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Discussion: L’Autorité du Messager d'Allah ﷺ et l’étendue de sa portée… (législateur , juge , commentant des versets du Coran ...) - al Qadi Mufti Taqi Usmani

  1. #1
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    Par défaut L’Autorité du Messager d'Allah ﷺ et l’étendue de sa portée… (législateur , juge , commentant des versets du Coran ...) - al Qadi Mufti Taqi Usmani

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ ؕ وَالصَّلَوةُ وَ السَّلَامُ عَلَى سَيِـّـدِ المُرسَلِين
    اَمَّا بَعدُ فَاَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم



    السلام عليكم ورحمة الله تعالى وبركاته

    Asalamu 3alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh







    *








    L’Autorité du Messager d'Allah ﷺ

    et l’étendue de sa portée…

    (législateur , juge, commentant des versets du Coran ...)



    al-Qadi Mufti Taqi Usmani




    *




    Adaptation française synthétique du troisième chapitre de « The Authority of Sunnah » de Qâdhi Taqui Ousmâni



    Le Qour’aane n’a pas seulement énoncé, en tant que loi et principe fondamental, l’obligation d’obéir au Messager d’Allah, Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)… Il a également évoqué l’étendue de l’autorité de la « Sounnah » (propos, gestes et approbation du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)), en faisant toute la lumière sur bon nombre d’aspects de cette autorité, et ce, afin de déterminer clairement les endroits où la soumission et l’obéissance à la « Sounnah » est voulue de la part des croyants. Dans ce présent chapitre, nous allons justement aborder un à un les différents domaines concernés par cette autorité…


    L’autorité du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) en tant que législateur…


    Nombreux sont les versets du Qour’aane qui délèguent au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) un pouvoir et une autorité à portée législative. En voici quelques uns, à titre d’exemple :


    1- : Et prescris pour nous le bien ici-bas ainsi que dans l’au-delà. Nous voilà revenus vers Toi, repentis.» Et (Allah) dit : «Je ferai que Mon châtiment atteigne qui Je veux. Et Ma miséricorde embrasse toute chose. Je la prescrirai à ceux qui (Me) craignent, acquittent la Zakat, et ont foi en Nos signes.


    Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’Évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui; ceux-là seront les gagnants.


    Sourate 7 / Versets 156 et 157


    Les termes mis en valeur dans la traduction ci-dessus indiquent clairement que l’une des obligations du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) consiste à rendre licite les bonnes choses et à interdire les mauvaises.


    Ce devoir est distinct de celui du commandement du convenable et de la condamnation du blâmable« (Amr bil Ma’roûf wa Nahy anil Mounkar »), mentionné juste avant dans l’énoncé du verset : En effet, ce dernier porte sur l’exhortation ou la prohibition de choses qui ont déjà été qualifiées de « bonnes » (Ma’roûf) ou de « mauvaises » (Mounkar) auparavant.


    Mais pour ce qui est du devoir qui nous intéresse directement ici (exprimé dans la phrase « (il) leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises« …), il concerne, lui, l’autorité à élaborer des règles de permission et d’interdiction, ou, en d’autres mots, à l’établissement de nouvelles prescriptions visant à autoriser ou prohiber différentes choses.


    Ce qui mérite notre attention également dans ce passage coranique, c’est que l’élaboration de nouveaux principes et règlements d’ordre religieux n’est pas relié au Qour’aane, mais à la personne de Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) : On ne peut donc dire ici que l’expression « (…) leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises (…) » fait allusion au fait que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait pour mission deproclamer les injonctions déjà énoncées par ailleurs dans le Qour’aane… En effet, l’élaboration d’une loi et la proclamation de celle-ci sont deux choses complètement différentes.


    D’autant plus que, la proclamation par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) des lois déjà établies est évoquée séparément, comme on l’a vu plus haut, par l’expression « (…)Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable(…) »… La phrase qui suit celle-ci concerne donc nécessairement l’aptitude à élaborer de nouvelles lois.


    On peut relever encore de ce verset que l’emphase y a été particulièrement mis sur la foi au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), surtout avec l’allusion à « Ceux qui croiront en lui(…) »… En considérant ce qui précède et suit cette phrase, on comprend bien que, ce qui caractérise les croyants justement, c’est leur foi, leur conviction profonde et leur reconnaissance des différentes obligations et autorités du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) mentionnées dans ce verset, parmi lesquelles il y a justementl’autorité de déclarer une chose légitime ou illégitime.


    A cela s’ajoute le fait que, dans ce passage du Qour’aane, ordre est donnée de suivre la Lumière descendue avec le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) : Il n’est pas fait mention ici textuellement du suivi du Qour’aane, mais plutôt du suivi de la Lumière Révélée, et ce, justement, afin que cette injonction porte sur l’ensemble des prescriptions révélées au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), que celles-ci soient l’aient été au travers du Qour’aane… ou par le biais de la Révélation non lue (« Wahiy Ghay Matlou' »), qui se reflète et se manifeste à travers les propos et les actes du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).


    Bref, quelque soit l’angle sous lequel on considère cette « Aayah », celle-ci énonce clairement la réalité suivante :


    Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dispose de l’autorité d’élaborer des lois autres que celles contenues dans le Qour’aane (lois qui sont évidemment basées sur la « Révélation non lue »)


    2 – : Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’ Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés.


    (Sourate 9 / Verset 29)


    Ce verset exprime de façon très explicite l’importance et la nécessité fondamentales de considérer comme interdit ce qu’Allah et Son Messager ont interdit. Ce passage indique également que l’autorité de déclarer quelque chose d’illicite et interdit ne se limite pas à Allah, mais le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) également, conformément à l’agrément et au commandement d’Allah Lui Même, peut faire usage de cette autorité. Nul doute que l’autorité du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) diffère fondamentalement de l’Autorité Suprême d’Allah : L’Autorité divine est réelle, propre, indépendante et totalement libre, alors que l’autorité du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) se limite à la Révélation Divine(qu’elle soit « lue » ou « non lue ») qui lui parvient, et s’inspire donc de celle-ci. Néanmoins, malgré cette différence fondamentale, le fait est et reste que la personne du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a reçu cette autorité législative, et ceux qui ont foi en lui ont pour obligation, en sus de la soumission face au Pouvoir Suprême d’Allah, de se courber également devant l’autorité du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).


    3 – : Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s’est égaré certes, d’un égarement évident.


    (Sourate 33 / Verset 36)


    Dans ce verset, il est également fait mention, au sujet des jugements d’Allah et de Son Messager (sallallâhou alayhi wa sallam), que leur acceptation est obligatoire à tous les musulmans.


    Il n’est pas inopportun de mentionner ici que, dans l’énoncé du verset en arabe, la conjonction de coordination «waw» (traduit par «et»), situé entre le mot « Allah » et «Son Messager» marque aussi bien, dans le sens, la liaison (dans certains cas) et la distinction (dans d’autres cas)… Il n’est pas possible de prendre ce terme exclusivement avec un sens de liaison : En effet, dans ce cas, le «Jugement d’Allah» n’est pas concerné par l’injonction du verset tant qu’il n’est pas accompagné du «Jugement du Messager». En d’autres mots, si on considère que le « waw » a pour fonction uniquement de lier dans le sens les deux termes évoqués, cela signifie que, sans le jugement du Messager, il n’est pas nécessaire d’obéir uniquement au jugement divin… ce qui donne au verset un sens qu’on ne pourrait concevoir dans la Parole d’Allah.


    C’est pourquoi, une interprétation rationnelle et acceptable de ce verset n’est possible que si l’on considère que le terme «waw» a aussi bien un rôle de liaison que de distinction… Le sens du verset devient alors ainsi : A chaque fois qu’Allah et Son Messager (sallallâhou alayhi wa sallam),ou l’un des deux, émet un jugement par rapport à quelque chose, les musulmans n’ont d’autres alternatives que se soumettre à cela.


    Il ressort clairement de là que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), en ce qui concerne les affaires privées et collectives des croyants, possède une autorité légale d’émettre des jugements… jugements qu’il est obligatoire aux musulmans de respecter.


    4-« (…) Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en (…) »


    (Sourate 59 / Verset 7)


    Même si ce qui précède et suit ce verset concerne la répartition et le partage du butin de guerre, il n’en reste pas moins que l’un des principes reconnus de l’exégèse coranique stipule que, si un verset a été révélé concernant un événement particulier, mais les termes employés dans ledit verset ne sont pas spécifiques à l’événement et ont une portée générale, il faut nécessairement le prendre avec un sens étendu… On ne peut alors restreindre la portée du verset au seul évènement auquel il était lié à l’origine.


    Depuis toujours, en considérant le principe unanimement admis et accepté sus cité , ce verset établit la règle générale suivante concernant le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) : Quelque soit l’ordre énoncé par le Messager d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam), il est nécessaire à tous ceux qui le suivent de s’y soumettre… De la même façon, quelque soit l’interdiction prononcée par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), il leur est nécessaire de s’y conformer en considérant l’objet de l’interdiction comme mauvaise et digne d’être évitée… C’est ainsi que le Qour’aane a confié au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) l’autorité légale d’émettre des jugements, d’énoncer des ordres et de déterminer des limites.


    Il ne serait intéressant de rappeler ici la réponse pleine de sagesse donnée par le célèbre Compagnon du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), Abdoullâh Ibné Mas’oûd (radhia Allâhou anhou) à une femme venue le questionner…


    Il est rapporté donc qu’une femme des Banû ‘Asad, appelée `Umm Y`aqûb, qui récitait le Coran, vint trouver Abdoullâh Ibné Mas’oûd (radhia Allâhou anhou) et lui dit : »On m’apprend que tu as maudit celles qui tatouent, celles qui se font tatouer, celles qui épilent et celles qui s’épilent le visage et celles qui se liment les dents par coquetterie parce qu’elles changent la Création d’Allah ». Il lui répondit : »Pourquoi ne maudirais-je pas celles que l’Envoyé d’Allah (sallallâhou alayhi wa sallam) lui-même a maudites, bien que cela se trouve dans le Livre d’Allah? » »J’ai lu, répliqua-t-elle, tout ce qui est entre les deux planchettes (c.-à-d., le Coran dont les feuillets étaient reliés à l’aide de deux planchettes qui formaient une sorte de reliure) et je n’y ai rien trouvé de tout ce que tu dis ». »Si tu l’avais lu, tu l’y aurais trouvé, reprit Abdoullâh Ibné Mas’oûd (radhia Allâhou anhou) – Allah a dit : ‏ « (…)Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en (…) »


    Par cette réponse, Abdoullâh (radhia Allâhou anhou) a fait allusion au fait que ce passage a une portée tellement étendue qu’il concerne toutes les prescriptions et toutes les interdictions qui ont été énoncées par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Et comme l’interdiction au sujet de laquelle la femme était venue s’enquérir venait du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui-même, c’est pourquoi elle entre, indirectement, dans la portée du passage coranique cité.


    5 – : « Non ! … Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence]. »


    (Sourate 4 / Verset 65)


    En apparence, ce verset présente l’autorité du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) comme étant celle d’un arbitre ou d’un juge, qui est en mesure de prononcer des sentences concernant les affaires qui lui sont présentées. Mais si on réfléchit quelque peu sur les termes et expressions employés dans ce passage, il ressort de façon très claire que l’autorité du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dépasse de loin celle d’un simple juge ou arbitre.


    Nul doute qu’un juge ou un arbitre dispose de l’autorité de prononcer le jugement qui est équitable et juste à ses yeux, et qu’il est également en mesure d’imposer le respect, par les deux parties concernées, du jugement qu’il a rendu… Mais il n’a jamais été posé comme condition obligatoire, pour que chacune des parties opposées soit considérée comme étant musulmane, qu’elle accepte de bon cœur le jugement prononcé. Si une personne n’accepte pas le jugement émis par un juge disposant de l’autorité voulue, on pourra qualifier son attitude de mauvaise et d’incorrecte, et cela peut être considéré comme un crime de sa part, méritant éventuellement l’application d’une peine à son encontre. Mais ce crime de sa part ne peut en aucun cas être un facteur provoquant son expulsion de l’Islam… En d’autres mots, on ne pourra pas le qualifier de mécréant uniquement pour son refus d’accepter le jugement rendu…


    Pourtant, le verset cité ci-dessus insiste avec force sur le fait que, celui qui n’accepte pas le jugement du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), ne peut être considéré comme étant musulman… L’emphase qui est mis dans le verset sur ce point précis montre bien que l’autorité du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) n’est pas comparable à celle d’un simple juge ou arbitre. Refuser le jugement du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) est synonyme de négation de l’Islam, ce qui différencie justement de beaucoup ledit jugement de celui qui est émis par les tribunaux en général. Ce qui est prononcé par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) est une expression formelle de lois reposant sur la Révélation Divine, qu’elle soit Lue (Qour’aane) ou Non Lue (Sounnah). Renier ces lois revient en fait à rejeter la législation divine, ce qui explique la mécréance de celui qui en est coupable.


    Suivant cette approche, le verset sus cité n’énonce pas seulement le statut d’arbitre et du juge au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), mais il lui attribue également un statut de législateur dont les jugements doivent obligatoirement être acceptés par les musulmans, à l’instar des jugements célestes.


    6 – : Le Qour’aane énonce :


    Et ils (les hypocrites) disent : «Nous croyons en Allah et au messager et nous obéissons». Puis après cela, une partie d’entre eux fait volte-face. Ce ne sont point ceux-là les croyants. Et quand on les appelle vers Allah et Son messager pour que celui-ci juge parmi eux, voilà que quelques-uns d’entre eux s’éloignent. Mais s’ils ont le droit en leur faveur, ils viennent à lui, soumis. Y a-t-il une maladie dans leurs coeurs ? ou doutent-ils ? ou craignent-ils qu’Allah les opprime, ainsi que Son messager ? Non ! … mais ce sont eux les injustes. La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : «Nous avons entendu et nous avons obéi». Et voilà ceux qui réussissent.


    (Sourate 24 / Versets 47 à 51)


    Ces versets expriment encore la condition essentielle pour que l’on soit considéré comme musulman : Se soumettre face aux jugements du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Ceux qui, malgré le fait qu’ils soient appelés vers le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), refusent de venir vers lui pour qu’ils règle leur conflits, à la lumière du Qour’aane, on ne peut agir envers eux comme « musulmans ». Le sens de ce verset ne diffère nullement de ce qui a été vu jusqu’à présent, c’est-à-dire que la reconnaissance et la conviction profonde de l’autorité du Messager (sallallâhou alayhi wa sallam) est un élément fondamental constituant la notion de foi en Allah et en Son Messager (sallallâhou alayhi wa sallam): En cas de conflit, c’est vers lui qu’il faut revenir et l’on se doit d’obéir pleinement à ses jugements et les appliquer intégralement.



    Source: muslimfr.com
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 07/08/2019 à 18h25.

  2. #2
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    L’autorité du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) en tant que commentateur du Qour’aane…


    La seconde autorité qui a été déléguée au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) est celle de commentateur du Qour’aane. Il représente en fait l’autorité ultime en la matière. Le Qour’aane proclame:


    « (…)Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a fait descendre pour eux et afin qu’ils réfléchissent. »


    (Sourate 16 / Verset 44)


    Les termes sont on ne plus explicites: L’une des missions fondamentales confiées au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) consiste en l’explicitation du Message Coranique et de la Révélation qui lui a été envoyée.


    Nul doute que les arabes de Makkah, qui étaient les interlocuteurs directs du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), n’avaient nullement besoin d’une quelconque traduction des termes contenus dans le texte coranique: Le Qour’aane fut révélée dans leur langue maternelle, et malgré l’ignorance qui prévalait en général à l’époque, leurs talents littéraires et leur parfaite maîtrise de la langue arabe est un fait irréfutable. Leurs oeuvres poétiques, ainsi que les discours et autres dictons pleins d’éloquence datant de cette époque constituent encore aujourd’hui la source première de la si riche littérature arabe… Ces premiers interlocuteurs de la Révélation comprenaient donc parfaitement le sens littéral du Qour’aane et n’avaient, pour cela, pas besoin de l’enseignement de qui que ce soit.


    C’est pourquoi, la mission dont fut investie le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), portant sur l’explicitation du message du Qour’aane, consistait bien évidemment en autre chose qu’une simple explication des termes composant le texte coranique; il s’agissait plutôt de leur expliquer ce qu’Allah voulait de Ses serviteur en leur faisant parvenir Son Message, ce qui incluait bien évidemment l’ensemble des détails et des informations nécessaires à la bonne compréhension de ce Message Divin. Ces données indispensables ont été transmis au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) par le biais de laRévélation Non LueWahyi Ghaïr Matlou’« ) 1. Le Qour’aane a clairement énoncé:


    « Quand donc Nous le récitons, suis sa récitation. A Nous, ensuite incombera son explication. »


    (Sourate 75 / Versets 18 et 19)


    Allah a ainsi promis au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) qu’Il expliciterait Lui-même Son Livre. Ainsi, les commentaires du Qour’aane qui ont été faits par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) reposent sur ces explications émanant d’Allah Lui-même. C’est ce qui explique pourquoi le « Tafsîr »(exégèse, commentaire, interprétation) venant du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) concernant n’importe quel verset du Qour’aane sera de loin supérieur à n’importe quel autre « Tafsîr ».


    Bref, ce qui a été démontré jusqu’à présent, c’est que l’interprétation coranique du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) est la référence; elle représente donc l’autorité ultime en la matière, comme affirmé précédemment.


    Quelques exemples d’exégèse prophétique…


    Afin de clarifier encore plus ce point, je vais citer quelques exemples d’interprétation du Qour’aane rapportés du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). En étudiant ces exemples, nous aurons également l’occasion de constater que le fait de se détourner de la « Sounnah » du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) revient à se priver d’un bienfait d’une valeur inestimable.


    1- La prière rituelle (« Salâh ») en Islam est un acte de dévotion et d’adoration bien connu, qui représente unanimement le pilier le plus important après la profession de foi. Dans le Qour’aane, l’emphase est mis en plus de soixante treize endroits sur la nécessité d’accomplir correctement la Salâh. Néanmoins, malgré ce nombre impressionnant de versets exhortant à la prière, on ne trouve, dans le Qour’aane toujours, aucun passage indiquant de façon détaillée la façon d’accomplir cette prière rituelle… Il est vrai que certains actes essentiels de la prière, tel que le « Roukou' » (génuflexion), les « Soujdoûd » (prosternations) et le « Qiyâme » (position debout) ont été mentionnés. Mais à aucun endroit mention n’est faite de la méthode complète suivant laquelle on doit faire la « Salâh »: Celle-ci, nous ne l’avons apprise que par le biais de la « Sounnah » du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Ignorer la « Sounnah » revient à tirer un trait sur l’ensemble des détails et explications pouvant nous éclairer sur la façon correcte de prier. Mieux encore: Personne n’est en mesure d’extraire une méthode alternative pour accomplir la Salâh du Qour’aane uniquement .


    Il est donc très important de souligner que ce n’est par hasard que le Qour’aane, malgré les soixante treize exhortations qu’il contient à l’égard du respect de la Salâh, s’est complètement tu quand à la façon détaillée d’accomplir celle-ci : Cet état de fait vise volontairement à mettre en valeur l’importance de la « Sounnah »… Ainsi, en n’apportant pas les indications nécessaires pour permettre l’accomplissement de la prière rituelle – un des plus importants piliers de l’Islam –, c’est comme si le Qour’aane lui-même faisait allusion au fait qu’il n’a été révélé que pour exposer les fondements, les bases essentielles de la pratique religieuse… L’exposition en détail de ces fondements a été laissée au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)…


    2- Dans le Qour’aane, il est également indiqué, concernant la prière rituelle toujours, que celle-ci ne peut être accomplie qu’en des moments bien déterminés. Allah dit :


    « (…) Puis lorsque vous êtes en sécurité, accomplissez la Salâh (normalement), car la Salâh demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés. »


    (Sourate 4 / Verset 103)


    A la lumière de ce verset, il ressort clairement que la Salâh ne peut se faire qu’à des heures précises… La question qui se pose alors naturellement est de savoir quels sont ces horaires: Sur ce point, le texte coranique est silencieux. A vrai dire, on ne trouve nulle part dans le Qour’aane une quelconque évocation concernant le fait que les prières rituelles obligatoires sont au nombre de cinq chaque jour… C’est uniquement à travers la Sounnah du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) que nous avons appris le nombre exact des prières quotidiennes et leurs horaires spécifiques.


    3- Il en est de même pour le nombre de Rak’ates (cycles) composant chacune de ces prières. Il n’est mentionné à aucun endroit dans le texte coranique qu’il y a deux Rak’ates (obligatoires) dans la prière du matin (Fadjr), quatre dans celle de l’après-midi (Dhouhr), de la fin de l’après midi (Assr) et de la nuit (Ichâ); c’est uniquement dans la Sounnah que ces informations sont mentionnées. Si on ne croit pas à la Sounnah, tous ces détails indispensables concernant le premier pilier pratique même de l’Islam restent complètement inconnus, ce qui a pour conséquence de rendre le concept de la « Salâh » tellement vague et imprécis que son application pratique n’est pas possible.


    4- Le même raisonnement est valable concernant la Zakâh (aumône obligatoire purificatrice), le second pilier(pratique) de l’Islam, qui est la plupart du temps liée à la Salâh dans le texte coranique. L’injonction « Payez la Zakâh » est présent en plus de trente endroits dans le Qour’aane. Mais qui est concerné par cette obligation ? Quels sont les biens soumis à l’imposition ? Quelle est la limite imposable ? Toutes ces questions restent sans réponses si la Sounnah du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) n’est pas prise en considération. C’est bien le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) qui a fourni tous ces explications nécessaires concernant la Zakâh.


    5- Le jeûne du Ramadhân est considéré comme étant le troisième pilier (pratique) de l’Islam. Ici encore, seuls les principes fondamentaux sont présents dans le Qour’aane. L’explicitation de la plupart des détails indispensables a été laissée au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), détails qu’il a transmis par ses propos et ses gestes. Quels sont les actes, à part la consommation de nourriture, la boisson et les rapports intimes, qui sont interdits ou licites durant le jeûne ? Dans quels cas est-il permis de rompre un jeûne durant la journée ? Quels sont les types de traitements auxquels on peut avoir recours en état de jeûne ? Tout cela, et bien d’autres détails similaires, ont été mentionnés (implicitement ou explicitement) par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).


    6- Le Saint Qour’aane a dit, après avoir mentionné la façon de faire les ablutions:


    « (…) Et si vous êtes « djounoub » (en état d’impureté majeure), alors purifiez-vous (par un bain); (…) »


    (Sourate 5 / Verset 6)


    Il est également mentionné dans le Qour’aane qu’il n’est pas permis à celui qui est « djounoub » de prier. Mais la définition de l’état de « djanâbah » (impureté majeure) n’est présente nulle part dans le Qour’aane; et il n’est pas précisé non plus comment la personne qui se trouve dans cet état doit se purifier. C’est le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) qui a expliqué tous ces aspects et a présenté les injonctions détaillées qui s’y rapportent.


    7- L’injonction du Qour’aane concernant le Hadj, le quatrième pilier de l’Islam se présente en ces termes:


    » (…) Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la Maison. (…) »


    (Sourate 3 / Verset 97)


    Il est nullement indiqué ici combien de fois le pèlerinage est obligatoire ? Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a expliqué que cette obligation est acquittée par l’accomplissement du Hadj une seule fois au cours de la vie.


    8- Le Saint Qour’aane dit:


    » (…) A ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier d’Allah, annonce un châtiment douloureux, (…) »


    (Sourate 9 / Verset 34)


    Ici, la « thésaurisation » est prohibée et la « dépense » est ordonnée. Mais le détail quantificatif d’aucune de ces deux notions n’est explicité. Jusqu’à quelle limite quelqu’un peut accumuler ses biens, et combien il lui est nécessaire de dépenser ? La réponse à ces deux questions est laissée au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), qui a présenté les règles à ce sujet.


    9- Le Qour’aane, en listant les femmes avec qui le mariage est interdit, a étendu cette prohibition à l’union simultanée avec deux sœurs:


    « Vous sont interdites (…) deux sœurs réunies – exception faite pour le passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »


    (Sourate 4 / Verset 23)


    Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), en commentant ce verset, a expliqué que cette interdiction ne se limite pas uniquement à ce cas spécifique. Le verset a plutôt énoncé un principe qui inclut également l’interdiction de s’unir en même avec une femme et sa nièce ou sa tante (paternelle ou maternelle).


    10- Le Qour’aane dit:


    « Vous sont permises, aujourd’hui, les bonnes nourritures (…) »


    (Sourate 5 / Verset 5)


    Ici les « bonne choses » ne sont pas explicitées. La liste détaillée des « bonnes choses » a seulement été donnée par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), qui a décrit les différents types de nourritures illicites aux musulmans, et n’entrant donc pas dans la catégorie des « bonnes choses ». S’il n’y avait pas eu de telle explications données par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), tout un chacun aurait pu interpréter l’expression « ‘bonnes choses » suivant ses désirs personnels, et l’objectif de cette révélation, visant justement à établir une distinction claire entre le bon et le mauvais, aurait été perturbé. Si chacun était libre de déterminer ce qui relève du bon ou du mauvais, ni une quelconque révélation, ni même un Messager n’aurait été nécessaires… C’est aussi bien à travers le texte coranique que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) que ce besoin a été satisfait.


    Plusieurs autres exemples de ce genre peuvent encore être cités. Mais les quelques uns donnés plus haut sont peut être amplement suffisant pour illustrer la nature de l’explication et l’interprétation donnée par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) (des versets coraniques), ainsi que pour établir leur nécessité dans le cadre de la vie islamique, telle qu’elle a été prescrite par le Qour’aane à ses disciples.


    Le Qour’aane nécessite-il des explications ?


    Avant de conclure ce présent exposé, il serait pertinent de répondre à une objection qui est souvent soulevée par rapport à l’explication du Qour’aane: Le Livre Sacré a-t-il besoin que son contenu soit explicité par quiconque ? En plusieurs endroits, le Qour’aane semble apparemment affirmer que ses versets, qui sont aisés à comprendre et clairs dans leur sens, ne nécessitent pas d’explications. Tout commentaire « extérieur » au Qour’aane est donc inutile. Pourquoi, dès lors, l’emphase est-il tant mis sur les interprétations prophétiques ?


    La réponse à cette objection est présente dans le Qour’aane même. Une étude globale de l’ensemble des versets en rapport avec le sujet révèle que le Qour’aane traite essentiellement de deux types d’énoncés:


    – Le premier est celui des textes d’ordre général concernant des réalités simples, ce qui inclut les récits historiques concernant les prophètes précédents et leurs nations, les passages évoquant les faveurs divines sur l’ensemble de l’humanité, la création des cieux et de la terre, les manifestations de la sagesse et du pouvoir d’Allah dans la création, les délices du paradis et les tourments de l’enfer, et autres sujets de nature similaire.


    – Le deuxième type d’énoncés regroupe tout ce qui a trait aux lois de la Char’iah et leurs causes (‘illah), aux principes et fondements juridiques, aux détails concernant la législation musulmane, aux sagesses liées à certaines injonctions et autres sujets d’ordre scientifiques de ce genre.


    Le premier type d’énoncés, qui est désigné dans le Qour’aane par le terme « dhikr » (littéralement, « rappel », « sermon », « conseil »), est, sans aucun doute, tellement simple à comprendre que même une personne illettrée peut y avoir accès et y tirer profit, sans avoir recours à l’aide de qui que ce soit. C’est au sujet de ce genre d’énoncés que le Qour’aane dit:


    « En effet, Nous avons rendu le Coran facile pour la méditation -« Dhikr ». Y a-t-il quelqu’un pour réfléchir? »


    (Sourate 54 – Verset 22)


    L’expression « lidh dhikri » (présent dans le verset cité) indique bien que la facilité du Qour’aane est en rapport avec les énoncés simples qui ont été évoqués plus haut. L’emphase est ainsi mis essentiellement sur le fait de retenir des leçons du Qour’aane et la facilité qu’il présente à ce niveau uniquement. On ne peut en aucun cas déduire de ce passage qu’il est tout aussi aisé de mener des déductions d’ordre juridique ou d’interpréter les passages coraniques en rapport avec les principes législatifs ou doctrinaux. S’il en était ainsi, c’est-à-dire que même l’interprétation de ce genre d’énoncés coraniques était à la portée de tout un chacun, et ce, malgré un niveau de connaissance très faible, alors le Qour’aane n’aurait jamais assigné au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) la responsabilité d’enseigner et d’expliquer le Livre. Les versets qui ont été cités précédemment, et qui présentent le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) comme étant celui qui « enseigne » et qui « expose clairement » le Qour’aane indiquent de façon très explicite que le Livre d’Allah nécessite la présence d’un Messager pour l’expliciter et l’interpréter correctement. Concernant ce type d’énoncés qui demandent des commentaires, le Qour’aane lui-même dit:


    « Telles sont les paraboles que Nous citons aux gens; cependant, seuls les savants les comprennent. »


    (Sourate 29 / Verset 43)


    Bref, il ressort clairement de cet exposé que le fait qu’il existe des énoncés du premier type (qui soient clairs et aisés à comprendre) n’exclut en rien la nécessité d’un Prophète (alayhis salâm), qui est à même d’expliquer l’ensemble des principes légaux et des impératifs pratiques découlant des injonctions contenus dans le Qour’aane.


    (A suivre…)


    Wa Allâhou A’lam


    Et Dieu est Plus Savant !





    1- Les savants distinguent deux types de Révélation ayant été reçus par le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) de la part d’Allah: Le premier, contenu dans le texte coranique, est appelé « révélation lue » (Wahiy Mat’lou’); le second, qui ne fait pas partie du Qour’aane, est désigné par l’appellation de « Wahy Ghayr Matlou' » (révélation non lue).





    Source : muslimfr.com




    *




    wa Asalamu 3alaykoum wa rahmatullahi wa barakatuh




    Subhanak Allahumma wa bi hamdik. Ashhadu al-la ilaha illa ant. Astaghfiruka wa atubu ilayk


    اللهمَّ صَلِّ عَلى سَيِّدِنا مُحَمَّدٍ و عَلى آلِهِ و صَحبِهِ و سَلِّم
    Allâhumma salli 'alâ Sayyidinâ Muhammadin wa 'alâ âlihi wa sahbihi wa sallim.



    وسُبْحَانَ رَبِّكَ رَبِّ الْعِزَّةِ عَمَّا يَصِفُونَ وَ سَلامٌ عَلَى الْمُرْسَلِينَ وَالْحَمْدُ لِللهِ رَبِّ الْعَلَمِينَ
    wa subḥāna rabbika rabbi l-ʿizzati ʿammā yaṣifūn wa-salāmun ʿalā l-mursalīn wa-l-ḥamdu li-llāhi rabbi l-ʿālamīn

    Dernière modification par talib abdALLAH ; 05/10/2019 à 19h23.

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