اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima





Asalam 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh



Le 2 février 1982, Hafez El-Assad père de l'actuel président despote syrien, assiège Hama et y massacre, 27 jours durant, plus de 35 000 syriens sous prétexte de lutte contre le "terrorisme" des Frères Musulmans.

Les frappes aériennes et les tirs de mortier causent la mort de plusieurs milliers de civils. La ville sera le théâtre de nombreuses exactions, des tortures, exécutions sommaires et privations en tout genre, commises par la garde prétorienne du régime à l’encontre de la population locale.

Le 15 février, le ministre de la défense, Mustafa Tlass, déclare que la rébellion est "matée", mais que Hama restera assiégée par l’armée jusqu’à nouvel ordre. Cette annonce officielle n’empêche pas que des résidents du quartier al-Hader, un secteur placé sous le contrôle des « Brigades de Défense », soient exterminés dans la seule journée du 19 février (rapport d'Amnesty International, 1983). Le rapport d‘ Amnesty International documente également l’utilisation de gaz à base de cyanite dans une zone de la ville.

La boucherie sera commise dans un huis clos total, ce n'est que plusieurs semaines plus tard que les premières infos concernant une répression à grande échelle dans cette ville commencèrent à filtrer. Après le massacre, le mouvement des Frères Musulmans sera quasi-inexistant en Syrie, les militants condamnés à l'exil.

Le massacre de Hama nous rappelle que la répression et la brutalité implacables du régime syrien constituent son ADN. Aujourd'hui Bashar al-Assad ne fait que reprendre le flambeau et poursuivre l'oeuvre macabre du père.

La brutalité de la répression a été vécue comme un véritable traumatisme par la population de Hama et a durablement marqué les esprits.

Car c'est à Hama, que se trouvent les racines de la Révolution syrienne qui éclatera 30 ans plus tard.



Source :Via Thawra News

Source : Shaykh Abû Zakariyyâ al-Husaynî