont pour le mieux, si ce n'est une poignée de fanatiques et les intrigues des colonialistes et des sionistes, et que, s'il n'y avait ni ceux-ci, ni ceux-là, il n'y aurait aucune ombre au tableau des relations interconfessionnelles...".



    Je dis bien qu'il n'y a pas d'espoir de remédier à une situation tant que nous confondons les souhaits avec la réalité et que, selon l'habitude des Arabes chaque fois qu'ils traversent une difficulté ou une crise, nous mettons tous les maux sur le compte de complots fomentés à l'extérieur ou sur les mauvaises intentions ourdies par certains éléments comploteurs à l'intérieur. Puis nous déclarons, comme le ministère égyptien de l'Intérieur, qu'il n'y a là aucun problème, que l'affaire ne va pas au-delà de quelques faits individuels tels que des meurtres, et quelques incidents occasionnels parmi lesquels des accrochages sanglants ; quelques cas regrettables à savoir l'incendie de lieux de culte et quelques surenchères religieuses que refuse la conscience égyptienne.


    La solution véritable consiste plutôt, à mon avis, à faire face, en toute clarté, à une situation nettement mauvaise.


    Je commencerais par dire que, parmi les expressions que beaucoup répètent – en toute bonne foi sans doute – on trouve : "les enseignements des grandes religions exaltent le principe de la tolérance" ou "toutes les religions ont, dans leur essence même, l'idée de fraternité universelle et un message commun fait de compassion et d'amour" ou "la source principale de la tolérance se trouve dans les enseignements religieux qui prônent la suppression de la discrimination, la fraternité et le respect mutuel entre les hommes"... et d'autres expressions semblables auxquelles je réponds maintenant en trois points.


    Le premier point est une observation secondaire se rapportant au fait que je ne suis pas d'accord pour que nous continuions jusqu'à aujourd'hui à employer le mot de tolérance. Or, si on pouvait l'utiliser au XVIIème siècle, quand John Locke a écrit les "Lettres sur la Tolérance" pour se dresser contre la persécution religieuse qui sévissait en son temps, ce mot ne signifie aujourd'hui rien d'autre que le peu d'intérêt attaché à la différence entre la réalité spirituelle et l'erreur spirituelle. Il n'a absolument rien à voir avec l'amour et le respect des autres... C'est un mot qui, en réalité, évoque une sorte de mépris pour la religion elle-même. Si un homme me dit qu'"il me supporte", il est certain qu'il n'est pas mon ami. Et s'il dit qu'il tolère mes idées, il est certain qu'il ne respecte pas ces idées... Je suis convaincu que c'est un devoir, à notre époque, de dépasser la tolérance pour arriver à la reconnaissance et à la convivialité.


    Le deuxième point touche à l'opinion que les différences entre les religions sont plus apparentes que réelles, que les religions sont toutes d'accord sur le fond de leur enseignement et qu'il est possible de les accorder entre elles et d'unifier leur fondement comme une démarche en vue de renforcer la tolérance religieuse... Pareille attitude de conciliation, à mon avis, se place au-dessus de toute religion ; elle s'arroge l'attribut de la divinité et ses privilèges et substitue la philosophie à la religion. C'est pas conséquent une attitude areligieuse. Pour moi, toute convivialité et tout dialogue entre religions perdent leur élan tant qu'ils ne sont pas religieux.


    Si cette opinion – que depuis trop longtemps nous avons entendue – non seulement de la part de gens du commun et de ceux qui ont une culture très limitée, mais aussi de la part de leaders de confessions religieuses dans des circonstances précises – s'avérait vraie, les fruits de la pensée humaine apparaîtraient bien plus pauvres, plus stériles, plus maigres qu'ils ne le sont aujourd'hui. Si les religions étaient toutes d'accord entre elles, il n'y aurait pas besoin de plusieurs religions.


    Ce ne sont là que des visions divergentes dont chacun reflète une compréhension distincte de l'existence, de la vie et du comportement humain.... Le Dieu de telle religion n'est pas celui de telle autre (à vous votre religion, à moi la mienne)...


    Reconnaître cette vérité, que perçoit au fond de lui-même tout homme qui a une religion et attache à celle-ci de l'importance, est un pas positif vers la convivialité religieuse et le respect mutuel entre les membres des différentes confessions religieuses, à condition que le fixe dans les esprits le principe de base – à savoir que chaque conception comporte un aspect de la vérité sur lequel les autres conceptions ne sont pas basées.


    La richesse de l'esprit et de la pensée humaine réside dans la substance de ces conceptions divergentes et l'essai de plonger dans leurs profondeurs pour tirer profit de leur caractère unique, original et spécifique. Le critère du progrès de l'individu et de sa grandeur d'âme est l'étendu de sa compréhension et de son respect pour toutes les formes de pensée qui ont contribué à former l'humanité.


    Le troisième point a trait à l'affirmation que toutes les religions ordonnent la tolérance et le respect des autres religions... c'est un propos que nous ne laisserons pas passer... Quelle religion précisément a ordonné la tolérance et le respect des autres ? Le judaïsme qui a autorisé à voler le bien des non-juifs, de commettre l'adultère avec les non-juifs et d'exiger l'usure des non-juifs ? Ou le christianisme avec l'esprit d'accueil de Jésus (sur lui le salut) : "Fais entrer les gens de force afin que ma maison soit pleine" (Luc 14,23) ? Ou l'Islam, alors que le Coran mentionne expressément : "quiconque recherche une autre religion que l'Islam [cela] ne sera pas accepté de lui" (Famille de Imra, 85) ?


    Il est certes facile, et c'est chose courante, que certains s'inspirent d'une expression ou d'un verset ou d'un hadith glané ici ou là pour signifier ce qui soutient leur argument sur n'importe quel sujet. Cependant, il est aussi notre droit de demander à ces personnes : "est-ce que cette expression ou ce verset ou ce hadith représente tout ce que les Livre Sacré ou les recueils de hadiths à propos du sujet dont vous discutez ? Cette expression ou ce verset ou ce hadith a-t-il vraiment le sens que vous lui donnez ? Ou bien lui imposez-vous ce que vous avez choisi comme commentaire, avec des significations non voulues par le texte ?


    A titre d'exemple, je citerais quelqu'un qui, pour prouver que l'Islam a prescrit la tolérance et la liberté de croyance, cite le verset "pas de contrainte en religion" faisant semblant d'ignorer ce qu'a rapporté al-Tabari dans son commentaire, à savoir que le verset a été révélé avant que l'ordre fut donné aux musulmans de tuer les Gens du Livre. Pourquoi ne cite-t-il pas le verset : "Combattez ceux qui ne croient point en Allah, ni au Dernier Jour, qui ne déclarent pas illicite ce que Allah et son Apôtre ont déclaré illicite, qui ne pratique point la religion de la Vérité, parmi ceux ayant reçu l'Ecriture [combattez-les] jusqu'à ce qu'ils paient la gizya directement, alors qu'ils sont humiliés" ? Ou le verset : "Quand vous rencontrez les infidèles, frappez au col" ? Ou encore "Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de sédition et que le Culte soit [rendu] à Allah" ?


    Bref, la seconde démarche positive dans la voie de la convivialité religieuse consiste à bien comprendre ceci : si chaque religion s'est attribuée à elle-même le droit de se généraliser et de régner, au préjudice des autres religions, certes l'idée de convivialité et de respect mutuel a été une des réalisation de la raison humaine, un des fruits les plus remarquables qu'ait produit l'humanité au cours de la longue et amère expérience historique. Cette réalité est l'oeuvre de l'homme et non l'oeuvre de la révélation des religions... Les religions, de par leur nature, se disputent les âmes des hommes. Elles sont forcément jalouses et discriminantes, à l'instar des sentiments de tribalisme et de nationalisme... L'erreur du fanatique ne réside pas dans sa conviction que sa religion est la meilleure de toutes. C'est là une chose naturelle et légitime. Si l'homme ne reconnaissait pas à sa religion le doit à l'universalité et à la mondialité, ce ne serait pas sa religion.


    Ce n'est pas pour lui-même mais bien pour cette universalité qu'il cherche un chemin. Il ne s'efforce pas de poursuivre une vérité ; son erreur réside uniquement dans son incapacité absolue de comprendre ce qui se passe entre Dieu et l'âme du croyant parmi les adeptes des autres religions ; dans son incapacité de comprendre la vérité qu'il n'existe pas de religion erronées, à partir du moment où ceux qui l'observent l'estime satisfaisante pour leurs besoins spirituels et la vie vertueuse, selon la voie tracée par cette religion ; incapacité aussi à comprendre que les efforts des missionnaires ressemblent très fort à la démarche des colonialistes qui cherchent à imposer leur culture, leur civilisation, leur style de vie aux quatre coins du monde, ce qui ne peut avoir pour résultat que l’appauvrissement de la pensée humaine... De même, l'erreur du fanatique réside dans le fait de tourner le dos aux côtés positifs des autres religions, et de prendre sa propre croyance et son point de vue comme critère pour porter un jugement sur les croyances des autres. De là l'importance du dialogue et la nécessité de se rencontrer et de s'unir.


    Les rencontres interreligieuses ne sont qu'une des manifestations de plus en plus fréquentes d'un autre devoir, celui de la rencontre des civilisations et des peuples à notre époque. Cela ne veut pas dire que l'on exige des adeptes d'une religion quelconque de rejeter un verset authentique et essentiel de sa religion. Cela signifie tout simplement pour nous qu'il faut dépasser l'écoute patiente et la discussion polie pour arriver à l'ouverture qui nous permettra de profiter et d'apprendre des autres mieux encore, pour arriver à réviser, au besoin, certaines de nos conceptions et à faire attentivement la distinction entre ce qui est essentiel dans la religion et ce qui ne l'est pas, entre ce qui est symbolique et ce qui ne l'est pas, puis à reformuler les choses essentielles et réinterpréter les symboles.


    Les musulmans doivent, par exemple, s'efforcer davantage de connaître et de comprendre les enseignements du Christ, sinon leur foi en la falsification de la Torah et de l’Évangile les détourne de l'étude de ces deux livres. Les chrétiens, de leur côté, doivent, par exemple, étudier la possibilité de reformuler la Trinité dans le but de mettre l'accent sur l'unicité de Dieu que professe l'Islam ; ils doivent commencer par estimer le prophète Mohammad d'une manière plus positive, ce qui implique le respect, la compréhension, chose qui ne s'opposera nullement à l'essence du christianisme. Tous doivent faire preuve de disponibilité pour accepter les résultats de la pensée scientifique moderne en matière religieuse et rectifier leur manière de penser. Aux uns et aux autres de prendre conscience que, chercher à mieux comprendre la religion des autres, c'est mieux comprendre la sienne propre.


    Autrefois les Arabes disaient : "Celui qui ne connaît ni d'autre pays que le sien, ni d'autre langue que la sienne, ni d'autre religion que la sienne, ne connaît pas sa propre religion". Ils doivent comprendre que l'homme véritablement religieux n'est pas celui qui a la faculté de réfuter les autres religions et de se moquer des croyances de leurs adeptes, comme le font certains charlatans tels que les compagnons du Sayk al-Sarawi dans leur programme télévisé en Egypte. Mais l'homme véritablement religieux est celui qui a la faculté de discerner les vérités rapportées dans les autres religions, et qui, après, va au-delà.

  2. #2
    ex-Halim7878 Avatar de Halim
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    salam maki merci pour le partage du texte, voici quelques remarques

    1/ le "clash " des civilisations, des religions concerne plus la nature même de l'homme que la nature des religions

    2/ avec ou sans religion l'homme est en effet capable du meilleure comme du pire d’où l'importance de faire un travail sur soi , d'éducation etc.

    3/ d’où la nécessité aussi de ne pas se satisfaire de principes (comme la tolérance, la fraternité, l'amour etc) mais surtout de leurs applications (avec intelligence et cœur ) dans les faits pour éviter le mépris, le rejet de l'autre ..

    4/ l'application des principes permet alors de trouver et d'apprécier des convergences réelles, un fond commun ...

    5/ sinon concernant les versets du coran cités dans le texte :

    - "A vous votre religion, et à moi ma religion " ne vise pas les différences entre les religions mais les persécutions et stratagèmes des idolâtres de la Mecque pour empêcher les musulmans de pratiquer leur religion

    concernant les gens du livre le coran dit : " Dis : " O Gens du Livre ! Venez vous rallier à une parole qui nous soit commune, à nous et à vous : que nous n'adorions que Dieu, que nous ne Lui associions rien et que nul parmi nous ne prenne des seigneurs en dehors de Dieu "

    - "Pas de contrainte en religion ! " est un verset célébrant bien la tolérance et la liberté de croyance car il vise à l'origine certaines personnes converties à l'islam qui souhaitaient imposer par la force l'islam

    - sinon pour rappel il n'y a pas dans le coran "d'ordre" de tuer les gens du livre mais une recommandation spécifique et qui est venue tardivement de combattre les gens qui combattaient les musulmans

    voilà qq points

    wa salam
    Dernière modification par Halim ; 25/01/2018 à 16h18.

  3. #3
    ex-Halim7878 Avatar de Halim
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    sinon concernant ce sujet complexe maki je te conseille perso la lecture des livres du Père Michel Lelong

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel...pr%C3%AAtre%29

    également à la rencontre de l'islam itinéraire d'une spiritualité composite et engagée de Pamela Chrabieh

  4. #4
    Avatar de maki
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    Salam Halim

    Le problème de la religion est qu'elle est un amplificateur très puissant des sentiments de l'homme parce qu'elle touche au sens même de son existence.
    "Donner sa vie pour Dieu" est exaltant : c'est un argument qui balaye tous les autres, qui joue sur les ressorts internes et fait jaillir des puissances considérables.
    Je n'ai aucun souci avec la lecture du Coran que tu me proposes, mais le problème est justement là : on se complaît tous les deux dans une approche rassurante, alors qu'il y a autour de nous des personnes qui en font une lecture tout autre.
    J'ai découvert il y a quelques semaines la chaîne Al Jazeera et ses documentaires. Evidemment, je me suis intéressée à ceux concernant l'islam. Ils sont d'un professionnalisme impeccable, rien à dire. Mais ils m'ont fait froid dans le dos. Jamais nous ne pourrions avoir de tels documentaires sur une chaîne française, ils seraient immédiatement censurés pour islamophobie ou appologie du terrorisme.
    Je suis peut-être pessimiste - je voudrais l'être - mais ce que je vois ne me plaît pas du tout.
    Pour moi, il faut songer à des ripostes très fortes de la part de l'ensemble des religions monothéistes à ce qui est un détournement profond de leurs principes religieux : transformer des relations de confiance et de partage en relations de haine et de domination.
    Et pour moi, ça commence à notre niveau : bâtir une confiance indéfectible entre les chrétiens et les musulmans de France.

  5. #5
    ex-Halim7878 Avatar de Halim
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    Salam Halim

    - Le problème de la religion est qu'elle est un amplificateur très puissant des sentiments de l'homme...

    - on se complaît tous les deux dans une approche rassurante, alors qu'il y a autour de nous des personnes qui en font une lecture tout autre.

    - J'ai découvert il y a quelques semaines la chaîne Al Jazeera et ses documentaires...ils m'ont fait froid dans le dos...ils seraient immédiatement censurés pour islamophobie ou apologie du terrorisme...

    - Pour moi...ça commence à notre niveau : bâtir une confiance indéfectible entre les chrétiens et les musulmans de France.
    wa aleykum salam Maki

    1/ ce que tu décris là est effectivement une "perversion" et un "détournement" de la religion ...

    2/ d’où l'importance non pas de se "complaire dans une approche rassurante" mais d'être dans une "approche exigeante et sérieuse " vis à vis du coran en rappelant notamment le contexte de révélation des versets etc.

    3/ je ne sais de quel documentaire il s'agit ...après jusqu’où les médias peuvent aller dans la transmission de l'information est une question

    4/ oui ça commence à notre niveau , de manière très pragmatique et dans la vie de tous les jours

  6. #6
    Avatar de Ibrahim.ght
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    Salam alaykoum

    j'ai lu le texte que tu as mis dans ton post; rien que ce passage est choquant ! comment veux tu convaincre un (e) musulman de bien vouloir parler avec toi des différences religieuses !!!

    "Les musulmans doivent, par exemple, s'efforcer davantage de connaître et de comprendre les enseignements du Christ, sinon leur foi en la falsification de la Torah et de l’Évangile les détourne de l'étude de ces deux livres. Les chrétiens, de leur côté, doivent, par exemple, étudier la possibilité de reformuler la Trinité dans le but de mettre l'accent sur l'unicité de Dieu que professe l'Islam ; ils doivent commencer par estimer le prophète Mohammad d'une manière plus positive, ce qui implique le respect, la compréhension, chose qui ne s'opposera nullement à l'essence du christianisme. Tous doivent faire preuve de disponibilité pour accepter les résultats de la pensée scientifique moderne en matière religieuse et rectifier leur manière de penser. Aux uns et aux autres de prendre conscience que, chercher à mieux comprendre la religion des autres, c'est mieux comprendre la sienne propre."

    no comment !!

  7. #7
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    Salam alaykoum

    j'ai lu le texte que tu as mis dans ton post; rien que ce passage est choquant ! comment veux tu convaincre un (e) musulman de bien vouloir parler avec toi des différences religieuses !!!

    "Les musulmans doivent, par exemple, s'efforcer davantage de connaître et de comprendre les enseignements du Christ, sinon leur foi en la falsification de la Torah et de l’Évangile les détourne de l'étude de ces deux livres. Les chrétiens, de leur côté, doivent, par exemple, étudier la possibilité de reformuler la Trinité dans le but de mettre l'accent sur l'unicité de Dieu que professe l'Islam ; ils doivent commencer par estimer le prophète Mohammad d'une manière plus positive, ce qui implique le respect, la compréhension, chose qui ne s'opposera nullement à l'essence du christianisme. Tous doivent faire preuve de disponibilité pour accepter les résultats de la pensée scientifique moderne en matière religieuse et rectifier leur manière de penser. Aux uns et aux autres de prendre conscience que, chercher à mieux comprendre la religion des autres, c'est mieux comprendre la sienne propre.

    c'est justement sur ces points importants qu'il y a divergence , par exemple quand jésus vient les visiter après sa résurrection il leurs dit "n'ayez pas peur c'est bien moi' et ensuite il réclame à manger du poisson et du pain et il mange !! son corps n'est pas sensé être de chaire et de sang à ce moment précis ! avoue que lorsque l'on décortique un peu ça éveille des réflexions !!! mais dans les églises ont passe tellement vite sur ces passages avec tant de révérence que personne ne pense à remettre en cause l'état de jésus à ce moment là ! esprit éthéré ou homme de chaire et de sang ?

    Comment te dire ! n'est-ce pas troublant ?

  8. #8
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    Salam Ibrahim

    Ce texte n'est pas de moi. Il a été écrit par un Cheik musulman égyptien :-)
    Dernière modification par maki ; 26/01/2018 à 13h04.

  9. #9
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    Citation Envoyé par Ibrahim.ght Voir le message

    c'est justement sur ces points importants qu'il y a divergence , par exemple quand jésus vient les visiter après sa résurrection il leurs dit "n'ayez pas peur c'est bien moi' et ensuite il réclame à manger du poisson et du pain et il mange !! son corps n'est pas sensé être de chaire et de sang à ce moment précis ! avoue que lorsque l'on décortique un peu ça éveille des réflexions !!! mais dans les églises ont passe tellement vite sur ces passages avec tant de révérence que personne ne pense à remettre en cause l'état de jésus à ce moment là ! esprit éthéré ou homme de chaire et de sang ?

    Comment te dire ! n'est-ce pas troublant ?
    Salam

    Jésus est dans un état de glorification qui sera le notre après la résurrection et qui nous est inaccessible aujourd'hui.
    L'homme est par définition limité. Il n'a pas accès à tout. Pourquoi vouloir à tout prix définir ce qui nous échappe ?
    Dieu seul sait.
    Dernière modification par maki ; 26/01/2018 à 13h10.

  10. #10
    Avatar de Ibrahim.ght
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    C'est bien ce qui diverge dans les deux religions citées ! les musulmans contestent certains passages de la bible car ils sont soit contradictoires , soit limite dans l'entendement ,dans ce passage que comprends tu ?

    Témoignage de Jean-Baptiste sur Jésus (Jean 1.19-51)


    19 Voici le témoignage de Jean lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des Lévites pour lui demander: «Toi, qui es-tu?»
    20 Il déclara et sans restriction affirma: «Moi, je ne suis pas le Messie.»
    21 Ils lui demandèrent: «Qui es-tu donc? Es-tu Elie?» Et il dit: «Je ne le suis pas.» «Es-tu le prophète?» Et il répondit: «Non.»
    22 Ils lui dirent alors: «Qui es-tu? Nous devons donner une réponse à ceux qui nous ont envoyés! Que dis-tu de toi-même?»
    23 «Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert: 'Rendez le chemin du Seigneur droit', comme l'a dit le prophète Esaïe.»
    24 Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.
    25 Ils lui posèrent encore cette question: «Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Messie, ni Elie, ni le prophète?» 26 Jean leur répondit: «Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas.

    Pourquoi Jean baptiste répond à la question es tu le prophète ? il répond non , et qui est ce prophète en question attendue par les juifs pharisiens ??

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