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Discussion: Sacrifice Aid al-adha

  1. #61
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
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    Pour en revenir à Mohammed Bajrafil, il est logique de le voir être le défenseur de ce système Occidental et ses concepts (laïcité, république, etc) si ses références ou cursus universitaire sont induits d'enseignements incluant déjà, comme tu en as parlé via Mohammed Abduh,
    Au sein même d'Al Azhar, les avis faibles présentés surtout par Ali abd-Razzaq n'ont pas fait l'unanimité, c'est une position minoritaire qui comporte des faiblesses dans l'argumentation, mais il a opté pour cette position (Bajrafil)

    Citation Envoyé par talib abdALLAH Voir le message
    Au sein même d'Al Azhar, les avis faibles présentés surtout par Ali abd-Razzaq n'ont pas fait l'unanimité, c'est une position minoritaire qui comporte des faiblesses dans l'argumentation, mais il a opté pour cette position (Bajrafil)

    Voir sur ce sujet :


    Citation Envoyé par talib abdALLAH Voir le message
    Source : Dar al Ifta Egypte (Conseil de Fatwa de savants d'Al-Azhar)





    L’attitude de l’Islam vis-à-vis de la démocratie


    Numéro : 31


    Date : 09/04/2014




    Quel est l’avis religieux relatif à la démocratie, à sa conception et à sa pratique ?


    Réponse : Conseil de Fatwa




    La démocratie est une terminologie dérivée du mot grec δημοκρατία dēmokratía, «souveraineté du peuple», dêmos, «peuple» et krátos (pouvoir). Ainsi selon la conception occidentale, cette notion confère au peuple la souveraineté absolue pour devenir le législateur suprême. Nulle autorité ne parvient à égaliser son pouvoir qui s’impose à tous. C’est au peuple qu’appartiennent les rênes de l’ordre et du commandement. Cela s’applique également au pouvoir exécutif qui applique le droit public de l’Etat ou, autrement dit, la volonté du peuple.


    Il en va de même pour le pouvoir judiciaire qui tranche les affaires judiciaires de l’Etat en vertu des lois et des règlements établis par le pouvoir législatif. Ainsi, toute affaire faisant l’unanimité du peuple doit être mise en application même s’il s’agit d’un acte interdit condamné par les religions. Comprise dans ce sens, cette conception contredit la loi divine qui précise que tout le pouvoir appartient à Allah : « Le jugement n’appartient qu’à Allah[1]. »


    Dans son exégèse (3/142, éd. Dar Ihyaa at-Tourath al-‘Arabi), l’érudit Abu as-So’oud interprète ce verset de la manière suivante : « Le jugement appartient uniquement à Allah et personne n’a le droit d’intervenir dans Ses Décrets divins. »


    En Islam, le pouvoir du peuple est restreint par des limites religieuses de sorte que les représentants du peuple ne sont pas autorisés de légiférer hors du cadre de la charia. Donc, toute décision ou législation contredit la charia n’a aucune considération. A ce propos, il convient de distinguer entre cet ordre islamique et la théocratie occidentale qui confère à Dieu le pouvoir politique suprême et que les commandements divins ne sont que des lois civiles exécutables et contraignantes. En leur qualité de spécialistes en matière de lois divines, les hommes de religion sont les représentants de l’autorité divine. Et par conséquent, ils doivent imposer et mettre en application les lois célestes.


    Alors, l’écart est énorme entre ce système religieux et la conception du pouvoir en Islam ; car en Islam il n’y a ni autorité ecclésiastique ni mandat divin à personne.


    Mais si on entend par la démocratie quelques principes politiques et sociaux comme la consultation (Chura), la séparation entre les trois pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs, la délibération, la réalisation de la justice, le droit à une vie digne, le travail, la liberté, etc., tous ces principes-là sont approuvés et revendiqués par l’Islam. En effet, la démocratie, dans ce sens, est compatible avec l’Islam. A cet égard, Allah dit : « Et consulte-les à propos des affaires[2] ! », « (les bons croyants) se consultent entre eux à propos de leurs affaires[3]. »


    Enfin, il y a des modèles variés de démocratie dont l’application dépend de la nature du pays. Les Musulmans, dans n’importe quel pays, peuvent adopter les modèles qui ne s’opposent pas aux fondements et aux principes de la charia.




    Et Allah Seul le sait par excellence.


    [1] Coran, al-An’am, 57.
    [2] Coran, al-‘Imran, 159.
    [3] Coran, ach-Choura, 38.
    Dans la fatwa, il y a omission d'Ahl ul-Halli wal-`Aqd, ce sont les savants qui forment un comité pour l'élection d'un calife, comme ce fut le cas en Egypte dans les années 1920 à la suite de l'abolition.

    Voir ce message et les suivants : https://forumislam.com/forum_musulma...l=1#post877033

    En complément sur la tentative en Egypte de la résolution par des savants d'Al Azhar, du problème de la question du Califat vers l'année 1923 en présence des savants du monde islamique : https://jurjis.files.wordpress.com/2...ahcollapse.pdf

    Et puis aussi, en anglais : The Demise of the Ottoman Khilafah - Dr Abdul Wahid & Shaykh Muhammad Asrar Rashid


    (il faudrait traduire tout ça en français inch'Allah)
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 14/08/2019 à 04h15.

  2. #62
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
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    Citation Envoyé par Le Paria Voir le message
    Evidemment, mais ils n'en demeurent pas moins que l'organisation étatique permettant la mise en application de notre religion sur notre quotidien et l'application concrète de la souveraineté d'Allah sur nos vies demeurent fondamentale.
    J'ajoute que au cours de l'histoire tous les musulmans ne vivaient pas en terre d'Islam, certains sont partis faire de la prédication sur ces terres en dehors du Dar-al-Islam, ont commercé se sont liés aux populations locales, les autorités non-musulmanes ne les empêchaient en ces choses élémentaires, l'Islam a été établi de façon pacifique en ces contrées, des populations entières ou a majorité sont devenues musulmanes y compris les élites dirigeantes au bout d'un certain temps (ex : (indonésie, malaisie...), dans d'autres contrées les musulmans sont restés minoritaires mais on pu continuer à vivre l'Islam dans ces conditions (ex: Pays Occidentaux, Russie, Amérique Latine, Amérique du Nord, Chine).

    Le soucis premier d'un prédicateur n'est pas d'établir un régime politique en terre non-musulmane mais d'apporter ce qui sera nécéssaire au salut de l'âme, de répondre aux questions existencielles concernant la vie et la mort, l'existence de Dieu, d'éduquer l'âme, par le jihad an-nafs, d'apporter une éthique, une morale, qu'Allah Subhanahu wa Ta`ala nous enseigne ainsi que Son Prophète (Sallallahu `alayhi wa alihi wa sahbihi wa sallim).

    Le Calife Ottoman, Abdul Hamid II (rahimahullah) a fait celà en Afrique, en Chine, en Europe, notamment en Grande Bretagne : The Life and Legacy of Abdullah Quilliam

    Avec ou sans Califat la prédication se poursuit, les académies les autorités scientifiques et les pôles spirituels islamiques existent encore, al hamdulillah : Muslims in Iceland - هكذا دخلوا الإسلام في أيسلندا
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 14/08/2019 à 04h52.

  3. #63

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