Affichage des résultats 1 à 8 sur 8

Discussion: C’est la ténébreuse sédition - Quel est le meilleur moyen de l’éradiquer - al-Imam Muhammad Saïd Ramadhan al-Bouti

  1. #1
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    10 957

    Par défaut C’est la ténébreuse sédition - Quel est le meilleur moyen de l’éradiquer - al-Imam Muhammad Saïd Ramadhan al-Bouti

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ ؕ وَالصَّلَوةُ وَ السَّلَامُ عَلَى سَيِـّـدِ المُرسَلِين
    اَمَّا بَعدُ فَاَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم



    السلام عليكم ورحمة الله تعالى وبركاته

    Asalamu 3alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh






    *







    C’est la ténébreuse sédition

    Quel est le meilleur moyen de l’éradiquer





    al-Imam Muhammad Saïd Ramadhan al-Bouti

    رحمه الله




    *





    Il vaut mieux employer le terme du prophète « sédition » plutôt que le terme borné de l’occident « terrorisme »


    L’imam martyr Mohamed Saïd Ramadan Al-Bouti


    Traduit par Akil FEKIH






    Nous savons tous que la situation de notre monde arabo-musulman est infecte. Les combines sont bien ficelées, les ficelles sont connectées et entremêlées. L’objectif est de détruire la civilisation musulmane et d’ôter à la nation ses droits et ses richesses ... C’est un contexte qui favorise la réaction par l’émotionnel plutôt que par un rationnel émanant d’une pensé réglementée par les textes …


    Personne ne peut échapper, dans ces conditions, au sursaut de l’émotion incontrôlée à l’exception de ceux régis par la raison, le savoir, la détermination et la vision profonde éclairée par la charia d’Allah, ceux qui sont convaincus par la sagesse d’Allah, ceux qui sont croyants en Sa large miséricorde.


    Néanmoins, le diagnostic et la mise en place d’une thérapie ne dispensent pas de la nécessité de débarrasser l’environnement des virus qui propagent, malgré nous, ce mal. J’espère qu’un colloque soit organisé prochainement afin de traiter ce sujet (colloque Iqra de réflexion et de jurisprudence) et de mettre en place une stratégie de lutte contre ce fléau menaçant en profondeur le corps de cette nation.



    * * *

    Je reprends le sujet abordé en disant :


    Quelles que soient les conditions que nous rencontrons, quelles que soient les intrigues contre nos valeur et nos droits à l’origine des maux grandissant, quel que soit le niveau de discrétion de l’itinéraire emprunté pour y parvenir, rien ne justifie l’abandon des valeurs de la charia ni le délaissement des lois jurisprudentielles qui ont été adoptées à l’unanimité par la nation… Ayant pris l’engagement devant Allah d’emprunter exclusivement le chemin vers lequel Il nous a guidé et de nous conformer à Ses lois et à Ses instructions, nous devrions plutôt savoir que la meilleure parade, contre les maux dont nous souffrons et contre les intrigues qui sont planifiées pour nous détruire, consiste à renouveler le serment auprès d’Allah et réitérer l’engagement de s’astreindre à Ses instructions et à la charia… On ne peut pas remettre en question cette réalité quand on est sincère dans son affiliation à l’islam et dans son engagement de respecter la constitution d’Allah et d’emprunter Sa voie.


    Un tel renouvellement du serment auprès d’Allah, en s’astreignant à Sa charia, correspond-il à ce qui est montré par ceux-là, ceux qui lèvent l’étendard de l’islam au-dessus de leurs têtes avec tout ce génocide emportant sans discernement des gens musulmans ou non vivants en terre de l’islam, une terre où on n’a fait appel à personne pour mener une guerre ni fait de pacte délimitant un corridor de paix pour une communauté ou une congrégation?


    Nous ferions mieux de garder le silence et d’écouter la réponse à cette question telle qu’exprimée par le messager d’Allah, paix et salut sur lui : « Quelqu’un de ma nation qui se rebelle contre la Oumma pour porter des coups à ses bienfaisants et à ses malfaisants, qui n’épargne pas ses croyants et qui rompt les pactes, n’est pas des miens »[1]


    Il s’agit d’une description précise de ceux qui déchirent la constitution musulmane au nom de l’islam en négligeant les instructions du messager d’Allah et en continuant à braver ses enseignements faisant fi de son rejet à leur encontre.


    Nous savons tous que les étrangers qui visitent nos pays musulmans pour faire du commerce ou faire du tourisme ou bien pour faire des rencontres dans le cadre de missions scientifiques, politiques ou sociales, portent le nom de pactisés ou de protégés selon la terminologie liée à la jurisprudence islamique, dans la mesure où ils sont entrés ouvertement en terre de l’islam en ayant l’accord des autorités. Le messager d’Allah, paix et salut sur lui, a alerté à travers ce hadith, entre autres, contre la transgression des traités au dépens de ces pactisés quel qu’en soient leurs origines, leur appartenance ou leurs missions pacifiques. Il a également annoncé son rejet de toute malfaisance envers ceux avec qui ils ont rompu le pacte.


    On pourrait dire : et s’ils lançaient une hostilité à partir de leur camps en annonçant une guerre contre l’islam et contre les musulmans, cela ne légitimerait pas de les combattre et de les tuer partout où ils sont?


    La réponse réside dans un verset du livre sacré d’Allah, exalté soit-Il, qui définit le cadre jurisprudentiel permettant aux musulmans de se comporter avec ces gens. En effet, Allah exalté soit-Il dit :


    « Et si l’un des polythéistes te demande asile, accorde-le lui, afin qu’il entende la parole d’Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas » At-Tawba 6.

    Pourtant il s’agit de polythéistes, non assimilés à des gens du Livre, qui plus est montrent de l’hostilité. Néanmoins, la déclaration d’Allah oblige les musulmans, quand l’un de ces polythéistes hostiles vient demander asile en portant l’étendard de la paix, de le lui accorder et de veillez à sa vie et à sa dignité en lui évitant le mal à la racine bien que ce devoir des musulmans ne limite ni la luxure, ni la débauche liées à son comportement et à sa croyance déviante. Même s’il décide de rejoindre les siens en rentrant à son camp de guerre aussi polythéiste qu’à sa venue, les musulmans doivent lui épargner le mal, ils doivent même porter la responsabilité de protéger sa vie et de préserver sa quiétude jusqu’à ce qu’il atteigne l’endroit de sa sécurité, c'est-à-dire jusqu’à ce qu’il rejoigne pleinement son camp par lequel il est arrivé chez les musulmans.


    Il en est ainsi de la déclaration solennelle d’Allah, exalté soit-Il … Il exige le contraire de ce que perpétuent ces criminels. La déclaration d’Allah ordonne les musulmans de s’élever au lieu de céder à la tentation de vengeance et aux sentiments de détestation et de rancœur pour être au contraire portés par des sentiments de miséricorde … Ceux-là s’obstinent avec ténacité à ignorer l’ordre d’Allah et Sa déclaration, ils cèdent à la tentation de vengeance en étant animés par l’esprit de détestation et de rancœur et en faisant porter à l’islam un message de cruauté de parole et de violence comportementale , dont il est innocent, tout en répandant la terreur dans l’esprit des innocents apaisés.


    En outre, ce verset démontre absolument que le jihad armé n’est pas légiféré dans une perspective de forcer les impies à embrasser l’islam, il a été plutôt légiféré pour contrer le danger d’une guerre faite aux musulmans. La légitimité du jihad guerrier est d’autant plus affaiblie que ce danger menaçant les musulmans est éloigné.


    Si l’objectif du jihad était de forcer les impies à embrasser l’islam, rien n’empêcherait un mécréant à retourner à l’apostasie une fois rentré chez lui après un séjour en terre de l’islam, sans oublier que les musulmans ont la responsabilité de le faire parvenir à son lieu de sécurité.


    Ceux-là, qui au nom du jihad sur le sentier d’Allah, agissent clandestinement et prennent les gens au dépourvu avec leurs crimes, ceux-là qui répandent en cachette les racines de la terreur, du carnage et de la destruction auprès des innocents musulmans et auprès des dhimmis, citoyens non-musulmans jouissant de par leur statut d’un pacte de protection légiféré par Allah, ces gens-là doivent clarifier leur point de vue envers les propos du messager d’Allah exprimés dans le hadith déjà évoqué : « Quelqu’un de ma nation qui se rebelle contre la Oumma …» et ils doivent clarifier leur point de vue envers la parole d’Allah «Et si l’un des polythéistes te demande asile … ».


    En effet, ils doivent clarifier comment se fait-il qu’un homme au service de la religion d’Allah, astreint aux ordres d’Allah et à Ses interdits, comment peut-il enfreindre, voire contester, l’ordre du messager d’Allah et se rebeller contre la Oumma en portant des coups à ses bienfaisants et à ses malfaisants, sans même épargner ses croyants ?!

    Comment une telle personne pourrait-elle être un moudjahid au service de la charia d’Allah en défaisant, par sa pratique déclarée, l’ordre du messager d’Allah et en insistant à perpétrer la sédition que le messager d’Allah a interdite ?


    Dernière modification par talib abdALLAH ; 07/10/2019 à 03h10.

  2. #2
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    10 957

    Par défaut

    Unanimement, l’ensemble des érudits sont d’accord que le jihad guerrier a été légiféré par Allah, exalté soit-Il, dans le but de repousser une attaque en cours ou en préparation. Il n’a pas été légiféré dans le but de forcer les gens à embrasser l’islam.

    Ce point de vue des érudits est justifié par de multiples textes dont font partie les versets les plus explicites qui interdisent de combattre ceux qui n’agressent pas et qui orientent la légitimité des combats exclusivement contre les agresseurs.

    A cet effet, Allah, exalté soit-Il, dit : « Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes, Allah n’aime pas les transgresseurs» [Al-Baqarah (La vache) : 190]. Allah, exalté soit-Il, dit également : « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah Vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassé de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont injustes. » [Al-Moumtahana (L’éprouvée) : 8 et 9]. Il y a encore de nombreux versets où Allah informe Son messager qu’il est envoyé pour transmettre le message et pour prêcher, et non pas pour contraindre et imposer, tel que la parole d’Allah : « tu n’es chargé que de transmettre [le message]… », le verset: « Nous savons mieux ce qu’ils disent. Tu n’as pas pour mission d’exercer sur eux une contrainte», le verset : « … et si vous vous détournez, il n’incombe à Notre messager que de transmettre en clair [le message]» et le verset : « S’ils se détournent, Nous ne t’avons pas envoyé pour assurer leur sauvegarde, tu n’es chargé que de transmettre [le message] ».

    Donc tous ces versets conditionnent la légitimité de la lutte armée par un indispensable prérequis correspondant à la manifestation d’un acte d’agression ou l’apparition d’une telle intention… par conséquent, en l’absence d’une offensive ou d’une intention d’agression, le devoir se résume à transmettre et à prêcher. Cependant, comment interpréter les deux versets suivant du livre sacré : « Après que les mois sacrés expirent, tuez les polythéistes où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Indulgent et Miséricordieux » [At-Tawbah : 5] et « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés» [At-Tawbah : 29], dans la mesure où chacun de ces deux versets appelle à tuer les polythéistes et les impies en général, sans le restreindre aux cas d’agression ou d’attaque. C’est en contradiction avec les nombreux autres versets qui conditionnent cela par l’agression.

    Plutôt que de de faire des efforts de réflexion et de recherche, certains se sont simplifié la vie en alléguant que ces deux versets abrogeaient les autres versets qui conditionnaient la légitimité de la lutte armée par l’occurrence ou la préparation d’une agression contre les musulmans. Cette allégation est à la fois fausse et superflue, on ne peut recourir à la notion d’abrogation qu’en absence de toute autre alternative… L’alternative par rapport à l’abrogation, dans ce cas, existe d’une manière claire pour tous. Il s’agit de spécifier un texte général par un texte exclusif du moment que ce dernier contredit le premier, il s’agit de restreindre un texte inconditionnel par les textes restrictifs qui le contredisent.

    Cette règle est admise à l’unanimité par les savants en matière des sources du droit musulman « Usul al-Fiqh ». Si tu dis à ton ami : fais l’aumône à un pauvre, puis si tu dis : fais l’aumône à un pauvre vertueux, ton deuxième propos constitue une interprétation de ton premier propos, car le second est restreint alors que le premier est inconditionnel, l’inconditionnel s’interprète toujours à l’aide du restreint et non pas l’inverse.

    Cela signifie en appliquant cette règle qu’on doit spécifier la citation générale d’Allah, exalté soit-Il : «… tuez les polythéistes où que vous les trouviez » et Sa citation: « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier.. » par la citation: « Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas … » car ce verset est spécifique et l’autre est général dans la mesure où ce qui est général s’interprète par ce qui est spécifique et non pas l’inverse.

    Alors comment peut-on encore recourir à la notion d’abrogation et comment peut-on le justifier après avoir clarifié cette règle qui est suivie dans le cadre des règles grammaticales de l’arabe ?

    Combien même pourrions-nous ignorer cette règle de l’arabe qui ne permet plus de justifier l’allégation d’abrogation, combien même pourrions-nous supposer qu’elle n’existe pas, tout le monde est d’accord que les textes enclins à l’abrogation sont des textes structurants c'est-à-dire ils comportent des devoirs et des interdits, alors que les textes déclaratifs ne supportent pas l’abrogation sans ambiguïté, car quand on penche pour son abrogation, cela sous-entend qu’on met en défaut celui qui est à l’origine de l’abrogation, soit à travers sa déclaration qu’il a ensuite abrogée, soit à travers l’abrogatif qu’il a décidé.

    En se référant aux versets interdisant à Son messager, paix et salut sur lui, de contraindre les gens à l’islam, on constate qu’ils sont en partie structurants et non pas déclaratifs, comme Sa citation, exalté soit-Il : « S’ils se détournent, Nous ne t’avons pas envoyé pour assurer leur sauvegarde, tu n’es chargé que de transmettre [le message] ». Il s’agit donc d’une déclaration d’Allah, exalté soit-Il, qu’Il n’a pas envoyé Son messager auprès des gens pour les contraindre à l’islam, Il l’a uniquement envoyé pour transmettre le message. De même, Allah exalté soit-Il a dit : « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement … », ce verset a le sens suivant : Aucune contrainte n’est envisageable en matière de religion, car la religiosité prend place dans le cœur, et celui qui contraint les gens ne peut qu’exercer un pouvoir sur leurs bouches et sur leurs membres, alors que leurs cœurs sont à l’abri de la tyrannie et de la contrainte. De ce fait, nulle personne, nul prophète, nul tuteur, nul être ne doit user d’éléments de contrainte pour accéder aux cœurs des gens.

    Le verset incarne donc une réalité scientifique et ne relève ni d’un ordre ni d’un interdit, comment est-il possible d’abroger une réelle information scientifique d’Allah, exalté soit-Il ? Si c’était le cas, l’abrogation apporterait un rectificatif à une erreur. Allah, le Majestueux, est largement au-dessus d’une telle défaillance.

    Toutes ces bonnes raisons puisées dans le livre d’Allah, exalté soit-Il, ont réuni un consensus auprès de la communauté des érudits qui s’accordent sur le fait que la lutte armée n’a pas été légiférée par Allah dans le but de contraindre les gens à la croyance et à l’islam, ce n’est à la portée de personne hormis Allah, exalté soit-Il, Allah le Glorieux l’a légiféré afin de dissuader les agresseurs et afin de défendre les valeurs et les droits contre l’intrusion de saboteur ou de ravageur.

  3. #3
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    10 957

    Par défaut

    De ce fait, ne voyez-vous pas à travers cette analyse, qui vient d’être exposée et développée, des éléments révélant d’une manière évidente la nature du moudjahid, un homme imprégné par l’éducation musulmane, élevé dans son environnement pour être honnête et brave, il fait face à l’agression et la combat ouvertement, il ne s’infiltre pas clandestinement chez les gens innocents et apaisés, il ne se cache pas à eux derrières les tournants ou dans les abris…

    Mais croyez-vous que les préceptes du messager d’Allah puissent convaincre ces gens qui se dissimulent dans le noir, fiers de leurs crimes, et qui détruisent les bâtiments et les laissent s’effondrer sur leurs occupants, croyez-vous que ces préceptes puissent corriger leur déviance et les inciter à la repentance et au retour vers le droit chemin?

    Je pense qu’ils n’y verront rien de convaincant, ils n’y trouveront aucun élément qui puisse les aider à revoir leur point de vue envers les crimes qu’ils commettent sous couvert du jihad compte tenu des causes suivantes :


    Première cause : cette rencontre, à laquelle nous sommes conviés, ne fait participer aucune personne appartenant à ce courant de pensé … nous continuons encore, en traitant ce mal, à répéter les mots que nous partageons tous, nous sommes donc en train de reprendre les même idées et de refaire les mêmes discussions entre nous, comme si on était en train de se parler en se regardant dans la glace.


    Deuxième cause : Il y a un nombre d’érudits et de prêcheurs islamiques qui s’ offusquent à présent par les crimes outrepassant la charia islamique après les avoir longtemps accepté et passés sous silence par le passé. Rappelez-vous toutes les prises de positions consentantes, ouvertement ou en secret, devant la sédition embrasant l’Algérie pour un motif politique qui a été toujours été combiné à des actions de prêche … Mais une fois dépassés par les évènements et en voyant l’intervention d’une autre main répandant le mal sous le même couvert, ces érudits et ces prêcheurs se sont réveillés face au péril que représente la situation au moment où le rideau occultant les massacres s’est déchiré et ne dissimulait plus rien, ils ont ainsi émis un avis annonçant que ces crimes n’ont aucun lien avec le jihad !

    Il faut que nous sachions que les résidus et les débris des anciennes positions adoptées par un bon nombre de ces érudits et de ces prêcheurs existent encore, ils continuent à alimenter les esprits de nombreuses personnes commettant les crimes au nom du jihad occulte … Même si ces positions ont changé, leurs échos résonnent encore et continuent à nourrir la pensée et l’esprit de ces radicaux.


    Troisième cause : Les références religieuses se multiplient encore et encore tout en étant coupées les unes des autres, elles sont souvent en conflit dans leurs approches jurisprudentielles, la dernière référence en date a été celle établie au cœur de l’Europe sans aucun lien avec les pôles jurisprudentiels existants au Caire, Djeddah et au Pakistan, elles s’autoproclament représenter l’islam d’Europe bien que l’islam, dont Allah nous a fait honneur, a toujours représenté une unité, notre présente nation représente également une unité.

    Ne voyez-vous pas que cela puisse inspirer aux guides spirituels des acteurs du chaos, contre qui le messager d’Allah nous a avertis, qu’ils ont le droit d’avoir aussi leur propre référence spécifique capable de justifier leurs agissements que nous percevons comme étant des crimes commis contre l’islam et contre l’humanité, du moment que chaque frange et chaque organisation islamique s’accorde une référence spécifique à elle ?

    D’autant plus que les hommes à la tête de ces courants essayent à travers une interprétation jurisprudentielle de s’opposer au corps des érudits, anciens et récents, à l'égard de multiples questions liées à la charia, ils justifient cette approche par l’intérêt qu’ils perçoivent, ils affirment que la divergence d’interprétation jurisprudentielle entre les musulmans est plutôt souhaitable, ils se justifient à l’aide de leur propre interprétation du saint livre d’Allah, exalté soit-Il.

    Mon point de vue : le fait qu’il y ait parmi les nombreuses références jurisprudentielles quelques-unes qui adoptent ce point de vue, cela n’ouvre-t-il pas la voie devant les seigneurs du chaos dans le monde arabo-musulman et ne leur permet-il pas de justifier leurs écarts de pensée et d’attitude liés à leur agissement criminel ? Alors quelle différence y a-t-il entre une déviance et une autre ? Pourquoi trouve-t-on justifiées les déviances autorisant l’usure ou le mariage d’une musulmane à un impie, tandis qu’on trouve injustifiées les déviances légiférant le meurtre les agents des oppresseurs ou des pervers qui répandent dans les foyers musulmans les mœurs légères?

    En résumé, nous avons un immense besoin (si nous voulons vraiment éradiquer ces crimes odieux commis au nom du jihad islamique) d’unir nos références jurisprudentielles officielles au sein d’une référence unique, elle unira un grand nombre d’érudits dont on a confiance en leur savoir et en leur indépendance par rapport à d’anciens intérêts partisans ou politiques, des érudits dont la qualité de probité et de piété est reconnue, seulement cette référence doit émaner de la plus haute instance du monde musulman, l’organisation de la conférence islamique en l’occurrence, et doit être l’unique source autorisée à émettre les fatwas. Le moyen de le faire consiste à lui renforcer, exclusivement, son capital de confiance à l’aide des mass-médias disponibles dans tous les milieux musulmans.

    Je suis persuadé qu’en s’attaquant aux trois causes de cette ténébreuse sédition criminelle et qu’en les déracinant totalement, les sources de ces crimes tarissent et ne parviennent plus à leur procurer vitalité et énergie… Cela lèvera le rideau islamiste derrière lequel les mains étrangères intruses agissent aujourd’hui.



    Remarque : cette étude a été préparée par l’éminent savant martyr à l’occasion de la première rencontre du colloque «lecture de la pensée jurisprudentielle » planifié en Egypte les 16 et 17 Rejab 1426.

    [1] Rapporté par Mouslim dans son recueil de hadiths authentiques, par Nissaï dans son recueil de sunnas ainsi que par Ahmed dans son livre « Mousnad ».

  4. #4
    Avatar de maki
    Date d'inscription
    novembre 2017
    Localisation
    Eure - France
    Messages
    1 514

    Par défaut

    Salam,

    Ce texte ne fait que renforcer le grand respect que je porte à l'imam Al Bouti.
    Il nous manque à tous.

    Une question : quelle est la "dernière référence en date" dont il est question dans le texte ci-dessous ?
    Troisième cause : Les références religieuses se multiplient encore et encore tout en étant coupées les unes des autres, elles sont souvent en conflit dans leurs approches jurisprudentielles, la dernière référence en date a été celle établie au cœur de l’Europe sans aucun lien avec les pôles jurisprudentiels existants au Caire, Djeddah et au Pakistan, elles s’autoproclament représenter l’islam d’Europe bien que l’islam, dont Allah nous a fait honneur, a toujours représenté une unité, notre présente nation représente également une unité.

  5. #5
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    10 957

    Par défaut

    Citation Envoyé par maki Voir le message
    Salam,

    Ce texte ne fait que renforcer le grand respect que je porte à l'imam Al Bouti.
    Il nous manque à tous.
    Salam Maki,

    Oui, c'est certain

    Une question : quelle est la "dernière référence en date" dont il est question dans le texte ci-dessous ?

    Troisième cause : Les références religieuses se multiplient encore et encore tout en étant coupées les unes des autres, elles sont souvent en conflit dans leurs approches jurisprudentielles, la dernière référence en date a été celle établie au cœur de l’Europe sans aucun lien avec les pôles jurisprudentiels existants au Caire, Djeddah et au Pakistan, elles s’autoproclament représenter l’islam d’Europe bien que l’islam, dont Allah nous a fait honneur, a toujours représenté une unité, notre présente nation représente également une unité.
    Il s'agit d'instances religieuses islamiques institué en Europe par des musulmans sympatisants ou membres "Des Frères Musulmans", celà partait d'une bonne intention afin de centraliser les demandes de questions des musulmans en Europe, mais, à l'époque où le cheikh à fait cette observation, celle-cis étaient composé de personnes qui n'étaient pas forcemment habilité à donner des avis religieux, où exercer l'ijtihad, certains avis religieux ont d'ailleurs été critiqué concernant certains sujets et reconnus comme erronnés par la suite.

    Ce que le cheikh a critiqué est la méthodologie employé pour délivrer la fatwa, il contestait l'approche de la jurisprudence islamique faite par certaines tendences proches du Conseil Européen de la Fatwa, dans le sens que celà ouvre la porte d'un fractionnnement de l'Islam, alors que des autorités dans le domaine de la jurisprudence, des références fiables existent déjà comme il a bien indiqué.

    ---> La confluence de la "jurisprudence des minorités" et le fractionnement de l’islam n’est nullement une coïncidence

  6. #6

  7. #7
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    10 957

    Par défaut

    Salam Maki,

    En complément, la jurisprudence du jihad telle qu'elle est enseignée par les académies religieuses islamiques orthodoxes : Le Djihad - al-Imam Muhammad Said Ramadhan al-Bouti

  8. #8
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
    Date d'inscription
    juin 2014
    Localisation
    France
    Messages
    10 957

    Par défaut

    As-salam `alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh


    En complément du livre de l'Imam Muhammad Saïd Ramadhan al-Bouti (rahimahullah) : Le jihad en Islam - Comment le comprendre et comment le pratiquer ? - Cheikh Mohammad Said Ramadan Al Bouti رحمه الله


    voir inch'Allah : Le Djihad - al-Imam Muhammad Said Ramadhan al-Bouti

    voir inch'Allah : al-Imam Muhammad Saïd Ramadhan al-Bouti رحمه الله (marja`)

    voir inch'Allah ce livre d'un savant azharite : https://www.almobeen.org/wp-content/...plicite-Fr.pdf

    voir inch'Allah cette lecture d'un livre du Cheikh syrien Muhammad al-Ya`qoubi :

    Partie 1




    Partie 2




Liens sociaux

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •