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Discussion: Un massacre fait une centaine de morts au Mali,un village de l’ethnie Dogon a été quasiment entièrement rasé par plusieurs hommes lourdement armés - 10/06/2019

  1. #1
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    Par défaut Un massacre fait une centaine de morts au Mali,un village de l’ethnie Dogon a été quasiment entièrement rasé par plusieurs hommes lourdement armés - 10/06/2019

    اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ


    Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima





    Asalam 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh



    Un massacre fait une centaine de morts au Mali,un village de l’ethnie Dogon a été quasiment entièrement rasé par plusieurs hommes lourdement armés

    10/06/2019



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    Une centaine de morts après l’attaque d’un village dogon dans le centre du Mali




    Le plateau Dogon dans la région de Bandiagara au Mali.

    © Xavier ROSSI/Gamma-Rapho via Getty Images


    Par RFI Publié le 10-06-2019 Modifié le 10-06-2019 à 22:24



    Le centre du Mali est une nouvelle fois endeuillé après une attaque meurtrière. Des hommes armés ont tué au moins 95 personnes dans le village dogon de Sobane, près de la ville de Sangha, dans le cercle de Bandiagara. Une action qui n’a pas encore été revendiquée.

    Lorsque les assaillants sont venus dans le hameau de Sobane, situé dans la commune rurale de Sangha, les autochtones ont, dans un premier temps, pensé à des voleurs de bétail et se sont alors cachés dans des cases.
    Très rapidement, des hommes armés ont montré leur vrai visage. Ils étaient venus pour tuer. A l’aide d’armes blanches et de fusils automatiques, ils se sont attaqués aux 300 habitants. Ils ont également brûlé de nombreuses cases. A l’intérieur, il y a avait notamment des femmes et des enfants.

    Selon un témoin, à l’est du hameau, un groupe d’hommes tentait de défendre ce village dogon. Tous auraient été massacrés.

    Ce lundi, selon un bilan provisoire, au moins 95 civils ont été tués et des survivants traumatisés. Il y a, au moins, 9 blessés graves, « des brûles », précise un élu de la région.

    Après la tragédie, le deuil s’est installé, non seulement sur place mais aussi dans les localités voisines ainsi qu’à Bamako.

    En l’absence du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, en voyage, c’est le Premier ministre Boubou Cissé qui gère directement la situation. Il a fait publier un communiqué et dépêché sur place un renfort de troupes ainsi qu’une délégation. A Bamako, il dirige une cellule de crise.



    Seule une cinquantaine d'habitants ont répondu présents


    Joint par RFI, Kénékou Dara, propriétaire du campement touristique « Amitié Dogon », situé à 17 km de Sobane, se trouve dans la localité depuis 6h00 du matin ce lundi, avec les militaires. Il indique que l’attaque a duré « de 17h00 à 1h00 du matin » avant de confirmer que « 95 corps calcinés » ont été trouvés et que parmi les 300 personnes que comptait le village, « seules 56 personnes ont répondu « à l’appel que l’armée a essayé de lancer ».

    Les violences dans le centre du Mali sont régulières. Le 23 mars dernier, le massacre d'Ogossagou avait provoqué une onde de choc. Le gouvernement avait alors annoncé le démantèlement des milices d'auto-défense et le démarrage d'un vaste programme de désarmement.

    Ils ont commencé à tirer. Ils sont rentrés à l’intérieur des maisons. Ils les ont égorgés, ils ont tiré. Il y a quelques-uns qui ont pu s’échapper mais il y en a beaucoup qui sont morts. […] Cette attaque nous a beaucoup, beaucoup surpris.

    Témoignage d’un instituteur de Sobane

    10-06-2019 - Par Julie Vandal






    « Le seuil de l’intolérable est atteint »

    Yaya Sangaré, ministre malien de la Communication pointe du doigt les terroristes et appelle à l'apaisement pour éviter une nouvelle escalade de la violence. Une enquête est en cours. Le président Ibrahim Boubacar Keïta doit se rendre sur place dans les jours qui viennent.

    La Minusma n'a pas non plus tardé à réagir à ce nouveau massacre. Le chef de l'opération des Nations unies au Mali se dit choqué et outré par cette nouvelle attaque. « Le seuil de l'intolérable est atteint et le temps d'un sursaut national s'impose », écrit Mahamat Saleh Annadif. La Minusma prendra toute sa part de responsabilité, précise le chef de la Minusma.

    L'association de chasseurs dogons "Dan Nan Ambassagou" dont le gouvernement avait annoncé la dissolution, le 24 mars, au lendemain du massacre d'Ogossagou, a condamné un « acte terroriste et génocidaire intolérable »


    Prudence sur l’identité des assaillants


    Qui est donc derrière cette nouvelle attaque meurtrière, dans le centre du Mali ? Joint par RFI, Ibrahim Maïga, chercheur à l'Institut d'études de sécurité, basé à Bamako, reste très prudent sur l'identité des assaillants.

    Cette attaque doit interroger les réponses qui sont apportées par les acteurs, tant nationaux qu’internationaux parce que dans la même zone, vous avez la Minusma mais il y a aussi de plus en plus de campagnes conduites par l’opération Barkhane. Mais évidemment la responsabilité première incombe à l’Etat malien, aux Forces de défense et de sécurité du Mali.


    Ibrahim Maïga
    10-06-2019 - Par Julie Vandal





    Mali: vive émotion et de nombreuses questions après le massacre de Sobane




    Des fermiers dogons en train de travailler. (Image d'illustration)

    © DeAgostini/Getty Images

    Par RFI Publié le 11-06-2019 Modifié le 11-06-2019 à 02:37



    L'émotion est toujours vive dans le village de Sobane, situé dans la commune rurale de Sangha, dans le centre du Mali, où un massacre a duré plusieurs heures entre dimanche et lundi matin. Des corps ont été inhumés lundi après-midi, alors que de nombreuses autres personnes sont portées disparues. Le point sur la situation.

    Dans l’après-midi de ce lundi, dans le village de Sobane, les victimes de l’attaque meurtrière ont été inhumées. Du monde sur les lieux, notamment des élus, des parents de personnes décédées, ainsi que le gouverneur de la région de Mopti. Sidy Alassane Touré estime qu’il y a beaucoup moins que 95 morts, alors que de leur côté des élus maintiennent les premiers chiffres avancés.

    Après l’enterrement, un détachement de l’armée malienne est resté sur les lieux pour renforcer la sécurité. Outre les victimes, il y a des blessés. L’un d’eux a apporté des précisions. L’attaque aurait commencé dimanche vers 17 heures, pour prendre fin lundi vers 3 heures du matin.

    Les assaillants étaient nombreux, plusieurs dizaines. Certains à pied, d’autres à motos. À leur arrivée sur place, les autochtones ont pris peur et se sont réfugiés dans des cases. Alors, les assaillants ont fait usage d’armes (certaines étaient automatiques), avant de mettre feu à de nombreuses cases avec à l’intérieur des civils. Le massacre n’a pas encore été revendiqué, et à côté des victimes, de nombreux autres habitants du village qui abrite environ 300 personnes sont toujours portés disparus.

    "Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte lâche et barbare que rien ne saurait justifier. " #IBK pic.twitter.com/Tcz9la9Gg4
    Presidence Mali (@PresidenceMali) June 10, 2019



    Des élus interpellent l’État

    Face à la situation, plusieurs élus du Centre sont inquiets. Ils demandent qu’on évite les amalgames, et à l’État de prendre ses responsabilités.

    La situation sécuritaire se dégrade dans le centre du Mali, et quand il s’agit de nommer les auteurs des atrocités commises dans le hameau de Sobane, plusieurs élus sont prudents, comme le député de la localité de Bandiagara, situé dans le centre. « Je ne peux pas exactement qui a fait cela », dit Bokari Sangara.

    Pour lui comme pour d’autres, les problèmes de terres, d’accès à l’eau, aux pâturages entre populations dogons et peuls sont connus, mais ces deux communautés ne sont pas des ennemis. « Il n’y a réellement pas de problèmes peuls dogons. Il faut faire attention à l’amalgame qui est en train de se poser sur le terrain », poursuit Bokari Sangara.

    Mais entre les dogons et les peuls, il y a les jihadistes, et on retrouve des jihadistes peuls et des jihadistes dogons, des bandes armées qui écument la région, et ça pose problème. C’est pourquoi le député élu de Bandiagara demande à l’État malien de renforcer sur place sa présence. Et pour bien faire savoir qu’ils ne sont pas contents, des députés vont convoquer avant la fin de cette semaine des membres du gouvernement malien.

    Des corps calcinés, des maisons incendiées, des animaux abattus... Hama Kassogué, l'enseignant du village, n'en revient pas. Il était chez lui, à une quinzaine de kilomètres de Sobane quand l'attaque a eu lieu dimanche soir...

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  4. #4

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