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Discussion: Histoire - L'alliance entre l'ancienne et la nouvelle génération du milieu, du banditisme en France et des politiques - «La France des caïds» - Gérald Pandelon

  1. #1
    Modérateur Sermenté Avatar de talib abdALLAH
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    Par défaut Histoire - L'alliance entre l'ancienne et la nouvelle génération du milieu, du banditisme en France et des politiques - «La France des caïds» - Gérald Pandelon

    اَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيطَنِ الرَّجِيمِ

    بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم

    اَلحَمدُلِلهِ رَبِ العَلَمِينَ


    Wa Sallalahu 'ala sayiddina Muhammad wa 'ala alihi wa sahbihi wa sallam taslima





    Asalam 'alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh




    Histoire : L'alliance entre l'ancienne et la nouvelle génération du milieu, du banditisme en France et des politiques

    - «La France des caïds» - Gérald Pandelon





    Parrains et caïds de cité : comment la nouvelle génération a effacé l’ancienne


    L’avocat pénaliste Gérald Pandelon raconte dans son livre «La France des caïds» ses entrevues avec certains des plus grands voyous de France et comment il s’est opéré une passation des pouvoirs.







    Strasbourg, juin 1971. Des employés reconstituent la scène du braquage de la poste principale , le «casse du siècle», lors de l'enquête policière. AFP





    Par Émilie Garcia


    Le 15 août 2020 à 20h48, modifié le 16 août 2020 à 07h33



    Strasbourg, 1971. Cinq braqueurs réalisent un des plus gros coups du XXe siècle. En seulement quatre minutes, les voleurs déguisés en électriciens réalisent le casse du siècle à l'hôtel des Postes. Montant du braquage : 11,68 millions de francs (près de 7 millions d'euros en 2019). Jo (le prénom a été modifié) fait partie de ce milieu. Ce grand voyou des années 1970 fréquentait notamment le restaurant des Trois Canards, connu pour réunir le gratin du banditisme français. Sauf qu'à la fin des années 1990, une concurrence d'un nouveau genre apparaît. Les caïds des cités gagnent en influence grâce aux narcotiques et se structurent pour rafler plus gros que leurs aînés. Un nouveau visage est donné au grand banditisme français.

    Jo était considéré comme un des parrains, au côté des noms de Jacky Imbert ou Francis Le Belge. Sa spécialité : les braquages de banque et les machines à sous. « Moi, je n'ai pas fait de narcotrafic », tient-il à souligner. Mais à la fin des années 1990, les voyous de sa génération vieillissent et se font décimer par les règlements de compte. Sans compter la concurrence des cités qui n'arrange pas leurs affaires.



    Les jeunes ont appris de leurs aînés


    Deux options se posent alors : rester seul ou s'allier avec cette nouvelle génération. Jo, pragmatique, préfère « ne pas se faire bouffer » et opte pour l'alliance, à contrecœur. « Il valait mieux pactiser avec le diable que de se retrouver au cimetière », admet-il. « On apportait le savoir-faire, eux la logistique. Mais ça n'a pas toujours fonctionné. » Preuve en est, l'exemple de Farid Berrahma, pionner du néobanditisme dans les cités, dont la tentative de rapprochement avec les Corses s'est soldée dans un bain de sang en 2006. Difficile désormais de ne pas reconnaître que les jeunes ont appris de leurs aînés au point de les effacer à leur profit.



    L’avocat Gérald Pandelon publie « la France des caïds »./Max Milo éditions


    Jo était le client de l'avocat pénaliste Gérald Pandelon. Ce dernier sort « la France des caïds » (Ed. Max Milo, 19,90 euros), où il fait côtoyer les histoires de parrain à l'ancienne comme Jo avec celles des grands voyous de cité. « J'ai assisté à cette érosion du banditisme classique avec l'évolution de ma clientèle », affirme-t-il. Mais si les bandits ont changé, les méthodes restent les mêmes.



    À travers les entrevues racontées par l'avocat, on perçoit une porosité avec le monde politique : « Les parrains avaient déjà un lien très étroit avec certains hauts fonctionnaires, relate Gérald Pandelon. C'est un échange gagnant-gagnant : les fonctionnaires ferment les yeux sur certaines pratiques, et en échange les voyous maintiennent une paix sociale. »



    «Les voyous sont plus forts que les politiques»


    Politiques qui font appel à un homme de main, élus locaux qui s'attablent pour un dîner avec des grands voyous, marraine d'une cité qui se retrouve sur une liste aux élections municipales, l'auteur revient sur les liens entre les deux sphères. Jusqu'à avancer que, parfois, les grands voyous sont les politiques.


    « J'ai déjà assisté à des remises en liberté qui semblaient impossibles à obtenir, avoue-t-il. Le client me dit : Merci maître, vous avez bien travaillé. Cependant je ne suis pas dupe, je sais très bien que ce n'est pas de mon ressort. »


    Discutant sa position « schizophrénique » d'avocat et de citoyen, Gérald Pandelon assure que le business des bandits français est bien pérenne : « Les différents plans envisagés par le gouvernement ne tiennent pas la route, considère-t-il. Les voyous sont plus forts que les politiques, parce qu'ils ont toujours un coup d'avance. » Le juriste dresse un constat pessimiste et doute d'une éventuelle amélioration : « Je n'ai pu écrire que 10 % de ce que je sais, imaginez que c'est bien pire. »

  2. #2
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    Dernière modification par talib abdALLAH ; 4 semaines avant à 19h09.

  3. #3
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    Citation -----------

    Citation Envoyé par talib abdALLAH Voir le message
    Ce qui n'a rien arrangé à l'affaire à été le fait que La République faisait bon ménage avec des gangsters à cause de rapport d'amitié, c'est du historiquement au fait que gangster et politiques avaient fait front commun au sein de la Résistance à l'occupation lors de la 2ème Guerre Mondiale, et on a préféré aussi le développement "du business" pour acheter la paix sociale dans les quartiers ou se trouvent concentré les populations incriminées :


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