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Discussion: Massacre visant la communauté Peul du Mali à Ogossagou, au moins 160 morts, une majorité de femmes et d'enfants selon les rapports - 23/03/2019

  1. #1
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
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    Par défaut Massacre visant la communauté Peul du Mali à Ogossagou, au moins 160 morts, une majorité de femmes et d'enfants selon les rapports - 23/03/2019


    اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ


    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

    Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima












    Ibrahim Boubacar Keïta après le massacre des Peuls au Mali : « Nous sommes en guerre »

    Le président malien, en visite à Ogossagou, a promis la justice et la sécurité après la tuerie qui a fait au moins 160 morts parmi la communauté peule.

    A Ogossagou, les rescapés du massacre du 23 mars sont sous le choc. Le bilan s’est encore alourdi, atteignant au moins 160 morts.

    Parmi les victimes peules, on compte une majorité de femmes et d’enfants. Des blessés ont été évacués à l’hôpital de Sévaré.

    Avant de s’attaquer aux habitants, les assaillants, habillés en chasseurs, selon les témoignages, et identifiés par une association peule comme appartenant à une milice d’autodéfense dogon, ont fait l’assaut d’une position de combattants peuls.

    Ils ont ensuite pris pour cible les maisons d’un célèbre marabout et du chef du village, qu’ils ont exécutés avec tous ceux qu’ils hébergeaient.

    Puis ils ont mis le feu aux cases, pourchassant les habitants à coups de machette.

    Deux jours après le drame, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta s’est rendu sur les lieux, promettant la justice et le retour de la sécurité.

    Le président de la jeunesse de l’association peule Tabital Pulaaku a accusé les autorités d’inertie.

    De son côté, le vice-président de l’association Ginna Dogon a appelé à ne pas « ethniciser ces victimes » : « Pour nous, qu’ils soient de n’importe quelle ethnie, ce sont des Maliens », a-t-il déclaré à l’AFP.





  2. #2
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    Contexte :


    27/03/2019


    Attaque contre l'armée au centre du Mali: 23 militaires tués




    L'armée malienne a perdu 23 hommes dans l'attaque dimanche contre son camp de Dioura, dans le centre du pays, selon un communiqué militaire publié lundi lors d'une visite sur place du ministre de la Défense et de responsables de l'état-major.

    Des sources militaires et un élu local interrogés par l'AFP avaient jusqu'ici évoqué un bilan de 21 militaires maliens tués lors de cette attaque attribuée à "des groupes terroristes sous le commandement de Ba Ag Moussa", dit Bamoussa, considéré comme un proche du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, chef de la principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda.

    Les membres de la délégation, composée notamment du ministre Tiémoko Sangaré, du commandant de l'état-major général des armées et d'un commandant des Casques bleus de l'ONU "se sont recueillis sur la tombe des 23 frères d'armes tombés les armes à la main le 17 mars 2019 en défendant la patrie", selon un communiqué des Forces armées maliennes (FAMa).

    "Je peux vous dire qu'il y avait beaucoup d'émotion à Dioura, mais aussi beaucoup de détermination dans la lutte anti-terroriste", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère de la Défense joint par téléphone.

    Très difficile d'accès, le camp de Dioura se situe à mi-chemin entre la capitale régionale Mopti et la frontière mauritanienne, dans une zone régulièrement frappée par des attaques du groupe du prédicateur radical peul Amadou Koufa.

    Situé dans une zone très difficile d'accès où est active depuis plusieurs années la katiba (cellule combattante) Macina, liée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), entre la capitale régionale, Mopti, et la frontière mauritanienne, le camp de Dioura a été "attaqué aux environs de 06H00 (GMT et locales) par des terroristes", selon l'armée malienne.

    Les Forces armées maliennes (FAMa) "enregistrent des dégâts matériels et des pertes en vies humaines", indique l'armée, qui assure avoir repris le contrôle du poste militaire à 16H00 mais ne donne pas de bilan.

    Se disant "consterné", le chef de la mission de l'ONU au Mali, Mahammad Saleh Annadif, a condamné une attaque ayant engendré "de lourdes pertes". La Minusma a "organisé dans la journée l'évacuation médicale de plusieurs blessés", selon un communiqué.

    "21 corps de militaires maliens ont été enterrés dimanche à côté de Dioura", a déclaré à l'AFP un élu local. Le "bilan provisoire est de 21 corps découverts", a confirmé une source militaire malienne.




    - 'Camp détruit, le commandant tué' -


    L'opposition malienne, réunie au sein du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, a évoqué un bilan de "plus de 20 FAMas morts, une vingtaine de disparus, un nombre indéterminé de blessés, huit véhicules brûlés, dont des (camions) citernes et huit véhicules équipés d'armes de guerre emportés par les assaillants".

    "Le camp militaire détruit. Le commandant de compagnie, le capitaine Mohamed Sidati Ould Cheikh est parmi les militaires tombés sous les feux des terroristes", ajoute l'opposition, évoquant le plus "lourd bilan" depuis la cuisante défaite de l'armée malienne face à des groupes rebelles touareg et arabes à Kidal (nord) en mai 2014.

    Selon l'armée, l'attaque de dimanche a été menée par "des groupes terroristes sous le commandement de Ba Ag Moussa", dit Bamoussa, un ex-colonel ayant rejoint les rangs jihadistes en 2012 et considéré comme un proche du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, qui dirige la principale alliance jihadiste du Sahel.

    "Toutes nos pensées pour les fiers soldats de l'Armée malienne tombés à Dioura", a réagi le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, que l'opposition exhorte à "prendre les mesures d'urgence qui s'imposent".




    - Opérations Barkhane et Minusma -

    En avril 2018, "14 suspects terroristes" arrêtés à Dioura et remis à des militaires maliens avaient été tués "suite à une présumée tentative d'évasion", selon l'armée. Une association peule et des proches avaient dénoncé des "exécutions sommaires".

    Malgré la Minusma, une forte présence militaire française et la création de la force militaire régionale G5-Sahel, les violences jihadistes persistent dans le pays, avec 237 attaques recensées en 2018, selon l'ONU.

    Les autorités maliennes et les forces internationales espéraient une baisse des violences dans le centre après avoir donné pour mort fin novembre le chef de la katiba Macina, le prédicateur radical peul Amadou Koufa, lui aussi membre de l'alliance d'Iyad Ag Ghaly.

    Mais l'homme est réapparu récemment sur une vidéo jugée crédible par l'état-major français, et les violences se sont poursuivies dans la région.

    Six militaires maliens ont été tués mardi: leurs véhicules ont sauté sur une mine dans la région de Mopti. Deux soldats français de Barkhane avaient été grièvement blessés quelques jours plus tôt dans leur campement temporaire près de la frontière du Niger.

    Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous le contrôle de groupes islamistes liés à Al-Qaïda, qui en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et qui se poursuit. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le Sud et le phénomène déborde sur les pays voisins, le Burkina Faso et le Niger. Ces attaques s'ajoutent à des conflits intercommunautaires qui ont fait plus de 500 morts parmi les civils dans le centre en 2018, selon l'ONU.




  3. #3
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    Sur le contexte voir :


    --> Exactions commises par des groupes d’autodéfense dans le centre du Mali, « Avant, nous étions des frères » - 2018/2019

    --> Mali et région saharo-sahélienne, ressources naturelles, pétrole, gaz et apparition de conflits 2018/2019

    --> https://forumislam.com/forum_musulma...l=1#post889726



    Violences au Mali : des mercenaires étrangers derrière les massacres ?

    Comment expliquer l’escalade de violence entre Peuls et Dogon, deux communautés qui ont une longue tradition de cohabitation ? Au moins 500 civils ont été tués dans des affrontements intercommunautaires en 2018, selon l’ONU. Issa N’Diaye, professeur de philosophie à l’université de Bamako, ancien ministre de l’éducation et de la culture, craint l’infiltration de mercenaires étrangers dans le conflit à des fins de déstabilisation du pays.




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