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Discussion: L'ère pré-islamique et ce qu'il y restait de la Hanafiya - al-Imam Muhammad Saïd Ramadhan al-Bouti

  1. #1
    Editeur Avatar de talib abdALLAH
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    Par défaut L'ère pré-islamique et ce qu'il y restait de la Hanafiya - al-Imam Muhammad Saïd Ramadhan al-Bouti

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ ؕ وَالصَّلَوةُ وَ السَّلَامُ عَلَى سَيِـّـدِ المُرسَلِين
    اَمَّا بَعدُ فَاَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِبِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم


    السلام عليكم ورحمة الله تعالى وبركاته

    Asalamu 3alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh






    *








    L'ère pré-islamique et ce qu'il y restait de la Hanafiya




    al-Imam Muhammad Saïd Ramadhan al-Bouti



    رحمه الله




    *




    Cette importante question doit être traité avant la biographie du Prophète proprement dite, qui constitue en elle-même un guide, à force d'enseignement; cette question en effet, renferme une vérité que les ennemis de l'Islam ne cessent de camoufler et de fausser par nombre de mensonges.

    Cette vérité est que l'Islam fut la continuation de la Hanafiya, doctrine qui prônait la soumission à Dieu, et que Dieu inspira au père des prophètes, Ibrahim . Le livre de Dieu confirme cette vérité dans de nombreux versets. Citons à ce propos les versets suivants :

    "Combattez pour Dieu, car il a droit à la lutte que les croyants mènent pour Lui. C'est Lui qui vous a choisis. Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion, la Religion de votre père Abraham. C'est Lui qui vous a donné le nom de "Musulmans" autrefois déjà, et ici-même afin que le Prophète soit témoin contre vous et que vous soyez témoins contre les Hommes.." (Coran Le pèlerinage, verset 78)

    "Dis : Dieu est véridique, suivez la Religion d'Abraham, un vrai croyant qui n'était pas au nombre des incrédules." (Coran La famille d'Imran, verset 95)

    Les Arabes sont les descendants d'Ismaël (qu'Allah le salut) dont ils héritèrent la Religion qui prônait l'adoration d'un Dieu unique et la vénération des Lieux Saints, en particuliers la Maison Sacré que le croyant devait protéger, servir et dont il devait prendre soin.

    Mais au cours des siècles, les Arabes permirent à leur religion de se pénétrer d'idées fausses, à l'instar de toutes les autres peuples que l'ignorance obnubile et qui se laissent influencer par des imposteurs et des charlatans infiltrés dans leurs rangs : ils adhérerent au polythéisme, adorèrent les idoles et adoptèrent de fausses traditions et des habitudes immorales. Ils s'éloignent ainsi de la doctrine musulmane hanifite qui prônait l'unicité de Dieu et s'enfoncèrent dans l'ignorance des siècles durant.

    Ce temps de l'ignorance et de l'aveuglément prit fin à l'Avénement de Mohammed .

    'Amr ben Louhay Ben Qom'a, grand père de Khouza'a, fut le premier homme qui initia les Arabes au polythéisme et les poussa à adorer les idoles. Ibn Ishaq apprit de mohammed Ben Ibrahim Ben Al Haret At-Taïmi qu'Abou Saleh As-Saman entendit Abou Houraïra dire :

    «Le Prophète déclara à Akhtam Ben AlKhouza'i : "Ô Akhtam j'ai vu Ben Louhay Ben Qom'a Ben Khandaf traîner ses entrailles dans le feu ; vous vous ressemblez comme deux gouttes d'eau"

    Akhtam répliqua au Prophète : "Pourvu que cette ressemblance ne me porte préjudice !"

    Le Prophète lui dit : "Tu es croyant, alors qu'il est incrédule, c'est le premier imposteur qui modifiât la Religion d'Ismaël en lui substituant l'idolâtrie" ».

    Ibn Hicham relata la façon dont procéda 'Amr Ben Louhay pour conduire les Arabes à l'adoration des idoles. Il dit :

    «'Amr Ben Louhay quitta la Mecque et se rendit au Cham. En arrivant à Maab, dans la région de Balqa' où vivaient les 'Amaliq, ou les descenants de 'Amlak fils de Lawad fils de Sam fils de Noé, 'amr les vit adorer des idoles. Il leur demanda :

    "Quelles sont ces idoles et à quoi servent-elles ?"

    Ils lui répondirent :

    "Nous adorons ces idoles car elle exaucent toutes nos prières : si nous leur demandons la pluie, nous l'obtenons aussitôt, et si nous leur demandons la victoire, elles nous l'accordent"

    Il leur demanda :

    "Puis-je ramener dans mon pays une de vos idoles afin que mes concitoyens arabes l'adorent ?"

    Ils lui donnèrent l'idole connue sous le nom de "Houbal", 'Amr l'installa à la Mecque et ordonna aux Mecquois de l'adorer et de l'honorer.»

    L'adoration des idoles ne tarda pas par la suite, à se répandre dans la péninsule arabique et les polythéistes se multiplièrent; ils abandonnèrent la doctrine de l'unicité de Dieu et remplacèrent la religion d'Ibrahim et d'Ismaël par des croyances qui les menèrent à leur perte à l'instar des autres nations polythéistes.

    Ce qui poussa les Arabes à marcher dans le sillon des polythéistes, furent leur ignorance et leur analphabétisme qui les rendirent extrêmement crédules et influençables face aux différentes tribus polythéistes.

    Seule une minorité demeura attaché à la doctrine de l'unicité de Dieu, fidèle à la Religion hanifite, croyant à la Résurrection des corps et au Jugement dernier et rejetant avec force l'adoration des idoles qui est à l'origine de l'égarement de l'esprit et la dépravation de la volonté.

    Qiss Ben Sa'ida Al Alyadi, Ri'ab Al-Channi et le moine Bahira faisaient partie de cette minorité et devinrent célèbres grâce à leur fidélité au vrai Dieu.

    Les Arabes gardèrent dans leurs habitudes après leur adhésion au polythéisme des traces de la religion d'Ibrahim qui s'effacèrent d'ailleurs peu à peu avec le temps. Ce qui demeurait de la Religion d'Ibrahim ne tarda pas à être défiguré et vicié de par son insertion dans le rite polythéiste; comme l'honneur rendu au temple de la Mecque, la circumambulation, le pélerinage, la visite pieuse, la visite du Mont 'Arafa et l'offrande. Les Arabes polythéistes Héritèrent tous ces rites de la Religion d'Ibrahim , mais ils ne les accomplissaient pas tels quels, ils imposaient parfois à ces rites une, signification et une modalité de déroulement qu'ils n'avaient guère auparavant.

    Les Kananites et les Quoraichites disaient à l'idole qu'ils visitaient au cours de leur pèlerinage : «Notre Seigneur ! nous voici, nous voici, répondant à ton appel. Tu n'as pas d'associés, à l'exception d'un seul dont tu disposes, et qui, lui, n'a rien». Ils pensaient ainsi attribuer l'unité à leur idole en lui subordonnant les autres idoles.

    Bref, l'histoire chez les Arabes débuta à l'ombre de la doctrine hanafite que prôna le Père des prophètes Ibrahim et qui prescrivit la croyance en un Dieu unique. Leur vie était éclairée de la lumière de la foi. Mais ils s'éloignèrent du Vrai d'une manière progressive au fur et à mesure que les siècles s'écoulaient. Leur vie fut environnée des ténèbres du polythéisme et livrée aux divagations de l'esprit et à l'aveuglément de l'ignorance. Toutefois, quelques lois de la Religion passée survécurent, non sans perdre de leur audience d'une année à l'autre.

    Lorsque Mohammed, le dernier donna de nouveau vie à la doctrine d'Ibrahim à travers sa mission, la Révélation divine dissipa les ténèbres de l'ignorance et de la perdition qui avaient sévi pendant des siècles et répandit la lumière de la foi et de la justice. La Révélation confirma ce qui restait de l'ancienne doctrine d'Ibrahim, sous forme de lois et de principes en incitant les croyants à les embrasser, en leur insufflant une nouvelle vie et en leur prêtant une grande force de conviction.

    Ce qui précède est évident pour quiconque connait l'histoire et n'avait pas besoin d'être souligné. Malheureusement nous sommes acculés à cette époque à perdre beaucoup de temps pour confirmer des faits déjà établis et en démontrer l'évidence; ce, après avoir vu de nos propres yeux comment certaines personnes obéissent aveuglément à leurs intérêts et leurs désirs dans leurs croyances et leurs convictions. Cette catégorie de personnes sont complétement asservies à leurs instinct et à leurs intérêts et sont dénuées de toute autonomie morale ou intellectuelle. Le fait de se constituer une volonté conformément à des principes diffère énormément du fait d'avoir des opinions au gré de nos désirs. Mettre ces deux attitudes sur le même pied d'égalité, c'est comparer la grandeur à la bassesse. la fierté au déshonneur. Il se trouve des gens qui affirment malgré l'évidence de nos démonstrations précédentes que l'époque préislamique marqua un réel éveil de la conscience aux idéaux moraux avant la mission du Prophète en précisant que les penseurs arabes se mirent dès cette époque à combattre le polythéisme et l'adoration des idoles et toutes les légendes et les fictions s'y rattachant. La mission du Prophète est venue cristalliser cet éveil déjà déclaré.

    Nous concluons de cela que les Arabes à l'ère préislamique s'ouvraient progressivement aux enseignements de la Religion d'Ibrahim; qu'ils se sentaient paradoxalement proches de cette dernière d'autant plus qu'ils s'en éloignaient dans le temps; alors que des siècles les séparaient de l'ère d'Ibrahim, ils sentaient sa doctrine présente : en eux lors de l'avénement de la mission de Mohammed .

    Est-ce cela le jugement de l'histoire ? L'histoire, en tant que science, dans son authenticité et sa parfaite objectivité prouve tout à fait le contraire avec beaucoup de facilité et de simplicité.

    Tout chercheur ou penseur libre, sait que la période dans laquelle la mission du Prophète se produisait était plus éloignée de la véritable religion que toutes les autres périodes de l'ère préislamique; ce qui restait de la doctrine d'Ibrahim lors de la mission de Mohammed n'était que quelques préceptes se rapportant à l'abandon des idoles et la nécessité d'acquérir certaines vertus; ces lambeaux de la véritable doctrine d'Ibrahim ne valaient pas le dixième des principes et des règles dont les Arabes étaient en possession à l'ère d'Ibrahim. À croire ces affirmations, la mission du Prophète se serait produite des siècles avant sa date convenue, à l'époque même d'Ibrahim !!.

    D'autres déclarent de leur côté que Mohammed n'ayant pas pu faire disparaître la plupart des traditions, des rites et des croyances occultes en cours, les revêtit du verni de la religion et les présenta sous le couvert des révélations divines. En d'autres termes, Mohammed aurait ajouté à l'ensemble des croyances occultes des Arabes la foi en une personnalité divine toute puissante. En effet, les Arabes continuèrent après l'Islam à croire à la magie, à l'existence des djinns et en d'autres croyances occultes semblables; ils se rendaient toujours en pélerinage à la Ka'aba en procédant à des rites précis.

    Ces gens s'appuient dans leurs affirmations sur deux hypothèses, sans jamais les soupçonner d'être erronées; la première hypothèse est que Mohammed n'est pas un Prophète. La seconde est que les principes et les règles qui restaient de l'ère d'Ibrahim n'étaient que les produits de l'imagination des Arabes et les traditions qu'ils s'étaient constitués aux cours des siècles. La vénération de la Ka'ba par exemple ne fait pas partie des rites inclus dans la mission du Père des prophètes Ibrahim ; elle est tout simplement une tradition issue du milieu arabe.

    Afin de maintenir ces deux hypothèses, ceux qui les émettent ferment les yeux sur toutes les preuves et les faits historiques évident qui les contredisent et les démentent.

    Or, la recherche de la vérité ne se fait pas sur la base d'hypothèse formulées d'emblée dans l'esprit du chercheur sans aucune justification et dans les seules limites que ces dernières autorisent. Ce genre de recherche est absolument absurde et ridicule.

    Un historien sérieux doit prendre en considération toutes les preuves rationnelles et tous les faits historiques dans sa tentative d'atteindre le vrai.

    Ces historiens imposent au réel des idées préconçues qu'ils veulent maintenir à tout prix, mus par un fanatisme pur et simple. Quant à nous, nous ne pouvons nous permettre de rejeter les preuves rationnelles de la prophétie de Mohammed comme la Révélation, le miracle du Coran, la conformité de sa mission avec celles des prophètes qui l'ont précédé, l'ensemble de ses vertus et qualités, dans le seul but de maintenir l'hypothèse affirmant que Mohammed n'est pas un Prophète.

    De même, nous ne pouvons faire fi de l'histoire qui relate la construction de la Ka'ba par Ibrahim sur ordre de son Dieu, ni de l'ensemble des principes que tous les prophètes ont prescrits tels que l'unicité de Dieu, la foi en Lui et la croyance à la Résurrection, au Jugement, au Paradis et à l'Enfer; bref tout ce que les Écritures Saintes ont annoncé et que l'histoire a enregistré et dont les générations ont pris conscience au cours des siècles; rien que pour justifier l'hypothèse selon laquelle les principes et les rites que l'on prétendait appartenir à l'ère d'Ibrahim étaient en fait le produit de l'imagination des Arabes à l'ère préislamique et que Mohammed ne fit que les couvrir du verni de la religion.

    Il faut remarquer que ceux qui soutiennent de telles hypothèses, ne se réfèrent à aucune preuve pour les vérifier. Ils ne font qu'exposer leurs points de vue au moyen des exposés démesurément longs et répétés.

    Prenons un exemple à l'appui : le livre intitulé "Les bases de la pensée religieuse", dont l'auteur est un orientaliste anglais connu : Jip. Nous y découvrons comment leur fanatisme aveugle conduit les gens à s'abaisser, à mentir et à rejeter les preuves les plus évidentes. Les bases de la pensée religieuse dans l'islam sont selon Jip, Ces croyances occultes qui existaient déjà chez les Arabes (dont l'animisme); Mohammed les étudia, en modifia ce qu'il put et revêtit le reste du verni de la religion sans oublier d'y ajouter les idées et les règles de conduite adéquates. Il lui restait à vaincre une grande difficulté : celle qui consistait à imposer la législation ainsi conçue non seulement aux Arabes mais aux peuples du monde entier. Ce qui l'amena à s'exprimer dans la cadre du Coran.

    Tel est le résumé des idées de l'auteur. Nous lisons ce livre du début jusqu'à la fin sans trouver une seule preuve qui les justifie. Après l'examen des idées exposées, nous n'avons nul doute que cet homme n'avait pas tous ses esprits en écrivant ce Livre; tous ses jugements et ses affirmations ne s'appuient que sur des illusions et une imagination fertile.

    L'auteur savait bien que les lecteurs allaient rejeter ces idées avec dédain, aussi en reporta-t-il la responsabilité et l'initiative à d'autres historiens dans l'introduction de son Livre :

    "Les idées qui président à ces chapitres ne m'appartiennent pas; d'autres écrivains, dont d'authentiques musulmans m'y ont devancé, qu'il serait long d'énumérer. Je me contente d'en nommer un seul à titre d'exemple : le grand cheikh waliy Allah Ad-Dahlawi".

    Il copia un texte qu'il attribua à waliy Allah Ad-Dahlawi en prenant soin d'en indiquer la page (C1 p 122). Parfaitement convaincu qu'aucun lecteur ne prendrait la peine de recourir à ce texte, il fit dire à son auteur ce qu'il n'avait jamais affirmé, en vue de satisafaire ses propres intérêts, et ce, en jouant sur les mots et en en déformant le sens.

    Voici le texte tel qu'il le présente au lecteur : "Le prophète avait une double mission : la première visait les fils d'Ismaël, et avait pour matière les lois, les rites et les croyances en cours : car la législation est la confirmation de ce qui est déjà établi, connu et non la création ex nihilo de nouvelles lois" [Les bases de la pensée religieuse. Gip p.58].

    Quant au texte intégral, original, le voici :

    "La mission du Prophète visait la doctrine des fils d'Ismaël, autrement dit la doctrine d'Ibrahim", comme dit Dieu, mais présentant quelques aberrations, afin de la rectifier et d'en répandre la lumière. La doctrine d'Ibrahim, la doctrine de base était complète. Si le Prophète a été envoyé à un peuple possédant ce qui restait d'une excellente doctrine, il n'avait pas besoin de la remplacer par une autre; il devait seulement la confirmer, lui insuffler une nouvelle vie. En outre, le peuple consent plus facilement a des lois déjà connues, qu'à une législation qui lui est étrangère et qu'on lui impose d'un seul coup, Ismaël avait transmis à ses fils la doctrine d'Ibrahim. Ils suivaient cette doctrine avant que 'Amr Ben Louhay n'intervint pour l'altérer en y ajoutant des rites et des croyances abominables comme l'adoration des idoles. La religion des fils d'Ismaël perdit son vrai visage, le vrai se mêla au faux; l'ignorance, le polythéisme et le blasphème se répandirent. Dieu envoya Son Prophète pour arrêter le mal envahissant et remettre tout en ordre.

    Nous ne nous proposant pas de discuter le travail de ce supposé "chercheur" qui ne mérite pas qu'on s'y attarde. Mais nous tenons à ce que le lecteur sache de quoi un fanatisme aveugle est capable et ne soit pas dupe de la prétendue objectivité des chercheurs occidentaux que malheureusement certains musulmans particulièrement serviles et crédules admirent et imitent.

    Le lecteur connait maintenant la véritable relation entre la doctrine d'Ibrahim, celle-même de l'Islam et les croyances des Arabes avant la mission de Mohammed . Il est à même de comprendre à présent pourquoi le Prophète confirma un grand nombre de coutumes et de principes qui étaient répandus chez les Arabes alors qu'il supprima et combattit fermement celles qui s'éloignaient des preceptes de Dieu.

    Bref, il n'est pas de doute que cette introduction aide le lecteur à comprendre la biographie du Prophète et à en saisir tous les enseignements. il trouvera dans les démonstrations qui suivent un grand nombre de preuves qui confirmeront ce qui a été exposé dans l'introduction d'une façon claire et nette.





    Extrait de Fiqh as-Sirah

    Dr. Mohammad S. R. Al-Bouti - Traduit par : Z. Diab - Revu par Fawzi Chaaban







    *




    wa Asalamu 3alaykoum wa rahmatullahi wa barakatuh





    Subhanak Allahumma wa bi hamdik. Ashhadu al-la ilaha illa ant. Astaghfiruka wa atubu ilayk


    اللهمَّ صَلِّ عَلى سَيِّدِنا مُحَمَّدٍ و عَلى آلِهِ و صَحبِهِ و سَلِّم
    Allâhumma salli 'alâ Sayyidinâ Muhammadin wa 'alâ âlihi wa sahbihi wa sallim.



    وسُبْحَانَ رَبِّكَ رَبِّ الْعِزَّةِ عَمَّا يَصِفُونَ وَ سَلامٌ عَلَى الْمُرْسَلِينَ وَالْحَمْدُ لِللهِ رَبِّ الْعَلَمِينَ

    wa subḥāna rabbika rabbi l-ʿizzati ʿammā yaṣifūn wa-salāmun ʿalā l-mursalīn wa-l-ḥamdu li-llāhi rabbi l-ʿālamīn






    Dernière modification par talib abdALLAH ; 23/07/2018 à 18h29.

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