Introduction :

La charité dans l’islam est une dérivée de l’aumône, l’une des cinq règles de l’islam. Cette pratique, qui est volontaire, constitue un aspect très apprécié qui permet de fortifier les liens au sein de la population islamique. Mais la similitude qu’a cette pratique avec l’aumône ne doit pas la limiter à une simple dépense de biens et d’argent en guise de purification. Certes le but est le même mais la liste de pratiques qu’on peut qualifier de charité est vraiment très importante et peut dépasser les biens tangibles vers les biens moraux.

La charité matérielle :

La charité matérielle est définie initialement par les dépenses similaires à l’aumône. D’ailleurs, le mot charité est utilisé pour dire aumône dans divers versets du Coran « Les charités [l’aumône] sont destinées aux pauvres, les diminués, les collecteurs, les nouveaux convertis, l’émancipation, les endettés … (Attawba ; verset 60) ». La différence entre l’aumône et la charité dans ce contexte réside dans le fait que l’aumône est définie par un pourcentage et un seuil. Les destinateurs de la charité matérielle sont aussi différents de ceux de l’aumône.

La charité morale :

La religion islamique met dans le même groupe les actes qui ne sont pas dérivés de pratiques de rituels et qui ne sont pas des obligations ; le groupe de la charité morale. En effet, le prophète Muhammad (paix et bénédiction sur lui) a employé le mot charité dans divers hadith pour désigner une pratique qui est toutefois difficile d’appréhender comme tel.

Le sourire et la sympathie :

Le prophète a déclaré que le plus bas niveau de la charité est celui de croiser les gens avec une face détendue et sympathique ; il classifie ainsi le sourire comme une charité qui ne coûte rien mais qui rapporte beaucoup pour l’émetteur et le receveur. Il dit (paix et bénédiction sur lui) « Ton sourire en face de ton frère est une charité ». Et il ajoute « Ne négliges rien des bienfaits, même si tu croises les gens avec une face souriante »

La libération de la voie :

« Ôter les obturations [obstacles] de la voie est une charité » ; cette pratique simple qui permet la libération de la voie de toutes ordures nauséabondes, de tout objet qui peut bloquer la voie ; bref de tout ce qui est source de dérangements pour les passants est considéré comme charité et bien récompensé par Dieu.

La charité courante :

Ce concept englobe bien des actes qui sont ponctuels mais dont le bénéfice est continu. En fait, l’exemple le plus concret de ce type de charités est l’investissements-souvent qualifié de don-qui vise le financement et l’appui d’une certaine activité de charité. Par exemple, quelqu’un qui spécifie un pourcentage de ces gains en affaires pour appuyer un orphelinat, pour appuyer une association au but non lucratif qui encadre les individus aux besoins spécifiques, un fondateur immobilier qui offre des logements au loyers symboliques ou une association qui offre des prises en charges médicales. Le secret est que cette charité courante peut générer des bénéfices jusqu’à la résurrection.

Conclusion :

La religion islamique a bien ouvert la porte bien étendue vers le salut. La charité n’est pas limité aux dépenses matérielles mais dépasse vers des pratiques incroyablement simples, banales et qui passent inaperçues mais qui rapportent énormément. C’est dans le but de faire profiter toute la population islamique de la grâce de Dieu ; le prophète a déjà annoncé que « la charité apaise la colère de Dieu ».

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