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Discussion: Assassinat par l'Armée US de Qassem Soleimani, un des plus haut chef militaire iranien, et regain de tension USA/Iran

  1. #1
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    Par défaut Assassinat par l'Armée US de Qassem Soleimani, un des plus haut chef militaire iranien, et regain de tension USA/Iran

    Salam aleykoum,




    Dernière modification par talib abdALLAH ; 05/01/2020 à 16h31.
    Ô les croyants! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d’aucun blâmeur[...]

  2. #2
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    A mettre en lien, avec les projets du bloc Israël/USA/Arabie Saoudite et avec les hadiths prophétiques sur la Malhama:

    Prêts pour la "Milhama", al-Malhama, l'Armaguedon, la guerre ? - 06/2019 (déclaration au sommet de Varsovie 13/02/2019)
    Dernière modification par Le Paria ; 05/01/2020 à 15h51.
    Ô les croyants! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d’aucun blâmeur[...]

  3. #3
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    Wa 'alaykum as-salam wa rahmatullah wa barakatuh,

    Comment ça ministre iranien ? C'était un général d'armée fortement important dans la géopolitique et le renseignement iraniens, mais à ma connaissance il n'occupait pas de fonction politique à proprement parler. Son rôle était plus d'être un homme de l'ombre.
    " Celui qui aime pour Allah, déteste pour Allah, donne par amour pour Allah, et se retient pour Allah, aura complété sa Foi " - Ja'far as-Sâdiq ('alayhi as-salam)

  4. #4
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    Wa 'alaykum as-salam wa rahmatullah wa barakatuh,

    Comment ça ministre iranien ? C'était un général d'armée fortement important dans la géopolitique et le renseignement iraniens, mais à ma connaissance il n'occupait pas de fonction politique à proprement parler. Son rôle était plus d'être un homme de l'ombre.
    C'était pour vulgariser sa fonction qui n'a pas d'équivalent en France.
    Ô les croyants! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d’aucun blâmeur[...]

  5. #5
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  6. #6
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    Les Etats-Unis ont justifé la liquidation de ce responsable militaire iranien qui supervisait et aidait des groupes armés dans les régions de Syrie, Irak, Liban, Yemen, Gaza, suite à l'attaque de l'Ambassade Américaine par des groupes pro-iranien.

    Et ces groupes pro-iranien ont manifesté suite à des bombardements américains ayant visé des milices chiites pro-iranienne qui avaient combattu de façon efficace DAESH et collaboraient avec l'Etat Irakien.

    Les Etats Unis avaient accusés un (les) groupe(s) paramilitaires, milices liés à l'Iran d'attaques contre l'Armée US.

    Le (Les) groupe(s) en question n'ont jamais revendiqué ces attaques ...

  7. #7
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    Retour au 30/12/2019


    Irak: des raids meurtriers américains contre une faction pro-Iran suscitent l’indignation

    30/12/2019 Source: AFP


    Au moins 25 combattants irakiens ont été tués à la frontière irako-syrienne dans des raids de représailles américains contre une faction pro-Iran qui suscitent lundi l’indignation en Irak.


    Ces frappes, qui ont relancé la campagne contre la présence américaine dans le pays, font passer au second plan la révolte inédite, parce spontanée, contre la classe politique et son parrain iranien.


    Face à la multiplication des attaques visant leurs intérêts en Irak –non revendiquées mais qui sont pour Washington le fait des factions pro-Iran– les Etats-Unis avaient récemment promis une réponse “ferme”.


    Elle est intervenue dimanche soir, quand des avions américains ont frappé des bases des brigades du Hezbollah, une faction pro-Iran du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires formée pour lutter contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et désormais intégrée aux forces irakiennes.


    Ces raids près d’al-Qaïm, localité irakienne frontalière de la Syrie, où les brigades du Hezbollah combattent aux côtés du régime de Bachar al-Assad, ont fait “25 morts et 51 blessés –des combattants et des commandants– et le bilan pourrait encore grimper”, indique lundi le Hachd.


    Pour Téhéran –grand ennemi de Washington mais, comme lui, allié de l’Irak–, ces frappes montrent le “soutien au terrorisme” des Etats-Unis.


    Le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah –distinct des brigades du Hezbollah visées–, a dénoncé une “violation flagrante de la souveraineté” de l’Irak, rappelant le rôle du Hachd dans la lutte contre l’EI.





    – “Dégager l’ennemi américain” –


    Le chef du Pentagone Mark Esper a, lui, parlé de “succès” et dit avoir discuté avec le président américain Donald Trump “des autres options sur la table”, tandis que Bahreïn, allié des Américains dans le Golfe, a salué ces frappes.


    Une série d’attaques a visé ces deux derniers mois des intérêts américains en Irak, pays en pleine révolte contre le pouvoir et son parrain iranien, et où Washington a perdu de son influence.


    Pour plusieurs d’entre elles, des sources américaines avaient pointé du doigt les brigades du Hezbollah, estimant que les pro-Iran sont désormais une menace plus importante que les cellules clandestines de l’EI.


    Une “menace”, c’est aussi comme cela qu’une part de la classe politique irakienne décrit désormais la présence de 5.200 soldats américains sur son sol. La campagne, récurrente en Irak, pour bouter les Etats-Unis du pays, est repartie de plus belle après l’attaque américaine.


    Le porte-parole militaire du Premier ministre démissionnaire Adel Abdel Mahdi a dénoncé “une violation de la souveraineté irakienne”, tandis que les brigades du Hezbollah ont appelé à “dégager l’ennemi américain”.


    Une autre faction pro-Iran, Assaïb Ahl al-Haq a estimé que la présence militaire américaine est devenue “une source de menace”. “Il est désormais impératif de tout faire pour les expulser par tous les moyens légitimes”, indique-t-elle.


    Plusieurs députés ont déjà appelé à dénoncer l’accord irako-américain qui autorise la présence de troupes américaines dans le pays et même les partis d’opposition, qui passent pour proches des Américains, ont dénoncé les frappes américaines.


    Les attaques contre des intérêts américains ou des bases des pro-Iran font aussi redouter ce contre quoi les dirigeants irakiens mettent en garde depuis des mois: que leurs deux alliés américain et iranien utilisent leur sol comme un champ de bataille.


    Et l’escalade est nette: depuis le 28 octobre, onze attaques à la roquette ont visé des bases où sont postées des soldats ou des diplomates américains.


    Les dix premières ont fait un mort et des blessés parmi les militaires irakiens mais la dernière a marqué un tournant, avec la mort vendredi soir d’un sous-traitant américain et les tirs coordonnés de 36 roquettes.




    – Révolte contre Bagdad et Téhéran –


    Cette attaque est survenue alors qu’une grande partie de l’Irak est le théâtre d’une révolte depuis début octobre, les manifestants appelant à mettre à bas un système politique installé par les Américains dans la foulée de leur invasion en 2003 et désormais noyauté par les Iraniens.


    Ce mouvement marqué par près de 460 morts et 25.000 blessés a entraîné une crise politique, dans laquelle l’Iran joue un rôle central.


    Depuis la démission du gouvernement irakien il y a un mois, Téhéran et ses alliés en Irak poussent pour placer un de leurs hommes au poste de Premier ministre. En face, le président Barham Saleh menace de démissionner à son tour.


    Les manifestants restent mobilisés à Bagdad et paralysent toujours administrations et écoles dans la quasi-totalité des villes du Sud.

    Samedi et dimanche, ils ont interrompu pour la première fois la production d’un champ de pétrole du Sud. Elle a toutefois repris lundi, selon des cadres du secteur pétrolier.

  8. #8
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    30/12/2019 AFP



    Les Américains sous le feu des critiques en Irak après des raids meurtriers contre des pro-Iran

    Bagdad menace de “revoir” ses relations avec Washington, des députés appellent à bouter les soldats américains hors d’Irak et des manifestants brûlent des drapeaux des Etats-Unis: la mort d’au moins 25 combattants pro-Iran dans des raids de représailles américains suscitent lundi l’indignation en Irak.

    Ces raids “poussent l’Irak à revoir ses relations et son cadre de travail sur les plans sécuritaire, politique et légal pour protéger sa souveraineté”, a dès lundi menacé le gouvernement irakien, dans un communiqué.

    Vendredi, 36 roquettes avaient frappé une base américaine dans le centre du pays, tuant un sous-traitant américain et blessant des soldats américains.

    En représailles, les Etats-Unis –qui avaient promis une réponse “ferme” face à la multiplication de ce type d’attaques qu’ils attribuent à des factions pro-Iran– ont mené dimanche des raids aériens contre des bases des brigades du Hezbollah, une faction pro-Iran du Hachd al-Chaabi.

    Ces frappes, près de la Syrie, ont fait “25 morts et 51 blessés”, combattants et commandants, selon le Hachd, une coalition de paramilitaires formée pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI) et désormais intégrée aux forces irakiennes.

    “Les forces américaines ont agi en fonction de leurs priorités politiques et non de celles des Irakiens”, a dénoncé le gouvernement irakien.

    Les raids des Etats-Unis ont fait passer pour le moment au second plan la révolte inédite –car spontanée– contre le pouvoir à Bagdad et son parrain iranien.

    Dans la quasi-totalité des villes du sud du pays, les manifestations du jour se sont transformées en défilés conspuant Washington, des manifestants brûlant ou piétinant des drapeaux américains.

    Pour Téhéran –grand ennemi de Washington mais, comme lui, allié de l’Irak– ces frappes montrent le “soutien au terrorisme” des Etats-Unis.

    Le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah –distinct des brigades du Hezbollah visées– a dénoncé une “violation flagrante de la souveraineté” de l’Irak, rappelant le rôle du Hachd dans la lutte contre l’EI.

    – “Dégager l’ennemi américain” –

    Le chef du Pentagone Mark Esper a, lui, parlé de “succès” et dit avoir discuté avec le président américain Donald Trump “des autres options sur la table”.

    Mais en Irak, les frappes américaines suscitent l’indignation. Des dizaines de députés au Parlement ont ainsi signé un appel pour que soit réexaminé l’accord de coopération américano-irakien encadrant la présence de 5.200 soldats américains dans le pays.

    Les brigades du Hezbollah ont appelé à “dégager l’ennemi américain” tandis qu’une autre faction pro-Iran, Assaïb Ahl al-Haq, a estimé que la présence militaire américaine était devenue “une source de menace”.

    “Il est désormais impératif de tout faire pour les expulser par tous les moyens légitimes”, juge-t-elle. Et même les partis d’opposition, réputés proches de Washington, ont dénoncé les frappes américaines.

    Les attaques contre des intérêts américains ou des bases des pro-Iran font aussi redouter ce contre quoi les dirigeants irakiens mettent en garde depuis des mois: que leurs deux alliés américain et iranien utilisent l’Irak comme champ de bataille.

    “Les autorités doivent empêcher que l’Irak ne devienne un espace où régler ses comptes”, a estimé de son côté le bureau du grand ayatollah Ali Sistani, figure tutélaire de la politique irakienne.

    De son côté, Moscou a mis en garde contre une escalade de frappes “inacceptables et contre-productives” qui “pourraient fortement déstabiliser” un Moyen-Orient en pleine tourmente.

    En deux mois, 11 attaques à la roquette ont visé des intérêts américains en Irak, pays en pleine révolte où Washington a perdu de son influence.

    Pour plusieurs d’entre elles, des sources américaines avaient pointé du doigt les brigades du Hezbollah, estimant que les pro-Iran sont désormais une menace plus importante que les cellules clandestines de l’EI.

    – Révolte contre Bagdad et Téhéran –

    Cette escalade survient alors qu’une grande partie de l’Irak est le théâtre d’une révolte depuis début octobre, les manifestants appelant à mettre à bas un système politique installé par les Américains dans la foulée de leur invasion en 2003 et désormais noyauté par les Iraniens.

    Ce mouvement marqué par près de 460 morts et 25.000 blessés a entraîné une crise politique, dans laquelle l’Iran joue un rôle central.

    Depuis la démission du gouvernement il y a un mois, Téhéran et ses alliés en Irak poussent pour placer un de leurs hommes à la tête du futur cabinet. En face, le président Barham Saleh menace de démissionner à son tour.

    Les manifestants restent mobilisés à Bagdad et paralysent toujours administrations et écoles dans la quasi-totalité des villes du Sud.

  9. #9
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    01/01/2020 AFP


    Trump menace l’Iran après la prise d’assaut de l’ambassade américaine à Bagdad


    Donald Trump a menacé mardi de faire payer le “prix fort” à Téhéran après l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad par des milliers de manifestants pro-Iran au cri de “mort à l’Amérique”.

    “L’Iran sera tenu pleinement responsable des vies perdues ou des dégâts occasionnés dans nos installations. Ils paieront LE PRIX FORT!”, a prévenu dans un tweet le président des Etats-Unis. “Ceci n’est pas une mise en garde, c’est une menace”, a ajouté M. Trump.

    Il a toutefois dit ne pas s’attendre à une guerre entre les Etats-Unis et l’Iran. “Je ne vois pas cela se produire”, a répondu M. Trump à un journaliste qui l’interrogeait sur cette possibilité.

    Le secrétaire à la Défense Mark Esper a annoncé que quelque 750 soldats américains supplémentaires allaient être déployés “immédiatement” au Moyen-Orient “en réponse aux événements récents en Irak”.

    Et le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré que l’attaque lancée mardi contre l’ambassade des Etats-Unis était l’oeuvre de “terroristes”.

    L’attaque “a été orchestrée par des terroristes – Abu Mahdi al-Muhandis et Qaïs al-Khazali – et soutenue par des alliés de l’Iran, Hadi al-Amari et Faleh al-Fayyad”, a tweeté M. Pompeo. “Tous ont été pris en photo devant notre ambassade”, a-t-il écrit en joignant trois photographies.

    Pour sa part, Téhéran a dénoncé “la surprenante audace” de Washington. L’Irak – allié des deux capitales ennemies – a été une nouvelle fois le théâtre de leur bras de fer, qui peut désormais entraîner une escalade allant jusqu’à la confrontation militaire.

    Vendredi soir, d’énièmes tirs de roquettes tuaient un sous-traitant américain en Irak. Dimanche soir, les avions américains répliquaient en bombardant les bases des Brigades du Hezbollah, une faction pro-Iran en Irak qu’ils accusent d’être derrière ces tirs de roquettes, tuant 25 combattants et suscitant une indignation générale jusqu’au plus haut niveau de l’Etat irakien.

    Mardi, c’est le cortège funéraire de ces 25 morts qui a convergé vers l’ambassade américaine à Bagdad, avant que des milliers de ses participants ne s’en prennent au bâtiment avec des béliers de fortune, des barres de fer et autres cocktails Molotov.

    – Zone verte, portes ouvertes –

    Dès mardi matin, des milliers de combattants et de partisans du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires irakiens dominée par des factions pro-Iran et intégrée aux forces régulières, sont entrés dans la Zone verte.

    Et ce sans réaction des forces irakiennes postées aux entrées du quartier ultra-sécurisé où se trouvent l’ambassade américaine et les plus hautes institutions du pays et habituellement hermétiquement bouclé.

    Ils ont ensuite investi le vestibule où la sécurité de l’ambassade filtre habituellement les visiteurs, brûlé des installations à l’extérieur, arraché les caméras de surveillance, jeté des pierres sur les tourelles de ses gardes et couvert les vitres blindées avec des drapeaux du Hachd et des brigades du Hezbollah, selon des journalistes de l’AFP.

    Les forces irakiennes de sécurité ont vainement tenté de les en empêcher.

    Depuis l’intérieur de l’ambassade, les forces américaines ont brièvement tiré en l’air à balles réelles avant d’utiliser des grenades lacrymogènes et assourdissantes pour disperser les manifestants. Le Hachd a fait état de 62 blessés.

    Washington a d’abord haussé le ton, réclamant à Bagdad de “protéger l’ambassade” et prévenant que les Etats-Unis étaient prêts à “défendre leurs ressortissants”.

    Le Pentagone a envoyé sur place des Marines en renfort, arrivés rapidement en hélicoptère dans l’enceinte du gigantesque complexe.

    – “Soleimani, mon chef” –

    Mais Washington a prévenu n’avoir “aucun plan visant à évacuer” la chancellerie, dont le personnel non-essentiel a déjà été rappelé en mai. L’ambassadeur américain, en voyage privé hors d’Irak, était en train de regagner son poste.

    Deux heures après le début de l’attaque, le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi a appelé les manifestants à se retirer. Son appel a été entendu par certains protestataires qui ont quitté la Zone verte alors que les forces spéciales irakiennes se déployaient aux abords de l’ambassade.

    Les plus hauts dirigeants du Hachd -des officiels de l’Etat irakien qui interagissent avec les officiels américains- étaient présents dans le cortège funéraire. Cela “en dit long sur l’échec de la politique des Etats-Unis et la nature de l’Etat irakien qu’ils ont aidé à créer”, estime Fanar Haddad, spécialiste de l’Irak.

    Derrière eux, les protestataires en colère ont laissé des graffitis sur les murs de l’ambassade: “Non à l’Amérique”, “Fermé sur ordre des brigades de la résistance”, peut-on y lire. De même que: “Soleimani est mon chef”, en référence au puissant général iranien Qassem Soleimani, qui déjà préside aux négociations pour former le futur gouvernement en Irak.

    – Allusion à Téhéran 1979 –

    Sur Twitter, un responsable du Hachd a fait un parallèle entre l’attaque contre l’ambassade à Bagdad et la prise d’otages à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran en 1979, qui reste un traumatisme pour les Américains.

    L’Irak est déjà secoué depuis le 1er octobre par une révolte populaire qui dénonce le pouvoir, accusé de corruption et d’incompétence, de même que l’influence du voisin iranien.

    Alors que la flambée de tensions irano-américaines a semblé éclipser ce mouvement inédit qui se poursuit, les députés, incapables de s’accorder sur les réformes réclamées par les manifestants antipouvoir, s’activent désormais à d’autres changements.

    Ces deux derniers jours, plus d’une centaine d’entre eux ont signé un appel à inscrire l’éviction des troupes étrangères d’Irak à l’ordre du jour du Parlement.

    Les factions armées et politiques pro-Iran appellent régulièrement à dénoncer l’accord de coopération américano-irakien qui encadre la présence de 5.200 soldats américains en Irak.

    Mardi a marqué “la première leçon” pour “Trump qui a commis une grande folie”, ont prévenu les brigades du Hezbollah. “La seconde leçon sera la loi qui boutera les forces d’occupation” d’Irak.

  10. #10
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    02/01/2020 AFP

    Des unités d’élite irakiennes déployées pour sécuriser l’ambassade américaine

    Des unités d’élite irakiennes ont été déployées jeudi pour renforcer la sécurité de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, cible d’une attaque inédite de manifestants pro-iraniens qui a éclipsé le mouvement de contestation contre le pouvoir.

    S’il a fait redouter une escalade entre les deux grands alliés de l’Irak, les Etats-Unis et l’Iran, l’épisode de violence dans la Zone verte de Bagdad, où siègent l’ambassade américaine et les principales institutions de l’Etat irakien, est désormais terminé. Mais les dégâts sont toujours visibles.

    Une dizaine de véhicules blindés des unités d’élite irakiennes du contre-terrorisme ont pris place sur les routes menant à l’ambassade et devant la chancellerie, selon des correspondants de l’AFP sur place.

    Le vestibule où la sécurité de l’ambassade filtre habituellement les visiteurs est toujours éventré, ses murs incendiés et ses vitres blindés en mille éclats. Des graffitis pro-Iran sont encore visibles sur les murs de la représentation des Etats-Unis, ennemi de l’Iran.

    Mais des grues s’activent à transporter les débris et déblayer les pierres et autres projectiles que les combattants et partisans irakiens des pro-Iran ont jeté mardi et mercredi sur l’ambassade pour dénoncer des raids aériens américains meurtriers contre une faction armée irakienne pro-iranienne dimanche dernier.

    Cette attaque menée mardi par des partisans et combattants de la coalition des paramilitaires irakiens pro-iraniens du Hachd al-Chaabi ne doit pas faire oublier la “révolution” contre le pouvoir jugé corrompu et incompétent et contre la mainmise de l’Iran en Irak, plaident les milliers d’Irakiens toujours dans la rue.

    – “On reste pour gagner” –

    Depuis le 1er octobre, les Irakiens réclament le départ de la classe politique, au pouvoir depuis 16 ans, et la fin du système politique mis en place par Washington lors de son occupation du pays de 2003 à 2011, et qui est désormais noyauté par le grand voisin iranien.

    “Ce qui s’est passé à l’ambassade américaine est une tentative de détourner les regards des manifestations populaires”, a déclaré à l’AFP Ahmed Mohammed Ali, protestataire à Nassiriya (sud).

    “Mais nous, on reste, on manifeste pour le changement et on espère bien gagner”.

    Dans la même ville, deux militants ont été visés dans par des tentatives d’assassinat, selon la police.

    Cette campagne d’intimidation est menée par “des milices” selon l’ONU. Plusieurs militants ont été tués, des dizaines arrêtés et des centaines menacés.

    Jeudi, un militant, Saadoun al-Louhaibi, a été assassiné à Bagdad, selon une source policière.

    La révolte a été marquée par des violences qui ont fait depuis le 1er octobre près de 460 morts et 25.000 blessés, la plupart des manifestants, selon des sources médicales et de la police.

    A Diwaniya (sud), le mouvement dé désobéissance civile bloque toujours écoles et administrations et les manifestants sont dans la rue. Ils n’ont levé que brièvement leurs piquets de grève pour permettre aux fonctionnaires, toujours payés malgré la paralysie de la quasi-totalité des villes du Sud, de retirer leur salaire des banques.

    – “Prêts à nous défendre” –

    Cette révolte inédite parce que spontanée a poussé fin novembre à la démission le gouvernement d’Adel Abdel Mahdi.

    Mais ce dernier n’a toujours pas été remplacé malgré des délais théoriquement imposés par la Constitution. Et le président de la République Barham Saleh a menacé de démissionner si les responsables irakiens pro-Iran s’entêtent à lui présenter des candidats rejetés par la rue.

    Mais après l’attaque de l’ambassade, explique à l’AFP Renad Mansour, spécialiste de l’Irak pour Chatham House, la donne a changé.

    “Avant, il y avait un accord: les Etats-Unis et l’Iran ne s’attaquaient jamais directement. C’est en train de changer maintenant parce que l’Iran et ses alliés sont en mauvaise posture”, face à une révolte populaire qui veut rebattre les cartes, dit-il.

    L’attaque de l’ambassade a révélé au grand jour l’infiltration de l’Iran dans les appareils politique et surtout sécuritaire irakiens.

    Les paramilitaires pro-Iran sont “la force la plus puissante d’Irak parce que les dirigeants politiques et les commandants militaires les laissent prendre ce rôle”, affirme, amer, à l’AFP un membre des forces spéciales stationné dans la Zone verte.

    Les raids américains ont été menés dans l’ouest irakien contre des bases des Brigades du Hezbollah, une faction de Hachd al-Chaabi accusée par Washington d’être derrière des tirs de roquettes ayant tué le 27 décembre un sous-traitant américain dans une base en Irak.

    Les forces paramilitaires pro-Iran s’attaqueront de nouveau aux forces américaines en Irak, a affirmé jeudi le chef du Pentagone, Mark Esper. “Nous sommes prêts à nous défendre” et “à prendre des mesures préventives” si les Etats-Unis ont vent de nouvelles attaques en préparation, a-t-il averti.

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