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Discussion: Chronologie et contexte de la vendetta de certains groupes de Tchétchènes à Nice et Dijon contre des groupes de Maghrébins - Avril/Juin 2020

  1. #21
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    Nice : Un policier soupçonné de renseigner des trafiquants de drogue placé en détention


    19 juin 2020

    13 juin 2020, 19h11 │ MAJ : 13 juin 2020, 19h11



    En garde à vue, le fonctionnaire de police a reconnu avoir renseigné des trafiquants de stupéfiants. Il a déclaré qu’il rencontrait des problèmes d’ordre financier.



    Un policier niçois est accusé d’avoir « donné des renseignements à un réseau de trafiquants de stupéfiants », a indiqué le procureur de la République de Nice, Xavier Bonhomme, relate France 3.


    Ce fonctionnaire, âgé de 38 ans, exerçait en tant que gardien de la paix au commissariat de L’Ariane, une zone sensible de Nice (Alpes-Maritimes). Il aurait empoché « plusieurs milliers d’euros », a précisé le magistrat, en échange de ces services rendus.


    Le trentenaire a été mis en examen et placé en détention provisoire, ce vendredi soir, pour « corruption, blanchiment de trafic de stupéfiants, complicité de trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs », a indiqué le parquet.



    Jusqu’à 1 500 € par mois


    L’enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a démontré que le policier avait agi ainsi sur une période comprise entre 2018 et 2020.


    Certains mois, il pouvait percevoir jusqu’à 1 500 euros de la part d’un réseau de trafiquants de drogue implanté dans le quartier des Liserons. Durant sa garde à vue, le policier déchu a expliqué qu’il rencontrait « des problèmes financiers », a ajouté le procureur.


    Cette enquête pour corruption a été jointe, dans le cadre d’un réquisitoire supplétif, à un premier dossier de trafic de stupéfiants. Dans ce volet, l’un des dealers du quartier des Liserons a lui aussi été placé en détention provisoire.


    Un autre a pris la fuite au Maroc, précise Nice Matin, et un mandat d’arrêt international a été délivré à son encontre. Il est soupçonné d’avoir versé 10 000 euros au policier via un intermédiaire.



    Dernière modification par talib abdALLAH ; 3 semaines avant à 18h44.

  2. #22
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    La mosquée de la Fraternité, où a eu lieu la rencontre entre les communautés tchétchène et maghrébine.​ - © Capture d'écran Google Maps





    Exclusif - Dijon : entre les communautés tchétchène et maghrébine, armistice surréaliste à la mosquée


    Source : Marianne.net

    Par Thomas Rabino
    Publié le 17/06/2020 à 09:58




    Dans la soirée du 16 juin, une quinzaine de représentants des communautés tchétchène et maghrébine de Dijon étaient réunis dans la banlieue de la capitale bourguignonne. Leur objectif : convenir d’un arrêt des affrontements, en présence du père de I., 19 ans, dont l’agression a mis le feu aux poudres.





    C’est dans le jardin de la Mosquée de la Fraternité, à Quétigny, près de Dijon, que tous avaient convenu de se réunir sur les coups de 22 h 30, ce mardi 16 juin. À n’en pas douter, le nom avait valeur de symbole : l’Islam sunnite, dénominateur commun des communautés venues à s’opposer de façon spectaculaire ces derniers jours, devait servir de point de départ aux pourparlers dont Marianne a eu vent, et auxquels nous avons assisté, quelques heures après la venue à Dijon du secrétaire d’État à auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

    Si de précédentes tentatives de dialogues avaient déjà eu lieu depuis samedi, toutes avaient avorté, jusqu’au lundi 15 juin : selon une source tchétchène, des représentants de la communauté maghrébine du quartier des Grésilles, épicentre du rapport de force, auraient reconnu les torts des agresseurs de I. et auraient présenté des excuses, acceptées par leurs homologues. De fait, la réunion de ce soir devait sceller l’arrêt des violences. Une sorte d’armistice, placé sous le sceau du religieux, face à un État longtemps impuissant à rétablir l’ordre.



    L’hôte des lieux, l’imam Mohammed Ateb, Tunisien et professeur de mathématiques, représentant régional de Musulmans de France (ex UOIF) et proche des Frères musulmans, ne se départit pas d’un sourire bonhomme, proposant thé et gâteaux de l’Aïd à ses invités. Passée une prière inaugurale, il précise, au centre de tables positionnées en U, sous une vaste tente, éclairée par un puissant spot qui illumine l’entrée du bâtiment tout proche : "Nous sommes ici pour une explication, dans une démarche de conciliation, pour faciliter les choses. Nous formons une seule communauté, nous sommes tous frères."


    Un autre imam, tchétchène celui-là, venu de Dole, dans le Jura, se présente comme un pacificateur, œuvrant sans relâche pour un retour au calme. En complément, il assure que le différend à l’origine de la flambée de violence des derniers jours n’a "rien à voir avec une affaire de drogue ou de contrôle de territoire." Selon lui, les Tchétchènes d’ici, c’est-à-dire 20 à 30 familles, "gagnent leur vie honnêtement. Ils sont venus pour exprimer leur soutien et afficher leur cohésion." Pour couper court, Mohammed Ateb tient à rappeler que "tout ce qui concerne la drogue et les trafics est du ressort de l’État et de la justice." Une note confidentielle de la Direction centrale de la police judiciaire datée de ce mardi 16 juin évoque justement la croissance des "affrontements entre les Tchétchènes et les autres communautés, principalement d’origine maghrébine", relevant "bien souvent du domaine de l’honneur ou résultent d’enjeux clandestins sur fond d'économie grise". En l’espèce, il s’agirait plutôt d’une question d’"honneur".

    "Nous autres Tchétchènes, nous sommes solidaires"


    Dans l’immédiat, les présents s’accordent sur la nécessité de reconnaître les responsabilités de chacun. Assis un peu à l’écart, le père de I., ce jeune homme de 19 ans violemment agressé jeudi dernier par une dizaine d’individus, écoute les échanges. Si les premières informations sur le point de départ des récentes scènes de guérilla urbaines faisaient état d’une victime originelle âgée de 15 ans, il semblerait que l’affaire soit tout autre : un adolescent albanais, pris à partie par une bande des Grésilles devant un bar à chicha, aurait appelé son frère à la rescousse, avant qu’I., également prévenu et habitant le quartier, n’arrive à son tour. Le jeune homme, de carrure athlétique, reçoit alors une avalanche de coups. "Ses agresseurs ont introduit le canon d’une arme à feu dans sa bouche et proféré des menaces contre lui et tous les Tchétchènes", raconte en aparté son père, dont le calme masque à peine la douleur. "J’ai vécu la guerre. Je suis venu en France pour avoir une vie meilleure et sûre, pas pour que mes enfants subissent ce genre de choses", confie-t-il à Marianne.


    Dès lors, tout s’enchaîne : l’affaire circule à vitesse grand V sur les groupes WhatsApp qui rassemblent des centaines de membres de la communauté tchétchène, qui convergent comme un seul homme depuis les régions environnantes, mais aussi depuis l’Allemagne et la Belgique. "Nous autres Tchétchènes, nous sommes solidaires", explique notre interlocuteur. "Quand l’un de nous est menacé et victime d’une injustice, tout le monde se mobilise." On connaît la suite : expédition punitive au Black Pearl, où des personnes étrangères à l’affaire sont également molestées, à laquelle succèdent des défilés de voitures conduites par des Tchétchènes prompts à montrer leurs muscles.

    "Une violence apporte d’autres violences"

    "Cette façon de faire est caractéristique de la tradition tchétchène", nous glisse un participant à la réunion. "On préfère régler ça entre nous plutôt que de faire appel à la justice". Il y a aussi la crainte, chez certains, de voir un permis de séjour annulé ou un statut de réfugié retiré, préalable à l’expulsion du territoire. Le père d'I. confirme. Néanmoins, son fils a fini par porter plainte dans la matinée du 16 juin, après que des policiers se sont déplacés à son domicile.


    Titulaire d’un baccalauréat en mécanique, il se remet de ses blessures, profondes : un nez cassé qui nécessitera une prochaine opération, et des points de suture sur l’arrière du crâne, doublés de terribles maux de tête. Selon son père, il n’a qu’un souhait : en finir avec cette histoire et l’emballement qui a suivi, dont I. se sent responsable. "C’est pourtant une victime !", répète son père, rappelant au passage que sa famille et ses quatre enfants ont reçu des menaces.


    "Une violence apporte d’autres violences", répète, fataliste, cet homme qui jure ne pas cautionner ce cercle vicieux. Dans l’assemblée, chacun opine du chef, même s’il s’en faut de peu pour qu’un débat tendu sur les torts des uns et des autres ne reprenne. Avant que la tension retombe et que les hommes ne reprennent des échanges posés conclus par une dernière prière. "Au final, c’est la paix qui importe", lâche Mohammed Ateb, qui prend cependant la peine de nuancer : "Ici, ce soir, on ne représente pas les jeunes." Comme pour s’exonérer d’un nouveau départ de feu ?
    Dernière modification par talib abdALLAH ; 3 semaines avant à 18h48.

  3. #23
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    Source : Tergam.info

    Nice : Représentants tchétchènes : « relation de confiance avec le maire »

    22 juin 2020







    • Ramzan Magamadov et Zaurbek Gulaev ont rencontré Christian Estrosi pendant deux heures. Une discussion « constructive », comme disent les diplomates. (Photo Ch. P)



    La déclaration de Christian Estrosi en conférence de presse, lundi, sur une guerre entre trafiquants de drogue impasse des Liserons, a été mal vécue par la diaspora tchétchène qui s’estime injustement montrée du doigt. Des jeunes de cette communauté qui compterait environ 10 000 membres dans les Alpes-Maritimes, ont vivement critiqué le point de vue du premier magistrat niçois [Nice-Matin de mercredi]. L’heure semble à l’apaisement aussi bien aux Liserons qu’en mairie.

    « Mauvais pour l’image de la ville »

    L’idée d’un rassemblement tchétchène a été abandonné au soulagement des forces de l’ordre. Seuls Ramzan Magamadov, président de l’association des Tchétchènes et Ingouches du 06 et Zaurbek Gulaev, président du conseil des sages, (deux hommes réputés influents et modérés) ont pris, hier, la parole, place Garibaldi, pour confirmer qu’ils avaient rencontré Christian Estrosi mercredi.

    « La situation était bloquée. Nous avons fait un premier pas », résume Ramzan Magamadov qui condamne « toute forme de violence ». « Jamais nous ne couvrirons un trafiquant de drogue. Cela va à l’encontre de nos valeurs. La majorité d’entre nous, respectons les lois de la République qui nous a bien accueillis.

    Nous avons toujours entretenu des relations cordiales et de respect mutuel avec la municipalité. Aucune polémique ne pourra remettre en cause cette relation de confiance avec Christian Estrosi. » Zaubek Gualev va plus loin puisqu’il a promis au maire que les Tchétchènes seraient partie prenante du développement de Nice : « Nous rassemblons des financements parce que nous avons un projet pour la sécurité, le développement du sport, de la culture, l’économie de Nice. Ce qui s’est passé aux Liserons est très mauvais pour l’image de la ville. » Comprendre en filigrane que tout le monde a intérêt que les tensions communautaires cessent et que la balle est désormais dans le camp du maire.

    En cette période de commémoration de l’Appel du 18Juin, Zaurbek Gulaev rappelle qu’une rue du centre de Cannes porte le nom du commandant André, alias Alavdi Ustakhanov, héros en France de la Résistance Sur les réseaux sociaux, en revanche, les provocations continuent, certains encourageant Poutine à exterminer le peuple tchétchène. « Des propos dangereux », estime un membre de la communauté. L’omniprésence policière aux Liserons ne sera pas éternelle.


    Nice-Matin (Cannes)

  4. #24
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    Source : Tergam.info


    Des associations tchétchènes «condamnent» les représailles menées à Dijon


    26 juin 2020



    Des associations tchétchènes ont «condamné fermement» lundi soir à Strasbourg les expéditions punitives lancées par des membres de la communauté contre des jeunes d’un quartier sensible de Dijon, tout en déplorant les «clichés» véhiculés contre les Tchétchènes. «Nous condamnons fermement l’initiative» lancée il y a près de dix jours par des membres de la communauté tchétchène contre des jeunes d’un quartier sensible de Dijon, a déclaré lors d’une conférence de presse Zelimkhan Chavkhalov, membre de l’Association tchétchène d’intégration (ATI).


    «Nous sommes en France, nous devons respecter la loi française», a ajouté M. Chavkhalov, avocat de cette association qui s’était vue interdire ce week-end une manifestation contre le «discrédit» jeté sur leur communauté après ces heurts. «Mais nous disons aussi que (ce qui s’est passé à Dijon) n’est qu’une conséquence dont la cause est toute simple (…) : en France, il y a des endroits, des quartiers» où la police «n’intervient qu’une fois que le problème se pose», a estimé M. Chavkhalov.


    Selon lui, les tensions à Dijon, auraient pour origine l’agression d’un jeune issu de la communauté tchétchène à qui l’on aurait mis un pistolet »dans la bouche« en lui disant : «Tu diras à tous tes compatriotes qu’on fera la même chose avec eux». Selon des participants aux expéditions punitives lancées par des membres de la communauté tchétchène, les agresseurs seraient des dealers d’origine maghrébine du quartier dijonnais des Grésilles. Cette expédition, «nous la comprenons, même s’il faut agir de manière légale», a poursuivi l’avocat, reconnaissant que certains aspects du «code d’honneur» tchétchène n’étaient «pas compatibles» avec la loi française. «Nous voulons passer un message de paix et de respect envers toutes les communautés», a tempéré Chokuev Naourbek, directeur de l’association Vivre. «On est en bons termes avec la communauté maghrébine», a renchéri Shamil Albakov, porte-parole de l’Association Tchétchènes d’Europe, qui fédère une trentaine d’associations sur le continent.


    Plusieurs participants ont déploré les «clichés» sur les Tchétchènes véhiculés après ces heurts. «Nous sommes indignés par les idées dangereuses» comme «l’attribution d’une image négative à toute la communauté tchétchène», qui compte environ 60.000 personnes en France, dont 15.000 en Alsace, a déclaré Shamil Saiev, de l’ATI. Sur BFMTV, le maire LR de Nice, Christian Estrosi, avait notamment déclaré que «dans un certain nombre de quartiers de France, la communauté tchétchène, face à d’autres communautés, lutte pour avoir le monopole du marché de la drogue». L’ATI a annoncé vouloir porter plainte contre l’élu pour incitation à la haine.



    Le Figaro

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