Introduction:

La religion islamique respecte bien la nature humaine et l’évolution progressive de son niveau de conscience. Ce niveau de conscience est associé à un état d’aptitude physique qui désignent, ensemble, la situation dans laquelle le musulman est responsabilisé et peut être questionné. Cet état s’appelle la situation de redevabilité. En fait, il parait que le musulman n’est pas responsabilisé durant toute sa vie, il n’est pas responsabilisé dans tous ses états non plus. La détermination des états de redevabilité sera plus aisée si on définit les exceptions possibles, c.à.d. dégager l’exception et retrouver ainsi le cadre général.

Le musulman non redevable :

Le musulman non redevable est quelqu’un qui est exonéré de certaines pratiques de l’islam. C’est en quelques sortes quelqu’un qui bénéficie d’un certain nombre d’allègements  qui lui permettent de ne pas se conformer aux pratiques et les obligations ni sera limité par les interdictions. Certainement, ces allègements ou exonérations sont accordés dans certaines conditions.

Un musulman n’est pas questionné s’il n’est pas pubère, s’il n’est pas conscient et s’il n’est pas en bonne santé. Le prophète Muhammad ( paix et bénédiction sur lui) a dit «  Il n‘est pas redevable l’enfant jusqu’à la puberté, l’endormi jusqu’à son éveil et le fou jusqu’à son rétablissement »

La condition de l’âge :

La condition de l’âge est très importante. A la puberté, l’individu commence à acquérir  les attributs d’adulte. Le petit d’homme est encore non redevable tant qu’il n’est pas stimulé sexuellement par les stimuli externes « Et qu’elles ne révèlent leur beauté que pour leur époux…ou les enfants qui ne différencient pas la beauté des femmes (Annour ; verset 31) » ; « Et si les enfants atteignent la puberté qu’ils demandent l’autorisation d’entrer comme le font leurs prédécesseurs (Annour ; 59) »

La condition de la bonne santé :

Le musulman qui est malade est exonéré d’un certain nombre de pratiques surtout celle qui nécessitent l’aptitude physique. Par exemple, le jeûne ne concerne pas ceux qui sont malades, le jihad dans la voie d’Allah ne concerne pas l’aveugle et le boiteux. « Pas de rancune pour l’aveugle ni le boiteux ni le malade (Annour ; verset 61) »

La condition de la conscience :

La conscience est une condition très importante pour la pratique des rituels de l’islam. Les musulmans sont exonérés quand ils sont évanouis ou sont endormis. Dans la situation de l’état modifié de la conscience, comme dans le cas de l’état hystérique et les états de folie, l’individu n’est pas censé pratiquer les rituels. Dans le cas de la colère excessive, il est exonéré tant qu’il n’a pas porté atteinte à autrui d’une manière ou d’une autre. « Ô croyants n’entamer pas votre prière si vous êtes ivres pour que vous sachiez ce que vous dites (Annissaa ; verset 43) » ; le prophète a dit que « Celui qui se prépare pour la prière, mais n’est pas conscient de ce qu’il dit ; doit s’allonger et dormir »

Conclusion :

La population islamique est sensée comprendre des individus bien aptes à transmettre le message et s’opposer à la corruption. La redevabilité n’est pas de ce fait un privilège ; c’est plutôt une responsabilité qu’on doit bien gérer et préserver.

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