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Discussion: Famille

  1. #1
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    Salame
    Y a t il des retrouvailles en famille au paradis
    Dieu dit comme ceux qui entre au jardin Eden leur épouses et descendance les rejoindront
    On sera au même niveau avec notre famille

  2. #2
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    اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ


    Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima





    Asalam 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh



    Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérité de leurs œuvres, chacun étant tenu responsable de ce qu'il aura acquis.

    (Coran,52:21)



    En rapport avec ce sujet, il existe ce hadith :



    Anas ibn Malik (رضي الله عنه) rapporte :

    Alors que le Prophète (ﷺ) et moi sortions de la mosquée, un homme nous rencontra à l’extérieur et demanda :

    « Ô Messager d’Allah ! Quand viendra l’Heure ? »

    Le Prophète (ﷺ) lui répondit : « Et qu’as-tu préparé pour elle ? »

    L’homme eu peur et honte, puis dit: « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas préparé beaucoup de jeûnes, de prières (surérogatoires) ou d’aumônes, mais j’aime Allah et son Messager ».

    Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Tu seras avec ceux que tu as aimés ».


    Sahih al-Bukhari 7153



    عن أبي أنس بن مالك ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا أَنَا وَالنَّبِيُّ، ﷺ خَارِجَانِ مِنَ الْمَسْجِدِ فَلَقِيَنَا رَجُلٌ عِنْدَ سُدَّةِ الْمَسْجِدِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَتَى السَّاعَةُ قَالَ النَّبِيُّ ﷺ ‏ »‏ مَا أَعْدَدْتَ لَهَا ‏ »‏ فَكَأَنَّ الرَّجُلَ اسْتَكَانَ ثُمَّ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا أَعْدَدْتُ لَهَا كَبِيرَ صِيَامٍ وَلاَ صَلاَةٍ وَلاَ صَدَقَةٍ، وَلَكِنِّي أُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ‏.‏ قَالَ ‏ »‏ أَنْتَ مَعَ مَنْ أَحْبَبْتَ ». صحيح البخاري ٧١٥٣




    Citation (un mufti de tendance salafi/wahabi mais içi est extrait seulement des références du patrimoine sunnite) :


    Ibn Abbas dit dans son commentaire de ce verset: «Certes, Allah élèvera la descendance d'un croyant à son rang, même si son œuvre est inférieure à la sienne, pour lui faire plaisir.

    Puis il a récité: Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérité de leurs oeuvres, chacun étant tenu responsable de ce qu'il aura acquis. (Coran,52:21)

    (rapporté par Ibn Abi Hatim dans at-Tafsir et par Ibn Abi Dounya dans al-Iyal n° 357 et par d'autres. Voir pour de plus amples informations le Tafsir d'Ibn Djarir at-Tabari (22/467).


    Cette promesse corrobore ces autres propos du Puissant et Auguste: les jardins d'Eden, où ils entreront, ainsi que tous ceux de leurs ascendants, conjoints et descendants, qui ont été de bons croyants. De chaque porte, les Anges entreront auprès d'eux (Coran,13:23) et la parole du Très Haut: Entrez au Paradis, vous et vos épouses, vous y serez fêtés (Coran, 43;70)


    Al-Hafizh Ibn Kathir dit dans le Grand Tafsir (4/451):

    «la parole du Très Haut: les jardins d'Eden, où ils entreront, ainsi que tous ceux de leurs ascendants, conjoints et descendants, qui ont été de bons croyants. De chaque porte, les Anges entreront auprès d'eux 13/23) signifie qu'il les regroupera avec leurs bien aimés, notamment leurs pères et d'autres membres de leurs familles , plus particulièrementles fils entre d'autres croyants éligibles à l'accès au paradis pour leur faire plaisir. On élèvera même le grade des inférieurs pour les égaler au supérieurs sans léser ces derniers. Ce sera un comble de grâce de la part d'Allah. Il dit à ce propos: Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérité de leurs oeuvres, chacun étant tenu responsable de ce qu'il aura acquis. (Coran,52:21)




    J'avais appris que concernant les visites entre les gens du Paradis mais se trouvant dans des degrés différents de celui-ci, ceux qui seront dans les degrés les plus élevés pourront aller visiter les habitants des degrés moins élevés. (Je n'ai pas la référence pour l'instant, que je rajouterai si je la retrouve inch'Allah)



    Wa Allahu A`lam







    Citation (l'auteur est de croyance tayyimienne (non-maturidite) se référrant aux savants de Deoband)

    Içi sont cités des références du patrimoine sunnite et une référence de Deoband.


    Etre avec ses proches dans les Jardins d'Eden



    Anas
    13 novembre 2008

    f - L'au-delà (الآخرة), S- Mariage et famille



    Quand on élève des enfants, on aimerait que plus tard, si Dieu nous fait parvenir à la vieillesse, ses fils et filles habitent dans son voisinage afin que souvent on se retrouve assis ensemble, que l'on pense à Dieu et que l'on évoque les souvenirs des jours passés. Ce que chacun et chacune souhaitent ainsi pour cette vie première, Dieu le leur promet pour la vie dernière.


    Il dit : "Ceux qui auront apporté foi et que leurs enfants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs enfants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérite de leurs œuvres. Chaque homme sera responsable de ce qu'il aura acquis" (Coran 52/21). Il dit aussi : "(...) Les jardins d'Eden ; ils y entreront, eux, ainsi que ceux qui en seront aptes parmi leurs parents, leurs conjoints et leurs enfants. Et les anges entreront auprès d'eux de chaque porte : "Que la paix soit sur vous pour ce que vous avez enduré"" (Coran 13/23-24).

    Ibn Abbâs commente le premier de ces deux versets ainsi : "Lorsque l'homme entrera au Paradis, il questionnera au sujet de ses parents, de son épouse et de ses enfants. On lui dira : "Ils n'ont pas atteint le même degré que toi." Il dira : "Seigneur, (le mérite de) ce que je faisais (doit revenir) à moi et à eux"" (cité par Ibn Kathîr dans son Tafsîr, tome 4 p. 213).


    "Nous ferons que leurs enfants les rejoignent"
    : "Rejoindre" désigne le fait d'accéder au même degré dans le Paradis. Le fait est que les habitants du Paradis ne seront pas tous au même degré. On le voit dans la sourate "L'Evenement" (al-Wâqi'a, 56ème sourate du Coran) : il y est fait mention des "Devanciers : eux sont les Rapprochés", puis des "Gens de la Droite" (Coran 56/10-11 et 27). La sourate "Le Miséricordieux" (ar-Rahmân, 55ème sourate) évoque, elle, deux grands grades, l'un "pour ceux qui auront eu la crainte révérentielle (parfaite et complète) de Dieu", l'autre étant moindre (Coran 55/46 et 62). A l'intérieur de ces deux grands grades existent ensuite de multiples degrés : le Prophète a dit : "Dans le Paradis existent cent degrés" (rapporté par al-Bukhârî). Les deux versets traités dans cette page signifient que si un membre de la famille aura été admis – par la Grâce de Dieu qui aura accepté ses excellentes actions – à un grade plus élevé que ses proches, il pourra y avoir un "regroupement familial" dans le grade le plus élevé (cf. Tafsîr Ibn Kathîr tome 2 p. 441).


    "Ceux qui en seront aptes"
    (second verset) : il s'agit de ceux qui, sur terre, auront eu la foi que Dieu agrée (Bayân ul-qur'ân 5/111) : le premier verset exprime la même chose par ces termes : "et que leurs enfants auront suivi dans la foi". "Nous ferons que leurs enfants les rejoignent" (premier verset) : le second verset dit que cela s'appliquera aux enfants mais aussi aux parents et aux conjoints.



    -


    Une question et sa réponse :



    Si regroupement familial il pourra y avoir, tout le monde se retrouvera au même degré dans le Paradis, puisque chacun est l'enfant et le parent d'un autre.

    La réponse est que déjà il faut noter qu'à certaines générations il y a des personnes qui ne sont pas croyantes et que la règle ne s'applique donc pas à elles. Ensuite, au sein de ceux qui seront morts avec la foi voulue, le regroupement familial, écrit Cheikh Thânwî, ne pourra peut-être avoir lieu que dans le degré atteint directement et personnellement par quelqu'un : si les enfants d'une personne seront admis au même degré qu'elle à cause de leur lien de parenté, les petits-enfants de ces enfants ne seront pas admis au même degré qu'eux, car eux n'ont pas atteint ce degré directement et personnellement, mais à cause de leur père. (Cf. Bayân ul-qur'ân 11/67.).

    Peut-être également que ce genre de regroupement se fera sur demande ? Wallâhu A'lam. Peut-être alors que les personnes seront naturellement amenées à faire un choix en fonction de la détermination de ceux que, de leurs ascendants et de leurs descendants, elles auront le plus côtoyés sur terre : si on aura plus côtoyé ses grands-parents alors que ceux-ci auront peu vécu en compagnie de leurs propres parents, ce sera peut-être dans le voisinage immédiat de ceux qu'ils avaient longuement côtoyé sur terre que ces grands-parents auront naturellement le désir de vivre ; quant à leurs propres parents, ils leur rendront visite régulièrement, mais pour ce qui est du voisinage, ils auront demandé à vivre auprès de ceux qu'ils auront plus connu pendant leur vie terrestre.

    Wallâhu A'lam.



    -


    Frère, sœur :

    Frère, sœur, tu n'as pas fondé une famille et n'as pas donné naissance à des enfants pour t'en désintéresser.


    Tu as la responsabilité de leur donner la meilleure éducation possible et de créer une ambiance d'entraide vers le bien au sein de ta famille.


    Tu n'es responsable que de tes efforts sincères en ce domaine, la guidance ne relève que de Dieu. Mais ton espoir reste que par Sa Grâce Il agrée tes efforts d'éducation et continue à vous guider, toi, ton conjoint, tes enfants et tes parents, vers ce qu'Il agrée en chaque domaine de la vie, et ce jusqu'à votre dernier souffle.


    Et alors Il fera en sorte que, ayant vécu quelque temps ensemble sur cette terre durant cette vie éphémère ('âjila) et basse (dunyâ), Il vous fera vivre ensemble dans la vie sans fin de l'au-delà : vous serez ensemble dans les jardins d'Eden.


    "Les jardins d'Eden ; ils y entreront, eux, ainsi que ceux qui en seront aptes parmi leurs parents, leurs conjoints et leurs enfants. Et les anges entreront auprès d'eux de chaque porte : "Que la paix soit sur vous pour ce que vous avez enduré"."


    Wallâhu A'lam
    (Dieu sait mieux).




    Fin de citation







    J'ajoute cette citation complémentaire concernant le sujet de ce post, il s'agit d'un hadith rapporté par Ibn Mas`oud (Qu'Allah l'Agrée) :


    Un homme vint dire au Messager d'Allah (Salla allahu 'alayhi wa sallam) :

    " Ô Messager d'Allah ! Que penses-tu d'un homme qui aime les gens, mais qui n'a pas atteint leur degré en œuvres pies ? "


    Le Messager d'Allah (Salla allahu 'alayhi wa sallam) répondit :

    " L'homme sera avec celui qu'il aime ".


    (Rapporté par Bukhâri 6168-6169 et Muslim 2640)



    Dernière modification par talib abdALLAH ; 22/03/2020 à 21h59.

  3. #3
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    Salam
    Merci
    Celui qui est adopté est ce que ses parents seront toujours ses parents y a t il un lien entre eux?
    Est ce qu'ils sont liés par le sang

  4. #4
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    As-salam `alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh


    Je te recommande la biographie du compagnon Zayd ibn Haritha (Qu'Allah l'Agrée)


    :)


    Dernière modification par talib abdALLAH ; 21/03/2020 à 01h26.

  5. #5
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    As-salam `alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh


    Je te recommande la biographie du compagnon Zayd ibn Haritha (Qu'Allah l'Agrée)


    :)




    Zayd Ibn Hârithah, que Dieu l’agrée

    le serviteur et fils adoptif du Prophète


    lundi 23 octobre 2000


    Il s’appelle Zayd Ibn Hârithah Ibn Shurâhîl Ibn Kacb Ibn cAbd Al-cUzzâ Ibn Umru’ ul-Qays [...] Al-Kacbî. Il est le premier homme à embrasser l’islam après cAlî Ibn Abî Tâlib, que Dieu les agrée. D’après Ibn Sacd, sa mère s’appelle Sucdâ Bint Thaclabah Ibn cÂmir de la famille de Banû Macn du clan de Tay’. Hishâm Ibn Muhammad Ibn As-Sâ’ib Al-Kalbî relate d’après son père et d’après Jamîl Ibn Mirthad At-Tâ’î (i.e. de Tay’) et d’après d’autres narrateurs que : Sucdâ, la mère de Zayd, l’emmena en visite chez sa famille quand des chevaliers de Banû Al-Qayn s’attaquèrent à leurs maisons et ravirent Zayd. Il était alors un grand garçon. Ils le mirent en vente au marché de cUkâdh et ce fut Hakîm Ibn Hizâm qui l’acheta parmi d’autres esclaves pour 400 dirhmas. De retour à la Mecque, il en fit cadeau à sa tante Khadîjah. Quand le Prophète épousa Khadîjah, elle le lui offrit.


    Son père, Hârithah Ibn Shurâhîl, pleura sa perte par un poème très touchant dont le vers suivant :


    bakaytu calâ Zaydin wa lam adri mâ facal
    ahayyun fayurjâ am atâ dûnah ul-’ajal


    i.e.


    Je pleure Zayd et j’ignore ce qu’il est devenu
    Est-il vivant, que l’on puisse le trouver,
    ou bien la mort nous a-t-elle séparé ?

    et aussi :


    ûsî bihi cAmran wa Qaysan kilâhumâ
    wa ûsî Yazîdan wa bacdahum Jabal



    i.e.

    Je le confie à cAmr et à Qays, tous deux,
    et aussi à Yazîd et à Jabal après eux.


    cAmr et Qays sont les frères de Hârithah, Jabal est son fils aîné et Yazîd le demi-frère de Zayd. Par la suite, pendant le pélerinage, des gens du clan de Kalb virent Zayd et le reconnurent. Les reconnaissant à son tour, il leur demanda de transmettre à sa famille quelques vers de poésie dont :


    ahinnu ilâ qawmî wa in kuntu nâ’iyan
    bi’abî qatîn ul-bayti cind al-mashâciri



    Les pélerins prévinrent son père qui emmena une rançon pour son fils et partit pour la Mecque en compagnie de son frère Kacb. Arrivés à la Mecque, ils demandèrent le Prophète -que les salutations de Dieu soient sur lui [1]. On les orienta vers la mosquée où ils l’abordèrent disant : "Ô fils de cAbd Al-Muttalib, fils du Seigneur de son peuple, vous êtes les dépositaires du sanctuaire de Dieu, vous libérez le nécessiteux et vous nourrissez le prisonnier. Nous sommes venus te voir au sujet de notre fils, ton esclave. Accorde-nous cette faveur et sois bienfaisant en acceptant la rançon que nous sommes disposés à te payer." Il leur demanda : "De qui voulez vous parler ?" Ils répondirent : "Zayd Ibn Hârithah." Il leur dit : "Tout ce que vous voudrez. Appelez-le et donnez lui le choix. S’il vous choisit, il est à vous sans rançon. Mais s’il me choisit, par Dieu, je ne suis pas du genre à préférer une rançon contre celui qui me préfère." Ils dirent : "Tu as été généreux avec nous." Le Prophète appela Zayd et lui demanda : "Connais-tu ces gens ?" Il acquiessa : "Voici mon père et voici mon oncle." Le Prophète lui dit : "Tu me connais également et tu connais ma compagnie. Tu as le choix entre nous." Zayd répondit : "Personne ne m’est plus agréable pour moi. Tu es pour moi un père et un oncle." Ceux-ci s’exclamèrent : "Malheureux, préfères-tu la servitude à la liberté et à ton père, ton oncle et les tiens ?" Il répondit : "Oui, personne ne m’est préférable après ce que j’ai vécu avec cet homme." Quand le Prophète -paix et salutations de Dieu sur lui- entendit ces paroles, il emmena Zayd dans al-Hijr (un emplacement où les Mecquois se réunissaient pour leurs affaires) et clama : "Soyez témoin que Zayd est mon fils, il hérite de moi et j’hérite de lui." Satisfaits du sort de leur enfant, les proches de Zayd prirent congé. Depuis ce jour, Zayd fut appelé Zayd Ibn Muhammad (i.e. fils de Muhammad) jusqu’à la venue de l’Islam. cAbdullâh Ibn cUmar dit à ce sujet : "Nous l’appelions Zayd Ibn Muhammad jusqu’à la révélation du verset : attribuez-les à leurs pères" (hadîth narré par Al-Bukhârî).


    D’après Ibn Ishâq, une fois que le Prophète avait adopté Zayd, il le maria avec sa servante Umm Ayman qui lui enfanta Usâmah. Puis, il le maria avec sa cousine Zaynab Bint Jahsh (la fille de sa tante Umaymah Bint cAbd Al-Muttalib). Quand il divorça d’avec Zaynab, il le maria avec Umm Kulthûm Bint cUqbah qui lui enfanta Zayd et Ruqayyah. Ensuite, il divorça d’avec Umm Kulthûm et épousa la cousine du Prophète, Durrah Bint Abû Lahab Ibn cAbd Al-Muttalib. Puis, ils divorcèrent et il épousa Hind Bint Al-cAwwâm, la soeur d’Az-Zubayr.


    Après l’hégire, le Prophète scella une fraternité entre lui et Hamzah, l’oncle du Prophète. Zayd assista à la bataille de Badr et toutes les batailles qui la suivirent. Il reçut le martyr pendant la bataille de Mu’tah alors qu’il était à la tête de l’armée. Il était alors âgé de 55 ans. D’après Aïshah - que Dieu l’agrée, à chaque fois que le Prophète envoyait Zayd dans une expédition, il lui en donnait le commandement et s’il lui avait survécu, il lui aurait donné le Caliphat (d’après Abû Bakr Ibn Abî Ashtah avec une chaîne de transmission forte). Salamah Ibn Al-Akwac dit : "J’ai participé à sept batailles aux côtés du Prophète avec Zayd Ibn Hârithah. A chaque fois, le Prophète donnait notre commandement à Zayd."


    D’après Muhammad Ibn Usâmah Ibn Zayd, son père narre que le Prophète - paix et salutations de Dieu sur lui, dit : "Ô Zayd, tu es mon affranchi et tu fais partie de moi et tu es l’homme le plus cher [à mon coeur]." La Mère des Croyants Aïshah dit : "Zayd est venu à Médine alors que le Prophète se trouvait chez moi. Il vint et frappa à la porte alors le Prophète se leva, le prit dans ses bras et l’embrassa." cAbdullâh Ibn cUmar raconte que le Caliphe cUmar (son père) lui attribua une pension inférieure à celle qu’il attribua à Usâmah Ibn Zayd. cAbdullâh s’enquit de la raison, cUmar lui répondit : "Le Prophète l’aimait plus que toi et il aimait son père (Zayd) plus que ton père (i.e. cUmar, lui-même)."







    P.-S.



    1. L’affranchissement de zayd et son adoption eurent lieu avant le début de la mission prophétique.
    2. Nous nous sommes basés dans la rédaction de cette présentation sur Sîrat Rasûlillâh d’Ibn Hishâm (consultable en ligne) et sur al-Isâbah fî Tamyîz as-Sahâbah de l’Imâm Ibn Hajar Al-cAsqalânî.









    Dernière modification par talib abdALLAH ; 21/03/2020 à 03h58.

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