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Discussion: Yémen : tous les belligérants sont coupables de "crimes de guerre", affirme l'ONU - 03/09/2019

  1. #1
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    اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ


    Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima






    Asalam 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh






    Yémen : tous les belligérants sont coupables de "crimes de guerre", affirme l'ONU

    03/09/2019









    Des forces fidèles à la coalition menée par l'Arabie saoudite patrouillent la ville de Zinjibar, dans le sud du Yémen, le 2 septembre 2019. Nabil Hasan, AFP


    Texte par :FRANCE 24




    Cinq ans après le début du conflit au Yémen, des experts de l'ONU ont dénoncé, mardi, des crimes de guerre commis par toutes les parties impliquées. Ils appellent également la communauté internationale à s'abstenir de fournir des armes.


    Une "multitude de crimes de guerre". C'est la conclusion d'un rapport des experts de l'ONU sur le conflit au Yémen, rendu public mardi 3 septembre. Ces actes auraient été commis depuis le début de la guerre et ce par les diverses parties concernées. La torture, les viols, les disparitions, l'utilisation de la famine ou d'enfants-soldats ou autres événements pourraient entraîner des condamnations "pour crimes de guerre", en cas de saisine d'un "tribunal indépendant et compétent".

    "Personne n'a les mains propres dans ce conflit", a asséné l'un des experts de l'ONU, Charles Garraway, lors de la présentation du rapport aux médias.

    Le groupe d'experts sur le Yémen, créé par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies en 2017, a identifié, dans la mesure du possible, les "personnes susceptibles d'être responsables de crimes internationaux et a transmis ces noms" à la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet. Les noms concernés restent toutefois confidentiels.

    Un bon nombre des violations "peut entraîner la condamnation de personnes pour crimes de guerre si un tribunal indépendant et compétent en est saisi", ont-ils indiqué dans un communiqué. Malgré le manque de coopération dont ont fait preuve la coalition et le gouvernement du Yémen, le groupe d'experts a pu mener plus de 600 entretiens avec des victimes et des témoins.


    Attaques sur des civils, torture, viols, enfants-soldats, disparitions…

    Attaques et tirs aériens qui visent de manière indiscriminée les populations civiles, utilisation de la famine comme arme de guerre, torture, viols, détentions arbitraires, disparitions forcées, recrutement d'enfants de moins de 15 ans... ce rapport détaille les crimes de guerre qui auraient été commis.

    Depuis 2014, ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts dont de nombreux civils, d'après des ONG. Il a plongé ce pays - le plus pauvre de la péninsule arabique - dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU.

    Une coalition menée par l'Arabie saoudite y intervient depuis 2015 pour soutenir les forces progouvernementales contre les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, qui se sont emparés de vastes zones de l'ouest et du nord du Yémen dont la capitale Sanaa.

    La France, le Royaume-Uni, les États-Unis et autres "responsables" en fournissant des armes

    "Cinq ans après le début du conflit, les violations contre les civils yéménites se poursuivent sans relâche, avec un mépris total pour le sort de la population et une absence d'action internationale pour responsabiliser les parties au conflit", a déclaré Kamel Jendoubi, président du groupe d'experts.

    Les experts de l'ONU demandent aussi à la communauté internationale de s'abstenir de fournir des armes susceptibles d'être utilisées dans le conflit, avertissant que la "légalité des transferts d'armes par la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et d'autres États reste discutable".

    "Les États peuvent être tenus responsables de l'aide ou de l'assistance qu'ils fournissent pour la commission de violations du droit international si les conditions de complicité sont remplies", insiste le rapport.

    Le rapport sera présenté le 10 septembre devant le Conseil des droits de l'homme lors de sa prochaine session (du 9 au 27 septembre). Le groupe d'experts souhaite que le Conseil renforce son mandat en matière de lutte contre l'impunité en lui demandant de rassembler les éléments de preuve relatifs aux violations présumées face à l'actuelle "absence généralisée de responsabilité".



    Avec AFP





  2. #2
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    Source : Haut Commissariat des Droits de l'Homme (ONU) - HCDH : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/...24937&LangID=F




    Yémen. Échec collectif, responsabilité collective - Rapport d'expert de l'ONU



    Communiqué de presse


    Groupe d'experts éminents internationaux et régionaux sur le Yémen




    Genève (3 septembre 2019) - Un rapport des Nations unies sur le Yémen publié mardi fait état d'une multitude de crimes de guerre qui auraient été commis par diverses parties au conflit au cours des cinq dernières années, notamment des raids aériens, des tirs d'obus aveugles, des francs-tireurs, des mines antipersonnel, des meurtres, des détentions, des actes de torture, de violence sexuelle et sexospécifique, et l'empêchement de l'accès à l'aide humanitaire dans le cadre de la crise humanitaire actuellement la plus grave au monde.

    Le Groupe d'experts éminents internationaux et régionaux sur le Yémen, créé par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, a constaté que les gouvernements du Yémen, des Émirats arabes unis et d'Arabie saoudite, ainsi que les Houthis et les comités populaires affiliés ont profité d’une « absence généralisée de responsabilité » pour les violations du droit international humanitaire et des droits de l'homme.

    Le rapport appelle à la cessation immédiate de tous les actes de violence perpétrés à l'encontre de civils en violation du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire applicables, et demande aux parties de prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils et rendre justice à toutes les victimes.

    Il demande instamment aux autres États de s'abstenir de fournir des armes susceptibles d'être utilisées dans le conflit et leur rappelle qu'ils sont tenus de prendre toutes les mesures raisonnables pour assurer le respect du droit international humanitaire par toutes les parties au conflit.

    « Cinq ans après le début du conflit, les violations contre les civils yéménites se poursuivent sans relâche, avec un mépris total pour le sort de la population et l'absence d'action internationale pour responsabiliser les parties au conflit », a déclaré M. Kamel Jendoubi, président du Groupe d'experts sur le Yémen.

    "La communauté internationale se doit de multiplier ses efforts pour libérer le peuple yéménite de l'injustice persistante qu'il subit."

    Malgré le manque de coopération dont ont fait preuve la Coalition et le gouvernement du Yémen, le Groupe d’experts a pu durant le peu de temps disponible mener plus de 600 entretiens avec des victimes et des témoins, examiner des documents et des sources ouvertes et d’effectuer des enquêtes sur des affaires emblématiques afin d'établir les modèles de conduite révélateurs des violations présumées au Yémen depuis septembre 2014.

    Les experts sont fondés à croire que la conduite des hostilités par les parties au conflit, notamment les frappes aériennes et les bombardements, continue d'avoir un énorme impact sur les civils et qu'un grand nombre de ces attaques pourrait constituer de graves violations du droit international humanitaire. Les experts sont aussi fondés à croire que, outre les violations liées à la conduite des hostilités, les parties au conflit armé au Yémen sont responsables de la privation arbitraire du droit à la vie, de la détention arbitraire, de disparitions forcées, de violences sexuelles, de torture et de mauvais traitements, de recrutement d'enfants, de violations des libertés fondamentales et violations des droits économiques, sociaux et culturels. Celles-ci constituent des violations du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire, selon les cas. Un bon nombre de ces violations peut entraîner la condamnation de personnes pour crimes de guerre si un tribunal indépendant et compétent en est saisi.

    Le Groupe d’experts a identifié, dans la mesure du possible, les personnes susceptibles d’avoir commis des crimes internationaux, et soumis à la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme une liste confidentielle mise à jour de noms. Lorsque l'identification des personnes n'était pas possible, les experts ont identifié le groupe responsable.

    « Cette impunité endémique – au regard des violations et abus commis par toutes les parties au conflit - ne peut plus être tolérée. Les enquêtes impartiales et indépendantes doivent être habilitées à demander des comptes à ceux qui ne respectent pas les droits du peuple yéménite. La communauté internationale doit cesser de fermer les yeux sur ces violations et sur la situation humanitaire intolérable », a déclaré K. Jendoubi.

    Le Groupe d’experts a estimé que les parties au conflit sont directement responsables de la situation humanitaire au Yémen. La poursuite d’attaques contre les infrastructures civiles telles que les hôpitaux, les infrastructures d'approvisionnement en eau, le transport de vivres, les exploitations agricoles et les marchés, ainsi que le recours au blocus et à une assimilable à un siège, et le fait d’entraver l'accès de l'aide humanitaire et d'autres mesures analogues ont exacerbé une situation humanitaire désastreuse.

    « La privation inhumaine de la population yéménite de ses droits aux médicaments, à l'eau et à la nourriture devrait cesser immédiatement. La survie même des 24 millions de personnes qui en ont besoin devrait être à la tête des priorités », a ajouté K. Jendoubi.

    Le Groupe s'est déclaré vivement préoccupé par le fait que les parties au conflit aient probablement utilisé la famine comme méthode de guerre, dans la mesure où ces actes contribuent à priver la population de biens indispensables à sa survie.

    Le rapport des experts appelle tous les États et les organisations internationales à promouvoir et à appuyer tous les efforts, notamment ceux de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, en vue de parvenir à une solution politique durable et à la responsabilisation des parties.

    Le rapport demande instamment au Conseil des droits de l’homme de veiller à ce que la situation des droits de l’homme au Yémen reste à l’ordre du jour du Conseil à travers le renouvellement du mandat du Groupe d’experts. Il suggère en outre que le Conseil demande au Groupe d’experts de continuer à lui soumettre un rapport périodique. Le Groupe d’experts a en outre suggéré que le Conseil renforce son mandat en matière de lutte contre l’impunité en lui demandant de rassembler et de préserver les éléments de preuve relatifs à des violations présumées.

    FIN

    Pour le rapport complet, prière de consulter:

    En anglais:
    https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HR...ges/Index.aspx


    À propos du Groupe d'experts éminents internationaux et régionaux sur le Yémen


    Dans sa résolution 36/31 de septembre 2017, le Conseil des droits de l'homme a demandé au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme de créer un groupe d'éminents experts internationaux et régionaux sur le Yémen chargés de suivre et de rendre compte de la situation des droits de l'homme. Le Groupe d'experts avait pour mandat de procéder à un examen approfondi de toutes les violations et atteintes présumées au droit international des droits de l'homme et d’autres domaines du droit international appropriés et applicables commises par toutes les parties au conflit depuis septembre 2014, y compris l’éventuelle dimension de genre de ces violations, et d’établir les faits et circonstances entourant les violations et atteintes présumées et, si possible, en identifier les responsables.


    Le 4 décembre 2017, le Haut-Commissaire a créé le Groupe d’éminents experts internationaux et régionaux indépendants, nommant M. Kamel Jendoubi (Tunisie) président, M. Charles Garraway (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) et Mme Melissa Parke (Australie) en tant qu'experts. À la suite de la présentation du premier rapport du groupe à la 39e session du Conseil des droits de l'homme (A / HRC / 39/43) en septembre 2018, la résolution 39/16 a renouvelé le mandat du groupe pour une année supplémentaire, tout en demandant qu’un deuxième rapport soit soumis lors de sa 42ème session en septembre 2019.





  3. #3
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    Yémen un échec collectif (ONU)
    Une respsonsabilité collective


    en Anglais


  4. #4

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