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Discussion: MANIF ADAMA TRAORÉ : oui ! MANIF PATRIOTE : non ! – Lapierre, brut !

  1. #1
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    Par défaut MANIF ADAMA TRAORÉ : oui ! MANIF PATRIOTE : non ! – Lapierre, brut !

    Salam aleykoum,

    Ô les croyants! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d’aucun blâmeur[...]

  2. #2
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    Salam aleykoum

    Et ben si avec ça on n'a pas compris qu'effectivement il y a une dramatique mascarade dans notre pays alors je ne sais pas comment on peut faire.

  3. #3
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    Wa 'alaykum as-salam wa rahmatullah wa barakatuh,

    Lol la verbalisation qui est ridicule.

    C'est là où on voit l'importance d'une prise de conscience. Le "BlackLivesMatter" est une prise de conscience et la manifestation qui s'en suit a un rapport de force important. Le problème est que la prise de conscience de corruptions un peu plus subtiles, moins brutales qu'un étranglement injustifié qui provoque la mort, est moins évidente à mettre en place. Mais plus les gens seront informés avec pédagogie, plus incha'Allah ils prendront conscience de pourquoi on vit dans un système où il n'y a ni justice quand un policier se lâche par pulsions racistes, ni quand un délinquant commet des crimes inadmissibles, ni quand un capitaliste arnaque tout le monde par des jeux financiers.
    " Celui qui aime pour Allah, déteste pour Allah, donne par amour pour Allah, et se retient pour Allah, aura complété sa Foi " - Ja'far as-Sâdiq ('alayhi as-salam)

  4. #4
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    Wa 'alaykum as-salam wa rahmatullah wa barakatuh,

    Lol la verbalisation qui est ridicule.

    C'est là où on voit l'importance d'une prise de conscience. Le "BlackLivesMatter" est une prise de conscience et la manifestation qui s'en suit a un rapport de force important. Le problème est que la prise de conscience de corruptions un peu plus subtiles, moins brutales qu'un étranglement injustifié qui provoque la mort, est moins évidente à mettre en place. Mais plus les gens seront informés avec pédagogie, plus incha'Allah ils prendront conscience de pourquoi on vit dans un système où il n'y a ni justice quand un policier se lâche par pulsions racistes, ni quand un délinquant commet des crimes inadmissibles, ni quand un capitaliste arnaque tout le monde par des jeux financiers.
    Je pense que c'est un peu plus complexe que cela. Il y a probablement parfois du racisme chez certain policier, comme il y en a chez les "racailles" issus de population immigré et de classes sociales inférieures qui s'en prennent à des blancs ou blanches de façon ciblé. Là aussi la justice est souvent laxiste... La victimisation est en tout cas souvent insupportable (à l'image des délinquants qui disent "nique la police" et se font passer pour des victimes). Les châtiments pour divers crimes dans les systèmes occidentaux restent extrêmement laxiste comparés aux juridictions dans une société islamique. Je dis cela car il y a souvent des musulmans parmi ces participants à ces manifestations. Sous une juridiction islamique leurs crimes et délits seraient punis bien plus sévèrement. En tout cas, les organismes de George Soros semblent au taquet... étant donné les soutiens publiques, la médiatisation, qui surviennent souvent à des moments clés. Détourner les peuples sur des préoccupations secondaires à travers les combats "raciales", c'est la stratégie classique du diviser pour régner. Ca me semble un piège de prendre un parti dans cette histoire. Mais on constate en tout cas que les autorités politiques, médiatiques, importent volontairement cette histoire en France, permettent à ces gens de manifester en dépit des prétendues règles sanitaires. Mais que des manifestations sur des sujets clés qui remettent en cause les arnaques politiques, économiques, de cette société, sont réprimandées. Quand on s'attaque au pouvoir réel et à la corruption réelle, ce n'est plus la même histoire que quand on sert naïvement les intérêts du système.
    Ô les croyants! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d’aucun blâmeur[...]

  5. #5
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    Citation Envoyé par Le Paria Voir le message
    Il y a probablement parfois du racisme chez certain policier
    Le racisme dans la police est un fait qui concerne tous les niveaux de la hiérarchie policière. Même dans l'armée il y a une tendance à voter extrême droite.

    Citation Envoyé par Le Paria Voir le message
    Ca me semble un piège de prendre un parti dans cette histoire.
    Je ne vois pas où est le problème. Il y a un problème de racisme dans la police, on dénonce, c'est normal. Il y a un problème de délinquance dans les cités, on dénonce, c'est normal. Après faut décortiquer les problèmes, solutionner...
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  6. #6
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    Citation Envoyé par Ilyes Voir le message
    Le racisme dans la police est un fait qui concerne tous les niveaux de la hiérarchie policière. Même dans l'armée il y a une tendance à voter extrême droite.
    Qu'est ce qui te fait dire ça ? Tu imagines à travers des préjugés ou tu connais vraiment ? Des personnes que j'ai croisé dans ma vie ou à travers ma famille, j'ai vu plus de "racismes" (pas vraiment du racisme mais des à priori sur des populations immigrés) dans des catégories sociales ouvrières ou "smicard" que dans la police ou l'armée.
    Extrême droite n'inclus pas nécessairement racisme par ailleurs.
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  7. #7
    Avatar de oumma2018
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    En 2019, vingt-deux enquêtes engagées contre des policiers pour des propos racistes ont été transmises à la justice, selon le ministre de l\'Intérieur.
    En 2019, vingt-deux enquêtes engagées contre des policiers pour des propos racistes ont été transmises à la justice, selon le ministre de l'Intérieur. (JESSICA KOMGUEN / FRANCEINFO)
    Par Violaine Jaussent, Guillemette Jeannot – France Télévisions
    Mis à jour le 13/06/2020 | 13:29 – publié le 13/06/2020 | 07:29

    Chez les forces de l'ordre, la prise de parole est rare. Mais, alors que les manifestations contre les violences policières et le racisme se multiplient, certains ont accepté de témoigner de leur expérience pendant leur carrière au sein de l'institution.

    "Les propos racistes, c'est tout le temps. Tous les jours." Stéphane*, la quarantaine, est policier municipal depuis vingt ans, dans une ville moyenne du Sud-Ouest. Avant d'exercer ce métier, il a été médiateur de rue, pendant trois ans et demi. Il est devenu policier "pour aider les gens". "Rapidement, je me suis rendu compte que c'était un milieu raciste." Alors il tente, à son "petit niveau", de "changer les mentalités de l'intérieur". "Pendant le confinement, on effectuait des contrôles d'attestation de déplacement dans les véhicules. Souvent, et naturellement, mes collègues excusaient les personnes blanches, les jeunes femmes, qui n'avaient pas leur attestation. Mais les personnes 'de couleur' étaient verbalisées", relate Stéphane. "Profondément gêné", il signale le problème à sa hiérarchie. "J'ai débriefé avec mes collègues. Ils n'arrivent même pas à l'expliquer, pour eux, c'est naturel."

    La police est-elle raciste ? La question surgit en France, au moment où de nombreux rassemblements sont organisés contre le racisme et les violences policières, dans le sillage de l'immense mobilisation aux Etats-Unis après la mort de l'Afro-Américain George Floyd. En 2019, vingt-deux enquêtes engagées contre des policiers pour des propos racistes ont été transmises à la justice, selon le ministre de l'Intérieur. Sur 150 000 policiers, "22 personnes c'est, finalement, très peu, mais ce sont 22 personnes qui tachent l'uniforme de la République", estime Christophe Castaner, qui parle de "brebis galeuses".

    C'est aussi la position de certains policiers et syndicats, qui ont manifesté leur mécontentement, vendredi 12 juin, dans plusieurs villes de France. Ils sont appuyés par le directeur général de l'institution : interrogé dans Le Parisien sur des insultes racistes proférées par des policiers, Frédéric Veaux parle de "dérapages". Le sujet électrise les débats. Peu de policiers acceptent d'en parler, pour éviter de généraliser certains comportements et de pointer du doigt toute une profession. Néanmoins, ceux qui ont accepté de témoigner pour franceinfo, sous couvert d'anonymat, décrivent un racisme ancré et diffus. Stéphane déplore "une majorité silencieuse" qui ne réagit pas, et il n'hésite pas à se dire en "croisade" contre certains de ses collègues. "Je lutte en m'opposant et en débattant avec eux."

    Un héritage de la colonisation
    Les remarques racistes, Robert* affirme les avoir entendues dès le début de sa carrière, dans les années 1990. Agé de 48 ans, ce policier est en détachement dans d'autres administrations depuis 2000, après avoir exercé en uniforme. "Je me souviens d'un collègue pendant des contrôles de véhicules. Il était proche de la retraite, moi tout jeune. Il voit passer deux Maghrébins. Il me dit, devant tout le monde : 'arrête-moi les deux fellagas, les deux fellouzes.' Ça m'a marqué", se remémore Robert.

    Il y a aussi ce collègue d'origine vietnamienne qui vient de postuler. "Mon chef, avec lequel il devait passer un entretien, avait écrit sur son calendrier : 'Rendez-vous à 14 heures avec le Viet'. Ce n'est pas anodin", dénonce le fonctionnaire, qui cite encore l'exemple d'"un collègue qui gueule 'Algérie française' dans un restaurant du sud de la France". "Il y a l'histoire de la décolonisation française derrière, l'héritage des parents", considère Robert. Des mots qui font écho à cette phrase raciste, "Un bicot comme ça, ça nage pas", prononcée par un policier fin avril, à L'Ile-Saint-Denis, pour désigner l'homme qu'il tentait d'interpeller.

    "Toutes ces expressions sont utilisées pour disqualifier 'l'autre'. Ce sont des héritages de la langue coloniale pour signifier aux indigènes qu'ils n'étaient pas des Français", analyse Olivier Le Cour Grandmaison, politologue spécialiste de l'histoire coloniale**.

    Les policiers qui parlent de 'bicot', par exemple, n'ont pas été témoins de la guerre d'Algérie. Mais ce vocabulaire témoigne de la permanence des représentations et des pratiques coloniales.
    Olivier Le Cour Grandmaison, politologue
    à franceinfo

    "Police et armée ont joué un rôle essentiel dans les guerres coloniales. Ces institutions en sont fortement marquées, ce qui permet de comprendre les mécanismes de transmission. Ce sont des corps d'Etat qui ont très bonne mémoire", ajoute l'universitaire. Selon lui, contrôler systématiquement une partie de la population participe du même phénomène.

    Des contrôles au faciès mis en évidence par plusieurs études ces dix dernières années et qui suscitent toujours des débats. "La base des violences de la police en fonction de l'origine ethnique et du bas statut social des personnes touchées est le fait le plus constant depuis cinquante ans", constate pourtant Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS et auteur de De la police en démocratie (Grasset). Récemment, le Défenseur des droits a dénoncé une "discrimination systémique" visant de jeunes habitants du 12e arrondissement de Paris noirs et arabes, ou perçus comme tels, entre 2013 et 2015. Dans son rapport, daté du 12 mai, Jacques Toubon constate un "harcèlement discriminatoire" de la part de policiers, prenant la forme de contrôles abusifs et répétés, d'insultes et de violences.

    "Ils traitent certaines personnes de 'rats'"
    Samir*, policier en région parisienne, constate ce racisme ambiant quotidien depuis dix ans. "J'ai vu des usages illégitimes de la force dans certaines cellules de gardés à vue. Quand je reprenais mon service en fin de nuit, des personnes africaines ou arabes avaient de multiples fractures, des ecchymoses, alors qu'elles étaient en bonne santé la veille au soir", décrit-il. "En patrouille, d'anciens collègues, qui sont toujours dans le même commissariat que moi, se sont réjouis de la tuerie de Christchurch en Nouvelle-Zélande, trouvant légitime la motivation du terroriste. Lors de contrôles, ils traitent certaines personnes de 'sales races', de 'bâtards', de 'rats'. Ils le font quand ils sont en surnombre ou que la personne est isolée et ne peut se défendre", poursuit le jeune homme de 30 ans.

    D'origine maghrébine, il raconte avoir été lui-même la cible de propos racistes : "Certains collègues ont dit que je n'avais rien à faire dans la police en tant qu'Arabe de banlieue. Mais jamais en face, car ils n'assument pas." Des remarques parfois accompagnées d'islamophobie.

    J'ai été harcelé durant le ramadan. Toutes les cinq minutes, mon coéquipier de patrouille me demandait à quelle heure j'allais rompre le jeûne.
    Samir, policier
    à franceinfo

    Robert, lui, se souvient de remarques antisémites. "Un jour, je pars en mission avec un collègue. A peine passé le périph', il me dit : 'Tu vas pas nous mettre 'Nostaljuif'. C'était assez glaçant. Vous savez que vous allez travailler avec lui, qu'il faudra mener la mission à bien. Alors une discussion s'engage. Mais elle est stérile. C'est juste un marquage de territoire, histoire de dire : 'ne dis pas ça, pas avec moi'", rapporte-t-il.

    Des autocollants d'extrême droite sur les casiers
    Dans l'ancienne équipe de Samir, le mur du bureau était "placardé de photos de politiques d'extrême droite". Souvenir similaire pour Stéphane. "Quand je suis arrivé dans mon premier commissariat, j'ai vu des autocollants du GUD, cette organisation activiste étudiante d'extrême droite qui sévissait dans les années 70-80, collés sur les casiers. J'ai été choqué que cela soit aussi ostensiblement affiché." Le policier interpelle alors la gradée présente, qui, "très gênée", esquive le sujet avec un "Oh ça ? C'est rien !"

    Elle s'en foutait complètement des opinions politiques extrémistes des policiers du commissariat, du moment qu'ils ne faisaient pas de bavure.
    Stéphane, policier
    à franceinfo

    Stéphane affirme aussi avoir connu "des agents qui partaient en vacances voir le 'Nid d'aigle'", le chalet d'Hitler en Bavière. Et depuis la mort de George Floyd, il raconte avoir vu certains collègues se partager des images "de Blancs américains armés défendant leur magasin".

    "Chacun a droit à la liberté d'opinion", rappelle Olivier Cahn, professeur de droit pénal à l'université de Tours et chercheur au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip). "Néanmoins, quand bien même le policier est raciste, sa pratique ne devrait pas l'être. Mais les mécanismes pour l'empêcher ne fonctionnent pas", observe-t-il. "Aujourd'hui, il y a une réhabilitation de la colonisation française assumée par des figures politiques et médiatiques", estime Olivier La Cour Grandmaison. Certains policiers, comme une frange de la population, sont attirés par ce discours, car "ils retrouvent une place honorifique, qui, pensent-ils, leur a été enlevée".

    "La police est faite d'individus multiples", souligne Noam Anouar, policier et secrétaire général du syndicat Vigi, minoritaire et proche de la CGT. "Mais il s'y dessine une tendance idéologique d'extrême droite de façon incontestable ces dernières années, chez la masse des gardiens de la paix, mais également dans la haute hiérarchie." Pour lui, l'institution "se doit, plus que les autres, d'être neutre et exemplaire, ce qui n'est vraisemblablement pas le cas au regard de la nature des contrôles exercés". "Dans le ciblage et dans la façon qu'on a de regarder nos concitoyens, parfois, on peut effectivement avoir une vision discriminante de ce qui pourrait être le profil type d'un délinquant."

    "Des groupes qui se tiennent les coudes"
    A écouter nos interlocuteurs, la pression du groupe semble déterminante. Aujourd'hui, elle s'exerce aussi via les réseaux sociaux et les messageries instantanées, comme l'illustrent deux affaires récentes. La première révèle l'existence, dans des groupes Facebook privés, de dizaines de messages racistes attribués à des membres des forces de l'ordre. La seconde a démarré en décembre 2019, avec la plainte d'un policier noir déposée contre six de ses collègues, après la découverte de propos racistes, notamment à son égard, dans un groupe WhatsApp. Dans les deux cas, la justice est saisie et des enquêtes sont en cours. Toute la difficulté est de réussir à s'extraire de ces groupes ou de refuser d'y entrer.

    Ce sont, pour l'essentiel, des conversations en petit comité, dans des groupes qui se tiennent les coudes. Si on n'en veut pas, il faut s'éloigner, rester droit dans ses bottes, choisir ses collègues autant que possible.
    Robert, policier
    à franceinfo

    Robert applique une "stratégie de l'évitement, avec des choix de carrière différents". "Mais c'est plus simple et plus confortable de rejoindre un groupe, conçoit-il. Rester fidèle à ses principes, c'est compliqué ! Cela implique de se couper de gens, de se justifier." Face au groupe, l'électron libre ne fait pas le poids. "Un de mes collègues a été évincé au bout de six mois parce qu'il ne tolérait pas les pratiques de la BAC. Contrôles d'identité musclés, propos racistes, coups portés sur les Noirs et les Arabes… Il a voulu en parler à sa hiérarchie, il a été écarté d'office, regrette Bernard*, policier depuis quinze ans en région parisienne. Et cet écart s'accompagne souvent de harcèlement."

    "On ne se dénonce pas entre flics"
    Comment briser la loi du silence ? "Parler, c'est mal vu, on est traité de balance, voire menacé, ou exclu, dénonce Bernard. Cette omerta organisée étouffe les problèmes." Robert non plus n'a jamais rien dit à sa hiérarchie. "Aller voir un chef ? C'est parole contre parole", lâche-t-il. Et quand certains s'y risquent, c'est au péril de leur carrière. Samir en a fait l'amère expérience. Après avoir alerté ses supérieurs, il a été sanctionné administrativement. "C'est marqué dans mon dossier. On ne se dénonce pas entre flics. La hiérarchie ne veut pas de bruit."

    Un silence qu'il faut préserver coûte que coûte, quitte à s'enfermer dans un "déni", celui notamment de l'existence des contrôles au faciès dénoncés par Noam Anouar, du syndicat Vigi. "Si, toute la journée, vous interpellez des personnes avec une couleur de peau différente de la vôtre, que vous êtes jeune, peu formé, vous êtes exposé au développement de sentiments racistes, alors que la délinquance n'a rien à voir avec l'origine ethnique mais avec l'origine populaire, souligne Olivier Cahn. Mais personne ne vous rappelle que cela n'a pas de lien : la hiérarchie n'est pas là pour l'expliquer."


    La police fonctionne avec l'idée qu'elle peut laver son linge sale en famille. C'est une particularité française : régler les problèmes en niant qu'ils existent.
    Olivier Cahn, professeur de droit
    à franceinfo

    "Je suis en colère face au déni de nos dirigeants, s'insurge Bernard. C'est honteux de dire que le racisme n'existe pas dans la police, alors que tout le monde le sait, le voit et le subit. Les citoyens comme les policiers." L'argument "de défense" qui consiste à "dire qu'il y a des policiers d'origine maghrébine ou africaine dans la police" n'est, selon lui, "pas non plus acceptable". "Il faut rétablir le dialogue avec les populations et que le gouvernement applique ce qu'il dit en sanctionnant les fonctionnaires racistes", résume Samir. Lui, comme les autres, ne compte pas baisser les bras. "Tout arrêter, c'est donner raison à ces gens-là", juge l'officier, qui concède y avoir pensé. "J'ai décidé de rester pour continuer à être sur leur chemin, et je ne laisserai rien passer."

    * Les prénoms ont été modifiés.

    ** Auteur de "Ennemis mortels". Représentations de l'islam et politiques musulmanes en France à l'époque coloniale, Paris, La Découverte, 2019


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    Dernière modification par oumma2018 ; 16/06/2020 à 21h44.

  8. #8
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    Le racisme dans la police est un fait qui concerne tous les niveaux de la hiérarchie policière. Même dans l'armée il y a une tendance à voter extrême droite.
    Moi je peux comprendre parfois le ras le bol de nombreux français. On détruit leur pays par le haut et par le bas... Et chaque fois qu'on les insulte de raciste et que les criminels se victimisent par le racisme, cela ne fait qu'accentuer ce racisme. Au contraire je trouve que les français sont un peuple au combien patient.

    Ô les croyants! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime, modeste envers les croyants et fier et puissant envers les mécréants, qui lutte dans le sentier d’Allah, ne craignant le blâme d’aucun blâmeur[...]

  9. #9
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    Salam aleykoum
    Il faut punir les policiers qui commettent des infractions à la loi (racisme ou autre), c'est prévu.
    Il faut aussi sanctionner les voyoux que les policiers tentent d'arrêter, c'est prévu aussi par la loi, il faut donner aux policiers les moyens de le faire, sans quoi leur tâche est d'autant plus difficile, voir impossible. Au delà de ce qu'on peut reprocher à certains policiers, il ne faut pas oublier qu'ils sont là pour lutter contre ces voyoux et, de ce fait, pour nous protéger. Pas les voyoux. Il ne faut pas oublier non plus que beaucoup de policiers sont victimes de ces mêmes voyoux et que c'est inadmissible.
    Concernant l'affaire Assama Traore, un procès est prévu. Beaucoup d'expertises ont été faites sur les causes de sa mort. Elles seront utilisées lors du procès, pour savoir ce qui s'est passé et déterminer qui est responsable de quoi.
    L'impression que j'ai avec les manifs pour Asama Traore, c'est que certains veulent rebondir sur ce qui s'est passé aux Etats Unis pour assimiler ce qui se passe en France avec ce qui se passe aux Etats Unis. Pas évident que ce soit bien. Quoi qu'il en soit, c'et juger l'affaire avant qu'elle le soit. Pas bien non plus.
    S'il vous plait, pas de lamentations avec le couplet selon lequel les juges sont des vendus. J'ai moi même un frère qui travaille dans la justice et il est tout sauf un vendu. Il est honnête, à l'image de ses collègues.
    Et puis s'en prendre à 10 manifestants qui font tout sauf troubler l'ordre public et laisser défiler des milliers d'autres au même moment sans que la police y aille mettre son nez, moi je cherche la cohérence là dedans.

  10. #10
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    L'affaire de Dijon, je suis scotché: 3 jours de plus ou moins guerre civile entre deux communautés sur fond de trafics et de vengeances sans voir le nez de la police, ça, je ne l'avais pas encore vu. C'est fait.

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