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Discussion: Athéïsme comme conséquence d'une lecture littéraliste,une compréhension anthropomorphique de Dieu dans les textes - Les "Elohim" et Mauro Biglino

  1. #11
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
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    Depuis votre dernière venue sur Forum Islam, il y a ces livres publiés içi qui peuvent vous intéresser :

    -> Une introduction au Coran : Initiation au Coran - Muhammad Abd'Allah Draz

    -> Pour approfondir : La Morale du Coran - Muhammad Abd'Allah Draz


    Je vous souhaite bonne lecture.

  2. #12
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    La biographie de l'auteur est consultable içi : Cheikh Mohammad Abdallah Draz (Al-Azhar) : Le Passionné du Noble Coran


    Citation Envoyé par talib abdALLAH Voir le message
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  3. #13
    Avatar de maki
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  4. #14
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    Citation Envoyé par talib abdALLAH Voir le message

    Salam,

    Je n'avais pas vu la réponse

    Oui, cette étude résume bien ce que je connais des recherches actuelles sur Josias.

    Juste un point de détail : il est communément admis que, si le royaume de Juda s'est fortement développé à cette époque et un peu avant, cela est dû à l'arrivée des israélites du Nord, qui avaient fui le royaume d'Israël envahi par les Assyriens.

    Le royaume du Nord, situés sur les routes commerciales, était beaucoup plus avancé culturellement et techniquement que les terres perdues dans la montagne du petit royaume de Judée, et les nouveaux arrivants en ont "boosté" l'économie... et probablement la théologie !

    Il est peu probable qu'un roi seul soit à l'origine d'un tel tournant religieux. Il devait avoir derrière lui une élite solide et compétente.
    Dernière modification par maki ; 3 semaines avant à 19h18.

  5. #15
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    Salam,

    Concernant l'archéologie, pour la recherche de preuves matérielles du récit biblique, elles se poursuivent, c'est encore un grand chantier pour les chercheurs, et ce qui peut être dit avec prudence est : "dans l'état actuel de nos connaissances".

    Les fouilles se poursuivent dans ce qui était considéré le Royaume d'Israël, récemment il a encore était fait des découvertes : https://www.independent.co.uk/life-s...-a7323296.html

    Cependant, il y a d'autres sites qui ont peut-être encore des éléments matériels à découvrir, en Arabie, la Tihama, au Yémen, au Soudan aussi, dans la corne de l'Afrique.

    En considérant le règne du Prophète Salomon (`alayhi as-salam) et l'implantation possible du monothéisme au Yemen lors du règne de la Reine de Saba (Balqis), au Sud de l'Arabie, la Tihama, dans la corne de l'Afrique, il se peut que l'on découvre d'autres éléments antérieurs à ce qui a pu être trouvé jusqu'à aujourd'hui, les recherches, les fouilles, s'étant principalement concentrées dans la région de Syrie-Palestine-Irak.

    Des fouilles récentes au Soudan ont permi de retouver des traces du Pharaon Taharqa, celui qui aurait sauvé Jérusalem vers -701, -674.

    -->> Le Pharaon Taharqa, Roi de Kuch et d'Egypte, sauve deux fois Jérusalem (selon les sources bibliques)

    -->> The Jewish Kingdom of Kush (region of Sudan) : Beta Israel ("Ethiopian" Jewish) - Dr Ibrahim M. Omer


    Concernant le Prophète Moïse (`alayhi as-salam), il y a d'un côté le récit, ce qui peut corroborrer le récit, la rédaction, le matériel prouvant une rédaction ancienne et la datation de celle-ci.

    Quelques indices possibles :

    -->> Amenmose - Un prince rebelle élevé dans le palais de Ramsès II, aux origines incertaines, victime de damnatio memoriae et dont la momie n'a jamais été retrouvée

    --> > Hypothèse quant à la période où eut lieu l'Exode, avec Moïse - Cheikh Anas Lala - 2008

    --> > Moïse est un roi de Nubie dans certains récit bibliques

    --> > De plus en plus de musulmans et non-musulmans ramènent des images de l'endroit supposé ou Moïse (a.s) aurait été en Arabie (Region de Madian/Jebel Lawz)


    Wa Allahu A`lam
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 3 semaines avant à 01h10.

  6. #16
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    De ce qui a pu être découvert comme document ancien comme vu précédemment, une bible hébraïque datant de 2000 ans. Le texte, correspondant à ce que nous avons aujourd'hui.

    On peut supposer qu'il ait pu être de même sur les 2000 ans avant l'ère chrétienne avec des variations possibles, avec aussi la confusion entre les textes originaux et l'ajout des interprétations prises pour le texte original lui-même.

    Les rabbins expliquent que cette conservation du texte de génération en génération sont dues à des règles très strictes, en affirmant aussi que cette transmission fut une transmission en masse donné à chaque tribus.



    Sur la Torah Orale et la Torah écrite, Maïmonide évoque lé chaîne de transmission dans son introduction de Michné Torah :

    Tous les commandements que Moïse reçut sur le Sinaï, furent donnés ensemble avec leur interprétation, comme il est dit : « Je te donnerai les tables de pierre, la loi et le commandement » ; « la loi » fait référence à la Loi Ecrite, le commandement [fait référence] à son interprétation. Il [D.ieu] nous a enjoint d’observer la loi conformément au « commandement » [l’interprétation]. Ce « commandement » est ce qui est appelé la Loi Orale.

    La Torah entière fut écrite par Moïse notre maître avant son décès, de sa propre main. Il remit un rouleau à chaque tribu, et plaça [également] un rouleau dans l’arche, en témoignage, ainsi qu’il est dit : « Prenez ce livre de la loi et déposez-le…et il restera là, comme témoin ».

    Le « commandement » qu’est l’interprétation de la Torah, il [Moïse] ne le consigna pas par écrit, mais l’enjoignit aux anciens, à Josué, et à tout le peuple juif, comme il est dit : « Tout ce que je vous ai prescrit, observez-le exactement… » ; aussi est-elle [cette interprétation] désignée comme la Loi Orale.

    Bien que la Loi Orale ne fut pas consignée par écrit, Moïse l’enseigna dans son intégralité dans son tribunal aux soixante-dix anciens. Eleazar, Pinhas, et Josué reçurent tous les trois [la Loi Orale] de Moïse.

    À Josué, son [principal] disciple, Moïse transmis la Loi Orale, et prescrit [de l’étudier et de l’enseigner]. Ainsi, Josué, toute sa vie durant, enseigna oralement, et un grand nombre d’anciens reçurent [la Loi Orale] de Josué. Eli reçut [la Loi Orale] des anciens et de Pinhas. Samuel reçut [la Loi Orale] d’Eli et de son tribunal. David reçut [la Loi Orale] de Samuel et de son tribunal. A’hia de Chilo comptait parmi [les juifs] sortis d’Égypte. Il était un lévite, et entendit [l’enseignement] de Moïse ; [toutefois,] il était petit à l’époque de Moïse, et reçut [par la suite la Loi Orale] de David et de son tribunal.

    [Le prophète] Élie reçut [la Loi Orale] de A’hia de Chilo et de son tribunal. Élisée reçut [la Loi Orale] d’Elie et de son tribunal. Yehoyada le cohen reçut [la Loi Orale] d’Elisée et de son tribunal. Zacharie reçut [la Loi Orale] de Yehoyada et de son tribunal. Osée reçut [la Loi Orale] de Zacharie et de son tribunal. Amos reçut [la Loi Orale] d’Osée et de son tribunal. Isaïe reçut [la Loi Orale] d’Amos et de son tribunal. Michée reçut [la Loi Orale] d’Isaïe et de son tribunal. Joël reçut [la Loi Orale] de Michée et de son tribunal. Nahum reçut [la Loi Orale] de Joël et de son tribunal. Habacuc reçut [la Loi Orale] de Nahum et de son tribunal. Cefania reçut [la Loi Orale] de Habacuc et de son tribunal. Jérémie reçut [la Loi Orale] de Cefania et de son tribunal. Baruch fils de Néria reçut [la Loi Orale] de Jérémie et de son tribunal. Ezra et son tribunal reçurent [la Loi Orale] de Baruch fils de Néria et de son tribunal.

    [Les membres du] tribunal d’Ezra sont appelés « les membres de la grande assemblée » ; ce sont : Égée, Zacharie, Malachie, Daniel, Hanania, Michael, Azaria, Néhémie fils de Hakalia, Mardochée, Bilchan, Zroubavel, ainsi que beaucoup d’autres sages, au total cent vingt anciens. Le dernier d’entre eux fut Chimone le Juste ; il faisait partie des cent-vingt [anciens] et reçut la Loi Orale de tous [les autres]. Il fut [également] le grand prêtre [dans le Temple] après Ezra.

    Antignos de Sokho et son tribunal reçurent [la Loi Orale] de Chimone le Juste et de son tribunal. Yossé ben Yoézer de Tsréda et Yossef ben Yo’hanan de Jérusalem et leur tribunal reçurent [la Loi Orale] de Antignos de Sokho. Yehochoua ben Péra’hia et Nitaï d’Arbel et leur tribunal reçurent [la Loi Orale] de Yossé et Yossef et leur tribunal. Yehouda ben Tabaï et Chimone ben Chata’h et leur tribunal reçurent [la Loi Orale] de Yehochoua, Nitaï, et leur tribunal. Chemaya et Avtalion les prosélytes et leur tribunal reçurent [la Loi Orale] de Yehouda, Chimone, et leur tribunal. Hilel et Chamaï et leur tribunal reçurent [la Loi Orale] de Chemaya, Avtalion, et leur tribunal. Rabban Yo’hanan ben Zakaï et Rabban Chimone, le fils d’Hilel l’ancien reçurent [la Loi Orale] de Hilel et de son tribunal.

    Rabban Yo’hanan ben Zakaï eut cinq disciples, qui furent les sages les plus éminents qui reçurent de lui [la Loi Orale] ; ce furent Rabbi Eliezer le grand, Rabbi Yehochoua, Rabbi Yossé le cohen, Rabbi Chimone ben Netanel, Rabbi Eleazar ben Arakh. Rabbi Akiva ben Yossef reçut [la Loi Orale] de Rabbi Eliezer le grand. Yossef son père était un prosélyte. Rabbi Ichmaël et Rabbi Méïr, le fils d’un prosélyte, reçurent [la Loi Orale] de Rabbi Akiva. Rabbi Méir et ses collègues reçurent [la Loi Orale] de Rabbi Méir.

    Les collègues de Rabbi Méir furent Rabbi Yehouda, Rabbi Yossé, Rabbi Chimone, Rabbi Ne’hemia, Rabbi Eleazar ben Chamoua, Rabbi Yo’hanan le cordonnier, Rabbi Chimone ben Azay, Rabbi Hanania ben Teradion. Les collègues de Rabbi Akira reçurent également [la Loi Orale] de Rabbi Eliezer le grand. Les collègues de Rabbi Akiva furent Rabbi Tarfon – le maître de Rabbi Yosse Haglili (le Galiléen) – Rabbi Chimone ben Eleazar, Rabbi Yo’hanan ben Nouri.

    Rabban Gamliel l’ancien reçut [la Loi Orale] de Rabban Chimone son père, le fils de Hilel l’ancien. Rabban Chimone, son fils [de Rabban Gamliel] reçut [la Loi Orale] de lui [son père]. Rabban Gamliel son fils [de Rabban Chimone] reçut [la Loi Orale] de lui [son père], et Rabban Chimone son fils [de Rabban Gamliel] reçut [la Loi Orale] de lui [son père]. Rabbi Yehouda, le fils de Rabban Chimone, [et connu sous le nom de] Rabeinou Hakadoch « notre saint maître » reçut [la Loi Orale] de son père, ainsi que Rabbi Eleazar ben Chamoua, et de Rabban Chimone ses collègues.

    Rabeinou Hakadoch compila la Michna. Depuis Moïse notre maître jusqu’à Rabeinou Hakadoch, aucun ouvrage n’avait été compilé pour l’enseignement public de la Loi Orale. En fait, à chaque génération, le président du tribunal rabbinique ou le prophète prenait pour son usage personnel note des traditions qu’il avait entendues de ses maîtres, et les enseignait oralement. Et de même, chaque [disciple] notait, selon son aptitude, les explications de la Torah et les lois telles qu’il les avait entendues, ainsi que les nouveaux points développés en chaque génération dans le domaine de la loi, non transmis par tradition orale, mais déduits par application de l’une des treize règles d’herméneutique, avec l’approbation du Grand Tribunal [le Sanhédrin].

    Tel fut le mode [de transmission] jusqu’à Rabeinou Hakadoch. [Ce dernier] compila toutes les traditions, les [lois] promulguées, les interprétations et explications de chaque passage de la Torah, issues de Moïse notre maître ou déduites par les tribunaux à travers les générations successives. De tout ceci il rédigea le livre de la Michna. Il l’enseigna aux sages en public, et celui-ci devint connu de tout le peuple juif. De nombreuses copies furent faites et furent largement diffusées, afin que la Loi Orale ne soit pas oubliée du peuple juif.

    Pourquoi Rabeinou Hakadoch agit-il ainsi, et ne laissa pas [le mode de transmission] comme auparavant ? Parce qu’il vit que le nombre de disciples ne cessait de diminuer, de nouvelles calamités ne cessaient de s’abattre, l’empire romain grandissait et devenait plus fort, et le peuple juif errait et devenait dispersé. Il rédigea donc un seul ouvrage accessible à chacun, qui pourrait être rapidement étudié, sans être oublié. Toute sa vie durant, lui et son tribunal enseignèrent la Michna en public.

    Tels sont les sages les plus éminents qui furent [membres] de son tribunal et reçurent de lui [la Loi Orale] : Chimone et Gamliel ses fils, Rabbi Affes, Rabbi Hanina bar ‘Hama, Rabbi ‘Hiya, Rav, Rabbi Yanaï, Bar Kapara, Chmouel, Rabbi Yo’hanan, Rabbi Ochaya – tels sont les sages les plus éminents qui reçurent, ensemble avec des milliers et dizaines de milliers d’autres sages [la Loi Orale] de [Rabeinou Hakadoch].

    Bien que ces onze [sages] reçurent [la Loi Orale] de Rabeinou Hakadoch et assistèrent [aux leçons qu’il délivra], Rabbi Yo’hanan était alors petit, et fut par la suite disciple de Rabbi Yanaï et reçut de lui [l’enseignement de] la Loi. Rav, lui aussi, reçut [l’enseignement] de Rabbi Yanaï, et Chmouel reçut [l’enseignement] de Rabbi Hanina bar Hama.

    Rav rédigea le Sifra et le Sifrei pour expliquer les sources de la Michna. Rabbi Hiya rédigea la Tossefta [lit. l’ajout], pour exposer les sujets [abordés de manière trop concise dans] la Michna. Et de même, Rabbi Ochaya et bar Kapara rédigèrent des Baraïtot pour expliquer la Michna. Rabbi Yohanan composa le Talmud de Jérusalem en Terre d’Israël environ trois cents ans après la destruction du Temple.

    Parmi les sages les plus éminents qui reçurent [la Loi Orale] de Rav et Chmouel : Rav Houna, Rav Yehouda, Rav Na’hman et Rav Cahana. Parmi les sages les plus éminents qui reçurent [la Loi Orale] de Rabbi Yo’hanan : Raba bar bar ‘Hana, Rav Ami, Rav Assi, Rav Dimi, et Rav Avine.

    Parmi les sages qui reçurent [la Loi Orale] de Rav Houna et de Rav Yehouda : Abayé et Rav Yossef. Tous deux reçurent également [l’enseignement] de Rav Na’hman. Parmi les sages qui reçurent [la Loi Orale] de Rava : Rav Achi et Ravina.

    Il y eut donc quarante générations [en arrière] depuis Rav Achi jusqu’à Moïse notre maître, puisse son âme reposer en paix. Ce sont :
    1) Rav Achi [reçut] de Rava
    2) Rava [reçut] de Rabba.
    3) Rabba [reçut] de Rav Houna
    4) Rav Houna [reçut] de Rabbi Yo’hana, Rav et Chmouel
    5) Rabbi Yona’han, Rav, et Chmouel [reçurent] de Rabeinou Hakadoch
    6) Rabeinou Hakadoch [reçut] de Rabbi Chimone son père.
    7) Rabbi Chimone [reçut] de Rabban Gamliel son père
    8) Rabban Gamliel [reçut] de Rabban Chimone son père
    9) Rabban Chimone [reçut] de Rabban Gamliel l’ancien son père
    10) Rabban Gamliel l’ancien [reçut] de Rabban Chimone son père
    11) Rabban Chimone [reçut] de Hilel et Chamaï
    12) Hilel et Chamaï [reçurent] de Chemaya et Avtalione
    13) Chemaya et Avtalione [reçurent] de Yehouda et Chimone
    14) Yehouda et Chimone [reçurent] de Yehochoua ben Pera’hia et Nitaï d’Arbel
    15) Yehochoua ben Pera’hia et Nitaï d’Arbel [reçurent] de Yossé ben Yoézer et Yossef ben Yo’hanan.
    16) Yossé ben Yoezer et Yossef ben Yo’hanan [reçurent] de Antignos.
    17) Antignos [reçut] de Chimone le Juste.
    18) Chimone le Juste [reçut] d’Ezra.
    19) Ezra [reçut] de Baruch.
    20) Baruch [reçut] de Jérémie.
    21) Jérémie [reçut] de Cephania.
    22) Céphania [reçut] de Habacuc.
    23) Habacuc [reçut] de Nahum.
    24) Nahum [reçut] de Joël.
    25) Joël [reçut] de Michée.
    26) Michée [reçut] de Isaïe.
    27) Isaïe [reçut] de Amos.
    28) Amos [reçut] de Osée.
    29) Osée [reçut] de Zacharie.
    30) Zacharie [reçut] de Yehoyada.
    31) Yehoyada [reçut] d’Élisée.
    32) Élisée [reçut] d’Elie.
    33) Elie [reçut] d’A’hia.
    34) A’hia [reçut] de David.
    35) David [reçut] de Samuel.
    36) Samuel [reçut] de Eli.
    37) Eli [reçut] de Pinhas.
    38) Pinhas [reçut] de Josué.
    39) Josué [reçut] de Moïse.
    40) Moïse [reçut] du Tout-Puissant.
    [La source de] tous fut donc l’Eternel D.ieu d’Israël.

    Tous les sages susmentionnés furent les plus éminents de leurs générations. Certains furent présidents d’académies, d’autres exilarques, ou encore membres du Grand Sanhédrine. Outre ceux-ci, en chaque génération, des milliers et dizaines de milliers [de disciples] entendirent [leur enseignement]. Ravina et Rav Achi clôturèrent [l’ère] des sages du Talmud.

    Rav Achi composa le Talmud de Babylone en terre de Chinar (Babylonie), environ cent ans après la composition du Talmud de Jérusalem par Rabbi Yo’hanan. La vocation de ces deux Talmuds est d’expliquer le texte de la Michna et d’élucider les points abstrus, [ainsi que de présenter] les nouveaux points [de loi] développés par les divers tribunaux depuis Rabeinou Hakadoch jusqu’à la composition du Talmud.
    De l’ensemble de [ces sources – que sont] les deux Talmuds, la Tossefta, le Sifra, et le Sifré – est mis au clair ce qui est interdit et ce qui est permis, ce qui est impur et ce qui est pur, ce qui constitue une violation pénale et ce qui n’implique pas de peine, ce qui est inapte à l’usage et ce qui est apte, conformément [aux traditions] reçues par [les sages] de leurs [prédécesseurs dans une chaîne ininterrompue remontant aux enseignements que] Moïse notre maître [reçut] sur le Sinaï.

    [Ces sources] font également mention des décrets institués par les sages et les prophètes en chaque génération pour faire une clôture à la Loi, conformément à l’injonction explicite de Moïse : « Vous garderez Mon ordonnance », [ce qui signifie] « Vous ferez une protection à Mon ordonnance ». [Ces sources] font également un exposé clair des coutumes et des ordonnances, formellement introduites [dans les diverses générations par les autorités rabbiniques] ou venues à l’usage avec leur approbation. Il est défendu de s’en écarter, comme il est dit : « Ne t’écarte pas de ce qu’ils te diront, ni à droite, ni à gauche ». [Elles incluent aussi] jugements et règles qui ne furent pas transmis oralement depuis Moïse, mais furent déduits par le [Grand] tribunal d’une certaine époque par application des principes d’herméneutique ; les anciens [de ce tribunal] décidèrent que telle était la loi. Rav Achi compila dans le Talmud l’ensemble [de ces enseignements] depuis Moïse jusqu’à son époque. Les sages de la Michna composèrent d’autres textes pour expliquer la Torah : Rabbi Ochaya, le disciple de Rabeinou Hakadoch rédigea une explication sur le livre de la Genèse, et Rabbi Ichmaël [rédigea] une explication sur [le reste de la Torah] depuis « Elé Chémot » jusqu’à la fin de la Torah, qui est appelée la Mekhilta. Rabbi Akiva rédigea également une Mekhilta. D’autres sages après eux rédigèrent des midrachot ;

    tout ceci fut rédigé avant le Talmud de Babylone.

    Ravina, Rav Achi, et leurs collègues marquèrent la fin [de cette ère de] grands sages d’Israël qui reçurent la Loi Orale , et qui promulguèrent des décrets, instituèrent des ordonnances, et introduirent des coutumes, lesquels se répandirent parmi tout le peuple juif, dans toutes les communautés.

    Après le tribunal de Rav Achi qui compila le Talmud et acheva celui-ci du temps de son fils, une immense dispersion du peuple juif à travers le monde eut lieu. [Les juifs] émigrèrent dans les endroits les plus reculés et îles lointaines. Le nombre croissant de guerres et [le déplacement] des armées rendirent les routes peu sûres. L’étude de la Torah connut un déclin. Les juifs n’affluaient plus aux maisons d’études par milliers et dizaines de milliers comme auparavant ; mais dans chaque ville et pays, quelques individus [qui ressentaient] l’appel divin se réunissaient et s’investissaient dans l’étude de la Torah, comprenaient tous les ouvrages des sages, et apprenaient ainsi la manière de légiférer.

    Après l’époque du Talmud, quand un tribunal établi en quelque pays que ce soit promulguait des décrets, instituait des ordonnances ou introduisait des coutumes pour les [juifs] résidants dans ce pays ou dans un autre pays, ses mesures n’étaient pas acceptées par l’ensemble du peuple juif, du fait de l’isolement des colonies [juives] et des difficultés de voyage. Étant donné que le tribunal de chaque pays consistait en quelques particuliers [dont l’autorité n’était pas universellement reconnue], alors que le Grand Tribunal composé de soixante et onze [juges] avait déjà cessé d’exister de longues années avant la compilation du Talmud, les habitants d’un pays n’étaient pas contraints de suivre les coutumes des habitants d’un autre pays, et un tribunal n’était pas tenu de promulguer le même décret qu’un autre tribunal de son pays. De même, si l’un des Guéonim a enseigné qu’une certaine manière de légiférer est correcte, et qu’il est clair, pour un tribunal ultérieur, que cela n’est pas conforme au Talmud, ce n’est pas la première [autorité] qui est [obligatoirement] suivie, mais celle dont la conception paraît la plus probable.

    Les remarques susmentionnées concernent les règles, décrets, ordonnances, et coutumes post-talmudiques. En revanche, tout ce qui est mentionné dans le Talmud de Babylone incombe à tous les juifs. Ainsi, [les habitants de] chaque ville et de chaque pays sont tenus de suivre toutes les coutumes observées par les sages du Talmud, de promulguer leurs décrets, et de respecter leurs ordonnances. [En effet,] toutes ces [institutions] mentionnées dans le Talmud reçurent l’assentiment de l’ensemble du peuple juif.

    Et les sages qui instituèrent ces ordonnances, promulguèrent ces décrets, introduisirent ces coutumes, rendirent ces décisions, et enseignèrent que tel jugement était correct, formaient la totalité ou la majorité des sages du peuple juif. Ils furent les [piliers] qui reçurent les traditions concernant les principes fondamentaux du judaïsme [dans une chaîne interrompue] depuis Moïse notre maître, puisse son âme reposer en paix. Les sages qui sont apparus après la compilation du Talmud, qui l’ont étudié en profondeur, et qui sont devenus célèbres pour leur sagesse, sont appelés les Guéonim.

    Tous ces Guéonim qui ont fleuri en Terre d’Israël, en Babylonie, en Espagne, et en France ont enseigné la méthode du Talmud, élucidé ses passages obscurs, et exposé les [différents] sujets qui y sont abordés, car l’approche [talmudique] est très subtile. De surcroît, il [le Talmud] fut rédigé en un mélange d’araméen et d’autres langues, qui était le dialecte des [juifs] babyloniens lors de sa compilation.

    Cependant, dans les autres pays, ainsi qu’en Babylonie du temps des Guéonim, personne ne comprenait ce dialecte, à moins qu’il lui ait été enseigné. Les habitants de chaque ville soumettaient de nombreuses questions au Gaon de l’époque sur des passages difficiles du Talmud, et ces Guéonim répondaient selon leur aptitude. Ceux qui posaient les questions compilaient les réponses, dont ils firent des livres destinés à l’étude. Les Guéonim, à différentes périodes, rédigèrent, eux aussi, des commentaires sur le Talmud : certains abordèrent [dans leurs écrits] quelques lois spécifiques, d’autres des chapitres particuliers qui présentaient des difficultés à leurs contemporains, et d’autres [exposèrent] des traités et des ordres [entiers du Talmud].

    Il firent [également] des compilations de sentences concernant choses permises et interdites, [infractions] pénales ou non passibles d’une peine, traitant de sujets d’actualité, qui pourraient être compris par celui qui ne pouvait pénétrer les profondeurs du Talmud ; telle est la tâche divine dans laquelle tous les Guéonim ont œuvré, depuis la conclusion du Talmud jusqu’à la présente date, qui est la huitième année du douzième siècle après la destruction du Temple, ce qui correspond à l’année 4937 depuis la création du monde.

    À notre époque, où les vicissitudes nous assaillissent, et tous ressentent la pression des temps difficiles, la sagesse de nos sages a disparu, et la compréhension de nos hommes dotés de discernement est devenue cachée. Aussi, les commentaires des Guéonim et les [compilations de] lois, et réponses, qu’ils considéraient [rédigés dans un style] limpide sont aujourd’hui devenus difficiles d’accès, et seul un petit nombre les comprennent.

    A fortiori [en est-il de même] pour le Talmud – [le Talmud] de Babylone comme [le Talmud] de Jérusalem – le Sifra, le Sifrei, la Tossefta, [dont la compréhension] nécessite un esprit large, une âme sage, et une [étude] considérable, pour y découvrir le droit chemin [dans la pratique, c'est-à-dire pour déterminer] ce qui est interdit et ce qui est permis, et autres règles de la Torah.

    Pour cette raison, moi, Moïse, fils de Maïmon le Séfaradi, je me suis mis à l’œuvre, et m’en remettant à l’aide de D.ieu, béni soit-Il, j’ai minutieusement étudié tous ces livres, dans l’intention de réunir toutes les conclusions de ces ouvrages concernant ce qui est interdit et ce qui est permis, ce qui est impur et ce qui est pur, et autres lois de la Torah, tout ceci dans un style limpide et concis, afin que la Loi Orale puisse être connue de tous, sans [devoir évoquer] problèmes et solutions, et divergences d’opinion, chaque [sage] soutenant sa thèse, mais des propos clairs et convaincants, conformes aux conclusions tirées de toutes les compilations et commentaires ayant vu le jour depuis Rabeinou Hakadoch jusqu’à l’époque actuelle, de manière à ce que toutes les lois soient accessibles au plus jeune comme au plus âgé, qu’elles relèvent des préceptes [bibliques] ou des institutions établies par les sages et prophètes, de sorte qu’aucun autre ouvrage ne soit nécessaire pour [vérifier] quelque loi que ce soit. [En d’autres termes,] que cet ouvrage réunisse l’ensemble de la Loi Orale, y compris ordonnances, coutumes, et décrets institués depuis Moïse notre maître jusqu’à la compilation du Talmud, tels qu’exposés pour nous par les Guéonim dans tous leurs ouvrages post-talmudiques.

    J’ai donc intitulé cette œuvre le Michné Torah (« Répétition de la Loi »), car une personne qui lit tout d’abord la Loi écrite, et ensuite cet [ouvrage], connaît ainsi l’intégralité de la Loi Orale, sans avoir besoin de consulter un autre ouvrage entre eux. Il m’a paru opportun de partager cet ouvrage en [sections de] lois [regroupées] par thème ; ces [sections de] lois sont divisées en chapitres, et chaque chapitre est divisé en petits paragraphes, afin qu’elles puissent être facilement retenues.

    Parmi les [sections de] lois réparties par thème, certaines sont des règles liées à un seul commandement [biblique], tant ce précepte est riche en traditions orales et forme un sujet en soi. D’autres [sections] regroupent des règles liées à plusieurs commandements, quand toutes celles-ci concernent un même sujet, car cet ouvrage est organisé par thèmes, indépendamment du nombre de commandements contenus, comme cela sera expliqué au lecteur. Le nombre de commandements de la Torah qui incombent à toutes les générations est 613 : 248 sont des commandements positifs, [le moyen] mnémotechnique [pour les retenir est qu’ils correspondent] au nombre d’os du corps humain. 365 sont des commandements négatifs ; [le moyen] mnémotechnique [pour les retenir est qu’ils correspondent] au nombre de jours de l’année solaire.
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 3 semaines avant à 01h34.

  7. #17
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    De ce qui a pu être découvert comme document ancien comme vu précédemment, une bible hébraïque datant de 2000 ans. Le texte, correspondant à ce que nous avons aujourd'hui.

    On peut supposer qu'il ait pu être de même sur les 2000 ans avant l'ère chrétienne avec des variations possibles, avec aussi la confusion entre les textes originaux et l'ajout des interprétations prises pour le texte original lui-même.

    Les rabbins expliquent que cette conservation du texte de génération en génération sont dues à des règles très strictes, en affirmant aussi que cette transmission fut une transmission en masse donné à chaque tribus.
    Salam Talib,

    On voit là une pratique commune aux musulmans et aux juifs, preuve - s'il en est besoin - que les musulmans n'ont pas inventé le principe des chaînes de transmission :-)

    Et avec la même erreur de base :
    Une chaîne impeccable n'est pas la garantie d'un résultat juste car un postulat initial faux entraîne forcément un postulat final faux.
    En l'occurrence, ici : la Torah n'a pas été écrite par Moïse. C'est faux au départ et c'est donc tout aussi faux à l'arrivée.

  8. #18
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    Salam,

    Concernant l'archéologie, pour la recherche de preuves matérielles du récit biblique, elles se poursuivent, c'est encore un grand chantier pour les chercheurs, et ce qui peut être dit avec prudence est : "dans l'état actuel de nos connaissances".

    Les fouilles se poursuivent dans ce qui était considéré le Royaume d'Israël, récemment il a encore était fait des découvertes : https://www.independent.co.uk/life-s...-a7323296.html

    Cependant, il y a d'autres sites qui ont peut-être encore des éléments matériels à découvrir, en Arabie, la Tihama, au Yémen, au Soudan aussi, dans la corne de l'Afrique.

    En considérant le règne du Prophète Salomon (`alayhi as-salam) et l'implantation possible du monothéisme au Yemen lors du règne de la Reine de Saba (Balqis), au Sud de l'Arabie, la Tihama, dans la corne de l'Afrique, il se peut que l'on découvre d'autres éléments antérieurs à ce qui a pu être trouvé jusqu'à aujourd'hui, les recherches, les fouilles, s'étant principalement concentrées dans la région de Syrie-Palestine-Irak.

    Des fouilles récentes au Soudan ont permi de retouver des traces du Pharaon Taharqa, celui qui aurait sauvé Jérusalem vers -701, -674.

    -->> Le Pharaon Taharqa, Roi de Kuch et d'Egypte, sauve deux fois Jérusalem (selon les sources bibliques)

    -->> The Jewish Kingdom of Kush (region of Sudan) : Beta Israel ("Ethiopian" Jewish) - Dr Ibrahim M. Omer


    Concernant le Prophète Moïse (`alayhi as-salam), il y a d'un côté le récit, ce qui peut corroborrer le récit, la rédaction, le matériel prouvant une rédaction ancienne et la datation de celle-ci.

    Quelques indices possibles :

    -->> Amenmose - Un prince rebelle élevé dans le palais de Ramsès II, aux origines incertaines, victime de damnatio memoriae et dont la momie n'a jamais été retrouvée

    --> > Hypothèse quant à la période où eut lieu l'Exode, avec Moïse - Cheikh Anas Lala - 2008

    --> > Moïse est un roi de Nubie dans certains récit bibliques

    --> > De plus en plus de musulmans et non-musulmans ramènent des images de l'endroit supposé ou Moïse (a.s) aurait été en Arabie (Region de Madian/Jebel Lawz)


    Wa Allahu A`lam
    Salam Talib,

    Il faut être très prudent dans ce genre de recherches dont l'objectif est de justifier des écrits anciens.

    Dans ce cas, le chercheur a tendance à oublier de faire des vérifications, persuadé d'avoir trouvé le chaînon manquant à sa démonstration... et il se trompe de siècle, d'individu ou d’événement.

    C'est ce qu'on fait les chercheurs chrétiens du 19e siècle en essayant de démontrer que tous les détails de la Bible étaient vrais... jusqu'au moment où des investigations plus poussées ont démontré que les textes avaient un peu arrangé la réalité historique à leur profit ou qu'ils s'étaient eux-mêmes trompés de siècle ou d'individu !

  9. #19
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    Citation Envoyé par maki Voir le message
    Salam Talib,

    On voit là une pratique commune aux musulmans et aux juifs, preuve - s'il en est besoin - que les musulmans n'ont pas inventé le principe des chaînes de transmission :-)

    Et avec la même erreur de base :

    Une chaîne impeccable n'est pas la garantie d'un résultat juste car un postulat initial faux entraîne forcément un postulat final faux.

    En l'occurrence, ici : la Torah n'a pas été écrite par Moïse. C'est faux au départ et c'est donc tout aussi faux à l'arrivée.

    Salam Maki,

    Pour ce qui est des musulmans l'avantage a été que le fait d'avoir un Etat militairement fort, a permis aux musulmans de ne pas être dominé, de préserver, de superviser, d'éduquer les nombreux transmetteurs du Coran par le Prophète (Sallallahu `alayhi wa alihi wa sahbihi wa sallim), lui-même, et ses succésseurs qui ont bénéficié de sa compagnie, son éducation (la suhba).

    L'Etat a permis d'établir un comité travaillant dans la sécurité, pour établir un texte de référence établi par concertation scientifique entre les Compagnons y compris le compagnon `Ali ibn Abi Talib (`alayhi as-salam) qui a vécu depuis son enfance avec le Prophète, présent auprès de lui depuis le début de la révélation, il avait approuvé la démarche du Calife Othman.

    --> > https://forumislam.com/forum_musulma...l=1#post896147


    Nous n'avons pas l'exemplaire de La Torah du Prophète Moïse (que la paix soit sur lui), ce qu'on présente aujourd'hui comme étant La Torah, a une histoire très longue, de plusieurs siècles, avec un peuple ayant vécu des périodes de grandes instabilités politiques, et religieuses, un texte comportant plusieurs variantes, stabilisé seulement au cours de l'ère chrétienne et aussi au cours de l'ère islamique, de plus, il y a aussi le fait de prendre en compte le language dans lequel a été écrit ce texte, la langue s'étant construite sur le long terme par adoption à l'origine d'une langue canannéenne devenue plus tard l'hébreu par les juifs selon des études.

    Il y a les conclusions que peut tirer le chercheur, l'historien qui met de côté toutes référence religieuses, et qui n'introduit en aucun cas l'hypothèse de la possibilité de révélation divine au départ .

    De l'autre il y a les conclusions que peut en tirer le chercheur, historien, ayant des références religieuses, et qui reconnait l'existence d'une Révélation divine mais qui au cours du temps est altérée par les hommes.

    Il y a plusieurs périodes de guerres, de déconnexions religieuses, des périodes d'idôlatries, de polythéisme, identifiées (la période de Josias nottament où il est évoqué que l'on a exumé miraculeusement un livre rapportant les lois de la Torah, la croyance monothéiste dont nous n'avons pas l'exemplaire original conservé aujourd'hui) (qu'est-il donc arrivé alors à la loi mosaïque, la croyance monothéiste, était-elle perdue ?) , montrant un éloignement des juifs par rapport au texte originel, par exemple en tant que musulman, nous croyons en l'existence du prophète Moïse (que la paix soit sur lui), qu'il fut un monothéiste et aux altérations du texte qui ont eu cours pendant l'histoire longue des israélites, des judéens.

    On voit celà par exemple avec la différence entre le Pentateuque des Samaritains et celui des Judéens.

    Voir à partir de la p.247 de ce livre en anglais ( The history of the quranic text from revelation to compilation a comparative study with the Old and New Testaments, Muhammad Mustafa al-A`zami (ra) ) : https://www.kalamullah.com/Books/his...t.pdf#page=247


    On ne va pas dire que tout ce qui nous est parvenu est faux, d'un point de vue religieux, pour le musulman, mais on s'en tient à cette attitude que le Coran est un guide de lecture des anciennes écritures :


    Les musulmans croient en ce qui a été reçu comme révélation divine (al Wahi) originalement aux Prophètes (que la paix soit sur eux) et ce que EUX ont transmis, ce qui nous est parvenu des prédications originales au cours du temps a été altéré.


    Les musulmans sont d'accord avec les histoires bibliques qui sont également présentes dans le Coran mais réfutent fermement celles qui sont en contradictions avec leurs croyances.

    Pour les histoires qui sont présentes dans la Bible qui ne sont pas trouvées dans le Coran et qui ne sont pas en conflit avec quoi que ce soit en Islam, les Musulmans sont invités à ni à y croire et ni à ne pas y croire.

    "Il n'y a pas de mal à ce que vous racontiez (ce que vous tenez) des Fils d'Israël" (al-Bukhârî, 3274) et : "Ce que les Fils d'Israël vous racontent, ne dites pas que cela est vrai, et ne dites pas non plus que cela est faux. Dites (simplement) : "Nous croyons en Dieu et en ses Prophètes"…" (Abû Dâoûd, 3644, voir aussi al-Bukhârî, 4215).

    Pour le musulman, du moment que les textes du Coran et de la Sunna ne spécifient pas le contraire, les données historiques et géographiques issues d'Ecritures antérieures peuvent être citées, même si les textes du Coran et de la Sunna ne les confirment pas non plus. Cependant ces données ne doivent en aucun cas être présentées ni considérées comme étant des données du Coran et de la Sunna.

    De même, le musulman se doit de garder à l'esprit – suivant en cela l'instruction du Prophète – qu'on ne sait pas lesquelles de ces données proviennent d'une révélation divine et lesquelles n'en proviennent pas (lâ yussadiqu wa lâ yukaddhibu kawnahâ minallâh).


    ( Dites : "Nous croyons en Dieu et en ce qu’on nous a révélé, et en ce qu’on n’a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes Soumis".)


    Sourate 2, 136
    Abrogation des messages précédents : "Considérer véridique" n'implique pas "se référer à" :

    Un second point qu'il est important de rappeler ici est qu'il ne faut pas confondre :

    – le fait de "déclarer véridique" les Ecritures antérieures ("tasdîquhâ") (dans le sens que nous avons vu jusqu'ici, c'est-à-dire la partie de ces Ecritures qui est authentique),

    – et le fait de "déclarer toujours applicable" le contenu de ces Ecritures et donc de "s'y référer" ("al-i'tissâm bihâ").


    Certes, le Coran n'a jamais déclaré être venu abroger une croyance dont il est prouvé de façon authentique qu'un message de Dieu précédent l'avait révélée (le Coran a pu apporter des éléments de croyance qui n'étaient pas mentionnés dans un ou plusieurs messages précédents ; mais cela constitue un enseignement supplémentaire et plus complet, et non une abrogation). Par contre le Coran enseigne également que la Loi qu'il apporte abroge l'applicabilité des Lois apportées par les Ecritures – même authentiques – l'ayant précédé. Voilà la seconde cause qui explique les différences existant entre certaines données du Coran et celles d'Ecritures précédentes.



    La Loi que le Coran apporte
    :

    – contient donc certaines règles similaires à celles contenues dans les Lois précédentes (sans qu'il fasse nécessairement référence à ces Lois) : par exemple l'interdiction du porc ;

    – mais contient aussi d'autres règles différentes de celles contenues dans les Lois précédentes que, elles, il modifie (par exemple lui a interdit complètement la consommation d'alcool), ou il abroge explicitement (par exemple l'interdiction de consommer certaines graisses), ou encore il abroge implicitement, parce qu'il n'en parle pas et que le principe fondamental est la permission originelle (par exemple l'interdiction de faire cuire l'agneau dans le lait de sa mère) ;

    – contient enfin des règles absentes des Lois précédentes, parce que son message est à vocation universelle (comme la règle de dhimma, protection des non-musulmans résidents d'un pays musulman).


    Ces deux particularités – impossibilité d'établir l'authenticité et abrogation de certaines règles – font que le Coran déclare aussi que le musulman ne peut pas aller puiser aux sources des Ecritures antérieures les croyances et les règles qu'il considèrera valables. C'est ce que nous allons voir dans le point suivant…
    Le Coran et son complément, la Sunna, sont les deux textes de référence pour le musulman


    Le point 1 (l'impossibilité d'établir l'authenticité de chaque partie du texte biblique) et le point 2 (l'abrogation, par Dieu, de certaines règles révélées par Lui-même dans l'ancien texte) font que si d'une part le Coran dit qu'il vient "déclarer véridiques" ("tasdîq") les Ecritures révélées avant lui, il dit aussi d'autre part qu'il vient "prévaloir" ("haymana") sur elles : "Et sur toi [ô Muhammad] Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité [il s'agit du Coran], qui déclare véridique l'Ecriture avant lui et qui prévaut sur elle" (Coran 5/48). Le Coran prévaut sur elles non pas dans le sens où il va les détruire, appeler à les détruire, empêcher juifs et chrétiens de les posséder, ou encore forcer juifs et chrétiens à se convertir à son message à lui, mais simplement dans le sens où il affirme que :


    – étant le dernier message de Dieu, ses enseignements constituent les enseignements désormais agréés par Dieu (c'est que nous avons vu plus haut dans le point 2 : "Abrogation") ;

    – lui sera intégralement préservé dans son authenticité originelle, tel que Dieu l'a révélé (Coran 15/9).



    Dès lors, pour le musulman, les données que les Ecritures révélées avant le Coran contiennent peuvent être rangées en 2 catégories (cf. Fat'h ul-bârî 13/408) :


    a) les croyances et normes (ahkâm) ;

    b) les récits historiques, les descriptions et noms de lieux géographiques, et autres données de ce genre ; les données de cette seconde catégorie peuvent à leur tour être classées en 3 sous-catégories (cf. Fat'h ul-bârî 8/214, Al-Fissal 1/241) :

    --- b.a) celles qui contredisent de façon formelle ce que mentionnent le Coran et / ou la Sunna ;
    --- b.b) celles qui sont les mêmes que celles que mentionnent le Coran et / ou la Sunna ;
    --- b.c) enfin celles que le Coran et / ou la Sunna n'approuvent ni ne contredisent.



    Pour ce qui est de la catégorie a (croyances – aqâ'ïd – et règles – ahkâm : obligations, interdictions, licite et illicite –), le musulman l'appréhende de la façon suivante :

    – si des points de croyances présents dans les Ecritures antérieures contredisent un point de croyances présent dans les Ecritures islamiques (Coran et Sunna), alors (étant donné qu'il n'y a jamais eu abrogation entre les différents messages de différents prophètes à propos des croyances) il considère que ce qu'avait dit le prophète antérieur a été mal compris et / ou mal retransmis ;

    – et si ce sont des règles qui sont différentes entre les Ecritures Antérieures et les Ecritures islamiques, alors le musulman ne se prononce pas (lâ yussadiqu wa lâ yukaddhibu kawnahâ minallâh) : il est possible que ce qu'avait dit le prophète antérieur a été mal compris et / ou mal retransmis, comme il est possible qu'il y ait eu abrogation.

    En tout état de cause, le musulman n'ira en aucun cas chercher ses croyances ou ses normes dans les textes bibliques : il considère que la seule source possible pour cela est constituée des textes du Coran et de la Sunna, avec la règle première de la permission originelle – dans le domaine de la vie quotidienne – et du non rajout d'actes – dans le domaine de culte. Si éventuellement il cite des données de ce genre, c'est uniquement pour mentionner ce que sont les choses chez les juifs ou chez les chrétiens.



    Pour ce qui est des catégories b.a, b.b et b.c, le musulman les considère de la façon suivante :

    – bien évidemment, il délaisse les données de la catégorie b.a et approuve celles de la catégorie b.b ;

    – quant à la catégorie b.c, le musulman suit à son sujet ce que le Prophète Muhammad a formulé ainsi : "Il n'y a pas de mal à ce que vous racontiez (ce que vous tenez) des Fils d'Israël" (al-Bukhârî, 3274) et : "Ce que les Fils d'Israël vous racontent, ne dites pas que cela est vrai, et ne dites pas non plus que cela est faux. Dites (simplement) : "Nous croyons en Dieu et en ses Prophètes"…" (Abû Dâoûd, 3644, voir aussi al-Bukhârî, 4215). Pour le musulman, du moment que les textes du Coran et de la Sunna ne spécifient pas le contraire, les données historiques et géographiques issues d'Ecritures antérieures peuvent être citées, même si les textes du Coran et de la Sunna ne les confirment pas non plus. Cependant ces données ne doivent en aucun cas être présentées ni considérées comme étant des données du Coran et de la Sunna. De même, le musulman se doit de garder à l'esprit – suivant en cela l'instruction du Prophète – qu'on ne sait pas lesquelles de ces données proviennent d'une révélation divine et lesquelles n'en proviennent pas (lâ yussadiqu wa lâ yukaddhibu kawnahâ minallâh).


    Source : Anas Lala (maison-islam.com)


    Wa Allahu A`lam
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 2 semaines avant à 21h18.

  10. #20
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    Citation Envoyé par talib abdALLAH Voir le message
    Salam,

    Concernant l'archéologie, pour la recherche de preuves matérielles du récit biblique, elles se poursuivent, c'est encore un grand chantier pour les chercheurs, et ce qui peut être dit avec prudence est : "dans l'état actuel de nos connaissances".

    Les fouilles se poursuivent dans ce qui était considéré le Royaume d'Israël, récemment il a encore était fait des découvertes : https://www.independent.co.uk/life-s...-a7323296.html

    Cependant, il y a d'autres sites qui ont peut-être encore des éléments matériels à découvrir, en Arabie, la Tihama, au Yémen, au Soudan aussi, dans la corne de l'Afrique.

    En considérant le règne du Prophète Salomon (`alayhi as-salam) et l'implantation possible du monothéisme au Yemen lors du règne de la Reine de Saba (Balqis), au Sud de l'Arabie, la Tihama, dans la corne de l'Afrique, il se peut que l'on découvre d'autres éléments antérieurs à ce qui a pu être trouvé jusqu'à aujourd'hui, les recherches, les fouilles, s'étant principalement concentrées dans la région de Syrie-Palestine-Irak.

    Des fouilles récentes au Soudan ont permi de retouver des traces du Pharaon Taharqa, celui qui aurait sauvé Jérusalem vers -701, -674.

    -->> Le Pharaon Taharqa, Roi de Kuch et d'Egypte, sauve deux fois Jérusalem (selon les sources bibliques)

    -->> The Jewish Kingdom of Kush (region of Sudan) : Beta Israel ("Ethiopian" Jewish) - Dr Ibrahim M. Omer


    Concernant le Prophète Moïse (`alayhi as-salam), il y a d'un côté le récit, ce qui peut corroborrer le récit, la rédaction, le matériel prouvant une rédaction ancienne et la datation de celle-ci.

    Quelques indices possibles :

    -->> Amenmose - Un prince rebelle élevé dans le palais de Ramsès II, aux origines incertaines, victime de damnatio memoriae et dont la momie n'a jamais été retrouvée

    --> > Hypothèse quant à la période où eut lieu l'Exode, avec Moïse - Cheikh Anas Lala - 2008

    --> > Moïse est un roi de Nubie dans certains récit bibliques

    --> > De plus en plus de musulmans et non-musulmans ramènent des images de l'endroit supposé ou Moïse (a.s) aurait été en Arabie (Region de Madian/Jebel Lawz)


    Wa Allahu A`lam

    Citation Envoyé par maki Voir le message
    Salam Talib,

    Il faut être très prudent dans ce genre de recherches dont l'objectif est de justifier des écrits anciens.

    Dans ce cas, le chercheur a tendance à oublier de faire des vérifications, persuadé d'avoir trouvé le chaînon manquant à sa démonstration... et il se trompe de siècle, d'individu ou d’événement.

    C'est ce qu'on fait les chercheurs chrétiens du 19e siècle en essayant de démontrer que tous les détails de la Bible étaient vrais... jusqu'au moment où des investigations plus poussées ont démontré que les textes avaient un peu arrangé la réalité historique à leur profit ou qu'ils s'étaient eux-mêmes trompés de siècle ou d'individu !
    Salam Maki,

    Concernant l'archéologie, pour la recherche de preuves matérielles du récit biblique, elles se poursuivent, c'est encore un grand chantier pour les chercheurs, et ce qui peut être dit avec prudence est : "dans l'état actuel de nos connaissances".
    On est d'accord, ceux qui sont compétents dans le domaine de la recherche historique et archéologique, s'ils le peuvent, ont des pistes à explorer.

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