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Discussion: John Bolton, promet à Paris aux opposants iraniens en exil de fêter avant 2019 le renversement du régime actuel (01/07/2017)

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    Par défaut John Bolton, promet à Paris aux opposants iraniens en exil de fêter avant 2019 le renversement du régime actuel (01/07/2017)

    اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

    Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima





    Asalam 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh






    Extrait traduit :


    "Le résultat de l'examen de la politique du président devrait être de déterminer que la Révolution de 1979 de l'Ayatollah Khomeiny ne durera pas jusqu'à son 40ème anniversaire. Maintenant, le fait est que le régime de Téhéran est le problème central au Moyen-Orient.

    "Il n'y a pas de différence fondamentale entre l'ayatollah Khamenei et le président Rouhani, ils sont deux faces d'une même pièce. Je me souviens quand Rohani était le négociateur en chef du régime - vous ne pouviez pas lui faire confiance alors, vous ne pouvez pas lui faire confiance aujourd'hui. Et il est clair que le comportement du régime ne fait que s'aggraver: leurs violations continues de l'accord [JCPOA], leur travail avec la Corée du Nord sur les armes nucléaires et les missiles balistiques ne fait que croître.

    "Le régime a échoué sur le plan international, il a échoué au niveau national en économie et en politique. En effet, son temps d'affaiblissement ne fait que s'accélérer. Et c'est pourquoi l'évolution de la situation aux États-Unis [l'élection du président Trump], je pense à travers l'Europe, et ici aujourd'hui sont si importantes. Il y a une opposition viable à la domination des ayatollahs, et cette opposition est centrée dans cette salle aujourd'hui. Je dis depuis plus de dix ans depuis ces événements que la politique déclarée des Etats-Unis d'Amérique devrait être le renversement du régime des mollahs à Téhéran! Le comportement et les objectifs du régime ne vont pas changer et, par conséquent, la seule solution est de changer le régime lui-même. Et c'est pourquoi, avant 2019, nous célébrerons celà ici à Téhéran! Merci beaucoup!"

    - 1er juillet 2017, lors de la conférence «Free Iran Gathering» organisée par le Conseil national de la Résistance iranienne à Paris

    Dernière modification par talib abdALLAH ; 02/04/2018 à 13h50.

  2. #2
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    John Bolton, le fou de guerre qui vient de rejoindre Donald Trump

    23/03/2018




    Source : .contrepoints.org


    Le nouveau conseiller à la sécurité nationale John Bolton est un fervent partisan de l’intervention militaire contre l’Iran, comme il l’a été contre l’Irak de Saddam Hussein. Il a aussi exprimé son souhait de bombarder la Syrie, la Libye, la Corée du Nord, etc.





    Par Frédéric Mas.


    John Bolton to Replace McMaster as National Security Adviser
    Outspoken ultra-hawk Bolton is advocating US attacks worldwide#McMaster #JohnBolton #AmericaFirsthttps://t.co/7llgj7SdjA pic.twitter.com/h7q31qzpN6

    — Antiwar.com (@Antiwarcom) 22 mars 2018

    La Maison-Blanche a annoncé le départ du conseiller à la sécurité nationale H. R. McMaster et son remplacement par le néoconservateur John Bolton. Cela faisait maintenant des mois que le général McMaster était tombé en disgrâce aux yeux du président Donald Trump, et que le Pentagone cherchait à le remplacer.




    John Bolton est connu pour son engagement constant en faveur de l’intervention militaire tous azimuts pour imposer les supposés intérêts américains, peu ou prou ramenés à ceux de la démocratie mondiale dans la rhétorique des néoconservateurs américains. Bolton a régulièrement pris position pour le bombardement de Téhéran et s’est déclaré favorable à une guerre préventive contre la Corée du Nord, après s’être fait l’avocat de la guerre en Irak, de l’intervention en Syrie et en Libye.




    Bolton et la présidence impériale de G. W. Bush, Jr


    John Bolton est un vieux routier du Parti républicain et plus généralement du mouvement conservateur. Il est membre de plusieurs think tanks, dont l’American Enterprise Institute, commentateur sur Fox News, et a participé à la campagne présidentielle en tant que conseiller aux affaires étrangères dans le staff de Mitt Romney.


    Avec la victoire de l’administration Bush Jr au début des années 2000, il entre au gouvernement en tant que sous-secrétaire d’État à la limitation des armes et à la sécurité internationale. Réputé pour sa grossièreté et sa totale absence de diplomatie, il n’hésite pas à se situer dans le sillage idéologique de Bush, Jr et Dick Cheney, qui l’ont promu pour son rôle dans le retrait des États-Unis du traité anti-missiles balistiques et de la Cour criminelle internationale. Dans les deux cas, l’ambition est de délier le pays de ses engagements internationaux pour mieux s’assurer la liberté de faire la guerre sans en payer les conséquences immédiates.




    En août 2005, il est nommé par G. W. Bush Jr en tant qu’ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies, ce qui n’est pas sans ironie, quand on sait la piètre estime qu’il a de l’institution qu’il accuse régulièrement d’anti-américanisme ou encore de gaspiller l’argent du contribuable américain.


    Il démissionne en 2006, pressé par la victoire des démocrates au sénat qui n’envisageaient pas de le reconduire dans son poste.




    Contre la république Islamique d’Iran


    Le dernier engagement public de John Bolton consiste à vouloir faire avorter l’accord iranien adopté sous Obama, le tout en jouant de la grosse caisse médiatique autour du programme nucléaire iranien et en multipliant les pressions politiques et diplomatiques.


    Dans ses mémoires publiées en 2007, Bolton rappelle son rôle dans le rapprochement stratégique entre Israël et les États-Unis pour exclure l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et le conseil des nations unies des négociations sur le nucléaire iranien.


    Bolton a commencé à accuser l’Iran de défendre un programme nucléaire militaire caché dès 2003, afin d’insister sur son caractère de menace militaire pour la région. L’attaque n’a pas pris, et rien n’a été trouvé après inspection des observateurs de l’AIEA « alertés » par les partisans de l’intervention militaire.




    La catastrophe néoconservatrice au Proche Orient


    L’esprit néoconservateur qui anime John Bolton et ses alliés n’est pas inconnu du grand public. Sous prétexte de combattre le terrorisme, mais plus certainement de soutenir les alliés et les intérêts pétroliers américains au Proche Orient, ils ont participé politiquement et médiatiquement à la transformation de la région en poudrière politique et religieuse. Leur méconnaissance du terrain1 alliée à la brutalité de leurs méthodes « jacksoniennes »2, a provoqué l’exact contraire des intentions affichées par Washington : l’explosion du terrorisme, une grande responsabilité dans l’invention de l’État islamique, une guerre en Irak estimée à plus de 1000 milliards de dollars, et surtout le discrédit jeté sur les USA et ses alliés, considérés comme des fauteurs de guerre au profit de leurs rivaux les plus immédiats, soit l’Iran, la Syrie et la Russie.





    Le parti de la guerre impuni


    Le projet de « nouveau Moyen-Orient » porté par l’administration Bush Jr a donné l’exemple le plus parfait du constructivisme socialisant de cette frange de la droite américaine : l’idée de renverser toutes les dictatures hostiles aux États-Unis pour les remplacer par des démocraties pro-occidentales « reconstruites »3 a été un lamentable échec qui s’est traduit en guerres et en vies humaines.


    Comme l’explique Nassim Nicholas Taleb dans son dernier livre, Jouer sa peau, les néoconservateurs qui ont soutenu la guerre en Irak, puis en Libye, ont contribué à renforcer le terrorisme islamiste en soutenant des « rebelles » modérés qui se sont ensuite empressés de rejoindre Al-Quaeda. Ils ont joué la peau des minorités, notablement les kurdes, les églises d’Orient et les yézidis sans eux-mêmes prendre beaucoup de risques, ce qui les plaçait sans doute dans la pire des situations pour prodiguer des conseils.


    Malgré leur échec patent depuis ces 20 dernières années, aucun n’a été sanctionné pour leurs propos délirants. Pire encore, Donald Trump leur offre une promotion.





    L’arrivée de John Bolton n’est donc pas une bonne nouvelle, car comme Mike Pompeo à la CIA, il est surtout connu pour son incompétence et son rôle de propagandiste pour la guerre contre l’Irak, l’Iran, la Syrie, demain la Corée du Nord peut-être, et cela sans en mesurer les conséquences ni pour les populations civiles, ni même pour les États-Unis et ses alliés.



    1. Sur le sujet, on pourra lire par exemple Anatol Lieven, John Hulsman, Ethical Realism. A vision for America’s Role in the World, Vintage Book, 2006 ou encore Hassner, Pierre, La Terreur et l’Empire. La violence et la paix II, Paris, Le Seuil, 2003. ↩
    2. Bill Kristol, l’un des plus influents des journalistes néoconservateurs, a défendu l’idée que le néoconservatisme était un interventionnisme typiquement américain remontant à la politique du ‘big stick’ de la présidence d’Andrew Jackson. ↩
    3. Fukuyama, Francis, Nation Building, Cornell Univ. Press, 2004. ↩







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