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Discussion: Israël : Extrêmisme politco-religieux et guerrier au sein du judaïsme politique suprémaciste messianiste - 07/03/2019

  1. #1
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    Par défaut Israël : Extrêmisme politco-religieux et guerrier au sein du judaïsme politique suprémaciste messianiste - 07/03/2019

    اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ


    Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima





    Asalam 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh


    Comment le règne des rabbins alimente une guerre sainte en Israël



    Jonathan Cook


    Jeudi 7 mars 2019 - 09:30 | Dernière mise à jour: il y a 2 mois 3 semaines

    Des rabbins extrémistes jouissant de la bénédiction implicite de l’État sont en train de transformer un conflit territorial aux origines coloniales en une bataille contre le monde islamique au sens large





    Un homme juif passe devant un étal vendant des portraits de rabbins dans la ville israélienne de Netivot en 2016 (AFP)


    Dans quel pays un haut religieux payé par l’État a-t-il récemment exhorté ses partisans à devenir des « guerriers » imitant un groupe de jeunes hommes ayant assassiné une femme d’une autre religion ?


    Ce religieux l’a fait en toute impunité. En fait, il s’est contenté de faire écho à d’autres religieux haut-placés qui avaient promu un livre – là encore en toute impunité – exhortant leurs disciples à assassiner des bébés appartenant à d’autres religions.


    Dans quel pays le chef du clergé peut-il qualifier les noirs de « singes » et demander l’expulsion d’autres communautés religieuses ?



    Dans quel pays une élite cléricale exerce-t-elle tant de pouvoir qu’elle est la seule à pouvoir décider qui peut se marier ou divorcer – et qu’elle est soutenue par une loi permettant d’emprisonner une personne qui tente de se marier sans son approbation ? Ces religieux peuvent même stopper le réseau ferroviaire national sans préavis.

    Dans quel pays ces saints hommes sont-ils si craints que les images de femmes sont grattées des panneaux d’affichage, que les campus universitaires introduisent la ségrégation hommes-femmes pour les apaiser et que les femmes se retrouvent littéralement poussées à l’arrière des bus ?


    Est-ce en Arabie saoudite ? Ou au Myanmar ? Ou peut-être en Iran ?


    Non, cela se passe en Israël, le seul État juif autoproclamé au monde.

    Quelles « valeurs partagées » ?

    Il n’y a guère de politicien à Washington cherchant à se faire élire qui n’a pas professé à un moment donné un « lien indissoluble » entre les États-Unis et Israël, ni prétendu que les deux défendent des « valeurs partagées ». Il semble que peu d’entre eux aient une idée des valeurs qu’Israël représente réellement.


    Il existe de nombreuses raisons de critiquer Israël, notamment son oppression brutale des Palestiniens sous l’occupation et son système de ségrégation et de discrimination institutionnalisées à l’encontre du cinquième de sa population qui n’est pas juif – sa minorité palestinienne.




    Un panneau électoral montre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou serrant la main du président américain Donald Trump, à Tel Aviv, le 3 février (AFP)



  2. #2
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    Cependant, ses détracteurs ont largement négligé les tendances théocratiques croissantes d’Israël.

    Cela ne s’est pas révélé simplement régressif pour la population juive d’Israël – les rabbins exerçant un contrôle de plus en plus grand sur la vie des juifs religieux et laïcs, en particulier des femmes –, mais cela a également des implications alarmantes pour les Palestiniens, tant sous occupation que vivant en Israël, dans la mesure où un conflit national aux origines coloniales connues se transforme progressivement en guerre sainte, alimentée par des rabbins extrémistes jouissant de la bénédiction implicite de l’État.


    Contrôle du statut personnel


    En dépit du fait que les pères fondateurs d’Israël étaient laïcs de leur propre aveu, la séparation entre l’institution religieuse et l’État en Israël a toujours été, au mieux, précaire – et elle disparaît à un rythme toujours plus rapide.

    Après la création d’Israël, David Ben Gourion, le premier Premier ministre d’Israël, a décidé de subordonner d’importants aspects de la vie des juifs israéliens à la juridiction d’un rabbinat orthodoxe, représentant le courant le plus strict, le plus traditionnel et le plus conservateur du judaïsme. D’autres courants plus libéraux n’ont aucun statut officiel en Israël à ce jour.

    La décision de Ben Gourion reflétait en partie le désir de faire en sorte que son nouvel État englobe deux conceptions différentes de la judaïté : à la fois ceux qui s’identifiaient comme juifs dans un sens ethnique ou culturel laïc et ceux qui entretenaient les traditions religieuses du judaïsme. Il espérait fusionner les deux pour créer une nouvelle notion de « nationalité » juive.

    Pour cette raison, les rabbins orthodoxes se sont vu attribuer le contrôle exclusif de sections importantes de la sphère publique : les questions de statut personnel, telles que les conversions, les naissances, les décès et les mariages.



    Justifications bibliques


    Ce qui a renforcé le pouvoir des rabbins, c’était le besoin urgent des dirigeants laïcs d’Israël de dissimuler les origines coloniales de l’État. Ils se sont servis de l’éducation pour insister sur les justifications bibliques de l’usurpation par les juifs des terres de la population palestinienne autochtone.

    Comme le faisait remarquer le pacifiste Uri Avnery, la revendication sioniste était « fondée sur l’histoire biblique de l’Exode, la conquête de Canaan, les royaumes de Saul, David et Salomon… Les écoles israéliennes enseignent la Bible comme une vérité historique ».



    Des juifs ultra-orthodoxes prient devant le Mur des Lamentations à Jérusalem, le 21 janvier (AFP)


    Cet endoctrinement, combiné à un taux de natalité beaucoup plus élevé parmi les juifs religieux, a contribué à une explosion du nombre de personnes identifiées comme religieuses. Ils représentent désormais la moitié de la population.

    Aujourd’hui, environ un quart des juifs israéliens appartient au courant orthodoxe, qui a une lecture littérale de la Torah, et un sur sept appartient au courant ultra-orthodoxe, ou haredim, le plus fondamentaliste des courants religieux juifs. Selon les prévisions, dans 40 ans, ce dernier comprendra un tiers de la population juive du pays.

  3. #3
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    « Conquérir le gouvernement »

    La montée en puissance et l’extrémisme des orthodoxes en Israël ont été mis en lumière la dernière semaine de janvier, lorsque l’un de leurs plus influents rabbins, Shmuel Eliyahou, a pris publiquement la défense de cinq étudiants accusés d’avoir assassiné Aisha Rabi, une mère palestinienne de huit enfants. En octobre, ils ont jeté des pierres sur sa voiture près de Naplouse, en Cisjordanie occupée, lui faisant quitter la route.


    Eliyahou est le fils d’un ancien grand rabbin d’Israël, Mordekhaï Eliyahou, et siège lui-même au Conseil du grand-rabbinat, qui contrôle de nombreux aspects de la vie des Israéliens. Il est également le rabbin municipal de Safed, une ville qui, dans le judaïsme, a le même statut que Médine dans l’islam ou Bethléem dans le christianisme. Ses propos ont donc beaucoup de poids pour les juifs orthodoxes.


    Plus tôt ce mois-ci, une vidéo a été révélée lors d’une conférence qu’il a donnée au séminaire où les cinq accusés ont étudié, dans la colonie illégale de Rehelim, au sud de Naplouse.

    Eliyahou a non seulement salué les cinq hommes comme des « guerriers », mais il a également déclaré aux autres étudiants qu’ils devaient renverser le système judiciaire laïc « pourri ». Il leur a dit qu’il était vital de « conquérir le gouvernement » aussi, mais sans armes ni chars. « Vous devez vous emparer des postes clés de l’État », les a-t-il exhortés.

    Des juges violant la loi

    En vérité, ce processus est déjà bien avancé.


    La ministre de la Justice, Ayelet Shaked, qui aurait dû être la première à dénoncer les propos d’Eliyahou, est étroitement liée aux colons religieux. Fait révélateur, elle et d’autres ministres ont gardé un silence studieux.


    En effet, les représentants politiques des communautés juives religieuses israéliennes, y compris les colons, sont désormais le pilier des gouvernements de coalition israéliens. Ils sont les faiseurs de roi et peuvent obtenir d’énormes concessions de la part des autres partis.



    La ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked, prononce un discours à Jérusalem, en 2017 (AFP)



    Depuis quelque temps, Shaked se sert de sa position pour faire entrer davantage de juges ouvertement nationalistes et religieux dans le système judiciaire, y compris au sein de la plus haute cour du pays, la Cour suprême.


    Deux des quinze juges actuels, Noam Sohlberg et David Mintz, sont des hors-la-loi qui vivent ouvertement dans des colonies de Cisjordanie en violation du droit international. Plusieurs autres juges nommés à la magistrature par Shaked sont religieux et conservateurs.


    Cela constitue une victoire importante pour les religieux orthodoxes et les colons. Le tribunal est la dernière ligne de défense des laïcs contre les atteintes à leurs libertés religieuses et à l’égalité des sexes.


    Et le tribunal offre le seul recours possible pour les Palestiniens cherchant à atténuer les pires excès des politiques violentes et discriminatoires du gouvernement, de l’armée et des colons israéliens.

  4. #4
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    Le peuple élu

    Le collègue d’Ayelet Shaked, Naftali Bennett, autre idéologue du mouvement de colonisation, est ministre de l’Éducation au sein du gouvernement Netanyahou depuis quatre ans. Ce poste a longtemps été critique pour les orthodoxes, car la prochaine génération d’Israéliens en découle.


    Après des décennies de concessions accordées aux rabbins, le système scolaire israélien est déjà fortement biaisé en faveur de la religion. Une enquête réalisée en 2016 a montré que 51 % des élèves juifs fréquentaient des écoles religieuses pratiquant la ségrégation hommes-femmes et mettant l’accent sur le dogme biblique – contre 33 % à peine quinze ans plus tôt.


    Cela peut expliquer pourquoi un sondage récent a révélé que 51 % des juifs israéliens sont persuadés que les juifs ont un droit divin sur la « terre d’Israël » et un peu plus – 56 % – que les juifs sont un « peuple élu ».


    Ces résultats vont probablement s’aggraver dans les années à venir. Sous Bennett, le ministère de l’Éducation a accordé, dans le programme scolaire, une plus grande importance à l’identité tribale juive, aux études bibliques et aux revendications religieuses vis-à-vis du Grand Israël, y compris des territoires palestiniens – que le ministre souhaite annexer.

    Inversement, les sciences et les mathématiques sont de plus en plus minimisées dans le système éducatif et totalement absentes des écoles ultra-orthodoxes. La théorie de l’évolution, par exemple, a été en grande partie effacée du programme, même dans les écoles laïques.

    « Aucune pitié » pour les Palestiniens

    Les services de sécurité israéliens constituent une autre sphère décisive du pouvoir étatique dont s’emparent les religieux, et en particulier les colons. Le chef de la police Roni Alsheikh a vécu pendant des années dans une colonie célèbre pour ses attaques violentes contre les Palestiniens, et l’actuel rabbin en chef de la force, Rahamim Brachyahu, est également un colon.


    Tous deux ont activement promu un programme qui recrute davantage de juifs religieux dans la police. Nahi Eyal, le fondateur du programme, a déclaré que son objectif était d’aider la communauté des colons à « se frayer un chemin dans les rangs du commandement ».





    Un garde-frontière israélien photographié lors d’affrontements en Cisjordanie occupée, le vendredi 12 janvier 2018 (AFP)


    Cette tendance est encore plus enracinée au sein de l’armée israélienne. Les chiffres montrent que la communauté religieuse nationaliste, à laquelle appartiennent de nombreux colons – bien que ne constituant que 10 % de la population – représente la moitié de tous les nouveaux élèves-officiers. La moitié des académies militaires israéliennes sont désormais religieuses.


    Cela s’est traduit par un rôle croissant des rabbins orthodoxes extrémistes pour motiver les soldats sur le champ de bataille. Lors de l’invasion terrestre de Gaza par Israël en 2008-2009, le rabbinat de l’armée a remis aux soldats des pamphlets se servant d’injonctions bibliques pour les convaincre de ne « montrer aucune pitié » envers les Palestiniens.

    Appel à tuer des bébés

    Dans le même temps, le gouvernement a encouragé la population ultra-orthodoxe à la croissance rapide à s’installer dans les colonies de Cisjordanie spécialement aménagées à cet effet, telles que Modi’in Illit et Beitar Illit. Cela, à son tour, alimente progressivement l’émergence d’un nationalisme agressif chez leurs jeunes.


    Autrefois, les haredim étaient ouvertement hostiles ou, au mieux, ambivalents à l’égard des institutions de l’État israélien, estimant qu’un État juif était sacrilège tant que le Messie n’était pas arrivé pour régner sur les juifs.




    Aujourd’hui, pour la première fois, de jeunes haredim servent dans l’armée israélienne, ce qui renforce la pression exercée sur le commandement militaire pour tenir compte de leur idéologie fondamentaliste religieuse. Un nouveau terme pour ces soldats haredim belliqueux a été inventé : le « Hardal ».


    Rahamim Brachyahu et les rabbins du Hardal font partie des principaux rabbins à avoir promu un livre terrifiant, la Torah du Roi, écrit par deux rabbins colons, qui exhorte les juifs à traiter sans pitié les non-juifs, et plus particulièrement les Palestiniens.


    L’ouvrage offre la bénédiction de Dieu au terrorisme juif – non seulement contre les Palestiniens qui tentent de résister à leur déplacement par des colons, mais contre tous les Palestiniens, même les bébés, sur le principe « qu’il est clair qu’ils vont grandir pour nous faire du mal ».

    La ségrégation hommes-femmes s’étend

    L’augmentation spectaculaire de la religiosité crée également des problèmes internes à la société israélienne, en particulier pour la population laïque déclinante et pour les femmes.


    Les affiches pour les prochaines élections – et cela vaut pour les publicités en général – sont « nettoyées » des visages de femmes dans certaines régions du pays pour éviter de choquer.


    Le mois dernier, la Cour suprême a reproché au Conseil de l’enseignement supérieur d’Israël de permettre à la ségrégation entre hommes et femmes dans les classes des universités de s’étendre au reste du campus, y compris aux bibliothèques et aux espaces communs. Les étudiantes et les enseignantes sont soumis à des codes vestimentaires « modestes ».


    Le Conseil a même annoncé son intention d’élargir la ségrégation pour pallier la difficulté de persuader les juifs religieux de suivre des études supérieures.

    Essor de la violence

    Israël a toujours été une société profondément structurée pour maintenir les juifs israéliens et les Palestiniens séparés, que ce soit physiquement ou en matière de droits. C’est également vrai pour la grande minorité palestinienne d’Israël, un cinquième de sa population, qui vit presque entièrement à l’écart des juifs dans des communautés séparées. Les enfants palestiniens sont tenus à l’écart des enfants juifs dans des écoles séparées.


    Mais en mettant davantage l’accent sur une définition religieuse de la judaïté, les Palestiniens font maintenant face non seulement à la froide violence structurelle conçue par les fondateurs laïcs d’Israël, mais aussi à une hostilité coléreuse, sanctionnée par la Bible, d’extrémistes religieux.




    Une affiche arbore le portrait d’Ali Dawabsheh, un bébé palestinien tué dans une attaque incendiaire près de Hébron, en 2015 (AFP)

  5. #5
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    C’est ce qui ressort le plus clairement de la montée rapide des attaques physiques contre les Palestiniens et leurs biens, ainsi que contre leurs lieux saints, en Israël et dans les territoires occupés. Parmi les Israéliens, cette violence est légitimée en tant que « prix à payer », comme si les Palestiniens s’étaient attirés un tel préjudice.


    YouTube regorge aujourd’hui de vidéos de colons armés d’armes à feu ou de matraques qui s’en prennent à des Palestiniens, généralement pendant qu’ils tentent d’accéder à leurs oliveraies ou à leurs sources, tandis que les soldats israéliens se tiennent passivement à côté ou les aident.


    Les incendies criminels se sont étendus des oliveraies aux maisons palestiniennes, parfois avec des résultats effroyables, quand des familles sont brûlées vives.


    Avec leurs justifications bibliques, des rabbins comme Eliyahou ont attisé cette nouvelle vague d’attaques. Le terrorisme d’État et la violence de la foule ont fusionné.

    Détruire al-Aqsa

    La plus grande poudrière potentielle se situe à Jérusalem-Est occupée, dans l’enceinte de la mosquée al-Aqsa, où le pouvoir symbolique et politique croissant de ces rabbins messianiques risque d’exploser.


    Les politiciens laïcs ont longtemps joué avec le feu sur ce lieu saint islamique, se servant de l’archéologie pour tenter de le convertir en un symbole du droit historique des juifs à la terre, y compris les territoires occupés.


    Cependant, leur affirmation selon laquelle la mosquée est construite sur deux temples juifs, dont le dernier aurait été détruit il y a deux mille ans, a été rapidement reprise à des fins politiques incendiaires et modernes.




    La mosquée al-Aqsa à Jérusalem photographiée le 24 janvier (AFP)

    L’influence croissante des juifs religieux au Parlement, au gouvernement, dans les tribunaux et dans les services de sécurité signifie que les responsables sont de plus en plus audacieux lorsqu’ils revendiquent physiquement la souveraineté sur al-Aqsa.


    Cela implique également une plus grande indulgence envers les extrémistes religieux qui exigent davantage que le contrôle physique du site de la mosquée. Ils veulent qu’al-Aqsa soit détruite et remplacée par un troisième temple.

  6. #6
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    Une guerre sainte qui rassemble

    Lentement, Israël transforme un projet colonial contre les Palestiniens en une bataille contre le monde islamique au sens large. Il transforme un conflit territorial en guerre sainte.

    La croissance démographique de la population religieuse d’Israël, la culture par le système scolaire d’une idéologie de plus en plus extrême basée sur la Bible, la prise de contrôle des centres de pouvoir étatiques par les religieux et l’émergence d’une classe de rabbins influents prêchant le génocide contre les voisins d’Israël ont préparé le terrain pour une tempête dans la région.


    La question est maintenant de savoir à quel moment les alliés d’Israël, aux États-Unis et en Europe, vont enfin se réveiller face à la direction catastrophique qu’emprunte Israël – et trouver la volonté de prendre les mesures qui s’imposent pour l’arrêter.



    Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de
    Middle East Eye.

    Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

  7. #7
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    Vendredi 9 janvier 2015, lors d’une conférence de presse à Tel Aviv avec l’ambassadeur français, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré une guerre ouverte contre l’Islam. Cette déclaration d’une violence extrême a été occultée par les médias israéliens, américains et européens qui ont rajouté l’adjectif RADICAL à cette déclaration alors qu’il ne prononce pas ce mot.


  8. #8
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    Hitler et l’Holocause, c’est bien, affirment des rabbins israéliens (Vidéo)

    jeudi 2 mai 2019


    Ci-dessous la vidéo montrant plusieurs rabbins israéliens réputés, et faisant des formations dans l’armée israélienne, qui vantent les mérites de l’idéologie hitlérienne, du racisme et de l’esclavage.








    Cela a été retransmis sur la chaîne 13 de la télévision israélienne.

    Ces rabbins ont été enregistrés pendant qu’ils donnaient des cours aux jeunes conscrits israéliens dans le cadre de leur préparation militaire.



    L’idéologie raciste d’Hitler y est qualifiée de « 100 % correcte », ayant pour seul défaut de n’avoir pas été appliquée au peuple adéquat.


    Les Juifs forment une race supérieure et tous les non-juifs, ces sous-hommes, devraient être leurs esclaves, tels sont les points de vue développés devant les jeunes Israéliens, au sein de la « prépa au service militaire » Bnei David, dispensée dans la colonie d’Eli, en Cisjordanie.



    Et ces « éducateurs », qui font partie du système politique israélien, donnent ce genre de cours depuis des années.



    TRADUCTION DES INTERVENTIONS



    Voici la traduction en Français de ces propos sordides :



    Rabbi Eliezer Kashtiel, qui se plaint de l’abolition de l’esclavage :


    L’abolition légale de l’esclavage a créé des distorsions. Mais avec l’aide de Dieu il sera rétabli. Les goyim (les non-juifs) voudront devenir nos esclaves. Être l’esclave d’un Juif est ce qui peut leur arriver de mieux. Il faut qu’ils soient des esclaves, ils veulent être esclaves. Au lieu d’errer dans les rues, de se comporter de manière stupide et de se faire du mal, il retrouveront un peu d’ordre dans leur vie.



    Les gens qui nous entourent ont des problèmes génétiques. Demandez à n’importe quel Arabe moyen où il veut être. Il veut être sous occupation. Pourquoi ? Parce qu’ils ont des problèmes génétiques, il ne savent pas comment diriger un pays, ils ne savent rien faire. Vous n’avez qu’à regarder dans quel état ils sont.



    « Bien sûr nous sommes racistes. Sommes-nous inconscients du fait qu’il a différentes races ? Est-ce un secret ? Est-ce faux ? Nous sommes racistes et nous croyons dans le racisme. Et en raison de ces différentes caractéristiques génétiques selon les nations, les Juifs doivent voir comment ils peuvent les aider."




    Un étudiant demande :


    Qui vous a autorisé à décider qui appartient à telle ou telle catégorie ?



    Le rabbi Kashtiel :


    Je peux constater que ce que j’accomplis est nettement plus significatif que lui.



    Un autre rabbin Giora Radler, intervient ensuite dans un cours sur l’Holocauste.


    « Avec l’Holocauste, il ne s’agit pas du massacre de Juifs. Et ceux qui mettent en cause l’idéologie qui a conduit à l’holocauste sont ridicules. C’est comme si assassiner les gens sans raison, serait plus moral. L’humanisme, la culture de la laïcité, notre croyance en l’humain, c’est ça le véritable Holocauste. Ce qui nous tue vraiment, c’est le pluralisme, c’est ce ‘Je crois en l’humain’. C’est ça l’Holocauste. Dieu (que son nom soit béni) nous criait depuis des années que l’exil juif était terminé, mais les gens ne l’ont pas écouté, et c’est ça leur maladie, une maladie qui ne pouvait être guérie que par l’Holocauste ».


    « La logique nazie était juste. Hitler dit qu’un certain groupe dans la société est responsable de tous les malheurs de l’humanité, et que par sa faute, toute l’humanité ira à sa perte, et que c’est la raison pour laquelle il faut l’exterminer ».




    Radler demande à un étudiant :


    « Est-ce que cette idéologie vous semble illogique ? Très mauvaise ? »


    Réponse de l’étudiant :

    « Elle ne semble pas morale »


    Radler demande alors :

    Est-ce que Moïse était aussi mauvais qu’Hitler ?


    Réponse de l’étudiant :


    Non


    Radler (avec en plus un couplet contre les femmes) :


    "Et pourquoi ? Il y a une chose au monde qui est vraiment diabolique, c’est l’hypocrisie. Est-ce que cela fait une différence si on vous tue avec un poignard comme pour Agag (le roi amalekite que le prophète Samuel a ’découpé en morceaux’) ou si on vous tue dans une chambre à gaz ?



    Hitler était la droiture même. Chacun de ses mots est juste. Son idéologie est juste. Il y a un monde masculin qui combat, qui défend l’honneur et la fraternité parmi les soldats. Et il y a le monde féminin, tout en douceur, qui parle d’éthique et de ‘tendre l’autre joue’. Et nous croyons que les Juifs continuent cet héritage de ne pas laisser gâter ainsi toute l’humanité par ceux qui sont nos vrais ennemis. Hitler a raison à 100% , en dehors du fait qu’il n’a pas ciblé le bon groupe.





    Et l’Israélien Jonathan Ofir, bloggueur et chef d’orchestre au Danemark, de commenter pour Mondoweiss :



    Et ce ci n’a rien d’un "dérapage". Cela est dit également par d’autres Israéliens, d’autres éducateurs comme le Rabbi Dov Lior de la colonie de Kiryat Arba (Hébron), qui réclame que "soient tués les bébés non-juifs", afin qu’"ils ne puissent pas nous nuire ensuite".


    Un rabbin qui a fait des formations pour les forces de police, dont les thèses sont les mêmes que celles de l’école religieuse de la colonie de Yitzhar (Naplouse) qui a reçu des fonds de la Fondation de Jared Kushner.


    Les propos diffusés par Channel 13 provoqueront peut-être quelques remous superficiels en Israël, mais cette idéologie est désormais installée en profondeur dans la réalité politique israélienne, et chez tous ceux qui ont par exemple défendu le soldat franco-israélien Elor Azaria qui a assassiné un Palestiniens blessé, à terre, qui ne présentait aucune menace."


    (Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)


    https://mondoweiss.net/2019/04/israe...eid=3592db61b2


    CAPJPO-EuroPalestine

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