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Discussion: Le statut de la femme chez Paul de Tarse et Thomas d'Aquin

  1. #1

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    Par défaut Le statut de la femme chez Paul de Tarse et Thomas d'Aquin



    Voici quelques extraits des commentaires de Thomas d'Aquin, le plus influent docteur de l’Église catholique, sur les lettres de Paul de Tarse (qui font partie du Nouveau Testament) :


    1 Corinthiens 11:3-7 :

    « Je veux pourtant que vous sachiez ceci : le chef de tout homme, c’est le Christ ; la femme, c’est l’homme, le chef du Christ, c’est Dieu. Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait affront à son chef. Mais toute femme qui prie ou prophétise tête nue fait affront à son chef ; car c’est exactement comme si elle était rasée. Si la femme ne porte pas de voile, qu’elle se fasse tondre ! Mais si c’est une honte pour une femme d’être tondue ou rasée, qu’elle porte un voile ! L’homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l’image et la gloire de Dieu ; mais la femme est la gloire de l’homme. »

    Commentaire de la première lettre aux Corinthiens :

    « Saint Paul fait une seconde comparaison de l’homme à l’homme, lorsqu’il dit (verset 3) que L’homme est le chef de la femme, et les quatre rapports ci-dessus expliqués s’y vérifient. Car


    l’homme est plus parfait que la femme non seulement quant au corps, parce que, comme le dit Aristote (Livre de la Génération des animaux 1), la femelle est un mâle imparfait ; mais encore quant à la vigueur de l’âme, suivant cette parole (Ecclésiastique VII, 29) : "J’ai rencontré un homme entre mille, je n’ai pas trouvé une femme entre toutes."

    L’homme a naturellement la supériorité sur la femme, selon cette parole (Ephés., V, 22) : "Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur, parce que le mari est le chef de la femme."

    L’homme, en la gouvernant, exerce son influence sur la femme, ainsi qu’il est dit (Gen., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari, et il vous dominera."

    Le mari et la femme sont en conformité de nature, selon cette autre parole de la Genèse (II, 18) : "Faisons-lui une aide qui soit semblable à lui."
    […]


    Il reste encore à expliquer pourquoi l’homme ne doit pas se voiler la tête, tandis que la femme doit se voiler. On peut l’expliquer de deux manières : d’abord en disant que le voile posé sur la tête désigne la puissance d’un autre sur cette tête, dans l’ordre de la nature. Voilà pourquoi l’homme, dépendant de Dieu, ne doit pas recevoir de voile sur la tête, pour montrer qu’il est soumis immédiatement à Dieu. La femme, au contraire, doit prendre le voile, pour montrer qu’indépendamment de Dieu elle est soumise naturellement à un autre. »


    1 Corinthiens 14:34-35

    « Que les femmes se taisent dans les assemblées : elles n’ont pas la permission de parler ; elles doivent rester soumises comme dit aussi la Loi. Si elles désirent s’instruire sur quelque détail, qu’elles interrogent leur mari à la maison. Il n’est pas convenable qu’une femme parle dans les assemblées. »

    Commentaire de la première lettre aux Corinthiens :

    « Saint Paul donne la raison de sa défense, en ajoutant (verset 34) : parce qu’il ne leur est pas permis de parler, à savoir l’Église ne le leur permet pas, leur office, à elles, étant d’être soumises à leurs maris. C’est pourquoi le droit d’enseigner impliquant l’autorité et la présidence, ne saurait convenir à celles qui doivent être soumises. Or la raison pour laquelle elles sont dans la dépendance et ne président pas, c’est la faiblesse de leur raison, faculté éminemment nécessaire à celui qui préside. C’est ce qui fait dire à Aristote (Politique, liv. IV, ch. II) qu’il y a corruption du gouvernement là où ce gouvernement passe aux femmes.

    Comme on aurait pu dire qu’au moins peuvent-elles, dans l’église, interroger sur ce qui est douteux, l’Apôtre détruit cette objection. Il la repousse ; il en donne la raison (verset 35) : Il est honteux, etc.

    Il dit donc : J’ai établi que les femmes doivent, dans l’église, garder le silence ; mais si quelques-unes ont des doutes sur certains points et (verset 35) : veulent s’en instruire, qu’elles le demandent à leurs maris à la maison ; (I Tim., II, 11) : "Que les femmes écoutent en silence et avec une entière, etc.

    En voici la raison : c’est que la conduite contraire est non seulement indécente, mais honteuse ; car la modestie est surtout recommandée aux femmes ; (Ecclésiastique XXVI, 19) : "[La femme sainte et pleine de pudeur est] une grâce qui passe toute grâce, etc." Si donc la femme interrogeait, si elle discutait en public, ce serait une preuve d’immodestie et une honte pour elle ; de là vient que, dans le droit, il est interdit aux femmes de remplir l’office d’avocat. »



    Éphésiens 5:22-24 :

    « Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur. Car le mari est le chef de la femme, tout comme le Christ est le chef de l’Église, lui le Sauveur de son corps. Mais, comme l’Église est soumise au Christ, que les femmes soient soumises en tout à leurs maris. »

    Commentaire de la lettre aux Éphésiens :

    « Il dit donc (verset 22) : Que les femmes soient soumises à leurs maris, car sans aucun doute, si la femme a l’autorité principale, elle s’élève contre son mari, ainsi qu’il est dit (Ecclésiastique XXV, 30). Voilà pourquoi saint Paul avertit, spécialement les femmes d’être soumises ; et d’être soumises comme au Seigneur, parce que les rapports du mari à la femme ont quelque ressemblance avec les rapports du maître au serviteur, en ce que celui-ci doit se conduire par l’ordre du maître ; avec cette différence que le maître emploie ses serviteurs pour son utilité propre, au lieu que le mari fait concourir sa femme et ses enfants à l’utilité commune. C’est pourquoi l’Apôtre dit (verset 22) : comme au Seigneur, non pas qu’il en soit véritablement le seigneur, mais comme le Seigneur ; (I Pierre, III, 1) : "Vous aussi, femmes, soyez soumises à vos maris, etc."

    Il est contre toute convenance qu’un membre soit en désaccord avec son chef, en quoi que ce soit ; or de même que Jésus-Christ est le chef de l’Église à sa manière, ainsi le mari est le chef de la femme. La femme ne doit donc pas désobéir à son mari, (verset 24) mais de même que l'Église est soumise à Jésus-Christ ; (Psaume LXI, 2) : "Mon âme ne sera-t-elle pas soumise à Dieu, etc."Ainsi les femmes doivent être soumises à leurs maris ; (Genès., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari." - et soumises en toutes choses, c'est-à-dire en tout ce qui n’est pas contre Dieu, car il est dit (Actes V, 29) : "Il faut plutôt obéir à Dieu qu’aux hommes." »


    Colossiens 3:18 :

    « Épouses, soyez soumises à vos maris, comme il se doit dans le Seigneur. »

    Commentaire de la lettre aux Colossiens :

    « Ainsi donc, l’Apôtre dit : Femmes, etc... et comme il se doit parce que cette soumission est de précepte divin : "Tu seras sous la puissance de ton mari, et il dominera sur toi." (Gen., III, 16). "Que vos femmes se taisent dans les assemblées, car elles n’ont pas mission de parler, mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la Loi." (I Cor., XIV, 34). Le motif de cette défense, c’est qu’il appartient à la raison de régir et que l’homme a plus de raison et qu’il doit présider. »


    1 Timothée 2:11-12 :

    « Pendant l’instruction la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de dominer l’homme. Qu’elle se tienne donc en silence. »



    Commentaire de la première lettre à Timothée :

    « L’Apôtre fait voir d’abord ce qui est convenable pour les femmes; ensuite, ce qui ne l’est pas (verset 12) : "[Je ne permets pas aux femmes] d’enseigner, etc."

    I.
    Sur le premier de ces points, il établit que trois choses sont convenables pour elles, le silence, la retenue et la soumission, devoirs qui tous trois sont la conséquence d’une même cause, à savoir de la faiblesse de la raison chez la femme.

    Il leur prescrit donc d’abord le silence, en disant (verset 11) : "Que la femme, quand on l’instruit, se tienne en silence, etc." ; (Jacques III, 2) : "Si quelqu’un ne fait pas de fautes en parlant, c’est un homme parfait…" ; (1 Co XIV, 34) : "Que les femmes se taisent dans les églises, parce qu’il ne leur est pas permis d’y parler, etc." C’est que la parole de la femme est un feu qui embrase (Ecclésiastique, IX, 11) : "La conversation de la femme brûle comme le feu."

    Ensuite elles doivent écouter, car ceux dont la raison peut faillir doivent apprendre ; (I Corinth XIV, 35) : "Si elles veulent s’instruire de quelque chose, qu’elles le demandent à leurs maris, lorsqu’elles seront dans leurs maisons," Au contraire, on permet aux hommes d’enseigner.

    Enfin Paul exige d’elles la soumission, parce que l’ordre naturel exige que l’âme commande au corps et la raison aux puissances inférieures. Donc, dit le philosophe, quand deux êtres ont entre eux un rapport identique à celui de l’âme avec le corps, et de la raison avec les sens, la domination appartient naturellement à celui des deux en qui prédomine la raison; c’est à lui de commander et à l’autre de se soumettre, parce qu’en ce dernier la raison est plus faible. (Gen., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari,"



    II.
    L’Apôtre leur interdit ensuite ce qui n’est pas convenable pour elles, en disant (verset 12) : "[Car je ne permets pas aux femmes] d’enseigner, etc." Sa défense porte sur deux points :

    Qu’elles n’enseignent pas. On objecte (Proverbes XXXI, 1) : "sa mère l’a instruit." Il faut répondre qu’il y a un enseignement public; cet enseignement n’appartient pas aux femmes, voilà pourquoi l’Apôtre dit : "dans l’Eglise" ; et un enseignement privé : c’est celui-ci que la mère donne à son fils. On objecte encore (Juges, V, 1) : "Déborah instruit le peuple d’Israël." Nous répondons que cet enseignement fut donné par l’esprit de prophétie; or la grâce du Saint-Esprit ne distingue pas entre l’homme et la femme. Encore Déborah n’enseignait-elle pas publiquement; elle donnait des conseils par l’inspiration du Saint-Esprit.

    En second lieu, l’Apôtre leur interdit l’esprit de domination sur leurs maris ; (Ecclésiastique, XXV, 30) : "Si la femme a la principale autorité, elle s’élève contre son mari." Le philosophe, de son côté, dit que la prééminence de la femme est la destruction de la famille, ce qu’est la tyrannie dans un royaume. Paul oppose donc deux défenses aux deux choses qui conviennent aux femmes. Il répète la première (verset 1) : "Mais qu’elles demeurent dans le silence." »


    Tite 2:3-5 :

    « Les femmes âgées, pareillement, doivent se comporter comme il sied à des personnes saintes : ni médisantes, ni adonnées aux excès de vin. Qu’elles enseignent le bien, qu’elles apprennent ainsi aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants, à être modestes, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leur mari, pour que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée. »

    Commentaire de la lettre à Tite :

    « Par rapport à ceux qui dépendent d’elles, l’Apôtre demande en premier lieu qu’elles en aient soin; secondement il enseigne la manière; troisièmement il on donne la raison. Du premier de ces devoirs, il dit (verset 5) : "Prenant soin de leur maison." (Proverbes XIV, 4) : "La femme sage bâtit sa maison; l’insensée, détruit de ses mains celle qui était déjà bâtie." Or, dans ce soin, il y a deux choses à observer d’abord que les femmes sont ordinairement portées à la colère (Ecclésiastique XXV, 23) : "Il n’y a pas de colère plus aigre que celle de la femme;" voilà pourquoi l’Apôtre dit (verset 5) : "Qu’elles soient bonnes," en d’autres termes, qu’elles gouvernent avec mansuétude. Ensuite, que la femme, lorsqu’elle a la puissance en main, se raidit en sens contraire à son mari (Ecclésiastique XXV, 30) : "Si la femme a la principale autorité, elle s’élève contre son mari;" c’est pourquoi il est dit (verset 5) : "Qu’elles soient soumises à leurs maris;" de même (Gen., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari, et il vous dominera". Ainsi donc doivent se conduire les femmes, (verset 5) : "afin que la parole de Dieu ne soit pas exposée aux blasphèmes.", c'est-à-dire pour ne pas donner occasion au blasphème. Toutes ces règles sont marquées au ch. X, 13, du livre de Tobie, où il est dit que Raguel et Sara avertirent leur fille [I]"d’honorer son beau-père et sa belle-mère, d’aimer son mari, de gouverner sa famille, de gérer sa maison et de se conserver irréprochable". »


    Source : Traduction œcuménique de la Bible et site internet Docteur évangélique
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 11/10/2019 à 02h20. Motif: mise en forme du texte

  2. #2
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    Wa 'alaykum as-salam wa rahmatullah wa barakatuh,

    Je ne sais pas si c'était spécifique à la Révélation de l'époque ou si entre temps il y a eu un peu d'égarement, mais le statut de la femme par rapport à l'homme est pas fameux lol. En islam il est sunna de se couvrir la tête pour l'homme, et la femme a le droit d'enseigner et de la ramener s'il y a un soucis à corriger (ou bien la règle d'être silencieux s'applique aux hommes également, notamment les disciples). Là où notre religion rejoint leur avis, c'est dans le fait qu'une femme ne peut pas diriger une nation et que le mari est chef de famille, point où là on ne rejoint pas la mentalité répandue de notre époque.

    Des femmes trop rebelles et dominatrices ça n'est pas bon, mais si on ne s'en sert que pour les enfants c'est pas optimal non plus lol. Elles ont des rôles clés pour guider et renforcer les hommes, qu'ils soient des enfants à éduquer ou de robustes adultes ayant parfois besoin de sagesse féminine. Si même notre Prophète (sallAllahu 'alayhi wa sallam) avait reçu l'aide de ses femmes à des moments difficiles voire critiques, comment nous qui sommes infiniment loin de ses qualités puissions nous en passer.

    Malheureusement malgré les siècles qui passent on n'apprend pas et on continue à faire n'importe quoi avec la gente féminine.
    " Celui qui aime pour Allah, déteste pour Allah, donne par amour pour Allah, et se retient pour Allah, aura complété sa Foi " - Ja'far as-Sâdiq ('alayhi as-salam)

  3. #3
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    Citation Envoyé par Labbayk373 Voir le message


    Voici quelques extraits des commentaires de Thomas d'Aquin, le plus influent docteur de l’Église catholique, sur les lettres de Paul de Tarse (qui font partie du Nouveau Testament) :


    1 Corinthiens 11:3-7 :

    « Je veux pourtant que vous sachiez ceci : le chef de tout homme, c’est le Christ ; la femme, c’est l’homme, le chef du Christ, c’est Dieu. Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait affront à son chef. Mais toute femme qui prie ou prophétise tête nue fait affront à son chef ; car c’est exactement comme si elle était rasée. Si la femme ne porte pas de voile, qu’elle se fasse tondre ! Mais si c’est une honte pour une femme d’être tondue ou rasée, qu’elle porte un voile ! L’homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l’image et la gloire de Dieu ; mais la femme est la gloire de l’homme. »

    Commentaire de la première lettre aux Corinthiens :

    « Saint Paul fait une seconde comparaison de l’homme à l’homme, lorsqu’il dit (verset 3) que L’homme est le chef de la femme, et les quatre rapports ci-dessus expliqués s’y vérifient. Car
    l’homme est plus parfait que la femme non seulement quant au corps, parce que, comme le dit Aristote (Livre de la Génération des animaux 1), la femelle est un mâle imparfait ; mais encore quant à la vigueur de l’âme, suivant cette parole (Ecclésiastique VII, 29) : "J’ai rencontré un homme entre mille, je n’ai pas trouvé une femme entre toutes."
    L’homme a naturellement la supériorité sur la femme, selon cette parole (Ephés., V, 22) : "Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur, parce que le mari est le chef de la femme."
    L’homme, en la gouvernant, exerce son influence sur la femme, ainsi qu’il est dit (Gen., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari, et il vous dominera."
    Le mari et la femme sont en conformité de nature, selon cette autre parole de la Genèse (II, 18) : "Faisons-lui une aide qui soit semblable à lui."
    […]
    Il reste encore à expliquer pourquoi l’homme ne doit pas se voiler la tête, tandis que la femme doit se voiler. On peut l’expliquer de deux manières : d’abord en disant que le voile posé sur la tête désigne la puissance d’un autre sur cette tête, dans l’ordre de la nature. Voilà pourquoi l’homme, dépendant de Dieu, ne doit pas recevoir de voile sur la tête, pour montrer qu’il est soumis immédiatement à Dieu. La femme, au contraire, doit prendre le voile, pour montrer qu’indépendamment de Dieu elle est soumise naturellement à un autre. »


    1 Corinthiens 14:34-35

    « Que les femmes se taisent dans les assemblées : elles n’ont pas la permission de parler ; elles doivent rester soumises comme dit aussi la Loi. Si elles désirent s’instruire sur quelque détail, qu’elles interrogent leur mari à la maison. Il n’est pas convenable qu’une femme parle dans les assemblées. »

    Commentaire de la première lettre aux Corinthiens :

    « Saint Paul donne la raison de sa défense, en ajoutant (verset 34) : parce qu’il ne leur est pas permis de parler, à savoir l’Église ne le leur permet pas, leur office, à elles, étant d’être soumises à leurs maris. C’est pourquoi le droit d’enseigner impliquant l’autorité et la présidence, ne saurait convenir à celles qui doivent être soumises. Or la raison pour laquelle elles sont dans la dépendance et ne président pas, c’est la faiblesse de leur raison, faculté éminemment nécessaire à celui qui préside. C’est ce qui fait dire à Aristote (Politique, liv. IV, ch. II) qu’il y a corruption du gouvernement là où ce gouvernement passe aux femmes.
    Comme on aurait pu dire qu’au moins peuvent-elles, dans l’église, interroger sur ce qui est douteux, l’Apôtre détruit cette objection. Il la repousse ; il en donne la raison (verset 35) : Il est honteux, etc.
    Il dit donc : J’ai établi que les femmes doivent, dans l’église, garder le silence ; mais si quelques-unes ont des doutes sur certains points et (verset 35) : veulent s’en instruire, qu’elles le demandent à leurs maris à la maison ; (I Tim., II, 11) : "Que les femmes écoutent en silence et avec une entière, etc.
    En voici la raison : c’est que la conduite contraire est non seulement indécente, mais honteuse ; car la modestie est surtout recommandée aux femmes ; (Ecclésiastique XXVI, 19) : "[La femme sainte et pleine de pudeur est] une grâce qui passe toute grâce, etc." Si donc la femme interrogeait, si elle discutait en public, ce serait une preuve d’immodestie et une honte pour elle ; de là vient que, dans le droit, il est interdit aux femmes de remplir l’office d’avocat. »



    Éphésiens 5:22-24 :

    « Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur. Car le mari est le chef de la femme, tout comme le Christ est le chef de l’Église, lui le Sauveur de son corps. Mais, comme l’Église est soumise au Christ, que les femmes soient soumises en tout à leurs maris. »

    Commentaire de la lettre aux Éphésiens :

    « Il dit donc (verset 22) : Que les femmes soient soumises à leurs maris, car sans aucun doute, si la femme a l’autorité principale, elle s’élève contre son mari, ainsi qu’il est dit (Ecclésiastique XXV, 30). Voilà pourquoi saint Paul avertit, spécialement les femmes d’être soumises ; et d’être soumises comme au Seigneur, parce que les rapports du mari à la femme ont quelque ressemblance avec les rapports du maître au serviteur, en ce que celui-ci doit se conduire par l’ordre du maître ; avec cette différence que le maître emploie ses serviteurs pour son utilité propre, au lieu que le mari fait concourir sa femme et ses enfants à l’utilité commune. C’est pourquoi l’Apôtre dit (verset 22) : comme au Seigneur, non pas qu’il en soit véritablement le seigneur, mais comme le Seigneur ; (I Pierre, III, 1) : "Vous aussi, femmes, soyez soumises à vos maris, etc."
    Il est contre toute convenance qu’un membre soit en désaccord avec son chef, en quoi que ce soit ; or de même que Jésus-Christ est le chef de l’Église à sa manière, ainsi le mari est le chef de la femme. La femme ne doit donc pas désobéir à son mari, (verset 24) mais de même que l'Église est soumise à Jésus-Christ ; (Psaume LXI, 2) : "Mon âme ne sera-t-elle pas soumise à Dieu, etc."Ainsi les femmes doivent être soumises à leurs maris ; (Genès., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari." - et soumises en toutes choses, c'est-à-dire en tout ce qui n’est pas contre Dieu, car il est dit (Actes V, 29) : "Il faut plutôt obéir à Dieu qu’aux hommes." »


    Colossiens 3:18 :

    « Épouses, soyez soumises à vos maris, comme il se doit dans le Seigneur. »

    Commentaire de la lettre aux Colossiens :

    « Ainsi donc, l’Apôtre dit : Femmes, etc... et comme il se doit parce que cette soumission est de précepte divin : "Tu seras sous la puissance de ton mari, et il dominera sur toi." (Gen., III, 16). "Que vos femmes se taisent dans les assemblées, car elles n’ont pas mission de parler, mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la Loi." (I Cor., XIV, 34). Le motif de cette défense, c’est qu’il appartient à la raison de régir et que l’homme a plus de raison et qu’il doit présider. »


    1 Timothée 2:11-12 :

    « Pendant l’instruction la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de dominer l’homme. Qu’elle se tienne donc en silence. »

    Commentaire de la première lettre à Timothée :

    « L’Apôtre fait voir d’abord ce qui est convenable pour les femmes; ensuite, ce qui ne l’est pas (verset 12) : "[Je ne permets pas aux femmes] d’enseigner, etc."
    I. Sur le premier de ces points, il établit que trois choses sont convenables pour elles, le silence, la retenue et la soumission, devoirs qui tous trois sont la conséquence d’une même cause, à savoir de la faiblesse de la raison chez la femme.
    Il leur prescrit donc d’abord le silence, en disant (verset 11) : "Que la femme, quand on l’instruit, se tienne en silence, etc." ; (Jacques III, 2) : "Si quelqu’un ne fait pas de fautes en parlant, c’est un homme parfait…" ; (1 Co XIV, 34) : "Que les femmes se taisent dans les églises, parce qu’il ne leur est pas permis d’y parler, etc." C’est que la parole de la femme est un feu qui embrase (Ecclésiastique, IX, 11) : "La conversation de la femme brûle comme le feu."
    Ensuite elles doivent écouter, car ceux dont la raison peut faillir doivent apprendre ; (I Corinth XIV, 35) : "Si elles veulent s’instruire de quelque chose, qu’elles le demandent à leurs maris, lorsqu’elles seront dans leurs maisons," Au contraire, on permet aux hommes d’enseigner.
    Enfin Paul exige d’elles la soumission, parce que l’ordre naturel exige que l’âme commande au corps et la raison aux puissances inférieures. Donc, dit le philosophe, quand deux êtres ont entre eux un rapport identique à celui de l’âme avec le corps, et de la raison avec les sens, la domination appartient naturellement à celui des deux en qui prédomine la raison; c’est à lui de commander et à l’autre de se soumettre, parce qu’en ce dernier la raison est plus faible. (Gen., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari,"
    II. L’Apôtre leur interdit ensuite ce qui n’est pas convenable pour elles, en disant (verset 12) : "[Car je ne permets pas aux femmes] d’enseigner, etc." Sa défense porte sur deux points :
    Qu’elles n’enseignent pas. On objecte (Proverbes XXXI, 1) : "sa mère l’a instruit." Il faut répondre qu’il y a un enseignement public; cet enseignement n’appartient pas aux femmes, voilà pourquoi l’Apôtre dit : "dans l’Eglise" ; et un enseignement privé : c’est celui-ci que la mère donne à son fils. On objecte encore (Juges, V, 1) : "Déborah instruit le peuple d’Israël." Nous répondons que cet enseignement fut donné par l’esprit de prophétie; or la grâce du Saint-Esprit ne distingue pas entre l’homme et la femme. Encore Déborah n’enseignait-elle pas publiquement; elle donnait des conseils par l’inspiration du Saint-Esprit.
    En second lieu, l’Apôtre leur interdit l’esprit de domination sur leurs maris ; (Ecclésiastique, XXV, 30) : "Si la femme a la principale autorité, elle s’élève contre son mari." Le philosophe, de son côté, dit que la prééminence de la femme est la destruction de la famille, ce qu’est la tyrannie dans un royaume. Paul oppose donc deux défenses aux deux choses qui conviennent aux femmes. Il répète la première (verset 1) : "Mais qu’elles demeurent dans le silence." »


    Tite 2:3-5 :

    « Les femmes âgées, pareillement, doivent se comporter comme il sied à des personnes saintes : ni médisantes, ni adonnées aux excès de vin. Qu’elles enseignent le bien, qu’elles apprennent ainsi aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants, à être modestes, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leur mari, pour que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée. »

    Commentaire de la lettre à Tite :

    « Par rapport à ceux qui dépendent d’elles, l’Apôtre demande en premier lieu qu’elles en aient soin; secondement il enseigne la manière; troisièmement il on donne la raison. Du premier de ces devoirs, il dit (verset 5) : "Prenant soin de leur maison." (Proverbes XIV, 4) : "La femme sage bâtit sa maison; l’insensée, détruit de ses mains celle qui était déjà bâtie." Or, dans ce soin, il y a deux choses à observer d’abord que les femmes sont ordinairement portées à la colère (Ecclésiastique XXV, 23) : "Il n’y a pas de colère plus aigre que celle de la femme;" voilà pourquoi l’Apôtre dit (verset 5) : "Qu’elles soient bonnes," en d’autres termes, qu’elles gouvernent avec mansuétude. Ensuite, que la femme, lorsqu’elle a la puissance en main, se raidit en sens contraire à son mari (Ecclésiastique XXV, 30) : "Si la femme a la principale autorité, elle s’élève contre son mari;" c’est pourquoi il est dit (verset 5) : "Qu’elles soient soumises à leurs maris;" de même (Gen., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari, et il vous dominera". Ainsi donc doivent se conduire les femmes, (verset 5) : "afin que la parole de Dieu ne soit pas exposée aux blasphèmes.", c'est-à-dire pour ne pas donner occasion au blasphème. Toutes ces règles sont marquées au ch. X, 13, du livre de Tobie, où il est dit que Raguel et Sara avertirent leur fille [I]"d’honorer son beau-père et sa belle-mère, d’aimer son mari, de gouverner sa famille, de gérer sa maison et de se conserver irréprochable". »


    Source : Traduction œcuménique de la Bible et site internet Docteur évangélique
    Salam alekom,y a des trucs un peu normaux ,comme de dire qu une femme doit honorer sa maison en se preservant de faire du mal, mais ca devrait aller dans les deux sens. Le reste ca montre la volonte des hommes de dominer la femme par les textes si pas possible dans la vie reelle ,on trouve des fatwas similaires
    aux pires des passages..toujours cette volonte de se penser superieur par autre chose que ce qu ALLAH soubhanhou wa ta ala a instaure comme superiorite:la depense pour la famille et le fait de ne pas rappeller cette depense comme etant quelque chose de "trop pour vous",et de considerer les sacrifices de la femme/mere comme equivalents a ceux de depenser de l argent pour sa famille. L homme depense l argent,la femme depense sa sante,son corps,son temps,etc..

  4. #4
    Avatar de maki
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    Salam,

    Comme je l'ai déjà écrit 2 fois : la morale de Paul, des Pères de l'Eglise et des théologiens du Moyen Age sur ce sujet est un peu passée de mode, tout simplement parce que la société a changé.

    Ca ne sert à rien de balancer des vieux textes sur lesquels tout le monde s'assied aujourd'hui, parce qu'ils sont symptomatiques d'une époque révolue.

    On peut, certes, en faire une analyse historico-critique fort intéressante car ils sont bien représentatifs de leurs temps. Mais vouloir en faire des textes d'actualité applicables, c'est juste complètement farfelu.

  5. #5
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    Ah, une précision aussi : ce n'est pas parce qu'un texte est écrit par un théologien qu'il a une portée religieuse. A l'époque, les seuls vrais intellectuels étaient les théologiens et ils avaient donc tendance à faire la lecture des faits de société uniquement avec le prisme religieux.

    D'autant plus que la société et la religion étaient complètement imbriquées (ce qui n'est plus le cas dans une société laïque).

  6. #6

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    Citation Envoyé par Labbayk373 Voir le message


    Voici quelques extraits des commentaires de Thomas d'Aquin, le plus influent docteur de l’Église catholique, sur les lettres de Paul de Tarse (qui font partie du Nouveau Testament) :


    1 Corinthiens 11:3-7 :

    « Je veux pourtant que vous sachiez ceci : le chef de tout homme, c’est le Christ ; la femme , c’est l’homme en qabail, le chef du Christ, c’est Dieu. Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait affront à son chef. Mais toute femme qui prie ou prophétise tête nue fait affront à son chef ; car c’est exactement comme si elle était rasée. Si la femme ne porte pas de voile, qu’elle se fasse tondre ! Mais si c’est une honte pour une femme d’être tondue ou rasée, qu’elle porte un voile ! L’homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l’image et la gloire de Dieu ; mais la femme est la gloire de l’homme. »

    Commentaire de la première lettre aux Corinthiens :

    « Saint Paul fait une seconde comparaison de l’homme à l’homme, lorsqu’il dit (verset 3) que L’homme est le chef de la femme, et les quatre rapports ci-dessus expliqués s’y vérifient. Car


    l’homme est plus parfait que la femme non seulement quant au corps, parce que, comme le dit Aristote (Livre de la Génération des animaux 1), la femelle est un mâle imparfait ; mais encore quant à la vigueur de l’âme, suivant cette parole (Ecclésiastique VII, 29) : "J’ai rencontré un homme entre mille, je n’ai pas trouvé une femme entre toutes."

    L’homme a naturellement la supériorité sur la femme, selon cette parole (Ephés., V, 22) : "Que les femmes en jilbab soient soumises à leurs maris comme au Seigneur, parce que le mari est le chef de la femme."

    L’homme, en la gouvernant, exerce son influence sur la femme, ainsi qu’il est dit (Gen., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari, et il vous dominera."

    Le mari et la femme sont en conformité de nature, selon cette autre parole de la Genèse (II, 18) : "Faisons-lui une aide qui soit semblable à lui."
    […]


    Il reste encore à expliquer pourquoi l’homme ne doit pas se voiler la tête, tandis que la femme doit se voiler. On peut l’expliquer de deux manières : d’abord en disant que le voile posé sur la tête désigne la puissance d’un autre sur cette tête, dans l’ordre de la nature. Voilà pourquoi l’homme, dépendant de Dieu, ne doit pas recevoir de voile sur la tête, pour montrer qu’il est soumis immédiatement à Dieu. La femme, au contraire, doit prendre le voile, pour montrer qu’indépendamment de Dieu elle est soumise naturellement à un autre. »


    1 Corinthiens 14:34-35

    « Que les femmes se taisent dans les assemblées : elles n’ont pas la permission de parler ; elles doivent rester soumises comme dit aussi la Loi. Si elles désirent s’instruire sur quelque détail, qu’elles interrogent leur mari à la maison. Il n’est pas convenable qu’une femme parle dans les assemblées. »

    Commentaire de la première lettre aux Corinthiens :

    « Saint Paul donne la raison de sa défense, en ajoutant (verset 34) : parce qu’il ne leur est pas permis de parler, à savoir l’Église ne le leur permet pas, leur office, à elles, étant d’être soumises à leurs maris en djellaba. C’est pourquoi le droit d’enseigner impliquant l’autorité et la présidence, ne saurait convenir à celles qui doivent être soumises. Or la raison pour laquelle elles sont dans la dépendance et ne président pas, c’est la faiblesse de leur raison, faculté éminemment nécessaire à celui qui préside. C’est ce qui fait dire à Aristote (Politique, liv. IV, ch. II) qu’il y a corruption du gouvernement là où ce gouvernement passe aux femmes.

    Comme on aurait pu dire qu’au moins peuvent-elles, dans l’église, interroger sur ce qui est douteux, l’Apôtre détruit cette objection. Il la repousse ; il en donne la raison (verset 35) : Il est honteux, etc.

    Il dit donc : J’ai établi que les femmes doivent, dans l’église, garder le silence ; mais si quelques-unes ont des doutes sur certains points et (verset 35) : veulent s’en instruire, qu’elles le demandent à leurs maris à la maison ; (I Tim., II, 11) : "Que les femmes écoutent en silence et avec une entière, etc.

    En voici la raison : c’est que la conduite contraire est non seulement indécente, mais honteuse ; car la modestie est surtout recommandée aux femmes ; (Ecclésiastique XXVI, 19) : "[La femme sainte et pleine de pudeur est] une grâce qui passe toute grâce, etc." Si donc la femme interrogeait, si elle discutait en public, ce serait une preuve d’immodestie et une honte pour elle ; de là vient que, dans le droit, il est interdit aux femmes de remplir l’office d’avocat. »



    Éphésiens 5:22-24 :

    « Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur. Car le mari est le chef de la femme, tout comme le Christ est le chef de l’Église, lui le Sauveur de son corps. Mais, comme l’Église est soumise au Christ, que les femmes soient soumises en tout à leurs maris. »

    Commentaire de la lettre aux Éphésiens :

    « Il dit donc (verset 22) : Que les femmes soient soumises à leurs maris, car sans aucun doute, si la femme a l’autorité principale, elle s’élève contre son mari, ainsi qu’il est dit (Ecclésiastique XXV, 30). Voilà pourquoi saint Paul avertit, spécialement les femmes d’être soumises ; et d’être soumises comme au Seigneur, parce que les rapports du mari à la femme ont quelque ressemblance avec les rapports du maître au serviteur, en ce que celui-ci doit se conduire par l’ordre du maître ; avec cette différence que le maître emploie ses serviteurs pour son utilité propre, au lieu que le mari fait concourir sa femme et ses enfants à l’utilité commune. C’est pourquoi l’Apôtre dit (verset 22) : comme au Seigneur, non pas qu’il en soit véritablement le seigneur, mais comme le Seigneur ; (I Pierre, III, 1) : "Vous aussi, femmes, soyez soumises à vos maris, etc."

    Il est contre toute convenance qu’un membre soit en désaccord avec son chef, en quoi que ce soit ; or de même que Jésus-Christ est le chef de l’Église à sa manière, ainsi le mari est le chef de la femme. La femme ne doit donc pas désobéir à son mari, (verset 24) mais de même que l'Église est soumise à Jésus-Christ ; (Psaume LXI, 2) : "Mon âme ne sera-t-elle pas soumise à Dieu, etc."Ainsi les femmes doivent être soumises à leurs maris ; (Genès., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari." - et soumises en toutes choses, c'est-à-dire en tout ce qui n’est pas contre Dieu, car il est dit (Actes V, 29) : "Il faut plutôt obéir à Dieu qu’aux hommes." »


    Colossiens 3:18 :

    « Épouses, soyez soumises à vos maris, comme il se doit dans le Seigneur. »

    Commentaire de la lettre aux Colossiens :

    « Ainsi donc, l’Apôtre dit : Femmes, etc... et comme il se doit parce que cette soumission est de précepte divin : "Tu seras sous la puissance de ton mari, et il dominera sur toi." (Gen., III, 16). "Que vos femmes se taisent dans les assemblées, car elles n’ont pas mission de parler, mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la Loi." (I Cor., XIV, 34). Le motif de cette défense, c’est qu’il appartient à la raison de régir et que l’homme a plus de raison et qu’il doit présider. »


    1 Timothée 2:11-12 :

    « Pendant l’instruction la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de dominer l’homme. Qu’elle se tienne donc en silence. »



    Commentaire de la première lettre à Timothée :

    « L’Apôtre fait voir d’abord ce qui est convenable pour les femmes; ensuite, ce qui ne l’est pas (verset 12) : "[Je ne permets pas aux femmes] d’enseigner, etc."

    I.
    Sur le premier de ces points, il établit que trois choses sont convenables pour elles, le silence, la retenue et la soumission, devoirs qui tous trois sont la conséquence d’une même cause, à savoir de la faiblesse de la raison chez la femme.

    Il leur prescrit donc d’abord le silence, en disant (verset 11) : "Que la femme, quand on l’instruit, se tienne en silence, etc." ; (Jacques III, 2) : "Si quelqu’un ne fait pas de fautes en parlant, c’est un homme parfait…" ; (1 Co XIV, 34) : "Que les femmes se taisent dans les églises, parce qu’il ne leur est pas permis d’y parler, etc." C’est que la parole de la femme est un feu qui embrase (Ecclésiastique, IX, 11) : "La conversation de la femme brûle comme le feu."

    Ensuite elles doivent écouter, car ceux dont la raison peut faillir doivent apprendre ; (I Corinth XIV, 35) : "Si elles veulent s’instruire de quelque chose, qu’elles le demandent à leurs maris, lorsqu’elles seront dans leurs maisons," Au contraire, on permet aux hommes d’enseigner.

    Enfin Paul exige d’elles la soumission, parce que l’ordre naturel exige que l’âme commande au corps et la raison aux puissances inférieures. Donc, dit le philosophe, quand deux êtres ont entre eux un rapport identique à celui de l’âme avec le corps, et de la raison avec les sens, la domination appartient naturellement à celui des deux en qui prédomine la raison; c’est à lui de commander et à l’autre de se soumettre, parce qu’en ce dernier la raison est plus faible. (Gen., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari," Ecoutez la veilleuse coranique



    II.
    L’Apôtre leur interdit ensuite ce qui n’est pas convenable pour elles, en disant (verset 12) : "[Car je ne permets pas aux femmes] d’enseigner, etc." Sa défense porte sur deux points :

    Qu’elles n’enseignent pas. On objecte (Proverbes XXXI, 1) : "sa mère l’a instruit." Il faut répondre qu’il y a un enseignement public; cet enseignement n’appartient pas aux femmes, voilà pourquoi l’Apôtre dit : "dans l’Eglise" ; et un enseignement privé : c’est celui-ci que la mère donne à son fils. On objecte encore (Juges, V, 1) : "Déborah instruit le peuple d’Israël." Nous répondons que cet enseignement fut donné par l’esprit de prophétie; or la grâce du Saint-Esprit ne distingue pas entre l’homme et la femme. Encore Déborah n’enseignait-elle pas publiquement; elle donnait des conseils par l’inspiration du Saint-Esprit.

    En second lieu, l’Apôtre leur interdit l’esprit de domination sur leurs maris ; (Ecclésiastique, XXV, 30) : "Si la femme a la principale autorité, elle s’élève contre son mari." Le philosophe, de son côté, dit que la prééminence de la femme est la destruction de la famille, ce qu’est la tyrannie dans un royaume. Paul oppose donc deux défenses aux deux choses qui conviennent aux femmes. Il répète la première (verset 1) : "Mais qu’elles demeurent dans le silence." »


    Tite 2:3-5 :

    « Les femmes âgées, pareillement, doivent se comporter comme il sied à des personnes saintes : ni médisantes, ni adonnées aux excès de vin. Qu’elles enseignent le bien, qu’elles apprennent ainsi aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants, à être modestes, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leur mari, pour que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée. »

    Commentaire de la lettre à Tite :

    « Par rapport à ceux qui dépendent d’elles, l’Apôtre demande en premier lieu qu’elles en aient soin; secondement il enseigne la manière; troisièmement il on donne la raison. Du premier de ces devoirs, il dit (verset 5) : "Prenant soin de leur maison." (Proverbes XIV, 4) : "La femme sage bâtit sa maison; l’insensée, détruit de ses mains celle qui était déjà bâtie." Or, dans ce soin, il y a deux choses à observer d’abord que les femmes sont ordinairement portées à la colère (Ecclésiastique XXV, 23) : "Il n’y a pas de colère plus aigre que celle de la femme;" voilà pourquoi l’Apôtre dit (verset 5) : "Qu’elles soient bonnes," en d’autres termes, qu’elles gouvernent avec mansuétude. Ensuite, que la femme, lorsqu’elle a la puissance en main, se raidit en sens contraire à son mari (Ecclésiastique XXV, 30) : "Si la femme a la principale autorité, elle s’élève contre son mari;" c’est pourquoi il est dit (verset 5) : "Qu’elles soient soumises à leurs maris;" de même (Gen., III, 16) : "Vous serez sous la puissance de votre mari, et il vous dominera". Ainsi donc doivent se conduire les femmes, (verset 5) : "afin que la parole de Dieu ne soit pas exposée aux blasphèmes.", c'est-à-dire pour ne pas donner occasion au blasphème. Toutes ces règles sont marquées au ch. X, 13, du livre de Tobie, où il est dit que Raguel et Sara avertirent leur fille [I]"d’honorer son beau-père et sa belle-mère, d’aimer son mari, de gouverner sa famille, de gérer sa maison et de se conserver irréprochable". »


    Source : Traduction œcuménique de la Bible et site internet Docteur évangélique
    Très intéressant , mais ou veux tu en venir avec la citation de ces passages?

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