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Discussion: Judaïsme - Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils : Michné Torah de Maïmonide

  1. #1
    Editeur Avatar de talib abdALLAH
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    Par défaut Judaïsme - Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils : Michné Torah de Maïmonide

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ ؕ وَالصَّلَوةُ وَ السَّلَامُ عَلَى سَيِـّـدِ المُرسَلِين
    اَمَّا بَعدُ فَاَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ
    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم


    السلام عليكم ورحمة الله تعالى وبركاته

    Asalamu 3alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh







    *





    Judaïsme

    Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentil

    Michné Torah de Maïmonide





    *





    Note :


    Dans les textes des Gens Du Livre

    Concernant les Prophètes (Que la Paix soient sur eux) et parfois des personnes cités dans certains passages, leur bonne croyance, leur obéissance, leur probité et dignité est confirmé en Islam, dans le Coran et la Tradition par Allah Subhanahu wa Ta'ala et Son Prophète Mohammed (Que la Salut et la Bénédiction d'Allah soient sur lui), ils sont innocents des mensonges qui leurs sont attribués.






    Chapitre 1er




    Lois sur l'idolâtrie et les traditions des gentils


    Elles comprennent cinquante et un commandements, deux commandements positifs et quarante-neuf commandements négatifs, dont voici le détail :

    1. Ne pas s’intéresser à l’idolâtrie.

    2. Ne pas s’égarer dans les pensées du cœur et dans la vue des yeux.

    3. Ne pas blasphémer.

    4. Ne pas adorer [une fausse divinité] comme son culte lui est rendu.

    5. Ne pas se prosterner devant elle.

    6. Ne pas fabriquer d’idole pour soi-même.

    7. Ne pas fabriquer d’idole, même pour une autre personne.

    8. Ne pas fabriquer des formes [humaines], même en décoration.

    9. Ne pas dévoyer d’autres [juifs collectivement à l’idolâtrie].

    10. Brûler la ville dévoyée [à l’idolâtrie].

    11. Ne pas la reconstruire.

    12. Ne pas tirer profit de tous ses biens.

    13. Ne pas inciter une personne à un culte idolâtre.

    14. Ne pas aimer l’instigateur.

    15. Ne pas réduire la haine nourrie [contre lui].

    16. Ne pas lui porter secours.

    17. Ne pas argumenter en sa faveur.

    18. Ne pas faire taire les arguments à sa charge.

    19. Ne pas prophétiser au nom [d’une fausse divinité].

    20. Ne pas écouter celui qui prophétise en son nom.

    21. Ne pas faire de fausse prophétie, même au nom de D.ieu.

    22. Ne pas craindre d’exécuter un faux prophète.

    23. Ne pas jurer au nom de faux dieux.

    24. Ne pas faire [les pratiques associées au] ov.

    25. Ne pas faire [les pratiques associées au] yidoni.

    26. Ne pas offrir [son fils] à Molekh.

    27. Ne pas ériger de stèle.

    28. Ne pas se prosterner sur un sol de pierre.

    29. Ne pas planter d’achéra.

    30. Détruire les idoles et tout ce qui est fait pour elles.

    31. Ne pas tirer profit de toutes les idoles et de tout ce qui leur sert.

    32. Ne pas tirer profit des ornements [des idoles].

    33. Ne pas contracter d’alliance avec les [peuples] idolâtres.

    34. Ne pas leur accorder grâce.

    35. Qu’ils ne s’établissent pas dans notre pays.

    36. Ne pas suivre leurs traditions et leur habillement.

    37. Ne pas se livrer aux augures.

    38. Ne pas pratiquer la divination.

    39. Ne pas faire dépendre sa conduite en fonction des astres.

    40. Ne pas employer de charmes.

    41. Ne pas interroger les morts.

    42. Ne pas consulter un ov.

    43. Ne pas consulter un yidoni.

    44. Ne pas pratiquer la sorcellerie.

    45. Ne pas se raser les tempes.

    46. Ne pas se raser les coins de la barbe.

    47. Qu’un homme ne se pare pas comme une femme.

    48. Qu’une femme ne porte pas d’armes et ne se pare pas comme un homme.

    49. Ne pas se tatouer.

    50. Ne pas se faire d’entailles.

    51. Ne pas s’arracher les cheveux pour un mort.


    L’explication de ces lois se trouve dans les chapitres que voici :


    Chapitre Premier


    1. À l’époque d’Énoch, les hommes commirent une immense erreur, et le conseil des sages de la génération fut frappé d’hébétement ; Énoch lui-même fit partie des égarés. Leur erreur fut la suivante : « Étant donné que D.ieu » dirent-ils, « a créé ces étoiles et ces sphères pour diriger le monde, et les a placées là-haut, leur faisant honneur, et qu’elles sont des ministres qui officient devant Lui, il convient de les louer, de les glorifier, et de leur faire honneur. Et telle est la volonté de D.ieu, béni soit-Il, que l’on glorifie et honore ceux qu’Il a élevés et honorés, tout comme un roi désire que [ses officiers] qui se tiennent devant lui soient honorés, et cet honneur revient au roi ». Quand cette idée leur monta à l’esprit, ils commencèrent à ériger des temples aux étoiles, leur offrir des sacrifices, les louer et les glorifier verbalement, et se prosterner devant elles, [espérant] dans leur fausse conception, être agréés par le Créateur. Ceci fut la source de l’idolâtrie ; telles étaient les croyances des [premiers] idolâtres, qui connaissaient ses fondements. Ils ne croyaient pas en l’inexistence d’un autre dieu qu’une certaine étoile. C’est [le sens de] ce que dit [le prophète] Jérémie : « Qui ne te vénérerait, ô, Roi des nations, comme cela t’est dû ? Assurément, parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes, nul n’est semblable à Toi. Ensemble, ils font preuve de déraison et de sottise, le bois [qu’ils adorent] montre le néant de leur doctrine », c'est-à-dire tous savent que Toi seul [est D.ieu], mais leur erreur et leur sottise consistent à penser que ce vain [service] est Ta volonté.


    2. Avec le temps, des faux prophètes virent le jour, et affirmèrent que D.ieu leur avait donné l’ordre de servir une certaine étoile ou toutes les étoiles, de leur offrir tels sacrifices et telles libations, de leur construire un temple, et de fabriquer leur figure , afin que tout le peuple – femmes, enfants, et le reste du peuple – se prosternent devant elle. Il [chacun de ces prophètes] indiquait la figure [qu’il avait] imaginée en son esprit, et prétendait que c’était la figure de cette étoile qui lui avait été communiquée dans sa vision prophétique. De cette manière, ils commencèrent à fabriquer des figures dans les temples, en dessous des arbres, au sommet des montagnes et des collines. Ils se rassemblaient, se prosternaient devant celles-ci, et disaient au peuple que telle figure dispense le bien [à ceux qui l’adorent] et fait du mal [à ceux qui la méprisent], et doit donc être adorée et crainte. Leurs prêtres disaient : « Par ce service, vous augmenterez et prospérerez ; faites ceci et cela, et ne faites pas ceci et cela ! » D’autres imposteurs apparurent et dirent que l’étoile même, la sphère, ou l’ange avait parlé avec eux et leur avait dit : « Adorez-moi de telle et telle façon », et leur avait enseigné son culte, disant : « Faites ceci, et ne faites pas cela ». Ainsi, [progressivement,] cette coutume – adorer des figures avec des formes de service très diverses, leur offrir des sacrifices et se prosterner devant elles – se répandit dans le monde entier. Peu à peu, le Nom révéré et redoutable [de D.ieu] fut oublié par l’humanité, et disparut des lèvres et des cœurs. Tous les gens du commun, les femmes, et les enfants, ne connaissaient plus que la figure de bois ou de pierre, et le temple de pierres, ayant, depuis leur tendre enfance, été éduqués à se protester devant elle, à l’adorer, et à jurer par son nom. Leurs sages, comme leurs prêtres et [hommes] semblables, imaginaient qu’il n’eût point d’autre dieu que les étoiles et sphères pour lesquelles et en représentation desquelles ces figures avaient été fabriquées. Mais le Créateur de l’univers n’était connu de personne, si ce n’est de quelques individus dans le monde, comme Hanokh, Metouchelah, Noé, Chem, et Ever. C’est ainsi que le monde erra jusqu’à la naissance du pilier du monde, Abraham, notre père.


    3. Dès que ce « puissant » fut sevré, alors qu’il n’était qu’un enfant, il commença à réfléchir. Jour et nuit, il pensait et s’étonnait : « Comment est-il possible que la sphère [céleste] dirige continuellement [le monde] sans que personne ne la dirige. Et qui la fait tourner ? Il est en effet impossible qu’elle se fasse elle-même tourner. Il n’avait pas de professeur, ni personne pour l’instruire. Il était submergé à Our Kasdim, au milieu de stupides idolâtres. Son père, sa mère, et la population entière adoraient des idoles, et lui rendait ce culte avec eux. Son esprit ne cessait de le tourmenter, et il réfléchissait, jusqu’au moment où il trouva le droit chemin, comprit la ligne de pensée correcte, et sut qu’il n’existe qu’un seul D.ieu, qui dirige la sphère, et qui a tout créé, et qu’il n’existe aucun autre dieu que Lui. Il réalisa que toute l’humanité était dans l’erreur, et [compris également] que ce qui avait rendu possible une telle erreur était le culte des étoiles et des figures, jusqu’à ce que la vérité avait disparu de leur esprit. À l’âge de quarante ans, Abraham reconnut son Créateur. Dès lors, il commença à réfuter les habitants d’Our Kasdim, et à débattre avec eux, en leur disant : « Vous ne suivez pas le chemin de la vérité ». Il brisa les figures et commença à enseigner au peuple qu’il n’est correct que de servir le D.ieu de l’univers, et que c’est devant Lui qu’il convient de se prosterner, d’offrir des sacrifices et des libations, afin que les générations futures Le reconnaissent. [Il leur expliqua] qu’il fallait détruire et briser toutes les figures afin d’éviter que tout le monde ne se trompe comme ceux-ci, qui pensaient qu’il n’y avait pas d’autre dieu que ces [figures]. Ayant fait triompher ses idées, le roi [Nimrod] chercha à le tuer. Il fut sauvé miraculeusement et émigra à Haran. Il commença à proclamer au monde entier avec une immense puissance que tout l’univers n’a qu’un seul D.ieu, et que c’est Lui qu’il convient d’adorer. Il allait de ville en ville et de royaume en royaume, appelant et rassemblant ensemble les habitants, jusqu’à ce qu’il atteignît la Terre de Canaan. [Là aussi,] il proclama [son message], comme il est dit : « et il appela là-bas au Nom de l’Eternel, le D.ieu de l’univers ». Quand les gens affluaient vers lui et l’interrogeaient sur ses dires, il répondait à chacun selon son aptitude, jusqu’à le ramener sur le chemin de la vérité. Ainsi, des milliers et dizaines de milliers se joignirent à lui, et constituèrent : « les gens de la maison d’Abraham ». Abraham implanta dans leurs cœurs cette doctrine essentielle, et composa des ouvrages sur le sujet. Il l’enseigna à Isaac son fils. Isaac l’enseigna et ramena [ainsi les gens sur le chemin de D.ieu]. Isaac la transmit à Jacob et lui ordonna de l’enseigner. Lui aussi, enseigna, et ramena [sur le chemin de D.ieu] tous ceux qui se joignirent à lui. Jacob notre père enseigna à tous ses fils, et mit à part Lévi, qu’il nomma à la tête et plaça dans l’académie pour enseigner la voie de D.ieu et garder la tâche d’Abraham. Il ordonna à ses enfants de nommer, un [professeur] après l’autre de la tribu de Lévi, dans une chaîne ininterrompue, afin que cette doctrine ne soit pas oubliée. Cela continua ainsi et prit de l’ampleur, au sein des enfants de Jacob et de leurs adeptes, jusqu’à ce qu’ils devinrent un peuple connaissant D.ieu. Puis, les israélites, ayant séjourné longtemps en Égypte, récidivèrent et apprirent les pratiques de leurs voisins et, comme eux, servirent des idoles, à l’exception de la tribu de Lévi qui resta fermement attaché à la prescription des patriarches. La tribu de Lévi ne sombra jamais dans l’idolâtrie. La doctrine implantée par Abraham aurait pu, en un court instant, être déracinée, et les descendants de Jacob auraient sombré dans l’erreur et l’égarement des peuples. Mais D.ieu, par amour pour nous et pour garder le serment fait à Abraham notre père, suscita Moïse notre maître et maître de tous les prophètes, et le chargea de cette mission. Après que Moïse notre maître commença à exercer sa fonction prophétique et qu’Israël fut choisi par le Tout-Puissant comme Son héritage, Il les couronna des préceptes, et leur montra la voie de son service et comment traiter l’idolâtrie et tous ceux qui s’y égarent.






    Dernière modification par talib abdALLAH ; 3 semaines avant à 21h04.

  2. #2
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    Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils :


    Chapitre Deux



    1. Le commandement relatif à l’idolâtrie consiste essentiellement à n’adorer aucune créature : ni ange, ni sphère, ni étoile, ni aucun des quatre éléments fondamentaux, ni tout ce qui est créé à partir [c'est-à-dire d’une combinaison] de ceux-ci [cf. lois sur les fondements de la Torah ch. 4 § 1]. Même si celui qui leur rend culte sait que l’Eternel est D.ieu, et adore cette créature dans le même esprit qu’Énoch et ses contemporains au commencement [de l’idéologie païenne], il est un idolâtre. C’est à ce propos que la Torah nous a mis en garde, en disant : « Tu pourrais aussi porter tes regards vers le ciel et, en voyant le soleil…que l’Eternel ton D.ieu a donné en partage à tous les peuples », c'est-à-dire : Peut-être promèneras-tu le « regard de ton cœur » [ta réflexion] et réaliseras que ceux-ci dirigent le monde, que D.ieu les a partagés pour [éclairer et diriger] le monde entier étant donné qu’ils vivent [immuablement], sans jamais se décomposer, contrairement [aux êtres du] monde. Tu penseras alors qu’il sied de se prosterner devant eux et de les adorer. À ce sujet, [l’Écriture] a ordonné : « Gardez-vous de laisser séduire votre cœur », c'est-à-dire : Ne vous égarez pas par les pensées de votre cœur en adorant ceux-ci, comme intermédiaire entre vous et le Créateur.


    2. Les idolâtres ont composé de nombreux textes concernant leur culte, en quoi consiste essentiellement leur culte, quelles sont les coutumes, et quels sont les statuts. Le Saint Béni soit-Il nous a ordonné de ne pas lire ces livres, de ne pas y penser, même à un seul détail : même regarder la silhouette de la figure est défendu, comme il est dit : « Ne vous tournez point vers les idoles ». À ce sujet, il est dit : « garde-toi de t’informer de leurs dieux, en disant : comment [ces peuples] servent-ils » ; tu ne dois pas t’enquérir de la forme de ce culte, bien que tu n’adores pas [cette idole]. En effet, cela te conduira à t’intéresser à elle et à imiter leurs actions, comme il est dit : « et je ferai de même ».


    3. Toutes ces interdictions [évoquées dans les deux § précédents] concernent le même sujet, à savoir ne pas s’intéresser aux cultes idolâtres. Qui s’y intéresse par un acte se voit infliger la flagellation. Ce n’est pas seulement à l’idolâtrie qu’il est défendu de s’intéresser ; plutôt, il nous est défendu de laisser monter à l’esprit toute pensée qui nous conduirait à déraciner l’un des principes fondamentaux de la Torah. Nous ne devons pas détourner notre esprit vers ceci, y penser, et se laisser attirer par les pensées [doutes] du cœur. En effet, l’esprit de l’homme est étroit, et il n’appartient pas à l’esprit de tout un chacun de saisir pleinement la vérité. Ainsi, si chacun suit les pensées de son cœur, il détruira le monde, du fait de l’étroitesse de son esprit. Comment cela ? Parfois, il [l’homme] sera attiré par l’idolâtrie [pensant qu’il y a du vrai], parfois, il aura des doutes quant à l’unité de D.ieu, [c'est-à-dire] peut-être est-Il [Un], peut-être non ? Qui a-t-il en haut [au-delà des cieux] ? Qui a-t-il en bas [en dessous de la terre] ? Qui a-t-il eu avant [la création des cieux] ? Qui aura-t-il après [à la fin des temps] ? Parfois, [ses doutes porteront sur] la prophétie : peut-être est-elle authentique, peut-être non. Parfois, [ses doutes porteront] sur la Torah : peut-être est-elle d’origine divine, peut-être non. Or, n’ayant pas la logique nécessaire pour parvenir à la vérité, il tombera dans l’hérésie. C’est contre cela que la Torah a mis en garde, en disant : « et ne vous égariez pas à la suite de votre cœur et de vos yeux, qui vous entraînent à l’infidélité », c'est-à-dire que chacun d’entre vous ne se laisse pas entraîner par son esprit étroit, pensant avoir saisi la vérité. Telle est la sentence des sages : « à la suite de vos cœurs », ceci est l’hérésie, « et de vos yeux », ceci est l’impudicité. Bien que [la transgression de] cette interdiction cause à l’homme d’être privé du monde futur, la flagellation n’est pas prévue.


    4. Le commandement relatif à l’idolâtrie équivaut à tous les commandements, comme il est dit : « Si, par suite d’une erreur, vous n’observez pas tous ces commandements… » ; par tradition orale, ils [les sages] ont appris que le verset fait référence à l’idolâtrie. Tu apprends donc que quiconque reconnaît une fausse divinité nie toute la Torah, tous les prophètes, et tous les ordres que les prophètes ont reçus depuis Adam [le premier homme] jusqu’à la fin des temps, comme il est dit : « et depuis l’époque où l’Eternel l’a prescrit jusqu’à vos générations ultérieures ». Qui nie un faux dieu reconnaît toute la Torah et tous les prophètes, et tous les ordres que les prophètes – depuis Adam jusqu’à la fin des temps – ont reçus. Ceci est la base de tous les commandements.


    5. Un juif qui s’adonne à l’idolâtrie est considéré comme un idolâtre en tous points, et n’est pas considéré comme un juif ayant commis une faute passible de lapidation. Un apostat par rapport à l’idolâtrie est considéré comme un apostat par rapport à la Torah entière. Et de même, les hérétiques au sein du peuple juif ne sont aucunement considérés comme des juifs. On ne les accepte jamais par le repentir , comme il est dit : « Aucun de ceux qui vont chez elle ne revient, incapable de retrouver le chemin de la vie ». Les hérétiques sont ceux qui suivent les pensées de leur cœur concernant les absurdités précédemment évoquées [§ 3], et transgressent ainsi les principaux commandements de la Torah par rébellion, dédain, la main haute, disant que cela n’est pas une faute. Il est défendu de parler avec eux et de leur répondre, comme il est dit : « n’approche pas l’entrée de sa maison ». La pensée d’un hérétique est liée à l’idolâtrie .


    6. Qui reconnaît une fausse divinité, même s’il ne la sert pas, méprise et blasphème le Nom vénéré et redoutable [de D.ieu]. Celui qui sert une fausse divinité et celui qui blasphème le nom [de D.ieu] ont le même statut, comme il est dit : « et la personne qui agira avec une main haute, que ce soit l’habitant, que ce soit le converti, c’est l’Eternel qu’il outrage ». C’est pourquoi, celui qui sert une fausse divinité est pendu [après avoir été exécuté] comme celui qui blasphème, et tous deux sont lapidés. C’est pour cette raison que j’ai inclus les lois relatives au blasphémateur dans les lois relatives à l’idolâtrie, car tous deux nient l’essentiel [de notre religion].


    7. Telles sont les lois qui régissent le blasphémateur : le blasphémateur n’est passible de lapidation que s’il prononce le Nom spécifique de quatre lettres : Alef-Dalet-Noun-Youd, et le maudit au nom de l’un des [sept] noms [de D.ieu] qui ne peuvent être effacés, comme il est dit : « Et celui qui prononce en blasphème le Nom de l’Eternel » ; la [mise à mort par] lapidation n’est prévue [que pour celui qui blasphème] le nom spécifique [de D.ieu], [tandis que le blasphème] des autres désignations [y compris les autres noms ineffaçables] est [simplement la transgression d’]un commandement négatif. D’aucuns expliquent que la peine [de lapidation] n’est prévue que pour [celui qui blasphème] le nom Youd-Ke-Vav-Ke ; quant à moi, je suis d’avis que la lapidation est prévue pour les deux [noms].


    8. Où se trouve [dans la Torah] la mise en garde contre le blasphémateur ? Il est dit : « N’outrage pas D.ieu ». Chaque jour, lorsque les témoins sont interrogés, [la formule suivante :] « Que Yosse frappe Yosse » [est employée pour désigner le blasphème du nom de D.ieu] . Une fois le procès terminé [avant de rendre le verdict], on fait sortir tout le monde dehors, et on interroge le plus important des témoins, en lui demandant : « Dis explicitement ce que tu as entendu », et il répète [le blasphème en mentionnant le nom de D.ieu] . [Alors,] les juges se lèvent et déchirent [leurs vêtements] et ne recousent jamais [la déchirure faite]. Le second témoin dit alors : « J’ai entendu la même chose ». S’il y a de nombreux témoins, chacun d’eux doit dire : « J’ai entendu la même chose ».


    9. Si un blasphémateur revient sur ses propos dans le « temps d’une parole », cela est sans effet ; plutôt, dès lors qu’il a blasphémé [le nom de D.ieu] en présence de témoins, il est lapidé. Celui qui blasphème le nom [de D.ieu] au nom d’une fausse divinité, les zélotes le frappent et le tuent. Si les zélotes ne le tuent pas et qu’il comparaît au tribunal, il n’est pas lapidé, à moins qu’il maudisse [le nom de D.ieu] avec l’un de Ses noms [ineffaçables].


    10. Qui entend un blasphème du nom [de D.ieu] a l’obligation de déchirer [ses vêtements]. Même [s’il entend le blasphème d’une] des désignations [de D.ieu], il a l’obligation de déchirer [ses vêtements], s’il l’entend d’un juif. Celui qui entend [le blasphème] comme celui qui l’entend [rapporté] de la bouche de qui l’a entendu ont l’obligation de déchirer [leurs vêtements]. En revanche, celui qui entend [un blasphème] de la bouche d’un non juif n’a pas l’obligation de déchirer [ses vêtements]. Eliakim et Chevna ne déchirèrent [leurs vêtements] que parce que Ravchake était un juif apostat. Tous les témoins et juges imposent leurs mains, l’un après l’autre, sur la tête du blasphémateur et lui disent : « Tu es responsable de ton sang [de ta mort], car c’est toi qui t’es causé cela ». Seul le blasphémateur, de tous les condamnés à mort par le tribunal, se voit imposer [les mains des juges et des témoins], comme il est dit : « tous ceux qui ont entendu, appuieront leurs mains sur sa tête ».

  3. #3
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    Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils :


    Chapitre Trois



    1. Qui rend culte à une fausse divinité de plein gré est passible de retranchement. S’il y a des témoins et une mise en garde, il est lapidé. Et s’il adore [une fausse divinité] par inadvertance, il doit apporter un sacrifice expiatoire fixe.


    2. Les idolâtres ont établi de nombreux cultes propres à chaque idole et à chaque figure. Ces cultes sont différents l’un de l’autre ; par exemple, Peor, son culte consiste à faire ses besoins devant lui. Merkolis , son culte consiste à jeter des pierres devant lui, ou à enlever les pierres. D’autres cultes semblables furent ainsi institués pour les autres idoles. C’est pourquoi, celui qui fait ses besoins devant un Merkolis ou jette une pierre devant Peor est exempt ; il faut [pour qu’il soit coupable] qu’il l’adore suivant son culte, comme il est dit : « comment [ces peuples] servent-ils leurs dieux, et je ferai de même ». Aussi le tribunal doit-il connaître les formes de culte, car celui qui rend culte à une fausse divinité n’est lapidé que [s’il la sert] de la manière appropriée.


    3. La mise en garde contre toutes ces formes de culte et les semblables est ce qui est dit : « Tu ne les adoreras point ». Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour les cultes autres que la prosternation, l’abattage [d’un animal], la combustion [d’une offrande], et l’offrande de libations. En revanche, celui qui sert une des fausses divinités par l’une ces [quatre formes de] culte est coupable, bien qu’elle [cette fausse divinité] ne soit pas adorée de cette manière. Quel est le cas ? S’il offre des libations à Peor ou abat [un sacrifice] pour Merkolis, il est coupable, comme il est dit : « Celui qui abat à un dieu autre que l’Eternel exclusivement sera mis à mort » ; or, l’abattage [d’un sacrifice] fait partie du service , pourquoi a-t-il donc été distingué [des autres formes de service] ? Pour t’enseigner que de même que [dans le cas de] l’abattage, qui est [une forme de culte] spécifique, car [elle est employée] pour le service de D.ieu, celui qui abat [une offrande] pour un autre dieu – adoré de cette manière ou non – est passible de lapidation, ainsi, si une personne rend culte, par une quelconque forme de culte spécifique [dans le sens où elle est employée pour le service de] D.ieu, à un autre dieu – adoré ainsi ou non – elle est passible de lapidation. C’est pourquoi, il est dit : « tu ne te prosterneras pas devant un autre dieu »., pour rendre passible [de lapidation] celui qui se prosterne devant une idole, même si cette dernière n’est pas adorée de cette manière. Identique est la loi pour brûler [une offrande] et offrir des libations. Faire aspersion [du sang] est équivalent à offrir des libations.


    4. Même [celui qui] jette des excréments dans la bouche [d’une idole] ou verse en libation de l’urine d’un pot de chambre [à une idole] est passible [de lapidation]. S’il abat une sauterelle pour [l’idole], il est exempt, à moins qu’elle [cette idole] soit adorée de cette façon. Et de même, s’il abat un animal auquel il manque un membre pour [une idole], il est exempt , à moins que tel soit le culte [de cette idole]. Une idole adorée au moyen d’un bâton, s’il brise un bâton devant elle, il est passible [de retranchement ou de lapidation], et elle [l’idole] est défendue [à tout profit, cf. ch. 7 § 4]. S’il jette un bâton devant elle, il est passible [de retranchement ou de lapidation], mais il [le bâton] n’est pas défendu, car le fait de jeter un bâton n’est pas comparable à l’aspersion du sang, car le bâton reste le même, tandis que le sang se répand. Celui qui accepte comme dieu l’une des fausses divinités est passible de lapidation. Même s’il soulève une brique et dit : « Tu es mon dieu », ou ce qui est semblable, il est passible [ou de lapidation]. Même s’il revient [sur sa déclaration] dans le « temps d’une parole », et dit : « Cela n’est pas mon dieu », cela est sans effet, et il est lapidé.


    5. Celui qui sert une idole suivant son culte, même s’il le fait de manière à mépriser [cette idole], est passible [d’un sacrifice, cf. fin du §]. Quel est le cas ? Celui qui fait ses besoins devant Peor ou jette une pierre à un Merkoulis pour le mépriser, étant donné que tel est leur culte, il est passible d’apporter un sacrifice pour [sa transgression par] erreur.


    6. Celui qui adore une idole par amour, par exemple, s’éprend d’une certaine figure, parce que son culte est séduisant, ou par crainte, de peur qu’elle [cette figure] lui fasse du mal, comme ses adorateurs s’imaginent, [qu’il est en son pouvoir] d’être bénéfique et de nuire, s’il l’accepte comme dieu, il est passible de lapidation. Mais s’il la sert, par amour ou par crainte, suivant son culte, ou par l’une des quatre formes de service [susmentionnées], il est exempt [étant donné qu’il ne l’accepte pas comme dieu]. Celui qui enlace une idole, l’embrasse, balaie ou répand de l’eau devant elle, la rince, l’oint, l’habille, la chausse, [ou lui témoigne] toute autre marque d’honneur, transgresse un commandement négatif, comme il est dit : « tu ne les adoreras point » ; [en effet,] toutes ces actions sont [considérées comme une forme de] culte. Néanmoins, il ne reçoit la flagellation pour aucune [de ces formes services], car elles ne sont pas explicitement mentionnées [dans la Torah]. [Toutefois,] si le culte [de l’idole] lui est rendu par une de ces [formes de] service, et qu’il pratique celle-ci pour adorer [l’idole], il est passible [de lapidation].


    7. Celui qui a une écharde qui pénètre dans son pied devant une idole ne doit pas se courber pour l’enlever, parce qu’il paraîtrait se prosterner [devant l’idole]. S’il a des pièces qui [tombent et] s’éparpillent devant [une idole], il ne doit pas se courber pour les ramasser, parce qu’il paraîtrait se prosterner [devant l’idole]. Plutôt, [dans les deux cas,] il s’assoit, et enlève [l’écharde] ou ramasse [les pièces].


    8. Les visages qui servent de fontaine devant des idoles, on ne doit pas appliquer la bouche sur leurs bouches pour boire, parce qu’on donnerait l’impression d’embrasser l’idole.


    9. Celui qui [fait] fabrique[r] une idole pour lui-même, bien qu’il ne l’ait pas fabriquée lui-même et ne l’ait pas adorée, se voit infliger la flagellation, comme il est dit : « tu ne feras pas pour toi une idole et toute image ». Qui fabrique lui-même une idole pour un autre, même pour un idolâtre, se voit infliger la flagellation comme il est dit : « et des divinités de métal vous ne ferez pas pour vous ». Ainsi, celui qui se fabrique une idole se voit infliger deux fois la flagellation.


    10. Il est défendu de faire des formes [humaines] en décoration, bien qu’elles ne soient pas des idoles, comme il est dit : « Ne faites pas avec Moi dieux d’argent et dieux d’or » , c'est-à-dire des formes d’argent et d’or, qui n’ont qu’un but décoratif, de crainte que d’autres se trompent, et les considèrent comme des idoles. Seule la forme humaine ne doit pas être représentée. C’est pourquoi, il est défendu de faire une forme humaine avec du bois, de la chaux, ou de la pierre. [Cette interdiction s’applique] si la forme fait saillie, comme les sculptures faites dans les halls. Celui qui fait une telle forme se voit infliger la flagellation. Mais une représentation qui est gravée ou peinte, comme les portraits peints sur des supports de bois ou de marbre, ou les broderies, est permise.


    11. Un anneau sur lequel se trouve un sceau avec une forme humaine : si cette forme fait saillie, il est défendu de le mettre [sur le doigt], mais il est permis de l’apposer . Et si la forme est gravée, il est permis de le porter, mais il est défendu de l’apposer [comme sceau], parce que cela crée [sur la cire] une forme faisant saillie. De même, il est défendu de représenter le soleil, la lune, les étoiles, les constellations et les anges, comme il est dit : « Vous ne ferez pas avec Moi », [ce qui est interprété dans le sens :] Vous ne ferez pas de représentation de mes serviteurs qui officient devant Moi là-haut. [Cela est défendu] même [en dessin] sur des planches. Il est permis de représenter les animaux et autres créatures, excepté l’homme, et les représentations des arbres, des herbes, et ce qui est semblable, même si cette représentation fait saillie [une sculpture par exemple].

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    Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils :


    Chapitre Quatre



    1. Ceux qui dévoient [les habitants d’]une ville juive [à l’idolâtrie] sont lapidés, même s’ils n’ont pas eux-mêmes rendu de culte à de fausses divinités, mais ont dévoyé les habitants de leur ville, qui ont adoré [ces fausses divinités]. Les habitants de la ville dévoyée sont mis à mort par le glaive [décapités], à condition qu’ils aient servi une fausse divinité ou l’ait acceptée comme dieu. Où trouve-t-on la mise en garde contre celui qui dévoie [les habitants d’une ville] ? Car il est dit : « Il ne sera pas entendu sur ta bouche ».


    2. Une ville n’a le statut de ville dévoyée que si [les conditions suivantes sont remplies : a)] ceux qui dévoient [les habitants] sont deux ou plus, comme il est dit : « que des hommes pervers ont émergé », [b)] ceux qui dévoient [les habitants] appartiennent à la même tribu et à la même ville, comme il est dit : « du milieu de toi, ont égaré les habitants de leur ville », [c)] ils dévoient la majorité [des habitants de la ville], et ceux qui sont dévoyés sont au moins cent personnes [mais non] la majorité de la tribu. En revanche, si la majorité d’une tribu est dévoyée, ils sont jugés comme des particuliers [et non comme une ville dévoyée], comme il est dit : « habitants de la ville », [il ne s’agit] ni d’un petit village, ni d’une grande ville. [Or, toute ville qui compte] moins de cent [habitants] est un petit village, [et une ville qui compte] la majorité d’une tribu est une grande ville. De même, si ce sont des femmes, des enfants, ou un particulier qui ont dévoyé [les habitants de la ville], ou si une minorité [des habitants de la ville] a été dévoyée, ou s’ils [les habitants de la ville] se sont dévoyés d’eux-mêmes, ou si ceux qui les ont dévoyés ne sont pas [de la même ville ou de la même tribu], la loi de la ville dévoyée n’est pas appliquée. Plutôt, ils [les habitants dévoyés] sont considérés comme des particuliers ayant rendu un culte idolâtre. Toute personne ayant rendu ce culte est lapidée, mais ses biens reviennent à ses héritiers [contrairement au cas de la ville dévoyée, cf. infra § 6], comme les autres personnes exécutées par le tribunal.


    3. La loi de la ville fourvoyée n’est appliquée que par le tribunal de soixante et onze [juges, le Grand Sanhédrin], comme il est dit : « Tu feras conduire aux portes [de la ville] cet homme ou cette femme, coupable d’un tel crime » ; des particuliers peuvent être mis à mort par un tribunal aux portes [d’une ville] quelconque [petit Sanhédrine composé de vingt-trois juges], tandis qu’une collectivité n’est mise à mort que par le grand tribunal [le Grand Sanhédrin].


    4. Aucune des villes de refuges ne peut avoir le statut de ville dévoyée, comme il est dit : « une de tes villes ». Jérusalem ne peut non plus avoir le statut de ville dévoyée car elle n’a pas été partagée entre les tribus. Une ville frontalière ne peut pas avoir le statut de ville dévoyée, pour ne pas que les non juifs entrent et détruisent la Terre d’Israël. Un seul tribunal [Sanhédrin] ne peut pas conférer à trois villes juxtaposées le statut de « ville dévoyée », mais si elles sont éloignées, il peut le faire.


    5. Une ville ne peut être déclarée « ville dévoyée » que si ceux qui dévoient [ses habitants] s’adressent [à ceux-ci] au pluriel, en disant : « Allons et adorons » ou « Allons et sacrifions », « Allons et brûlons [des offrandes] », « Allons et offrons des libations », « Allons et prosternons-nous », « Allons et acceptons comme dieu », et ils [les habitants] entendent et adorent [l’idole] par son culte habituel, ou par l’une des quatre formes de service, ou l’acceptent comme dieu. Comment procède-t-on quand les conditions susmentionnées concernant la ville dévoyée et ceux qui la dévoient ne sont pas toutes remplies ? On met en garde chacun [des habitants] qui s’adonne au culte idolâtre et on témoigne [contre chacun], et ils sont lapidés comme [le veut la loi pour] des particuliers qui ont adoré [des idoles], et leurs biens reviennent à leurs héritiers.


    6. Quelle est la loi appliquée à la ville fourvoyée lorsque toutes les conditions sont remplies ? Le grand tribunal envoie [des huissiers] qui enquêtent sur les faits jusqu’à ce qu’ils aient la preuve formelle que la ville entière ou sa majorité a été dévoyée et s’est adonnée à l’idolâtrie. Puis, ils [les membres du grand Sanhédrin] envoient deux érudits pour les mettre en garde et les ramener [vers le droit chemin]. S’ils reviennent et se repentent, cela est bien. Mais s’ils maintiennent leur iniquité, le tribunal ordonne à tout le peuple juif de partir en guerre contre eux ; ils assiègent [la ville] et font la guerre avec eux jusqu’à qu’ils prennent la ville. Une fois [la ville] prise, de nombreux tribunaux sont érigés et ils sont jugés. Toute personne accusée d’idolâtrie par deux témoins après avoir été avertie est mise de côté. Si toutes les personnes qui se sont adonnées à l’idolâtrie représentent une minorité [de la ville], elles sont lapidées, et le reste de la ville est sauvé. Si elles représentent la majorité [de la ville], on les emmène au grand tribunal, où la sentence est rendue ; tous ceux qui se sont livrés à l’idolâtrie sont exécutés par le glaive, [y compris] les enfants et les femmes, si toute [la ville] a été dévoyée. Et si la majorité [des habitants] ont été dévoyés, enfants et femmes des personnes dévoyées sont mis à mort par le glaive. Que la majorité ou la totalité [des habitants de la ville] aient été dévoyés, ceux qui les ont dévoyés [à l’idolâtrie] sont lapidés . On amasse tout le butin dans la place publique [de cette ville]. S’il n’y a pas de place publique, on en fait une. Si la place publique est extérieure [à la ville], on étend la muraille [de la ville] pour inclure [cette place], comme il est dit : « au milieu de la place ». Tous les animaux qui s’y trouvent sont tués [par le glaive], et tout le butin est brûlé avec la ville. Brûler [la ville avec le butin] est un commandement positif, comme il est dit : « et tu livreras au feu la ville et tous ses biens ».


    7. Les biens des justes de [la ville], c'est-à-dire des autres habitants de la ville qui n’ont été entraînés avec la majorité sont brûlés avec le butin : étant donné qu’ils [ces justes] y ont résidé, leurs biens sont détruits. Qui tire un quelconque profit [du butin] se voit infliger la flagellation, comme il est dit : « que rien de la cité maudite ne s’attache à ta main ».


    8. Si les témoins ayant attesté [du culte idolâtre des habitants de la ville] sont [ensuite] convaincus de machination par hazama, celui qui prend possession des biens [des habitants de la ville] les acquiert [comme des biens sans propriétaire], et a le droit d’en tirer profit, car ils [les témoins] ont été convaincus de machination. Pourquoi acquiert-il [les biens dont il prend possession] ? Car chacun [des habitants] a déjà renoncé [à son droit de propriété] au moment où la sentence a été rendue. Elle [la ville dévoyée] ne doit jamais être reconstruite. Qui la reconstruit se voit infliger la flagellation, comme il est dit : « elle ne sera plus rebâtie ». Il est permis de faire [de cet espace] des jardins [potagers] et des vergers, comme il est dit : « elle ne sera plus rebâtie », [c'est-à-dire] elle ne doit pas être rebâtie en tant que ville, comme auparavant.


    9. Si une caravane qui voyage d’un endroit à l’autre passe par une ville dévoyée, et est dévoyée avec celle-ci, [la règle suivante est appliquée] s’ils [les voyageurs] y ont séjourné pendant trente jours, ils sont exécutés par le glaive, et leurs biens détruits [comme des résidents de la ville]. Dans le cas contraire, ils sont lapidés et leurs biens reviennent à leurs héritiers [comme des particuliers].


    10. Les biens appartenant aux habitants d’une autre ville et mis en dépôt [dans la ville dévoyée], bien qu’ils [les habitants de cette dernière] en aient accepté la responsabilité, ne sont pas brûlés, mais reviennent à leurs propriétaires, car il est dit : « son butin » [de la ville] et non le butin d’une autre [ville]. Les biens des méchants dévoyés mis en dépôt dans une autre ville, s’ils ont pu être amassés avec [les biens de la ville], sont brûlés avec ceux-ci. Dans le cas contraire, ils ne sont pas détruits, et sont remis aux héritiers.


    11. Un animal appartenant partiellement à une ville dévoyée et partiellement à une autre ville, qui se trouve à l’intérieur [de la ville dévoyée] est interdit [au profit]. Dans le même cas de figure, une pâte est permise [au profit], car il est possible de la partager.


    12. Un animal d’une ville dévoyée qui a été abattu rituellement est défendu au profit comme le bœuf lapidé qui a été abattu rituellement. Les cheveux des hommes et des femmes de [cette ville] sont permis au profit. En revanche, [les cheveux d’]une perruque sont inclus dans le butin et sont défendus [au profit].


    13. Les fruits attachés [aux arbres de cette ville] sont permis [au profit], car il est dit : « tu réuniras [toutes les richesses…] et tu brûleras », [ce qui implique que seul] ce qui doit être [uniquement] rassemblé et brûlé [est interdit], ce qui exclut les fruits attachés [aux arbres], qui doivent être arrachés, rassemblés, et brûlés, et de même pour les cheveux [évoqués au § précédent]. Il est inutile de mentionner que les arbres mêmes sont permis [au profit] et appartiennent aux héritiers [de leurs propriétaires]. Les animaux consacrés pour l’autel doivent mourir, [car il est dit :] « le sacrifice des impies est une abomination », et les biens consacrés pour l’entretien du Temple sont rachetés, puis brûlés, comme il est dit : « son butin », et non le butin du Ciel [c'est-à-dire ce qui est consacré pour le Ciel].


    14. Les [animaux] premiers-nés et de la dîme, ceux qui sont parfaits sont consacrés pour l’autel, ils doivent [donc] mourir, et ceux qui ont des défauts font partie de « son bétail », et sont tués [par le glaive, ensemble avec les autres animaux]. Les [produits de] térouma à l’intérieur, s’ils ont déjà été donnés à un cohen, on les laisse pourrir, parce qu’ils sont ses biens [du cohen, ils doivent donc pourrir, mais ne peuvent donc être brûlés avec le butin de la ville]. Et s’ils sont encore dans la possession d’un israélite ordinaire, on les donne au cohen d’une autre ville, parce qu’ils sont les biens du Ciel, et sont eux-mêmes consacrés.


    15. [Les produits de] la seconde dîme et l’argent de la seconde dîme, et les écrits saints qui s’y trouvent doivent être enterrés.


    16. Qui rend justice dans une ville dévoyée est considéré comme s’il avait offert un holocauste entier, comme il est dit : « entier, pour l’Eternel, ton D.ieu ». Plus encore, il retire la colère [divine] contre les juifs, comme il est dit : « afin que l’Eternel apaise sa colère », et leur apporte la bénédiction et la compassion, comme il est dit : « qu’Il te prenne en pitié et te multiplie ».

  5. #5
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    Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils :


    Chapitre Cinq



    1. Celui qui incite (messit) un autre juif, homme ou femme [à l’idolâtrie], doit être lapidé. [Cela s’applique] même si ni le séducteur, ni la personne incitée, ne s’adonnent à l’idolâtrie. Étant donné qu’il l’a exhorté à adorer [des idoles], que le séducteur soit un [homme] ordinaire, ou un prophète [qui prophétise au nom de D.ieu l’idolâtrie], qu’il y ait une ou plusieurs personnes incitées, hommes ou femmes, il [le séducteur] est exécuté par lapidation.


    2. Celui qui dévoie la majorité des habitants de la ville a le statut de madiah [dont le statut a été exposé au ch. précédent], non de messit. [Même] si celui qui dévoie la majorité de la ville est un prophète, il doit être mis à mort par lapidation, et ceux qui sont dévoyés [par lui] sont [considérés comme] des particuliers, non comme les habitants d’une ville dévoyée ; il faut pour cela qu’il y ait deux personnes qui les dévoient. Une personne qui déclare : « Telle fausse divinité m’a dit : “Servez-moi” » ou « Le Saint Béni soit-Il m’a dit : “servez des fausses divinités” » est un prophète madiah. Si la majorité des habitants de la ville sont entraînés par lui, il est lapidé. Le messit doit être lapidé, qu’il ait incité [un ou plusieurs particuliers] au pluriel ou au singulier. Comment cela s'applique-t-il ? Celui qui dit à un autre : « Je vais servir des idoles [en premier, et tu vas me suivre] », « Je vais aller et servir [des idoles, et tu vas me suivre] », « Allons et rendons tel culte, qui est le culte de telle idole », « Je vais abattre [un sacrifice] », « Je vais aller et abattre », « Allons et abattons », « Je vais offrir un encens », « Je vais aller et offrir un encens », « Allons et offrons un encens », « Je vais offrir des libations », « Je vais aller et offrir des libations », « Allons et offrons des libations », « Je vais me prosterner », « Je vais aller et me prosterner », « Allons et prosternons-nous », est un messit.


    3. S’il incite deux personnes, celles-ci peuvent servir de témoin, et attester au tribunal qu’il leur a dit telle chose, et il est lapidé. Le messit n’a pas besoin d’avoir été mis en garde. S’il dit à une personne [d’adorer une idole], [il convient que] cette dernière lui dise : « J’ai des amis qui sont intéressés par cela », pour ainsi ruser et l’amener à inciter [à l’idolâtrie] en présence de deux personnes, et le faire mettre à mort. Si le séducteur ne désire pas inciter [à l’idolâtrie] en présence de deux personnes, il est une mitsva de lui tendre un piège. Pour toutes les personnes passibles de mort par la Torah, on ne tend pas de piège à l’exception de celui-ci. Comment lui tend-on un piège ? La personne incitée fait venir deux [autres personnes], dissimulée dans un endroit obscur, afin qu’elles puissent voir le séducteur et entendre ses paroles, mais que ce dernier ne les voit pas. Et elle [la personne incitée] dit au séducteur : « Répète-moi ce que tu m’as dit en privé », et ce dernier répète. La personne incitée réplique alors : « Comment pouvons-nous donc laisser notre D.ieu dans les Cieux et servir du bois et de la pierre ? » S’il revient [sur ses paroles] ou garde le silence, il est exempt. Et s’il dit : « Telle est notre obligation et voici ce qu’il nous sied », ceux [les témoins] qui se tiennent au loin l’emmènent au tribunal et il est lapidé.


    4. Il appartient à la personne incitée d’exécuter [le séducteur condamné à mort], comme il est dit : « Ta main le frappera la première pour qu’il meure… ». Il est défendu à la personne incitée d’aimer le séducteur, comme il est dit : « tu ne l’aimeras pas ». Puisqu’il est dit, à propos d’un ennemi : « tu l’aideras certainement », nous pourrions peut-être penser qu’il faut aider [également] celui-ci [le séducteur] ? Le verset précise donc : « tu ne l’écouteras point ». Et puisqu’il est dit : « tu ne te tiendras pas [indifférent] devant le sang [danger] de ton prochain », nous pourrions peut-être penser qu’il ne faut pas rester [indifférent] devant le sang de celui-ci ? Le verset précise donc : « Ton œil n’aura pas pitié de lui ». Il est défendu à la personne incitée d’invoquer un argument en faveur du séducteur, comme il est dit : « ne l’épargne pas ». Et s’il a un argument en faveur de sa condamnation, il n’a pas le droit de se taire, comme il est dit : « et tu ne le dissimuleras pas ». Où se trouve la mise en garde contre une personne ordinaire [non un prophète] qui incite [un autre à l’idolâtrie] ? Il est dit : « tous les juifs entendront et craindront, et personne parmi ne commettra plus [un tel méfait] ».


    5. Celui qui incite d’autres personnes à l’adorer et leur dit : « Adorez-moi », doit être lapidé si celles-ci l’adorent. Et si elles ne l’adorent pas, même si elles l’acceptent et lui disent : « Oui », il n’est pas lapidé. En revanche, s’il incite [autrui] à adorer une personne autre [que lui-même], ou une idole, et que celui-ci accepte et dit : « Oui, allons l’adorer », même s’il ne l’a pas adoré, tous deux sont lapidés, le séducteur comme la personne séduite, comme il est dit : « tu ne l’aimeras pas et tu ne l’écouteras point » [ce qui implique que] s’il écoute et désire, il est passible [de lapidation].


    6. Quel est le cas du prophète qui prophétise au nom d’une fausse divinité ? C’est celui qui dit : « Telle fausse divinité […] » ou « Telle étoile m’a dit qu’il nous appartient de faire ceci et cela » ou « […] de ne pas faire [ceci et cela] », même s’il rejoint la loi en déclarant impur ce qui est impur et en déclarant pur ce qui est pur, s’il est mis en garde en présence de deux personnes, il est [exécuté par] strangulation, comme il est dit : « celui qui parlera au nom d’une divinité étrangère, ce prophète doit mourir ». La mise en garde contre [un tel agissement] est incluse dans le verset : « Ne mentionnez pas le nom de divinités étrangères ».


    7. Il est défendu de polémiquer avec celui qui prophétise au nom d’une idole. On ne lui demande pas de signe ou de miracle. S’il en fait de lui-même, on ne doit pas y prêter attention, ni imaginer [un seul instant qu’il y a peut-être du vrai dans ses paroles]. Qui imagine que ses signes sont peut-être vrais transgresse un commandement négatif, comme il est dit : « tu n’écouteras pas les paroles de ce prophète ». Et de même, un prophète mensonger doit être mis à mort par strangulation, bien qu’il prophétise au nom de D.ieu, et n’ajoute et ne retire rien [des préceptes], comme il est dit : « Toutefois, le prophète qui aura l’audace d’annoncer en Mon nom une chose que Je ne lui aurai pas enjoint [d’annoncer], […] ce prophète doit mourir ».


    8. Celui qui prophétise quelque chose qui ne lui a pas été communiqué dans sa vision prophétique ou écoute les paroles d’un autre prophète et dit que cette chose-là lui a été communiquée dans sa prophétie, il est un prophète mensonger, et doit être mis à mort par strangulation.


    9. Qui se retient de tuer un prophète mensonger du fait de son niveau, parce qu’il marche dans les chemins de la prophétie, transgresse un commandement négatif, comme il est dit : « tu ne le craindras pas ». Et de même, celui qui se retient d’argumenter en faveur de sa condamnation, ou craint et a peur de ses paroles est visé par [l’interdiction :] « Tu ne le craindras pas ». Le prophète mensonger n’est jugé que dans un tribunal de soixante et onze [juges].


    10. Celui qui fait un vœu ou prête serment au nom d’une fausse divinité se voit infliger la flagellation, comme il est dit : « Ne mentionnez pas le nom des divinités étrangères ». [La loi est la même pour] celui qui prête serment pour lui-même et celui qui prête serment pour un idolâtre. Il est défendu de faire jurer un idolâtre sur sa fausse divinité. Il est même défendu de mentionner le nom des fausses divinités sans prêter serment, comme il est dit : « vous ne mentionnerez pas ».


    11. Un homme ne doit pas dire à un autre : « Attends-moi à côté de telle idole » ou une [expression] semblable. Il est permis de mentionner le nom de toute idole mentionnée dans les écrits saints [la bible], comme Peor, Bel, Nevo, Gad ou ce qui est semblable. Il est défendu de provoquer que d’autres personnes fassent un vœu ou prêtent serment au nom d’une fausse divinité. Seul celui qui fait [lui-même] vœu nom [d’une idole] ou prête serment au nom [d’une idole] est puni de flagellation.

  6. #6
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    Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils :


    Chapitre Six



    1. Celui qui fait [les pratiques liées au] Ov ou au Ydoni [deux formes de nécromancie] de plein gré est passible de retranchement. S’il y a eu témoins et mise en garde, il est lapidé. S’il a agi par inadvertance, il doit apporter un sacrifice expiatoire de nature fixe. Qu’est-ce que les pratiques liées au Ov ? Celui qui brûle un encens connu, et tient dans sa main une branche de myrte qu’il agite, et prononce à voix basse des incantations connues de ceux [qui pratiquent ce rite], jusqu’à ce que celui qui consulte entend comme si une personne parlait avec lui, et lui répondait à sa question. Ces paroles [paraissent] venir de dessous terre, d’une voix très basse, qui n’est pas distinguable par l’oreille, mais seulement par la pensée. Et de même, [autre pratiqué lié au Ov,] celui qui prend le crâne d’un cadavre, brûle [un encens], et prononce des incantations jusqu’à ce qu’il entende comme si une voix très faible émise de ses aisselles lui répondait. Toutes [ces pratiques] sont les pratiques liées au Ov, et celui qui fait l’une d’elles est lapidé.


    2. Que sont les pratiques liées au Ydoni ? Celui qui met un os d’oiseau dont le nom est Yadoua, brûle [un encens], et fait d’autres pratiques jusqu’à ce qu’il tombe comme un épileptique, et relate des faits futurs. Toutes ces [pratiques] sont des formes d’idolâtrie. Où se trouve la mise en garde contre celles-ci ? Il est dit : « Ne vous tournez pas vers les Ovot et les Ydonim ».


    3. Celui qui donne de sa descendance à Molekh de plein gré est passible de retranchement. [S’il agit] par inadvertance, il doit apporter un sacrifice expiatoire de nature fixe. S’il y a eu témoins et mise en garde, il est lapidé, comme il est dit : « [Quiconque] livrerait de sa descendance à Molekh, doit être mis à mort ». Où se trouve la mise en garde ? Il est dit : « Ne livre rien de ta progéniture en offrande à Molekh », et il est dit ensuite : « Qu’il ne se trouve personne, chez toi, qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille ». Quel était ce rituel ? On allumait un grand bûcher, et l’on prenait une partie de sa progéniture, que l’on remettait aux prêtres qui adoraient le feu. Après qu’il [l’enfant] leur ait été confié, ces prêtres rendaient l’enfant à son père pour le faire passer à travers le feu avec leur permission. C’est le père de l’enfant qui faisait passer son fils à travers le feu avec la permission des prêtres. Il le faisait passer sur pied à travers la flamme d’un côté à l’autre. Il ne brûle pas [son fils] pour Molekh contrairement à [certains idolâtres] qui brûlent leurs fils et leurs filles pour d’autres fausses divinités. Plutôt, il le fait passer [simplement à travers le feu, et] c’est en cela que consiste ce culte appelé Molekh. C’est pourquoi, celui qui pratique ce culte pour une divinité autre que Molekh est exempt.


    4. Il [le père] n’est passible de retranchement ou de lapidation que s’il fait confie son fils à [aux prêtres de] Molekh et le fait passer sur pied feu sur pied [cf. note sur § précédent]. S’il le confie [aux prêtres] mais ne le fait pas passer [à travers le feu] ou s’il le fait passer [à travers le feu] mais ne le confie pas [aux prêtres], ou s’il confie [son fils] et le fait passer de manière anormale, il est exempt. Il n’est passible [de retranchement ou de lapidation] que s’il confie une partie de sa descendance et laisse une partie, comme il est dit : « parce qu’il a donné de sa postérité », [il est question d’]une partie [de sa descendance] et non [de] toute [sa descendance].


    5. [La loi est la] même pour sa descendance valide, et sa descendance [issue d’une union] illégitime, leurs enfants et petits-enfants, il est passible [de retranchement ou de lapidation] pour tous [les enfants qui sont] sa descendance, parce qu’ils sont sa postérité. Mais s’il fait passer ses frères, ses sœurs, ses pères, ou lui-même, il est exempt. S’il fait passer un [enfant] de sa progéniture alors que celui-ci est endormi ou aveugle, il est exempt.


    6. La stèle interdite par la Torah est un monument autour duquel tout le monde se rassemble, même pour le service de D.ieu, car telle est l’habitude des idolâtres, comme il est dit : « et n’érige pas de stèle pour toi ». Qui érige une stèle se voit infliger la flagellation. Il en est de même pour le sol de pierre mentionné dans la Torah ; même si on se prosterne dessus pour D.ieu, on se voit infliger la flagellation, comme il est dit : « ne mettez point de pierre pour vous y prosterner ». En effet, telle était la coutume idolâtre, de poser une pierre devant [l’idole] pour se prosterner dessus. C’est pourquoi, on ne doit pas agir ainsi pour [le service de] D.ieu. La flagellation n’est prévue que si l’on étend mains et pieds sur la pierre, en étant ainsi complètement étendu sur celle-ci, car ceci est la prosternation mentionnée dans la Torah.


    7. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Dans un lieu autre [que le Temple]. Mais dans le Temple, il est permis de se prosterner devant D.ieu sur des pierres, comme il est dit : « ne mettez pas […] dans vos terres » [ce qui est interprété ainsi :] « dans vos terres » vous ne vous prosternerez pas sur des pierres, mais vous vous prosternerez sur les pierres taillées dans le Temple. C’est la raison pour laquelle il est de coutume dans tout le peuple juif d’étendre des nattes dans les synagogues qui ont un sol de pierres, ou diverses sortes de chaumes et de paille pour faire séparation entre la tête et les pierres. Si l’on n’a rien qui puisse faire séparation entre soi et la pierre, on va dans un autre endroit se prosterner, ou l’on s’incline sur le côté, afin de ne pas toucher les pierres de son visage.


    8. Qui se prosterne devant D.ieu sur des pierres taillées sans étendre mains et pieds ne se voit pas infliger la flagellation, mais on lui administre makat mardout. En revanche, [celui qui se prosterne] devant une idole, qu’il se prosterne en étendant les mains et les pieds ou sans étendre les mains et les pieds, dès lors qu’il [courbe la tête et] fait face au sol, il est lapidé.


    9. Celui qui plante un arbre à côté de l’autel ou dans toute la cour [du Temple], arbre fruitier ou non, même avec l’intention d’embellir le Temple, se voit infliger la flagellation, ainsi qu’il est dit : « Ne plante ni achera, ni arbre quelconque auprès de l’autel de l’Eternel ton D.ieu » ; en effet, telle était la coutume des idolâtres, ils plantaient des arbres à côté de l’autel [de l’idole], afin que tout le monde s’y rassemble.


    10. Il est défendu de construire une véranda en bois dans le Temple, comme l’on fait dans les cours. [En effet,] bien que cela soit une construction, et non un arbre planté, c’est une mesure supplémentaire [instituée par les sages], car il est dit : « arbre quelconque ». Ainsi, toutes les vérandas et saillies des murs dans le Temple étaient faites en pierre, non en bois.

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    Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils :


    Chapitre Sept



    1. Il est un commandement positif de détruire les idoles, leurs accessoires, et tout ce qui est fait pour elles, comme il est dit : « Vous détruirez certainement tous les endroits », et il est dit : « Mais c’est ainsi que vous agirez envers eux : vous fracasserez leurs autels ». En Terre d’Israël, il est un devoir de rechercher celles-ci de manière à les éradiquer complètement de notre terre. Mais en dehors de la Terre [d’Israël], nous n’avons pas l’obligation de les rechercher. Plutôt, dans tout endroit que l’on conquit, on détruit toutes les idoles qui s’y trouvent. [La source d’une telle distinction est] le verset : « vous détruirez leurs noms de cet endroit » ; en Terre d’Israël, tu as l’obligation de rechercher [les idoles pour les détruire], mais tu n’en as pas l’obligation en dehors de la Terre [d’Israël].


    2. Les idoles, leurs accessoires, leurs offrandes, et tout ce qui est fait pour elles, il est défendu d’en tirer profit, comme il est dit : « tu ne dois pas apporter une abomination dans ta demeure ». Qui tire profit de ceux-ci se voit infliger deux fois la flagellation, une fois pour [avoir transgressé l’injonction :] « tu ne dois pas apporter », et une fois pour [avoir transgressé l’interdit :] « Que rien de ce qui a été condamné ne s’attache à ta main ».


    3. Un animal qui a été offert à une fausse divinité est entièrement interdit [à tout profit] ; même ses excréments, ses os, ses cornes, ses sabots et sa peau sont tous interdits au profit. C’est pourquoi, s’il y a dans la peau un signe par lequel on peut reconnaître la peau [d’un animal] offert pour une fausse divinité, par exemple, une déchirure ronde à hauteur du cœur par laquelle le cœur a été sorti, toutes les peaux qui sont ainsi sont défendues à tout profit.


    4. Quelle différence y a-t-il entre une idole appartenant à un gentil et une idole appartenant à un juif ? Une idole appartenant à un gentil est défendue à tout profit immédiatement [dès l’achèvement de sa confection, bien qu’elle n’ait pas été adorée], comme il est dit : « Les sculptures de leurs divinités, vous les détruirez par le feu » ; dès qu’il la sculpte, elle est pour lui un dieu. En revanche, une [idole] qui appartient à un juif n’est interdite au profit que dès qu’elle est adorée, comme il est dit : « et l’érige en lieu secret » [c'est-à-dire qu’elle est interdite] dès qu’il fait des choses secrètes, c'est-à-dire le culte [de l’idole]. Les accessoires du culte idolâtre qui appartiennent à des idolâtres ou à des juifs ne sont interdits que s’ils sont utilisés pour le culte idolâtre.


    5. Celui qui fabrique une idole pour un autre, bien qu’il se voit infliger la flagellation, il est permis [de tirer profit de] son salaire. [Et cela,] même s’il la fabrique pour un idolâtre, [cas où] elle est défendue [à tout profit] immédiatement. [La raison en est] qu’elle n’est interdite que dès lors que [sa confection] est achevée. Or, le dernier coup de marteau qui achève [sa confection] ne vaut pas la valeur d’une pérouta. Celui qui achète des débris de métal d’un idolâtre et trouve parmi ceux-ci une idole [la règle suivante est appliquée :] s’il a donné l’argent mais n’a pas tiré [les débris,] il les restitue à l’idolâtre. De même, s’il a tiré [les débris] mais n’a pas payé, bien que le fait de tirer équivaille à un transfert de propriété [dans une transaction entre un juif et] un non juif, cela est considéré comme une transaction faite sur des bases erronées. S’il a payé et a tiré [les objets], il doit les jeter dans la mer Morte. De même, quand un idolâtre et [son frère] converti héritent [des biens] de leur père idolâtre, le converti peut dire à [son frère l’]idolâtre : « Prends, toi, les idoles, et moi, [je prendrai] l’argent ; prends, toi, le vin de libation [idolâtre], et moi, [je prendrai] les fruits ». Toutefois, si ceux-ci sont parvenus en la possession du converti, cela est défendu.


    6. Les figures faites par des idolâtres comme embellissement sont permises au profit. Les figures faites à des fins idolâtres sont défendues. Comment cela s'applique-t-il ? Toutes les figures qui se trouvent dans les villages sont défendues au profit, parce qu’on présume qu’elles sont faites à des fins idolâtres. Quant à celles qui se trouvent en ville, si elles se trouvent à l’entrée de la ville, tenant à la main une forme de bâton, d’oiseau, de ballon, d’épée, de couronne, ou d’anneau, on présume qu’elles sont faites pour l’idolâtrie et sont défendues au profit. Dans le cas contraire, on présume qu’elles sont faites comme embellissement, et sont permises [au profit].


    7. Les statues qui sont trouvées jetées sur la place du marché ou au milieu de la place du marché ou au milieu de débris de métal sont permises [au profit], et il est inutile de mentionner [que] les fragments des statues [sont permis au profit] . En revanche, si l’on trouve une main ou un pied d’une idole, ou un de ses membres jeté, celui-ci est défendu au profit ; étant donné que l’on sait avec certitude que ce membre est issu d’une idole, il est défendu jusqu’à ce que l’on sache que les idolâtres qui lui rendent culte l’ont annulée .


    8. Si l’on trouve des ustensiles avec dessus la figure du soleil , de la lune, ou d’un dragon, si ce sont des objets en argent ou en or, ou des vêtements en soie, ou si elles [ces figures] sont gravées sur des bagues ou des anneaux, ils [ces objets] sont interdits. [Si elles sont] sur d’autres ustensiles, elles sont permises, car on présume qu’elles sont un embellissement. De même, si d’autres figures se trouvent sur des objets, on présume qu’elles ont une fonction esthétique et ils [ces objets] sont permis.


    9. Une idole, ses accessoires, et ce qui lui est offert rendent interdit [le mélange dans lequel ils se trouvent] quelles que soient leurs proportions. Quel est le cas ? Si une idole se mélange parmi d’autres statues faites comme ornements, même une parmi plusieurs milliers, tout doit être jeté dans la Mer Morte. Et de même, si une coupe [qui sert] d’objet de culte idolâtre se mélange avec d’autres coupes, ou un morceau de viande [d’un animal offert en sacrifice] avec d’autres morceaux, tout doit être jeté dans la Mer Morte. Et de même, si une peau ayant un trou rond au niveau du cœur se mélange avec d’autres peaux, tout est défendu au profit. S’il transgresse et vend une idole ou un de ces accessoires ou ce qui lui a été offert, l’argent [qu’il perçoit] est défendu au profit, et rend interdit [le reste du mélange s’il se mélange], quelles que soient ses proportions, comme une idole, ainsi qu’il est dit : « tu serais anathème comme elle » ; tout ce qui est issu d’une idole, de ses accessoires et de ce qui lui est offert est considéré comme elle.


    10. Une idole ou une achéra qui a été brûlée, sa cendre est défendue au profit. Un charbon d’[un feu pour] un culte idolâtre est défendu [au profit], et la flamme est permise, parce qu’elle n’a pas de substance. [Un objet dont il y a] doute s’il est un objet utilisé pour un culte idolâtre est interdit [au profit], et [un objet dont il y a] un double doute est permis. Quel est le cas ? Si une coupe [utilisée] pour un culte idolâtre tombe dans un entrepôt plein de coupes, toutes [les coupes] sont interdites, car une idole et tous ses accessoires rendent interdit [leur mélange], quelles que soient les proportions. Si une coupe du mélange tombe au milieu de deux autres coupes, celles-ci sont permises. [De même,] si un anneau [qui orne] une idole se mélange avec cent anneaux, et que deux d’entre eux tombent dans la Mer Morte , tous sont permis, car on suppose que cet anneau [interdit] faisait partie des deux [qui sont tombés]. S’il [l’anneau interdit] se mélange avec cent [anneaux] et qu’ils se partagent : quarante à un endroit, et soixante à un autre endroit, et que tous les quarante tombent parmi d’autres anneaux, tous sont permis, car on suppose que cet anneau interdit se trouve avec la majorité. Si les soixante [anneaux] tombent parmi d’autres, tous sont interdits.


    11. Une achéra, qu’elle soit elle-même adorée ou qu’il y ait une idole en dessous d’elle, il est défendu de prendre place à l’ombre de son tronc. Il est néanmoins permis de prendre place à l’ombre des branches et des feuilles [sans être toutefois en dessous d’elles]. S’il y a possibilité d’emprunter un autre chemin, il est défendu de passer en dessous d’elle. En cas d’impossibilité, on passe en dessous en courant.


    12. Les oisillons qui ont fait leur nid dans [cet arbre] et n’ont pas besoin de leur mère sont permis. Les œufs et oisillons qui ont besoin de leur mère sont défendus, parce que la achéra est comme une base pour eux. Le nid même au sommet [de la achéra] est permis, parce que l’oiseau [pour faire son nid] emmène du bois d’un autre endroit.


    13. Si on prend du bois [de la achéra], il est interdit au profit. Si l’on utilise [ce bois] pour allumer un four, il [le four] doit être refroidi. Puis, on allume [le four] avec du bois permis pour cuire. Si on y cuit le pain sans le refroidir, le pain est défendu au profit. S’il [ce pain] se mélange avec d’autres [pains], on jette la valeur en argent de ce pain dans la Mer Morte, afin de ne pas en tirer profit, il est permis de [de tirer profit de l’argent de la vente] des autres pains.


    14. Si on prend [du bois de la achéra que l’on taille pour utiliser comme] navette avec laquelle on tisse un vêtement, celui-ci est défendu au profit. S’il se mélange avec d’autres vêtements, on jette la valeur en argent de ce vêtement dans la mer, et il est permis [de tirer profit de la vente de] tous les autres vêtements. Il est permis de planter des légumes en dessous [de la achéra], en été – où ils [les légumes] ont besoin d’ombre – comme en hiver. [La raison en est que] c’est [à la fois] l’ombre de la achéra, qui est défendu [au profit] ensemble avec la terre, qui n’est pas défendue [au profit], qui permettent aux légumes de pousser. Et quand [deux facteurs] l’un interdit et l’autre permis, sont responsables [d’un phénomène], il est permis [d’en tirer profit] en tout cas. C’est pourquoi, il est permis d’ensemencer un champ qui a été fertilisé un engrais lié à un culte idolâtre. [De même,] une vache qui a été engraissée avec des poireaux liés à un culte idolâtre est permise à la consommation. Et de même pour tout cas semblable.


    15. De la viande, du vin, ou des fruits qui ont été préparés pour être offerts à des idoles ne sont pas interdits au profit, [et ce,] même s’ils ont été introduits dans le temple idolâtre, jusqu’à ce qu’ils soient offerts devant [l’idole]. S’ils ont été offerts [devant l’idole], ils sont considérés comme des offrandes, et même s’ils sont ensuite sortis, ils sont interdits à jamais. Tout ce qui se trouve dans un temple idolâtre, même l’eau et le sel, est défendu au profit selon la Torah. Celui qui en mange une toute petite quantité se voit infliger la flagellation.


    16. Quand on trouve un vêtement, des ustensiles ou de l’argent au-dessus d’une idole, s’ils sont placés de manière dégradante [vis-à-vis de l’idole], ils sont permis [au profit, car cela montre qu’ils ne servent pas d’ornement pour l’idole]. Et s’ils sont posés de manière respectueuse, ils sont interdits. Comment cela s'applique-t-il ? Si l’on trouve une bourse suspendue à son cou, un vêtement plié et posé sur sa tête, ou un récipient renversé sur sa tête, celui-ci est permis, parce qu’il est [placé] de manière dégradante [pour l’idole]. Et de même pour tout cas semblable. Si l’on trouve sur sa tête quelque chose qui aurait pu être offert sur l’autel , il est défendu [d’en tirer profit]. Dans quel cas [cette distinction] s’applique-t-elle ? Si on les trouve à l’extérieur de l’endroit de culte [de l’idole]. En revanche, [dans l’endroit de culte, que l’objet soit posé] de manière respectueuse ou de manière dégradante, qu’un tel objet puisse être offert sur l’autel ou non, tout ce qui s’y trouve est défendu, même l’eau et le sel. [En revanche,] Peor et Merkoulis [dont le culte en soi est dégradant, cf. supra ch. 3 § 2], il est défendu de tirer profit de tout ce qui se trouve avec eux, à l’intérieur [de leur lieu de culte] comme à l’extérieur, est défendu au profit. Et de même, les pierres du Merkoulis, une pierre qui paraît être ensemble avec lui est défendue au profit.


    17. Si un établissement de bains ou un jardin appartient à une idole, on peut en tirer profit si l’on ne doit pas exprimer sa gratitude envers ses prêtres , mais on ne peut pas en profiter si on doit les remercier . S’il [le bain ou le jardin] appartient à [l’idole] et à d’autres [gentils], on peut en tirer profit même si l’on doit exprimer sa gratitude envers ses prêtres, pourvu que l’on ne paie pas.


    18. Il est permis de se laver dans un établissement de bains où se trouve une idole, parce qu’elle s’y trouve en ornement, non qu’elle est adorée ; or il est dit : « leurs dieux » [c'est-à-dire qu’il est défendu de tirer profit de ceux-ci] lorsqu’ils [les gentils] les traitent comme des dieux, non lorsqu’ils les méprisent, comme [dans ce cas où l’idole] se trouve devant les vidanges, et tout le monde urine devant elle. Et si tel est son culte, il est défendu d’y entrer [dans cet établissement].


    19. Si on a abattu [un animal] avec un couteau utilisé pour un culte idolâtre [déjà cachérisé], il est permis [à la consommation], parce que cela [l’abattage] diminue la valeur [de l’animal] . Et si l’animal était en danger, il est défendu [une fois abattu]. En effet, [dans ce cas,] cela [le fait de l’abattre] l’améliore [augmente sa valeur] , et cette amélioration est un profit tiré d’un accessoire du culte idolâtre. De même, il est défendu de couper de la viande [avec un tel couteau], parce que cela est une amélioration [puisque la viande peut être ainsi vendue et cuite]. Et si l’on coupe [la viande] de manière à l’abîmer , cela est permis.

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    Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils :


    Chapitre Huit



    1. Tout ce qui n’a pas été manipulé par l’homme, ni réalisé par lui, est permis au profit, même si cela a été adoré. C’est pourquoi, les montagnes, les collines, et les arbres plantés initialement pour les fruits , les sources qui fournissent [de l’eau] pour la collectivité, et les animaux qui sont adorés par des idolâtres sont permis au profit. Il est permis de manger les fruits qui ont été adorés à l’endroit où ils poussent, ou l’animal [adoré]. Il est inutile de mentionner que l’animal mis de côté pour un culte idolâtre est permis à la consommation, qu’il ait été mis de côté pour être adoré ou pour être offert [à une idole]. Dans quel cas dit-on que l’animal n’est pas interdit ? Si ce dernier n’a subi aucun acte pour un culte idolâtre. Mais si un acte quelconque a été effectué, il [l’animal] est interdit. Comment cela s'applique-t-il ? Par exemple, on a tranché un signe [la trachée ou l’œsophage de l’animal] pour une idole. S’il [l’animal] a été échangé contre une idole, il est défendu, et de même s’il a été échangé contre un [objet] échangé [contre une idole], parce qu’il est considéré comme le paiement d’une idole. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour son propre animal. En revanche, s’il abat un animal qui appartient à quelqu’un d’autre pour une idole, ou l’échange [contre une idole], celui-ci n’est pas interdit, car un homme ne peut pas rendre interdit quelque chose qui ne lui appartient pas. Celui qui se prosterne devant un terrain ne la frappe pas d’interdit. S’il y creuse des fosses, des fossés, et des cavernes pour une idole, il les frappe d’interdit.


    2. S’il [un idolâtre] se prosterne devant de l’eau soulevée par une vague, il ne la rend pas interdite. S’il prend [l’eau] à la main, et se prosterne devant elle, il la rend interdite. Les rochers d’une montagne qui ont glissé et sont adorés à leur emplacement sont permis, car ils n’ont pas été levés par l’homme.


    3. Si un juif redresse une brique pour se prosterner devant celle-ci, mais ne se prosterne pas, et qu’un idolâtre vient et se prosterne devant elle, il la rend défendue au profit. [La raison en est que] le fait de la redresser est un acte. De même, s’il [le juif] redresse un œuf, et qu’un idolâtre vient se prosterner devant celui-ci, il le rend interdit. S’il coupe un potiron ou quelque chose de semblable, et se prosterne devant, il le rend interdit. S’il se prosterne devant la moitié de potiron, alors que l’autre moitié y est attachée, il [tout le potiron] est défendu [au profit] par doute, car peut-être [l’autre] moitié est considérée comme un manche de la moitié qui est adorée. Un arbre planté a priori dans le but d’être adoré est défendu au profit. Ceci est l’achéra mentionné dans la Torah. Un arbre planté [pour les fruits] qui a été [ensuite] taillé et émondé pour un culte idolâtre [pour adorer les futures pousses], même si [une branche] a été marcottée ou [une branche d’un autre arbre a été] greffée, et que des branches poussent, on coupe ces branches, qui sont défendues au profit, et le reste de l’arbre est permis. De même, quand quelqu’un se prosterne devant un arbre, bien que l’arbre en soi ne devienne pas interdit, toutes les branches, les feuilles, les pousses et les fruits produits [par l’arbre] tout le temps qu’il est adoré sont défendus au profit. Si des idolâtres gardent les fruits d’un arbre, et disent qu’ils [les fruits] sont destinés à la fabrication d’alcool pour un certain temple idolâtre, et qu’ils font de ces [fruits] de l’alcool qu’ils boivent les jours de fête, cet arbre est défendu au profit, car on présume que c’est une achéra, et c’est la raison pour laquelle tous ces fruits servent à cet usage, car tel est le rite de la achéra.


    4. Un arbre en dessous duquel est disposée une idole est interdit au profit tant qu’elle [l’idole] est en dessous de lui. Si elle est retirée, il est permis, parce que ce n’est pas l’arbre même qui est adoré. Si un gentil construit une maison dans l’intention qu’elle soit elle-même adorée, et de même, si une personne se prosterne devant une maison construite, celle-ci est défendue au profit. Si elle [une maison], après avoir été construite [non pour être adorée], a été blanchie à la chaux et décorée pour [qu’]un culte idolâtre [soit voué à ces décorations] si bien qu’elle [la maison] est [considérée comme] quelque chose de nouveau, on doit enlever tout ce qui est nouveau, et cela [seulement] est défendu au profit, car cela a été fait pour qu’un culte idolâtre lui soit voué, et le reste de la maison est permis. Si une idole a été introduite dans la maison, tant qu’elle s’y trouve, la maison est défendue au profit. Une fois qu’elle est retirée, la maison est permise. De même, une pierre qui a été taillée d’une montagne dans l’intention d’être adorée est défendue au profit. Si, après avoir été taillée, elle a été décorée pour que cela soit adoré, même si [la pierre] même a été sculptée ou gravée, et inutile de mentionner si elle a été blanchie à la chaux, on enlève ce qui a été ajouté, qui est défendu au profit, étant donné que cela a été fait pour être adoré, et le reste de la pierre est permis.


    5. Une pierre sur laquelle une idole a été placée [temporairement] est interdite tout le temps que celle-ci se trouve dessus. Si elle [l’idole] est retirée, la pierre est permise. Celui qui a une maison mitoyenne à un temple idolâtre [le mur mitoyen appartenant au lieu de culte], qui s’écroule, n’a pas le droit de la reconstruire [sa maison comme auparavant, car il reconstruirait ainsi le mur du temple]. Comment doit-il procéder ? Il se recule quatre coudées dans sa propre [propriété] et reconstruit. Quant à l’espace [qui se trouve entre sa maison et le lieu de culte], il le remplit d’épines ou d’excréments, afin de ne pas élargir l’espace pour le temple idolâtre. Si son mur appartient [à la fois] à lui-même et au lieu de culte, il est jugé moitié moitié : la moitié [des pierres, du bois et de la terre] qui lui appartient est permise au profit, et celle [la moitié] des pierres du bois, et de la terre, qui appartient au lieu de culte, est défendue au profit.


    6. Comment détruit-on une idole, et autres objets interdits [du fait de leur lien avec] celle-ci, comme ses accessoires et ce qui lui est offert ? On les réduit en poussière et on les jette au vent, ou on les brûle et on jette dans la Mer Morte.


    7. Quand un culte est rendu à une chose qui n’est pas manipulée par l’homme, comme les montagnes, les animaux, et les arbres, bien que [l’objet] adoré lui-même soit permis au profit, ce qui le recouvre est défendu au profit. Qui tire profit d’une quelconque partie de ceci se voit infliger la flagellation, comme il est dit : « Ne désire pas l’argent et l’or qui les couvrent ». Tout ce qui recouvre une idole fait partie de ses « accessoires ».


    8. Une idole appartenant à des gentils que ceux-ci ont annulée avant qu’elle parvienne en la possession d’un juif est permise au profit, comme il est dit : « Les statues de leurs divinités, vous les détruirez par le feu » ; [il faut les détruire] quand elles parviennent en nos mains alors qu’elles sont adorées par eux. Mais s’ils les ont annulées, elles sont permises [au profit].


    9. Une idole appartenant à un juif ne peut jamais être annulée. Même s’il est associé avec un gentil, son annulation n’est d’aucun effet. Plutôt, elle reste toujours interdite au profit et doit être enterrée. De même, si une idole appartenant à un gentil parvient en la possession d’un juif, puis, est annulée par le gentil, son annulation n’est d’aucun effet, et elle reste interdite au profit pour toujours. L’annulation d’une idole faite par un juif est sans effet, même si le non juif lui en a donné l’autorisation. L’annulation faite par un gentil mineur ou aliéné est sans effet. Quand un gentil annule sa propre idole ou l’idole d’un autre gentil contre son gré, bien qu’un juif l’ait forcé à cela, elle [l’idole] est annulée, pourvu que le gentil qui annule [l’idole] soit lui-même un idolâtre. Mais s’il n’est pas idolâtre, son annulation n’a aucun effet. Quand une idole est annulée, ses accessoires sont annulés. Si ses accessoires sont annulés, ceux-ci sont permis [au profit], mais elle [l’idole en soi] est défendue au profit comme auparavant, jusqu’à ce qu’elle soit annulée. Ce qui a été offert à une idole ne peut jamais être annulé.


    10. Comment [un idolâtre] annule-t-il [une idole] ? En lui coupant le bout du nez, le bout de l’oreille, ou l’extrémité du doigt. S’il aplanit le visage [de l’idole en lui faisant ainsi perdre tous ses traits], même sans rien lui enlever, ou s’il la vend à un orfèvre juif, elle est annulée. Mais s’il la confie en gage, la vend à un non juif, ou à un juif qui n’est pas un orfèvre, ou qu’un éboulement tombe dessus et il ne déblaie pas, ou que des bandits la volent et qu’il ne la réclame pas, ou qu’il lui crache au visage, urine devant elle, la traîne [dans la boue], jette dessus des excréments, elle n’est pas annulée.


    11. Une idole qui a été délaissée par ses adorateurs alors que la paix règne est permise. [Si elle a été délaissée] en temps de guerre, elle est défendue, car ils ne l’ont délaissée que pour la guerre [mais ont l’intention de reprendre son culte par la suite]. Une idole qui s’est cassée toute seule, ses débris sont défendus au profit, jusqu’à ce qu’ils [ses adorateurs] l’annulent. C’est pourquoi, quand quelqu’un trouve des débris d’idole, ceux-ci sont défendus au profit, de crainte que les gentils ne les aient pas annulés. Si elle est faite de pièces qui peuvent être rassemblées par une personne ordinaire, il faut que chaque pièce soit annulée séparément. S’il n’est pas possible [à une personne ordinaire] de rassembler [ses pièces], dès qu’un seul membre est annulé, tous les morceaux sont annulés.


    12. Un autel idolâtre qui est légèrement détérioré est toujours défendu au profit jusqu’à ce qu’il soit détruit dans sa majorité par des gentils. Et un socle [pour une idole] qui a été légèrement détérioré est permis. Qu’est-ce qu’un socle, et qu’est-ce qu’un autel ? Un socle [est fait d’]une seule pierre, et un autel, de plusieurs pierres. Comment annule-t-on les pierres d’un Merkoulis ? Dès qu’elles sont utilisées dans une construction ou pour paver les routes, elles sont permises au profit. Comment [un idolâtre] annule-t-il une achéra ? Il enlève [de l’arbre] une feuille ou coupe une branche, ou s’il en découpe un bâton ou un sceptre, ou s’il ne le rabote pas pour le besoin [de l’arbre, c'est-à-dire pour l’embellir, mais pour son propre besoin, ayant besoin des copeaux], elle [l’achéra] est annulée. S’il le rabote pour le besoin [de l’arbre, c'est-à-dire pour l’embellir], il [l’arbre] reste défendu et les copeaux rabotés sont permis. [Toutefois,] si elle [cette achéra] appartient à un juif, [qu’elle soit rabotée] pour son besoin ou non, [l’arbre] comme les [copeaux] rabotés sont interdits [au profit] à jamais, car une idole qui appartient à un juif ne peut jamais être annulée.

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    Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils :


    Chapitre Neuf



    1. Durant les trois jours qui précédent les fêtes des idolâtres, il est défendu de leur acheter ou de leur vendre quelque chose qui se conserve. [Il est également défendu] de leur faire un emprunt, un prêt, de se faire rembourser par eux ou de leur rembourser un prêt appuyé par un titre de créance ou un gage. Toutefois, il est permis de leur demander remboursement d’un prêt verbal, parce que cela est considéré comme sauver [son argent] de leurs mains. Il est permis de leur vendre quelque chose qui ne se conserve pas, comme des légumes ou un mets, jusqu’au jour de leurs fêtes. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? En Terre d’Israël. Mais ailleurs, cela n’est défendu que le jour de leur fête. Si l’on transgresse, et que l’on fait des affaires avec eux durant ces trois jours, il est permis d’en tirer profit. [Toutefois,] il est défendu de tirer profit des affaires faites avec eux le jour de leur fête.


    2. Il est défendu d’envoyer un présent à un gentil le jour de sa fête, à moins que l’on sache qu’il ne reconnaît pas et n’adore cette d’idole. De même, si un gentil envoie un présent à un juif le jour de sa fête, il ne faut pas l’accepter. S’il est à craindre [que ce refus] provoque l’inimitié [du gentil], on l’accepte en sa présence, sans toutefois en profiter, jusqu’à ce que l’on sache que ce gentil n’adore pas et ne reconnaît pas cette idole.


    3. Si la fête des gentils dure plusieurs jours – trois, quatre, ou dix [jours], tous ces jours sont considérés comme un seul jour, [et toutes les interdictions susmentionnées] sont observées durant tous [ces jours], y compris les trois jours précédant [les festivités].


    4. Les chrétiens sont des idolâtres, et le dimanche est leur jour de fête. Aussi est-il défendu, en Terre d’Israël, de faire des affaires avec eux le jeudi et le vendredi chaque semaine. Il est inutile de mentionner qu’il est défendu [de faire des affaires avec eux] le dimanche même. Ainsi agit-on pour tous leurs jours de fête.


    5. Le jour où se rassemblent les idolâtres pour se nommer un roi, [jour] où ils font des offrandes et des louanges à leurs dieux, est [considéré comme] un jour de fête pour eux, qui a le même statut que leurs autres jours de fête. En revanche, si un idolâtre célèbre un jour de fête individuel, et exprime sa gratitude envers son idole et la loue, [par exemple] le jour de son anniversaire, le jour où il se rase la barbe ou se coupe les cheveux , le jour de son arrivée de la mer , de sa délivrance de prison, le jour où il fait un banquet [de mariage] pour son fils , ou ce qui est semblable, il n’est défendu [de faire des transactions commerciales…] qu’en ce jour et avec cette personne uniquement. De même, lorsqu’ils ont un décès, et qu’ils font une fête, l’interdiction s’applique [seulement] vis-à-vis de ceux qui célèbrent [cette fête] et en ce jour. Quand la mort [d’une personne] est accompagnée d’une incinération des effets [du défunt], et d’une offrande d’encens, on suppose [que ce rite est lié à] un culte idolâtre. L’interdiction ne s’applique le jour de la fête que vis-à-vis des adorateurs [de l’idole en question]. Mais ceux qui se réjouissent, mangent et boivent, et observent [le jour de la fête] par coutume ou par honneur pour le roi, sans eux-mêmes reconnaître [cette fête], il est permis de faire des affaires avec eux.


    6. Les choses qui sont spécifiques au culte d’une idole dans un endroit , il est toujours défendu d’en vendre aux adorateurs de ladite idole à cet endroit. Les choses qui ne sont pas spécifiques [au culte de l’idole], il est permis de leur vendre sans précision [quand il ne dit pas explicitement qu’il l’achète pour le culte idolâtre]. Mais si l’idolâtre précise qu’il les achète pour le culte idolâtre, il est défendu de lui vendre, à moins qu’on rende ceux-ci invalides pour être offerts à l’idole, puisqu’ils [les idolâtres] n’offrent pas [à leur idole un animal] auquel il manque [un membre].


    7. S’il y a des choses spécifiques [au culte idolâtre] mélangées avec des choses qui ne sont pas spécifiques [à ce culte], comme de l’oliban pur avec de l’oliban noir, on peut vendre le tout sans précision, et on ne craint pas qu’il recueille [l’oliban] pur uniquement pour l’idolâtrie. Et de même pour tout cas semblable.


    8. De même que l’on ne doit pas vendre à un gentil des choses qui les aident dans le culte idolâtre, ainsi, on ne leur vend pas quelque chose qui est une source de dommages pour la collectivité, comme des ours, des lions, des armes, des fers et des chaînes. Et on n’aiguise pas pour eux les armes. Tout ce qu’il est défendu de vendre à un gentil ne doit pas être vendu à un juif soupçonné de les vendre à des gentils. De même, il est défendu de vendre à des bandits juifs des ustensiles susceptibles de causer des dommages.


    9. Quand des juifs habitent au milieu de gentils et ont contracté une alliance avec eux, il est permis de vendre des armes aux esclaves du roi et à ses soldats, parce qu’ils les emploient pour faire la guerre contre les ennemis du pays pour sauver celui-ci. Ainsi, ils nous protègent, car nous vivons au milieu d’eux.


    10. Une ville dans laquelle se trouve une idole, il est permis se rendre à l’extérieur [dans les environs] de celle-ci, mais il est défendu d’y entrer [dans la ville]. S’il y a une idole à l’extérieur [de la ville, dans les environs, mais non dans la ville même], il est permis de se rendre à l’intérieur. Celui qui se rend d’un endroit à un autre n’a pas le droit de passer par une ville où se trouve une idole. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Si c’est le seul chemin [pour se rendre à sa destination]. Mais s’il y a un autre chemin, et qu’il passe par hasard par celui-ci, cela est permis.


    11. Il est défendu de construire, [même ensemble] avec des idolâtres, un dôme dans lequel ils placent une idole. [Toutefois,] si l’on a transgressé et construit [un tel dôme], il est permis [de tirer profit] du salaire. Toutefois, on peut a priori construire un hall ou une cour dans lequel se trouve un tel dôme.


    12. Si, dans une ville où se trouvent des idoles, il y a des boutiques décorées et d’autres qui ne sont pas décorées, il est défendu de tirer profit de tout ce qui est à l’intérieur de celles qui sont décorées, parce que l’on présume qu’elles ont été décorées pour le culte idolâtre. Il est permis de tirer profit de celles qui ne sont pas décorées. Les boutiques appartenant à un culte idolâtre, il est défendu de leur louer , parce que cela profite au culte idolâtre.


    13. Celui qui vend une maison à une idole n’a pas le droit de tirer profit de l’argent [de la vente], et doit jeter [cet argent] dans la Mer Morte. En revanche, si des gentils prennent par la force la maison d’un juif et y installent une idole, il est permis [de tirer profit de] l’argent [qu’ils lui donnent]. Il [le juif] peut écrire [un acte de vente] et le légaliser [en le faisant signer] dans leurs tribunaux .


    14. Il est défendu de faire une oraison funèbre avec des flûtes qui appartiennent à un culte idolâtre. On peut se rendre à une foire de gentils et y acheter animaux, esclaves et servantes non convertis, maisons, champs, et vignes. Il est permis de rédiger [un acte de vente] et le légaliser dans leurs tribunaux, parce que cela est considéré comme sauver de leurs mains [de tous les éventuels contestataires sur le droit de propriété]. Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Quand on achète à un particulier qui ne paye pas l’impôt [au culte idolâtre]. Mais si l’on achète à un commerçant, cela est défendu, car il paye l’impôt, qui revient au culte idolâtre, et ainsi, [l’achat] profite au culte idolâtre. Si on a transgressé et acheté à un commerçant, [la règle suivante est appliquée :] si on a acheté un animal, ou lui coupe les tendons des sabots en dessous de l’astragale. Et si on a acheté des vêtements ou des ustensiles, on les laisse pourrir. Si l’on a acheté de l’argent ou des ustensiles en métal, on les jette dans la Mer Morte. Si on a acheté un esclave, on ne le remonte pas [d’une fosse s’il tombe], mais on ne le fait pas tomber [pour le tuer de ses propres mains].


    15. Quand un idolâtre organise un banquet [de mariage] pour son fils ou sa fille, il est défendu de tirer profit du repas. Il est même défendu pour un juif de manger ou de boire sa propre [nourriture] à cet endroit, étant donné qu’il mange dans une festivité de gentils. À partir de quand a-t-il l’interdiction de manger auprès d’eux ? Dès qu’ils commencent les préparatifs du repas, tous les jours de festins, et pendant trente jours après les jours de festin. S’il fait un autre repas lié au mariage, même après trente jours, il lui est défendu [d’y prendre part] jusqu’à douze mois [après]. Toutes ces mesures d’éloignement [furent instituées] pour [éviter] le culte idolâtre, comme il est dit : « il te convierait, et tu mangerais de son repas de sacrifice. Puis, tu choisirais ses filles pour tes fils, et [ses filles] se prostituant… ».


    16. Une femme juive ne doit pas allaiter le fils d’une gentille, parce que cette dernière éduque son fils dans l’idolâtrie. Elle ne doit pas [non plus] accoucher une gentille. Toutefois, elle peut le faire contre salaire, pour [éviter] l’inimitié [que la gentille aurait à son égard]. Toutefois, une gentille peut accoucher une femme juive et allaiter son fils dans son domaine [c'est-à-dire dans la maison de la mère et en sa présence,] afin qu’elle ne le tue pas.


    17. Ceux [les gentils] qui sont en pèlerinage vers leur lieu de culte idolâtre, il est défendu de faire du commerce avec eux. Et ceux qui en reviennent, il est permis [de faire du commerce avec eux], à condition qu’ils ne soient pas en groupe. En effet, s’ils sont en groupe, [il est à craindre qu’]ils aient l’intention d’y retourner.


    18. Quand un juif se rend dans une foire de gentils, il est défendu, à son retour, de faire des affaires avec lui, de crainte qu’il ait vendu une idole [aux gentils], et il est défendu de tirer profit de l’argent [reçu en paiement d’]une idole qui est en la possession d’un juif, [tandis qu’une telle somme] en la possession d’un non juif est permise au profit. C’est la raison pour laquelle il est permis de faire du commerce avec un non juif qui revient d’une telle foire , mais non avec un juif qui en revient. Il n’est pas non plus [permis de faire du commerce] avec un juif apostat quand il en revient ou quand il s’y rend.

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    Lois sur l’idolâtrie et les traditions des gentils :


    Chapitre Dix



    1. On ne contracte pas d’alliance avec les idolâtres, pour faire la paix avec eux et les laisser s’adonner à l’idolâtrie, comme il est dit : « Tu ne contracteras pas d’alliance avec eux ». Plutôt, ils doivent abandonner leur culte, ou sont tués. Il est défendu d’avoir pitié d’eux, comme il est dit : « Tu n’auras point de merci pour eux ».


    C’est pourquoi, si l’on voit l’un d’eux qui est emporté ou se noie dans un fleuve, on ne doit pas venir à son secours. Si on le voit sur le pas de la mort, on ne doit pas le sauver. Il est en revanche défendu de causer la noyade d'un d'entre eux, ou de le pousser dans une fosse ou ce qui est semblable, parce qu’il n’est pas en guerre avec nous.


    Dans quel cas cela s’applique-t-il ? Pour les sept peuples. En revanche, c'est une mitsva d'éradiquer les dénonciateurs et les hérétiques (minim et apikorsim) au sein du peuple juif, et de les faire tomber dans le gouffre de la destruction, parce qu’ils oppressent les juifs, et détournent le peuple de D.ieu (comme le firent Jésus de Nazareth et ses disciples, et Tsadok et Baïtos et leurs disciples, « que le nom des méchants pourrisse » - Proverbes 10, 7) .


    2. Tu apprends de là qu’il est défendu de guérir des idolâtres, même contre salaire. Si on a peur d’eux ou que l’on craint un sentiment d’inimitié, on les soigne contre salaire. Mais [les soigner] gratuitement est défendu. L’étranger résident, étant donné qu’il est une obligation de le faire vivre, on le soigne gratuitement.


    3. On ne doit pas leur vendre de maison ou de champ en Terre d’Israël. En Syrie [les terres conquises par le roi David en dehors de la terre d’Israël], on peut leur vendre des maisons, mais non des champs. On peut leur louer des maisons en Terre d’Israël, à condition qu’ils ne constituent pas un quartier [appelé sur leur nom]. Un quartier ne comprend pas moins de trois [maisons]. On ne leur loue pas de champs [en Terre d’Israël], mais en Syrie, on peut leur louer des champs. Pourquoi [les sages] se sont-ils montrés plus stricts vis-à-vis des champs ? Parce qu’il y a deux [éléments négatifs dans la vente des champs] : [premièrement] il [le gentil] retire [l’obligation d’en prélever] les dîmes, [et deuxièmement,] on leur donne [ainsi] une implantation dans le terrain. Il est permis de leur vendre des maisons et des champs en dehors de la terre [d’Israël], parce qu’elle n’est pas notre terre.


    4. Même dans les cas où ils [les sages] ont permis de [leur] louer [des maisons], ils n’ont pas permis [de leur louer la maison] comme demeure, parce qu’il [le gentil] y introduit des idoles ; or, il est dit : « tu ne dois pas apporter une abomination dans ta demeure ». On peut toutefois leur louer des maisons pour faire un entrepôt. On ne doit pas leur vendre de fruits et de céréales ou [produits] semblables attachés au sol, mais on peut leur vendre après les avoir coupés, ou à la condition qu’il les coupe. Pourquoi ne doit-on pas leur vendre ? Parce qu’il est dit : « tu ne dois pas leur donner de pitié (te’hanem) » [verset qui peut être lu :] tu ne dois pas leur donner d’implantation (‘hanayah) dans le terrain. [La raison en est que] lorsqu’ils n’ont pas de terrain, leur établissement n’est que passager. De même, il est défendu de faire leur éloge, même de dire : « Combien ce gentil est beau ! » A fortiori [est-il défendu] de faire l’éloge de leurs actions ou de chérir une de leurs paroles, comme il est dit : « Tu n’auras point de pitié pour eux (te’hanem) » [verbe qui peut être compris dans le sens] ils n’auront point de grâce à tes yeux, car ceci conduit à s’attacher avec eux et à être influencé par leurs mauvaises actions. Il est défendu de leur faire un présent gratuit, chose qui est permise à l’égard d’un étranger résident, comme il est dit : « Donne-la à l’étranger admis dans tes portes, ou vends-la au gentil » ; cela doit être une vente, non un cadeau.


    5. On subvient aux besoins des gentils pauvres ensemble avec les pauvres juifs pour entretenir des relations pacifiques. On n’empêche pas les gentils pauvres de prendre la glane, la [gerbe] oubliée, et le coin [non moissonné] pour entretenir des relations pacifiques. On s’enquiert de leur bien-être, même le jour de leur fête, pour entretenir des relations de paix, mais on ne les salue jamais deux fois. [Un juif] ne soit pas se rendre chez un gentil pour le saluer le jour de sa fête. S’il le rencontre sur la place du marché, il le salue imperceptiblement, avec un visage sérieux.


    6. Toutes ces règles ne s’appliquent qu’à une époque où les juifs sont en exil parmi les gentils ou lorsque les gentils ont la suprématie sur les juifs. Mais lorsque les juifs ont la suprématie, il est défendu de laisser un idolâtre parmi nous ; même s’il s’installe temporairement ou passe d’un endroit à un autre pour son commerce, il ne doit pas passer par notre terre, à moins qu’il accepte les sept lois noahides, comme il est dit : « qu’ils ne subsistent point sur ton territoire », même temporairement. S’il accepte les sept lois [noahides], il a le statut d’étranger résidant. On n’accepte [parmi nous] un étranger résidant que lorsque le Jubilé est observé. Mais lorsque le Jubilé n’est pas observé, on accepte uniquement le converti.

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