Introduction :

La position de l’art dans la religion islamique est souvent une position contestée. En effet, l’art est vu comme un objet qui n’est ni interdit par des textes clairs ni par des hadiths expresses. La question demeure non répondue. Le jugement à propos de l’art et les objets d’art est en quelques sortes une position à prendre avec extrême prudence puisque le compromis existe entre ce qui est permis et ce qui est interdit. Le verdict est alors à appuyer par des arguments irréfutables et incontestables sinon essayer d’adopter une situation nuancée qui ne risque pas d’engendrer des conflits conséquents.

Les catégories d’art :

La religion islamique ou plutôt la charia adopte la catégorisation courante de l’art. En fait il ya trois principales catégories d’art et qui sont :

-L’art représentatif : qui correspond aux scènes théâtrales, télévisées ou cinématographiques.

-L’art figuratif : peinture, sculpture, gravure et tout ce qui peut en découler (mosaïque, dessin animé…)

-L’art oratoire : la musique, la poésie et la prose

Il parait que la population islamique inclut des artistes dans toutes les catégories et ce sont d’ailleurs un potentiel à double usage et une arme à double tranchants. Le principe de base adopté pour trancher concernant la permission ou l’interdiction de telle ou de telle catégorie d’art semble ne pas avoir une relation directe avec la définition de l’art mais plutôt avec la nature du produit.

Les sujets d’art vus par l’islam :

La religion islamique interdit les tentatives de représentation de la divinité. C’est d’ailleurs impossible car la matérialisation d’Allah lui donnera systématiquement des attributs de ses créatures. Donc quand il s’agit d’aspects occultes d’ordre supérieur, il est préférable de ne pas essayer d’appliquer les principes d’art et ne pas essayer de les reproduire. Par ailleurs, par respect aux personnes des prophètes, il est aussi interdit de les reproduire. Ici, les catégories figurative et représentative sont exclues. La catégorie oratoire est l’unique option dans la mesure où elle permet d’énumérer les qualités des prophètes, faire la louange à Allah et raconter l’histoire à la manière des récits Coraniques.

Quand il s’agit de sujets qui se relatent plutôt à la vie de l’Homme et ses relations avec son entourage, le sujet traité est en lui-même la substance de la permission ou de l’interdiction. Quand la manipulation à une mauvaise intention-destinée à semer la sédition, la corruption-« Ceux qui veulent répandre la corruption parmi les croyants auront un châtiment pénible dans la vie (Annour ; verset 19) » ; aussi bien que l’objet est de caricaturer les concepts sacrés de la religion islamique « Et si tu leur demandent ils répondront nous étions seulement entrains de jouer et de s’amuser, dis alors c’est d’Allah, de ses preuves et de ses messagers vous vous moquiez (Attawba ; 65) ». La population islamique est donc fortement sollicitée de faire attention et de bien savoir quel sujet et comment l’aborder.

Conclusion :

L’islam n’est pas contre les produits artistiques et n’est pas contre l’art en général. C’est en fait la façon d’emploi qui est toujours contestée. Quand il s’agit d’un produit traitant des aspects occultes reliés à la divinité, c’est expressément interdit ; quand il s’agit d’un traitement qui vise la diffusion de fausses idées ou d’idées déformées des principe de la religion, c’est interdit.  A part, ça, la voie est libre et les artistes peuvent travailler à libre cours.

 

 

 

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