Page 1 sur 3 1 2 3 DernièreDernière
Affichage des résultats 1 à 10 sur 21

Discussion: Le Pardon, quelles prérogatives religieuses et quelles limites ?

  1. #1
    Editeur
    Date d'inscription
    octobre 2010
    Localisation
    France
    Âge
    29
    Messages
    2 197

    Par défaut Le Pardon, quelles prérogatives religieuses et quelles limites ?

    Salam aleykoum,

    Je me posais plusieurs questions sur le fait de ce que nous demande notre religion lorsque nous sommes victimes d'un tord sur le fait de pardonner ou non. En cherchant j'ai l'impression qu'il y a un peu trop d'influence chrétienne dans les réponses islamiques sur Internet: 'Lorsqu'on te met une gifle, tend lui l'autre joue". Toutefois l'Islam n'a pas la même vision, j'en viens à vouloir extrapoler la question, sur les différents contextes, les limites du pardon, etc...

    Allah nous appelle souvent à pardonner dans le Coran, notamment lorsqu'il est fait mention du prix du sang, mais que ceux qui pardonnent ont un rang plus élevé. Il est aussi fait mention du droit du musulman de répondre uniquement à l'offense subit de manière proportionnel. Donc il est autorisé dans certains cas de figure de ne pas pardonner.

    A- Dans les relations humaines (cadre civil), quand pardonner et ne pas pardonner sur un tord subit ?

    Est-ce que l'on fait une distinction entre le musulman et le mécréant ? Pardonner un musulman permet de consolider la fraternité religieuse, à contrario, envers quelqu'un qui n'a pas la foi c'est parfois perçu pour eux comme un aveu de faiblesse, et ils sont incités à recommencer...
    Ainsi, est-ce recommandé de pardonner à son frère en Allah, ou est-ce normal de conserver une certaine méfiance, perte de confiance, rancoeur dans certains cas ? Est-ce un péché que de ne pas le faire ?

    B- Le pardon dans le cadre pénal, militaire.

    Il est clair que cela semble différend, si le pardon est de mise en tout temps comme dise certain, dans un cadre étatique militaire, la défaite est assuré et l'état sera faible. Il faut donc parfois se montrer fort. Dans le cadre pénal, si on pardonne constamment, il n'y aura aucune justice social, le mal ne sera donc pas condamner, le violeur par exemple pouvant continuer à violer puisque pardonné.

    Durant la bataille des Coalisés, donc dans le cadre militaire, Ali-ra devait se battre en duel contre un guerrier adverse, il remporta son duel et proposa à l’adversaire immobilisé la conversion pour être gracié, et lorsqu'on lui a craché au visage il refusa de s'exécuter de peur que son intention soit désormais la vengeance.

    Il y a également une bataille, je ne me rappelle plus laquelle, où un émissaire fût tué, et il était impératif donc d'engager une compagne en conséquence pour montrer que l'Islam ne faiblissait pas. Le pardon n'étant alors pas de mise.

    Il y a donc forcément des limites aux pardons, notamment quand l'affaire inclus une proportion pénal ou militaire.

    S'il y a des textes ou une argumentation, autre que sous influence droit de l'hommiste ou du "tend l'autre joue", ça m’intéresse.
    Dernière modification par Le Paria ; 29/06/2019 à 23h13.

  2. #2
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    12 574

    Par défaut

    As-salam `alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh

    Pas que chez les chrétiens.



    As-salamou 3alaykoum à toutes et à tous

    La sortie du prophète à Ta’ef a été porteuse de la pire épreuve qu’il ait eu à supporter.

    Tout en étant affecté par cette épreuve (qui vient s’ajouter à la longue liste de ses épreuves) le prophète nous fait, une fois de plus, la démonstration de sa grande personnalité qui sait faire la part des choses. Souffrir d’une situation oui, en devenir handicapé non.

    A travers la magnifique invocation qu’il a formulée après avoir quitté Ta’ef, le prophète nous apprend que toutes les épreuves, auxquelles il a eu à faire face, deviennent vraiment insignifiantes dès lors qu’elles n’étaient pas la manifestation de la colère d’Allah à son égard.

    Bon visionnage




  3. #3
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    12 574

    Par défaut

    Les possibilités face aux injustices au niveau individuel :












  4. #4
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    12 574

    Par défaut

    Citation Envoyé par paixamourunité Voir le message
    Salam aleykoum,

    Je me posais plusieurs questions sur le fait de ce que nous demande notre religion lorsque nous sommes victimes d'un tord sur le fait de pardonner ou non. En cherchant j'ai l'impression qu'il y a un peu trop d'influence chrétienne dans les réponses islamiques sur Internet: 'Lorsqu'on te met une gifle, tend lui l'autre joue". Toutefois l'Islam n'a pas la même vision, j'en viens à vouloir extrapoler la question, sur les différents contextes, les limites du pardon, etc...

    Allah nous appelle souvent à pardonner dans le Coran, notamment lorsqu'il est fait mention du prix du sang, mais que ceux qui pardonnent ont un rang plus élevé. Il est aussi fait mention du droit du musulman de répondre uniquement à l'offense subit de manière proportionnel. Donc il est autorisé dans certains cas de figure de ne pas pardonner.

    A- Dans les relations humaines (cadre civil), quand pardonner et ne pas pardonner sur un tord subit ?

    Est-ce que l'on fait une distinction entre le musulman et le mécréant ? Pardonner un musulman permet de consolider la fraternité religieuse, à contrario, envers quelqu'un qui n'a pas la foi c'est parfois perçu pour eux comme un aveu de faiblesse, et ils sont incités à recommencer...
    Ainsi, est-ce recommandé de pardonner à son frère en Allah, ou est-ce normal de conserver une certaine méfiance, perte de confiance, rancoeur dans certains cas ? Est-ce un péché que de ne pas le faire ?

    B- Le pardon dans le cadre pénal, militaire.

    Il est clair que cela semble différend, si le pardon est de mise en tout temps comme dise certain, dans un cadre étatique militaire, la défaite est assuré et l'état sera faible. Il faut donc parfois se montrer fort. Dans le cadre pénal, si on pardonne constamment, il n'y aura aucune justice social, le mal ne sera donc pas condamner, le violeur par exemple pouvant continuer à violer puisque pardonné.

    Durant la bataille des Coalisés, donc dans le cadre militaire, Ali-ra devait se battre en duel contre un guerrier adverse, il remporta son duel et proposa à l’adversaire immobilisé la conversion pour être gracié, et lorsqu'on lui a craché au visage il refusa de s'exécuter de peur que son intention soit désormais la vengeance.

    Il y a également une bataille, je ne me rappelle plus laquelle, où un émissaire fût tué, et il était impératif donc d'engager une compagne en conséquence pour montrer que l'Islam ne faiblissait pas. Le pardon n'étant alors pas de mise.

    Il y a donc forcément des limites aux pardons, notamment quand l'affaire inclus une proportion pénal ou militaire.

    S'il y a des textes ou une argumentation, autre que sous influence droit de l'hommiste ou du "tend l'autre joue", ça m’intéresse.
    Les exemples que tu cites sont pertinents concernant cette question.

    Il s'agit plus du domaine politique.

    Un exemple, concernant un chef d'Etat, si des pactes entre un Etat musulman et non-musulman, sont rompus par la partie non-musulmane, qu'il n'y aucun recours diplomatique, et qu'il est estimé qu'engager une action militaire est la meilleure chose à faire parce qu'il est assuré qu'une attaque aura lieu sans réaction, au risque de mettre l'Etat et sa population en grand risque de danger.

    Il y a des peines spécifiques pour les bandits de grand chemin aussi, pour les criminels les plus dangereux.
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 30/06/2019 à 03h21.

  5. #5
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    12 574

    Par défaut

    Les sanctions temporelles (hudûd) sont régies par des principes spécifiques : https://www.maison-islam.com/articles/?p=636

  6. #6
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    12 574

    Par défaut

    'Aicha (Radhiya Allahou ‘Anha) dit une fois au Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam): «As-tu connu un jour plus pénible que le jour de Ouhoud?» Il lui répondit:

    «Oui, j'ai supporté de ton peuple des choses plus pénibles encore et la plus pénible d'entre elles fut ce que j'ai éprouvé de leur part le jour de la 'Aqaba.

    J'avais alors demandé la protection d'Ibn 'Abd Yàlil qui me la refusa.

    Je partis abattu par la déception et je me suis trouvé sans le savoir sur le mont «Qarn Ath-tha'alib» (sur la route de Nejd).

    En levant la tête je vis un nuage qui me couvrit de son ombre.

    Je regardai dans le nuage et y vis l'Ange Djibril, Gabriel (‘Alaihi Salam) qui m'appela en disant: «Allah, exalté soit-Il, a entendu ce que vient de te dire ton peuple et le refus qu'ils t'ont opposé. Il t'a envoyé l'Ange des montagnes pour que tu lui ordonnes de leur faire ce que tu veux».

    Juste à ce moment l'Ange des montagnes m'appela. Il me salua et me dit: «O Mohammed! Allah a bien entendu ce que t'a dit ton peuple et je suis l'Ange des montagnes.

    Or mon Seigneur m'a envoyé à toi pour que tu m'ordonnes de faire ce que tu veux.

    Si tu veux que je les écrase entre les deux montagnes qui entourent la Mecque, je le ferai».

    Le Prophète lui dit: «Je souhaite plutôt qu’Allah sorte de leurs reins une progéniture adorant Allah seul sans rien Lui associer
    ».

    (Boukhari et Mouslim)


    Citation Envoyé par talib abdALLAH Voir le message
    As-salam `alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh

    Pas que chez les chrétiens.



    As-salamou 3alaykoum à toutes et à tous

    La sortie du prophète à Ta’ef a été porteuse de la pire épreuve qu’il ait eu à supporter.

    Tout en étant affecté par cette épreuve (qui vient s’ajouter à la longue liste de ses épreuves) le prophète nous fait, une fois de plus, la démonstration de sa grande personnalité qui sait faire la part des choses. Souffrir d’une situation oui, en devenir handicapé non.

    A travers la magnifique invocation qu’il a formulée après avoir quitté Ta’ef, le prophète nous apprend que toutes les épreuves, auxquelles il a eu à faire face, deviennent vraiment insignifiantes dès lors qu’elles n’étaient pas la manifestation de la colère d’Allah à son égard.

    Bon visionnage




  7. #7
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    12 574

    Par défaut

    Dans une autre version de ce hadith : ‘Aicha demanda un jour au Prophète quel était le jour le plus difficile qu’il avait vécu. Le Prophète de répondre : « C’est le jour où je suis revenu de Tâif errant et plein de tristesse. »


    Voila le récit du jour le plus pénible qu’a connu le Messager d’Allah (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam)


    Suite à la mort de son oncle qui le protégeait et de sa femme qui le soutenait dans les tourmentes, le Messager d’Allah (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) eu toute la Mecque contre lui. Comme Qoraich restait sourde à son appel, il décida alors d’apporter son Message ailleurs. Il choisit Tâif, une localité dans laquelle résidait la tribu des Banou Thaqif, la deuxième puissance d’Arabie après Qoraich et sa rivale dans le commerce et les honneurs parmi les arabes.


    Au mois de Chawal de l'an 10 de la prophétie (fin mai ou début juin 619 G), il prit le chemin de cette localité située à environ 111 km de la Mecque et s’y rendu à pieds en compagnie de son esclave affranchi Zayd ibn Harithah. Il appelait à l'Islam les tribus qu'il croisait sur son chemin mais aucune ne lui répondit. Arrivé à Tâif, il choisit trois frères parmi ses hommes les plus influents à savoir Abd Yâlil, Masaoud et Habib tous les trois fils de ‘Amr ibn Omair Ath-Thaqafi. Il s'installa parmi eux, les appela à Allah et à assister l'Islam. Le premier dit que même s'il le voyait accroché aux rideaux de la Kaaba jurant qu’il est le messager d’Allah il ne le croirait pas. Le deuxième dit: «Allah n'a-t-il pas trouvé personne d’autre que toi pour l’envoyer?» Le troisième dit: «Ou bien tu es vraiment un envoyé par Allah et donc tu n'aurais pas besoin que te parle, ou bien tu es un menteur et donc tu es trop vil pour mériter que je te réponde». Sur ces mots, le Messager d'Allah (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) se leva et leur dit: «Puisque vous refusez de rallier ma cause, au moins abstenez-vous d’informer les autres de ma venue à Tâif ».


    Le prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâif. Au cours de cette période, son appel n'épargna aucun de ses notables.


    Ils le chassèrent de leur pays et ne manquèrent d’inciter contre lui enfants, esclaves et gens stupides. Au moment où Il (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) s’apprêtait à sortir de leur localité, les sots et les esclaves le suivirent, l'injuriant et lui criant dessus. Organisés en deux rangs, ils se mirent tous à lui jeter des pierres et à lui adresser des grossièretés. Ils lui jetèrent des pierres aux tendons au point que ses chaussures fussent teintées de sang. Zayd ibn Haritha s'offrait en bouclier pour le protéger mais fut blessé à la tête. Les sots et les stupides ne cessèrent de le suivre et de l'acculer au point de le contraindre à aller vers un jardin appartenant à Otba et à Chayba tous les deux fils de Rabîa à quelques km de Tâif. Après que le Messager d'Allah (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) se fût réfugié dans ce jardin, les gens s'en retournèrent. Alors, il alla jusqu'à un cep de vigne et s'asseyait à son ombre, adossé à un mur.


    C'est là qu'il fit, après avoir retrouvé son calme, cette célèbre invocation:


    «
    Ô Allah, je me plains à Toi de mon incapacité, ma maladresse et ma faiblesse envers mes semblables, O Le Plus Miséricordieux des Miséricordieux, Tu es le Seigneur des opprimés et mon Seigneur. A qui me confies-tu ? À des étrangers qui me maltraitent ou à des ennemis qui m'humilient ? Tout cela m'est indifférent pourvu que tu ne sois pas en colère contre moi. Je me réfugie auprès de la lumière de Ta Face qui éclaire les ténèbres, je préfère souffrir dans la vie présente et l'au-delà que de Te voir en colère contre moi. Je demande Ton pardon jusqu'à ce que tu m'agrées. Il n'y a de force et de puissance qu'en Toi »


    Les propriétaires du jardin qui voyaient le Prophète eurent pitié de lui et appelèrent un de leurs esclaves appelé ‘Addâs et lui dirent : « Prends, une grappe de raisin, mets-la dans un plat et va donner à manger à cet homme. » ‘Addâs était un esclave originaire d’Irak, de la ville de Ninawa. Il apporta le plat et le mit devant le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) et s’assit près de lui. Le Prophète en tendant la main vers la grappe dit : « Au nom d’Allah. » ‘Addâs le regarda et dit : « Par Allah les gens de ce pays ne disent pas des mots pareils ». Alors le Prophète lui dit : « Quel est ton nom ? » Le garçon lui dit : « Mon nom est ‘Addâs. » Le Prophète ajouta : « De quel pays es-tu ‘Addâs ? » ‘Addâs lui répondit : « De Ninawa. » Alors le Prophète lui dit : « Du pays de l’homme pieux Yoûnous Ibn Matta (Jonas) ?» ‘Addâs tout étonné dit : « Vous connaissez Yoûnous Ibn Mata ? » Le Prophète lui dit : « Oui, c’est mon frère. Il est prophète et j’en suis un. » Alors ‘Addâs se jeta à terre et embrassa les pieds du Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam). Ces mêmes pieds ensanglantés et écorchés par les jets de pierres !


    Les deux fils de Rabîa qui observaient de loin cette scène se dirent alors l'un à l'autre: «Voilà, il a corrompu notre esclave».


    A son retour ils lui dirent: «Malheur à toi! Qu’est ce que c'est, ce que tu viens de faire? ».


    ‘Addâs leurs répondit: «Maîtres! Il n'existe pas sur terre meilleur que cet homme. Il m'a informé d'une chose que seul un prophète peut savoir».


    Ils lui dirent: «Malheur à toi! Qu’il ne te détourne pas de ta religion car ta religion est meilleure que la sienne».


    Sur le chemin du retour, l’ange Djibril descendit avec l’ange des montagnes. Djibril dit : « ô Mohammed, Allah, exalté soit-Il, a entendu ce que vient de te dire ton peuple et le refus qu'ils t'ont opposé. Il m’envoie avec l’ange des montagnes, ordonne-lui ce que tu veux. »

    L’ange des montagnes dit à son tour : « Si tu me l’ordonnes je les écraserai entre ces deux montagnes. » Mais le Prophète dit : « N’en faites rien, peut-être j’espère qu’Allah fasse naître d’eux des serviteurs pieux qui L’adoreront Seul sans rien Lui associer. » L’ange s’étonna et lui dit : « Véridique est Celui qui t’a appelé le compatissant et le miséricordieux. »


    Le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) à son retour de Tâif ne se reposa pas pour autant. La fatigue du voyage et les peines qu’il avait essuyées ne les empêchèrent pas de veiller et de prier Allah durant la nuit. Une adoration à laquelle il tenait beaucoup. Ce soir-là dans la vallée de Nakhla, un groupe de djinns passa par là et entendit sa lecture. Ils furent fascinés par la majesté du Coran et repartirent croyants et s’en furent avertir leur communauté. Allah nous fait part de leur récit dans les versets suivants (sens des versets) :


    «Rappelle-toi lorsque nous dirigeâmes vers toi une troupe de djinns pour qu'ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent à sa récitation, ils dirent: «Écoutez attentivement...» Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple, en avertisseurs. Ils dirent: «Ô notre peuple! Nous venons d'entendre un livre qui a été descendu après Moïse, confirmant ce qui l'a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. O notre peuple! Répondez au prédicateur d'Allah et croyez en lui. Allah vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protègera contre un châtiment douloureux» (Coran : 46/29-31)



    «Dis: il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille puis dirent: nous avons certes entendu une lecture merveilleuse qui guide vers la droiture. Nous y avons cru et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur» (Coran : 72/1 et 2)


    Le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) avait voulu guider les notables deTâif, et Allah a guidé le cœur d’un jeune esclave. Le Prophète a voulu guider des hommes et Allah a guidé un groupe de djinns. Le Prophète a voulu rallier la ville deTâif à la foi de l’Islam, mais Allah a choisi Médine pour cet honneur.



    Remarquons aussi que que le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) avait fait de nouvelles connaissances durant cette épreuve. Il connut ‘Addâs qui est le premier à avoir embrassé la foi de l’Islam en dehors de la péninsule. Il a fait la connaissance d’un autre ange, alors qu’il ne connaissait auparavant que Djibril. Et puis, il a su qu’il y a des êtres autres que les hommes ; les djinns. Allah a montré à son Prophète d’autres mondes, pour qu’il sache combien est vaste son royaume, et pour qu’il ne se chagrine pas pour la mécréance d’un petit groupe de gens résident à La Mecque et ses alentours.


  8. #8
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    12 574

    Par défaut

    Ibn Hibbân [1/521] rapporte le récit de conversion de Zayd ben Sa'na de la manière suivante :

    Zayd ben Sa'na, un savant juif de Médine, vint au Prophète (sallallahu `alayhi wa alihi wa sahbihi wa sallim) exiger sa créance. Il lui tira l'habit de son épaule, le prit au col brutalement et lui dit avec dureté :

    "Vous, les Bani 'Abdul-Muttalib, vous atermoyez (tumâtilûn) vos dettes !" 'Omar (radhiAllahu `anhu) alors, le réprimanda et durcit le ton. Le Prophète (sallallahu `alayhi wa alihi wa sahbihi wa sallim) sourit et lui dit : "Moi et lui, nous avions plus besoin d'autre chose de ta part, oh 'Omar : que tu me recommandes de bien régler ma dette, et que tu lui recommandes de réclamer son dû de bonne façon". Puis il ajouta : "Il reste (en fait) au terme (de la dette) trois (jours)". Et il ordonna à 'Omar de le payer et de lui donner en plus vingt mesures " sâ' ", pour l'avoir effrayé.

    (le sâ‘ est une mesure qui correspond à 2,4 kilogrammes. Vingt sâ‘ font environ 48 kilos.)

    Ce fut la cause de l'entrée à l'islam de cet homme qui disait : "Il ne manquait aucun signe parmi les signes de la Prophétie de Muhammad (sallallahu `alayhi wa alihi wa sahbihi wa sallim), que je ne reconnus, sauf deux : sa magnanimité prime sa colère et le surplus d'emportement aveugle ne fait qu'ajouter à sa magnanimité. Ainsi, je l'éprouvai avec cette histoire "de dette''. Et je le trouvai alors, tel que décrit (dans les anciens livres). Quand à ma dette, donnez la aux pauvres parmi les musulmans" .



    Rapporté par Al Hakim dans Al Mustadrak, Vol. 3, p. 604 - 605, édition de Dar Al Ma`arif, Beyrouth. Rapporté par Ibn Majah avec la même chose dans le livre des attributs, chapitre sur celui qui détient la vérité a le pouvoir Vol. 2, P. 810, édition de la bibliothèque scientifique (Beyrouth), et Adh-Dhahaby a déclaré dans "At-Talkhis" comme "authentique". Et rapporté par Ahmad (3/19, 61)

  9. #9
    Avatar de oumma2018
    Date d'inscription
    décembre 2018
    Localisation
    ...
    Messages
    1 082

    Par défaut

    Citation Envoyé par talib abdALLAH Voir le message
    Dans une autre version de ce hadith : ‘Aicha demanda un jour au Prophète quel était le jour le plus difficile qu’il avait vécu. Le Prophète de répondre : « C’est le jour où je suis revenu de Tâif errant et plein de tristesse. »


    Voila le récit du jour le plus pénible qu’a connu le Messager d’Allah (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam)


    Suite à la mort de son oncle qui le protégeait et de sa femme qui le soutenait dans les tourmentes, le Messager d’Allah (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) eu toute la Mecque contre lui. Comme Qoraich restait sourde à son appel, il décida alors d’apporter son Message ailleurs. Il choisit Tâif, une localité dans laquelle résidait la tribu des Banou Thaqif, la deuxième puissance d’Arabie après Qoraich et sa rivale dans le commerce et les honneurs parmi les arabes.


    Au mois de Chawal de l'an 10 de la prophétie (fin mai ou début juin 619 G), il prit le chemin de cette localité située à environ 111 km de la Mecque et s’y rendu à pieds en compagnie de son esclave affranchi Zayd ibn Harithah. Il appelait à l'Islam les tribus qu'il croisait sur son chemin mais aucune ne lui répondit. Arrivé à Tâif, il choisit trois frères parmi ses hommes les plus influents à savoir Abd Yâlil, Masaoud et Habib tous les trois fils de ‘Amr ibn Omair Ath-Thaqafi. Il s'installa parmi eux, les appela à Allah et à assister l'Islam. Le premier dit que même s'il le voyait accroché aux rideaux de la Kaaba jurant qu’il est le messager d’Allah il ne le croirait pas. Le deuxième dit: «Allah n'a-t-il pas trouvé personne d’autre que toi pour l’envoyer?» Le troisième dit: «Ou bien tu es vraiment un envoyé par Allah et donc tu n'aurais pas besoin que te parle, ou bien tu es un menteur et donc tu es trop vil pour mériter que je te réponde». Sur ces mots, le Messager d'Allah (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) se leva et leur dit: «Puisque vous refusez de rallier ma cause, au moins abstenez-vous d’informer les autres de ma venue à Tâif ».


    Le prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâif. Au cours de cette période, son appel n'épargna aucun de ses notables.


    Ils le chassèrent de leur pays et ne manquèrent d’inciter contre lui enfants, esclaves et gens stupides. Au moment où Il (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) s’apprêtait à sortir de leur localité, les sots et les esclaves le suivirent, l'injuriant et lui criant dessus. Organisés en deux rangs, ils se mirent tous à lui jeter des pierres et à lui adresser des grossièretés. Ils lui jetèrent des pierres aux tendons au point que ses chaussures fussent teintées de sang. Zayd ibn Haritha s'offrait en bouclier pour le protéger mais fut blessé à la tête. Les sots et les stupides ne cessèrent de le suivre et de l'acculer au point de le contraindre à aller vers un jardin appartenant à Otba et à Chayba tous les deux fils de Rabîa à quelques km de Tâif. Après que le Messager d'Allah (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) se fût réfugié dans ce jardin, les gens s'en retournèrent. Alors, il alla jusqu'à un cep de vigne et s'asseyait à son ombre, adossé à un mur.


    C'est là qu'il fit, après avoir retrouvé son calme, cette célèbre invocation:


    «
    Ô Allah, je me plains à Toi de mon incapacité, ma maladresse et ma faiblesse envers mes semblables, O Le Plus Miséricordieux des Miséricordieux, Tu es le Seigneur des opprimés et mon Seigneur. A qui me confies-tu ? À des étrangers qui me maltraitent ou à des ennemis qui m'humilient ? Tout cela m'est indifférent pourvu que tu ne sois pas en colère contre moi. Je me réfugie auprès de la lumière de Ta Face qui éclaire les ténèbres, je préfère souffrir dans la vie présente et l'au-delà que de Te voir en colère contre moi. Je demande Ton pardon jusqu'à ce que tu m'agrées. Il n'y a de force et de puissance qu'en Toi »


    Les propriétaires du jardin qui voyaient le Prophète eurent pitié de lui et appelèrent un de leurs esclaves appelé ‘Addâs et lui dirent : « Prends, une grappe de raisin, mets-la dans un plat et va donner à manger à cet homme. » ‘Addâs était un esclave originaire d’Irak, de la ville de Ninawa. Il apporta le plat et le mit devant le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) et s’assit près de lui. Le Prophète en tendant la main vers la grappe dit : « Au nom d’Allah. » ‘Addâs le regarda et dit : « Par Allah les gens de ce pays ne disent pas des mots pareils ». Alors le Prophète lui dit : « Quel est ton nom ? » Le garçon lui dit : « Mon nom est ‘Addâs. » Le Prophète ajouta : « De quel pays es-tu ‘Addâs ? » ‘Addâs lui répondit : « De Ninawa. » Alors le Prophète lui dit : « Du pays de l’homme pieux Yoûnous Ibn Matta (Jonas) ?» ‘Addâs tout étonné dit : « Vous connaissez Yoûnous Ibn Mata ? » Le Prophète lui dit : « Oui, c’est mon frère. Il est prophète et j’en suis un. » Alors ‘Addâs se jeta à terre et embrassa les pieds du Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam). Ces mêmes pieds ensanglantés et écorchés par les jets de pierres !


    Les deux fils de Rabîa qui observaient de loin cette scène se dirent alors l'un à l'autre: «Voilà, il a corrompu notre esclave».


    A son retour ils lui dirent: «Malheur à toi! Qu’est ce que c'est, ce que tu viens de faire? ».


    ‘Addâs leurs répondit: «Maîtres! Il n'existe pas sur terre meilleur que cet homme. Il m'a informé d'une chose que seul un prophète peut savoir».


    Ils lui dirent: «Malheur à toi! Qu’il ne te détourne pas de ta religion car ta religion est meilleure que la sienne».


    Sur le chemin du retour, l’ange Djibril descendit avec l’ange des montagnes. Djibril dit : « ô Mohammed, Allah, exalté soit-Il, a entendu ce que vient de te dire ton peuple et le refus qu'ils t'ont opposé. Il m’envoie avec l’ange des montagnes, ordonne-lui ce que tu veux. »

    L’ange des montagnes dit à son tour : « Si tu me l’ordonnes je les écraserai entre ces deux montagnes. » Mais le Prophète dit : « N’en faites rien, peut-être j’espère qu’Allah fasse naître d’eux des serviteurs pieux qui L’adoreront Seul sans rien Lui associer. » L’ange s’étonna et lui dit : « Véridique est Celui qui t’a appelé le compatissant et le miséricordieux. »


    Le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) à son retour de Tâif ne se reposa pas pour autant. La fatigue du voyage et les peines qu’il avait essuyées ne les empêchèrent pas de veiller et de prier Allah durant la nuit. Une adoration à laquelle il tenait beaucoup. Ce soir-là dans la vallée de Nakhla, un groupe de djinns passa par là et entendit sa lecture. Ils furent fascinés par la majesté du Coran et repartirent croyants et s’en furent avertir leur communauté. Allah nous fait part de leur récit dans les versets suivants (sens des versets) :


    «Rappelle-toi lorsque nous dirigeâmes vers toi une troupe de djinns pour qu'ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent à sa récitation, ils dirent: «Écoutez attentivement...» Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple, en avertisseurs. Ils dirent: «Ô notre peuple! Nous venons d'entendre un livre qui a été descendu après Moïse, confirmant ce qui l'a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. O notre peuple! Répondez au prédicateur d'Allah et croyez en lui. Allah vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protègera contre un châtiment douloureux» (Coran : 46/29-31)



    «Dis: il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille puis dirent: nous avons certes entendu une lecture merveilleuse qui guide vers la droiture. Nous y avons cru et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur» (Coran : 72/1 et 2)


    Le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) avait voulu guider les notables deTâif, et Allah a guidé le cœur d’un jeune esclave. Le Prophète a voulu guider des hommes et Allah a guidé un groupe de djinns. Le Prophète a voulu rallier la ville deTâif à la foi de l’Islam, mais Allah a choisi Médine pour cet honneur.



    Remarquons aussi que que le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) avait fait de nouvelles connaissances durant cette épreuve. Il connut ‘Addâs qui est le premier à avoir embrassé la foi de l’Islam en dehors de la péninsule. Il a fait la connaissance d’un autre ange, alors qu’il ne connaissait auparavant que Djibril. Et puis, il a su qu’il y a des êtres autres que les hommes ; les djinns. Allah a montré à son Prophète d’autres mondes, pour qu’il sache combien est vaste son royaume, et pour qu’il ne se chagrine pas pour la mécréance d’un petit groupe de gens résident à La Mecque et ses alentours.

    Salam alekom, c est frappant dans.cet exemple c'est quand on.est au plus bas qu ALLAH soubhanahou wa ta ala nous envoie Son aide et Son soutien, řacoulouLLAH sallaLLAHO alayhi wa salam parle de ce jour comme du plus difficile alors que c est la qu ALLAH soubhanahou wa ta ala luiba envoye Jibril alayhi salam pour le rassurer et renforcer, ça aurait été nous on aurait dit"enfin!le secours d ALLAH,oui ya Jibril renverse les montagnes sur eux..au moins JE serai apaise.. "bah non il sallaLLAHO alayhi wa salam est reste humble et a supporte cet etat de faiblesse dans l espoir que sa patience soit cause de guidee.. Les plus grands hommes et femmes sont ceux qui savent souffrir patiemment.. En ayant toujours une.pensee pour la.guidee des gens.. Qu ALLAH soubhanahou wa ta ala nous permette de bien reagir et ne.nous eprouve pas plus qu on peut supporter, amine.

  10. #10
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    12 574

    Par défaut

    Sur des situations personnelles, dans le sens que celà n'implique pas une tolérance inconsidérée qui puisse porter atteinte de manière sérieuse à la communauté dans son entièreté.
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 30/06/2019 à 09h13.

Page 1 sur 3 1 2 3 DernièreDernière

Liens sociaux

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •